CHAPITRE XXXL
Lei eoDçatasanoes d'asironomie.soiil nlilM à un général.
Lorsqu'il 's'agit de quelque ent^e^ prise contre l'ennemi , dont on soit con^ yenu, et qu'il faille exécuter pendant 1 la nuit , k connaissance de l'horizon ett absolument nécessaire au général , qui peut la fixer au lever de quelque étoile^ temps certain et invariable. C'est un signal muet y qui peut être approprié à mille usages diflerens.
Si l'on est convenu, par des intelligences dans une place, de livrer urie porte, de faire un massacre , ou de quelque autre complot, l'heure en doit ^irf
précise,. pour que Ton agisse^de coihce(t en dedans et en dehors de la place , sans quoi Tun ou Vautre serait découvert, et l*Bnireprise manquée. le lever d*un astre est un signe invariable dont on pectt convenirTOn peut connaître avec exaciiiude le nombre„des stades que Top veut parcourir» et Je temps qu'ils exigent, en ser réglant .sur le lever des asiree qui précèdetu celui de la convénlion. '•
Les exp^itions.doai on est couvenù de part et d'autre, et quej'oo veut entreprendre pendant le jpar,denviindent d'autfes lôiesures. Indépendamment dflT l'exactitude pour- Theure conventie, il faut envoyer de la cavaleile en ayant, pour arrêter teut^ ce qui te présente , et "pour empêcher ^ue Von^ n'en porte des ^vis dans la place. Le secret et la diligence sont nécessaires pour toute attaqué de siyprise , lors même que l'on h*a pa^ des intelligences , el partout où l'oij est inférieur en forces. On pe peut exprimer quel est fonsiamment le désordre et l'embarras d'une ..troupe qui Ost' surprise et attaquée sans s'y attendre^ la supériorité ne sert alors de rien. Xa délibération el la lenteur donnent à l'ennemi le ternpa de se reconnaître et de s'frrançer : il vpus attèr\^ en Bon ordre et sans craint^. En ^néral, au commencement, d'une guerre , tes sucées sont toujours jplus .rapides •qu.'à ifi 6n,'parpe que l'ennemi redoute davantage les forces qu'il ne coniiàîl psi que celles qu'il a déjà mesures. C'est ce qui doit engager à débuter avec vivacité.