‹ Bibliotheque militaireChapitre 212 sur 614 · partie de l'enceinte de la ville contre · texte numérisé non relu

partie de l'enceinte de la ville contre

laquelle il veut diriger son attaque piiiv

cipale, parce que, puur peu que cette

enceinte soit étendue , il est difficile de placer des niachines par toute sa circonférence. Ainsi ne pouvant pas l'environner entièrement , il doit placer de distance en distance des corps de troupes, munis des édidles nécessaires. Ces troupes dispersées embarrassent ren<nemi , qui est obligé de leur ftJro hot^ sans quoi il serait exposé, en se dégar^ nissant, à voir une escalade réussir d'un côté ou d'un autre, qui ne serait pas asses gardé. S'il veut s'opposer partout, il ne peut le Ikire qu'en s'allai- Missant à l'attaque principale, qui s^ rait alors poussée avec plus de vivacité et d'avanmge , étant moins dérangée.

Le général, ainsi qu'un athlète habile, met en usage des feintes et des positions variées, pour détourner l'attention de son adversaire, et dès qu'il y voit jour, il lui porte le coup mortel.

Lorsque des circonstances exigent la prompte réduction d'une ville , que l'armée du siège est fatiguée, et que le général veut harceler vivement l'ennemi pour la réduire , il doit partaiger son armée en plusieurs corps, suivant ses forces et celles de l'ennemi; commencer l'attaque avec le premier corps, et ordonner au second d'être prêt et en réserve, et aux autres de prendre du repos. Lorsqu'il aura fait agir le premier assez long-temps, il le fera retirer et relever par te second, et ainsi des autres, en râlant cette répartition sur deux ou trois heures d'action. Par cette succession de troupes fraîches, elles peuvent toutes se reposer, et les attaques se continuer sans intervalles. L'as* siégé, quoique assez nombreux, ne saurait user de cette méthode. Toujours en danger, il n'est guère susceptible de repos. Continuellement occupé de sa défense, il épuise ses forces par les veilles et le travail, et se voit enfin réduit à capiiuler.

484 onoftiNou.

Lb nature «isujeiiil rhomme au besoin du repoc. Une troupe ne saurait Mre tom'oura en action» aans suooom- )ier. Le général, tout conuneun autre, fl|i aoiiQMa à cette néoentté, n'éunt ni ide diamant ni de fer. Lorsqu'il se mé- Mgp quelques heures de repos, il doit çfaKfger im officier de confiance de yeil* jer pour lui » et de pourvoir aux ordres #1 ^va^ dispositions nécenaires.

Û est des situations de places, que la DfUui^ e fortifiées avec auuua d'avantoge que Tart l'aurait pu laire , par des locbers escarpés, plus suis que des muvailles* La bonté de ces assiettes fait quelquefois que Ton néglige de les gardoTi parce qu'on les croit inaccessibles. Un général peut s'en prévaloir, en engageani des soldats déterminés à tenter osi pesiages, qui se trouvent quelquefois plus pratîcflA>lesqu'on ne l'avait cru.

Quand une troupe est parvenue à escalader un rempart^ on peut faire monter d'abord quelques trompettes. Leur bruit épouvantant l'ennemi, en lui Cuaant juger que la ville est prise, peut le porter à a^andoni^ ses postes , et à fuir. Alors il est aisé d'attaquer les por^ tes, d'escalader les murs, et de se rendre midtfe de la ville ; en ce cas la prise delà place semit due au hasard de quelques trompettes»

Lonqu^un général s'est rendu maître d'une ville considérablement peuplée, 1^ qu'il a lieu de craindre que les babitans ne s'attroupent et ne Csssent une nouvelle résistance, ou qu'ils ne se r^ tirent dans la citadelle pour s'y défendre de nouveau , il faut qu'il ordonne à ses crieurs de proclamer l'ordre de ne tuer qui que ce soit qui est désarmé ; car rhomme qui n'est pas rassuré sur le danger du massacre préfère mourir les armes à la main, et vendre cher sa vie.

On a quelquefois vu les habitans

d'une ville en «hMser des troupes qai en étaient déjà maîtresses ; et d'sulies fois se retirer dans les citadelles » et s'y défendre de façon à causer bien de b p^ et de l'embarrsa, en forçant ua général à former un nouveau si^, plus meurtrier encore que le premier.

Mais dés que l'ordre d'accorder ua bon quartier est procliimé, la plupart des habitans, et souvent tous sans eir cepiion, rendent les armes. S^il s'en trouvait d'assez résolus pour se défen* dre, la défiance réciproque, et la crainte d'être abandonnés, les engageraient à se rendre, pour ne pas encourir le sort d'être prb seuls les armes à la maia.

Dans ces momens critique! > il est rare et difficile de prendre, ainsi que de communiquer de nouvelles mesures.

L'homme qui envisa^ sa perte comme certaine se défend par néoes»

site, si ce n'est pas par sentiment; au lieu que, s'il est assuré de sauver si vie en se rendant, il n'hésite guère à le faire.

L'honneur de k victoire doit coaso* 1er de la perte des hommes que le combat a enlevés : mais le comhst fini, il n'appartient qu'à des 4me»

féroces de Jiercher encore à en faire périr. Celles qui ont des sentimens el du courage ne témoignent plus alors que de la compassion. Si le général avait même sujet d'être irrité contre l'ennemi , ce n'est pas lue raison pour lui ôter la vie après l'avoir vaincu. Ea la lui sauvant, il peut contenter d'une autre manière sa vengeance, puisqu'il est maître de son sort.

Le général qui se trouve obligé de renoncer à prendre une place par force, et qui tourne son siège en blocus • pour la réduire par la famine, doit contraindre tous les habitans à y rester ; à moins que ceux qui se présentent ne soient des gens bien fvits et robustes, qti'il

OMOSAlIMni.

puiiM emplojor dtat-aes lroop«. Les ^ bottclMS qu'on nomme inuliles sont ^ttUVi d«8 «UMmis du» la place que

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