‹ Bibliotheque militaireChapitre 201 sur 614 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

P« l'avantage de se procurer des nouvelles de renncmt.

Un général doit toujours admettre quiconque vient lui apporter des avis.

Il faut qu'il soil accessible à toute heure du jour et de la nuit, fùl-il à table, au bain ou au lit. Ceux qui sont d'un abord difficile par leur refus , ou par Celui de leurs domestiques, s'exposent à n^Iiger telle lumière qui aurait pu leur Ctre de la dernière conséquence, et dont le moindre délai empêche entièrement l'usage.

cHAprraË xix.

I.'<igalité d'humeur est nécessaire à un généiil, même dans les revers.

Qufel que puisse être le sujet qui donne de l'inquiétude aux soldats , soit que l'ennemi ait reçu un puis.sani renfort, soit qu'il ait Remporté quelque grand avantage , le chef ne doit jamaii en paraître ému ; au conthaire, il faut que son extérieur soit rassuré, et que ses manières prévenantes marquent Sa tranquillité et même sa galté. L'air d'ua général influe sur Tesprit du soldat, et môme s'imprime dans son cœur. Le général qui témoigne de l'assurance donne de la confiance à ses troupes, elles croient n'avoir rien i craindre;

ohosàndba.

mais celui qai montre de ViAqaiétude et de la tristesse leur inspire de la timidité, et y leur abafiant le cœur» il fait que le soldat no voit que des dangers. Les harangues sont quelquefois moins éloquentes que la contenance du commandant : on peut soupçonner un discours àé feinte et d'art ; mais l'air d'assurance est exempt de ces soupçons. Deux grands talons à réunir, ce sont» l'un, de satoir paraître, et l'autre, de savoir parler à propos; ccpendftni, s'il y a des cas où il faut animer le soldat , il y en a d'autres où il laut l'intimider.

CUAPItRE XX.

Qadlcs Mmt les occailons où Ton doit inspirer loi soldats la crainte de l'enncitti , et où il liBt tel eftcoiiragi r.

Lorsque la discipline se relâche » il «it uéemsaire de grossir les dangeid et de Taire voir toutes les entreprises qui sont possibles aux ennemis. Sans inii^v mider les i roupes > œt avertissement les porteiB à la précaution. Le malheur demande qu'on relève les esprî^i, et la négligence qui provient d*une trop grande sécurité exige qu'on les abaisse : l'un rassure lé timide, l'autre inspire de la prudence au présomptueux. Ces deux esprits existent dans les armées.

C'est un éminent défaut que de craindre asses l'ennemi pour n'oser rien entreprendre contre lui , de.môme que de le mépriser trop pour négliger de se précautionner contre lui. Le général doit donc user à propos des moyens d'éviter ces deux grands défauts.

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