CHAPITRE XXm
Des ordres , du mot de campagne , et dei fllgnes poar se rcconnaitre.
Le général doit charger seS officiers de donner les ordres, la parole et le signe de reconnaissance , vu qu'il perdrait son temps en prétendant s'eû acquiKer lui-même. Il donnera ses ordres au premier officier , qui devra les communiquer àson inférieur immédiat,' pour qu'ils passent ainsi progressivement de grade en gcaide jusqu'au dernier. Les ordres passeront avec la même rapidité que les signaux que l'on donné par des feux, au moyen desquels les troupes répandues dans un espace considérable de pays sont averties dans un instant d'un avis convenu.
Indépendamment de la parole, on peut se reconnaître à des signes, qui s* font en meilanl la main ou l'arme dans une position marquée. Ces sign^ peuvent être multipliés à l'infini, soit par le bruit des armes , ou par des ges-
ÔNO^ANDRfl.
tes convenus, afln qu'op loul Rs de mêlée, le soldai paisse distinguer son ami d'avec son ennemi, aulremenl qu*à la parole, qui peut avoir éié surprise on achetée. Cet usag» est essentiel , lorsque Tarmée est composée de diverses nations, qui n'eniendanl pas leurs diiïérentes langues réciproques, n^ont d'autre moyen de se reconnaître qpe par des signes. On doit les donner même & ceux qui restent dâhs le camp, afin de les garantir de toute surprise oa tentative faite par rUse.