‹ Bibliotheque militaireChapitre 238 sur 614 · CHAPITRE 3U · texte numérisé non relu

CHAPITRE 3U

Pour ftdre nahrê chez le soldat Fardeur aéoMMire au combat,

VL Fal^ust et Cn. Mapliu^, peun-

nioiiniVv UT. I,

dut la gileiro oontre le» Etnnqiies^ Wfant knrs soldats craindre le combat, feignirent de les approuver , jns-* «pi'à ce qu'irrités des reproches des eraiemis, ils vinrent demander enx-mfrmes la bataille , et jurèrent de ne retourner que victorieux.

Fulvius Nobilior se voyant contraint de combattre avec peu de troupes oon* tre une puissante armée , orgueffleuse de plusieurs victoires, feignit d'avoir corrompu une légion ennemie, et emprunta de l'argent aux principaux olBcian de son armée , comme pour la payer, à la charge de le rendre avec usure après le combat. Cette ruse redoubla leur confiance et leur allégresse, et servit à les rendre victorieux.

César pendant la guerre contre Arioviste , dit à ses soldats étonnés , qu'il n'entreprendrait rien cejour^à sans le secours de la dixième l^ion. U s'en suivit que les uns, étant stnnuléspar l'honneur, les autres par la honte, cbacnn fikt son devoir.

Q. Fabius, pour réveiHer le courage de ses soldats, fit proposer la paix aux Carthaginois, sachant bien qu'ils ne l'accepteraient point, et que les siens se piqueraient de ce reftis ; . ce qui arriva comme il l'avait prévu.

Agésito étant campé près d'Orchomènea, et voyant que les soldats y portaient ce qu'ils avaient de meilleur , sur l'appréhension de quelque danger, fit défense aux aUîés de rien recevoir, afin de rendre les siens plus hardis à défendre leur Mai.

Epaminondas, pour encourager ses gens au combat contre les Lacédémoniens, et redoubler leur force par l'indignation, dit tout haut que l'ennemi avait résolu, étant le maitre, de raser la vflle de Tbèbes, d'emmener les femmes et les enfans en captivité, «t de tuer toutle reste. Ce propos anima tel-

lement les ThnMJns , quils ronpiieot les Laoédémoniens du premier choc.

Leutychidas, roi de Lacédémone, pour rendre ses soldats plus faanSs dans le combat, feignit d'cvoir reçu la nouvdle de la défaite de ramée navde des ennemis. Elle était ^ Ue, quoiqu'il n'en sAt rien.

A. Poithuains, dans contre les Latins, voyant paraître deax jeunes cavriiers, cria, ipe c'étaient Castor et Pollux, qui accounieiit à son secours; ce qui rendit le courage an siens à demi vaincus , 4it rétablit k combat

Archidamus faisant la guerre en Arcadie , fit mener des chevaux antour d'un autel, qu'il avait dressé dans sou camp, et montrant les traces de km passage le lendemain, assura q«e c*é" talent Castor et Pollux qui à son secours, et qu'ils ne raient pas de se trouver à la bataine.

Périclès, général des Athémens, ayant remarqué, au moment de combattre, un bois sacré qu'on pouTuit découvrir des deux araî&es, et qsd était fort sombre et d'une vaste étendoe, y cacha un homme d'une grandeur extracffdinaire, revêtu d'un manteau de pourpre, de bottines très élevéea^ portant une cheveinre majestueuse, et placé sur un char traîné par des chevaux blancs. Cet homme appda Péridès par son nom, hû cria qu'il remporterait la victoire, et que les Dieux accouraient à son seoows. Les ennemis furent si étonnés de cette apparition, qu'ils prirent ht fuite, presque avant dé lancer le javelot.

Sylla, pour encourager ses soldats, et les mieux disposer à le suivre, leur faisait croire que les Bieux lui prédisaient l'avenir; et avant de* livrer bataille, il hivoquait tout haut une petite statue qu'a avait soustraite au

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temple de JM|ilies« et lA firitit de hâter la ficUrire qm'eUe lui avait proiDifle.

€* Marin* avait avec bii une nuigîcienne flcythe, et foisait semMaBtd'apprapMke 4*el|e rimie dea liataiUes*

Q. SerUvina, pour rendre les Bar«* haraa qui étaient dans ton armée plus aonmbà aesordrea. feignait de aeeo»dnire par les avertissemeDS d'une biche blancbe , liai était d'une beauté et d'une vitesae extraiirdinairea.

Alexandre* sur le point de sacrifier, imprima guelquei caractères favorables flor rendrait de la main du prêtre qui toudiait les entrailles des victimes , et montrant ensuite ces caractères marqpiés-surtefoie, redoubla le courage des soldats (pu crojaient y voir un gage certain de la victoire. Un devin fit h même chose à la bataille d'Enmènes contre lesGalates.

Épamittondas, pour ranimer le courage de ses gens dans un combat contre les Lacédémoniens, enleva la nuit des armes qui étaient suspendues dans un temple « et persuada ainsi que les Dieux accouraient à son secours.

Agésilas« qui combattait les Perses, voulant empÂdier que ses soldats ne a'ètonnassent de leur bonne mine, leur montra qudques prisonniers tout nus, et leur fit remarquer que des corps si blancs étaient incapables de supporter les fatignes de la guerre.

Gelon , roi de Syracuse , combattant les Garthaginob, pour inspirer au cœur €ie ses soldats le mépris de l'ennemi , leur fit voir aussi tout nus les plus mal faits des prisonniers qu'il avait pris, et particulièrement ceux des troupes auxiliaires, dont les corps étaient le plus noir.

Cyrus , voulant obliger les Perses de faire la guerre aux Hèdes, leur donna un festin magnifique après un grand jour de fatigue, et demanda ensnite le-

quel leur agrtett le ptas de l'en ou de l'autre; et comme ils lui répondirent que c'était le festin, il leur dit qu'en obtissant aux Mèdes, ils passeraiMt toute leur vie dans le tvavail'et la peine, et qu'en les vainquant, ila vivraient toiqours dans les délices.

^rlle assiégenit Arehebwa au port d'Athènes, occupait ses soldat^àdea ottvn^BS péniUea four leur faire désirer le coinbaL

Fabms Maximus fit brAler ses vaisseaux, avant de livrer bataille, afin de redoubler le courage de ses soMali et leur ôter toirteqKNr de fuir.

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