‹ Bibliotheque militaireChapitre 241 sur 614 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

fv'it finit cholfir poar litrtr tatftilto.

P. Sdpion ayant appris «pi' ABdmbal avait rangé les tronpes en bataUIe, dès le point du joor, sans les faire repattre« retint les siennes dans son camp jnsqa'aprèsmidi ; alors les menant au combat comme les autres se reliraient, 0 défit les ennemis abattos par la faim, la soif et la lassitude.

MetelInsPius faisant la guerre contre Hirbdeius en Espagne, usa du même artifice; car les ennemis étant venus se ranger en bataille devant son camp dès le point du jour , pendant les plus grandes ardeurs de l'été , il attendit pour les eombattrr jusqu'l midi, et

alors, accablés de chaleur, ilsfiventdéfaits par ses troupes fratches.

Le mtaie s'étant Joint à Pompée, ne voulut point accepter la bataille que Sertorius lui présentait, tant parce que rennemi Tavait refusée plusieurs fois, que parce qu'il lui voyait un grand désir de combattre.

Le consul Posthumius faisant la guerre en Sicile contre les Carthaginois, fut quelque temps sans vouloir livrer bataille , quoique les ennemis vinssenttous les jours se ranger devant son camp, qui était à une lieue du leur : il se contentait de quelque légère escarmouche. Mais un jour qu'ils étaient restés par mépris jusqu'à midi, il les attaqua dans la retraite, et les défit» exténués de faim et de lassitude, après avoir préparé à loisir tout ce qui lui était nécessaire pour le combat.

Iphicrate, d'Athènes, ayant remav- 1 que qiie lesennemis prenaient toqj ouif

ÏROîOTO, LIV. IL

leur repas à la même heure, Gt repaître son armée un peu plus tôt que de coutume, etTayant rangée ^en bataille, obligea ainsi les ennenu^ h faire^de même. Mais il resta sous les armes jusqu'à la fin du jour, se contentant de les harceler par des escarmouches continuelles jusqu'à ce que s'étant retirés l'un et l'autre, il les alla attaquer dans leur camp à l'improviste , et les défit fatigués et à jeun.

Le même ayant remarqué que les Lacédémoniens partaient en même, temps que lui pour aller fourrager , y envoya un jour tous les valets de l'armée en équipage de soldate, /lUet^ni^ ses troupes dans son camp: Mtit^qtotMl il vit les ennemis dispersés , il força leurs retranchemens , et défit ensuite à son aise cejji^ qui revenaient chargés de ^ois et de tourrage.

Le consul Yirginius, qui faisait la guerre aux Volsques , les voyant courir à la charge di'assez loin^ retint ses S0I7dats , jusqu'à ce que les ennemis fussent tout proche; alors Virgfnïti» jugeant qu'ils étaient hors d'haleinfe, :

son armée donna vigom'eusement et tes défit.

• Tabius Maxiraus sachant que îe cHoc , àes Qàiflois et des Saranltes étaît terrible, m^is qu'ils se relâchaient peu à f)feu', se contenta de soutenir leur premier effort, puis faisant avancer toutes Ses troupes, les défit aisément, lorsque leur ardeur fut ralentie.

* Phny)pe, à la bataille de Chéronée, Combattant contre de noHveaux sol- Bâts, avec des gens aguerris et eipérr- Wentés, laissa passer la première fou- ^e de Vennemî , et prenant ensuite Toffenslve , remporta to victoire.

Xe^ Lacédémoniens ayant appris que lies Messénîens 'venaient fondre sur eui avec tatit de furîe , que leurs

différèrent le combat jusqu'à ce que leur fougue fût aussi passée.

César ^pei^dant la guerre civile, tenfîtVAfrani)is assiégé. Voyant que, faute d'eau , il avait fait égorger toutes les bêtes de sonmie, et venait pour lui donner bataille, César retint ses froupea dans son camp afin de n'avoir jxrfntârtaire à des gens désespérés.

Pompée voulant engager au combat Mithridate qui fuyait , se posta la nuit sur sa route , et l'obligea ainsi à en venir aux mains. Il avait rangé ses troupes de telle sorte qu'elles avaient les rayons de la lune à dos, et qu'ils frapjpaiejpt le^ \eiuc de son adversaire.

' ^ugihrrfîs? tt>nnaissant la valeur romaine, et la faiblesse de sa nation, différait toujours de combattre jusqu'au soir, afin.de pouvoir se retirer à la faveur de la nuit, s'il éprouvait un échec.

Lucullus, en Arménie, n'ayant que quinze mille hommes contre les forces innombrables de Tigranes et de Mithridate , n'attendit pas qu'elles fussent toutes rangées en bataille ; il les surprit en confusion et les défit.

Les Pajononiens ayiM^ montré oj^e grande ardeur popr combattre , et s'y étant préparés dès le point du jour , Tibère retient ses troupes dans son camp jusqu'à ce qu'il voie son ennepii abattu de lassitude et par un long ora^ ge ; il Tattaque alors et le défait.

César ayant su qu'Arîoviste ne voulait pas combattre jusqu'à la nouvelle lune, lui donna la "bataille au decours,. et le défit".

Tespasieà livra bataille aux.J'ulfsi un jour de sîibbat, qu'il leur est défendu de rien faire.

Lysander, mouillant avec son armée navale, près d'iEgospotamos, présentait toujours la bataille à la même heure aux Athéniens, et ensuite se retirait,,

fèriunes et léuts ènfans les suivaient , jusqu'à ce (fo'ayant bien amusé Içs. en-

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ib ne 0'tUmdiient pM aa combat, et flipponittt eMore que ce Q'élaît qa'aae MDte. n tTMTa lem viineauz mg déinM,«l>iitteà aMlMigiegwm.

CHAPrrtiE n.

DudiampdaUuille.

M. Carias redoutant la phalange de Pyrrhus, et ne croyant pas y ponvon* résister en plaine , combattit dans des dttrolls, où les ennemis, ponr être trop pressés, se nuisaient Tnn Tautre.

Pompée en Cappadoce se campa sur tin lien éleyé, d*oà il vint fondre avec impétuosité sur les troupes de Mithridate, et les défit.

César en usa de même contre le fils de ce prince , qui eut l'imprudence de Faltaquer sur une hauteur où il avait rangé son armée. César perça d'en haut les troupes de Pharnace et les euftuta.

-Lttcullus ayant à combattre les troupes de Tigranes et de Mithridate, prés de tigranocerte , se saisit , avec une partie de ses gens, d'une petite plaine, qui était au haut d'une coltine, et vint Fondre de là si à propos sur les ennelùis, que prenant leur cavalerie en flanc, elle se renversa sur une partie de leur infanterie ; ce qui procura à tucullus une victoire signalée.

Ventidius ayant affaire aux Parthes, attendit pour sortir du camp que les ennemis fussent à cinq cents pas de lui, puis il courut à la charge si promptement, qu'il rendit leurs flèches inutiles. Ces Barbares ne furent plus en état de résister.

viw.a ni

fit couvrir l'ta demflaiiGs#ncbe^ MiA creux; oê qiu conCrilma bemcMp à sa viefeoire cMtPe MWcélhis.

Le m«iM à la betalle de Cannes, 9ijmâ renMHrqtté que dès le matfn lé vtAt dtt TMtimiè ia) smifllall et e«^ ▼ait beaneosp de sable et de poussière, rangea son armée de sorte qu'elle avait lèvent A dos, tandis que rennemi le re- «vait dans les yeux. Cette circonstance gêna beaucoup les Romains pendant faction, et contiflma à leur défaite.

Marins , ayant A combattre tes Ombres et les Teutons, rangea son armée devant ses retranchemens , après Pa^.

voir fttt repaître, afin que rennemi fatigué par la route qu'il devait par^ courir pour le joindre , devfat plus facile à vaincre, n avait eu le soin dé choisir l'assiette de son camp de tell6 manière que les Barbares avaient e& face le solefl, le vent et la pluie.

Gléomènes, plus felUe en cavtleriè que Hyppias, embarrassa le champ de bataille d'arbres coupés , et sut par«K lyser ainsi l'avantage de son ennemi.

Les Espagnols en Afrique, pour n'être point enveloppés par la multitude, s'adossèrent contre un fleuve, dont le bord était escarpé. Amsi assurés pour leurs derrières , ils culbutèrent reni»

mi à mesure qu'il s'approchait et rem^portèrent enfin la victoire.

Les Carthaginois, battus pluaieaffa fois par les Romains , prirent

(a) Frontin dit : VoUumwn ammm. Toos les GommentateiiTS se sont essayés sut ;ce passage qui présente une erreur, car c'est FAufide qui coule auprès .de Gmies, et non la Tultnme, fleuye de la Gampanie. Il est évident, pour quiconque ooimalt^ fond rhis* toire romaine , que cette leçon de Frontin est corrompue, et que notre interprétation est la seule bonne. Polybe, du reste, ne parle pas de cette eârcomcaoce. * - ^

f&OlIfDI,

génévtf Xenttiq^pe, de Laoëdémone, qui changeant seulement de poste, ramena la fortone. Gomme il était le plus fort en cayalerie, il descendit des montagnes, où ses prédécesseurs se te* Baient campés, attaqua les Romains dws la plaine, ouvrit leors rangs par la force de ses éléphans , puis les dûssipa au moyen de sa cavalerie légère.

Epaminondas, avant d'en venir mi mains contre les Lacédémoniens, courut devant leur front de bataiUe avec sa cavalerie. La poussière qui s'éleva leur dérobant les objets , il les tourna, gagna une hauteur d'où il vint fondre aur eux, et les défit avec l'infanterie, taniys qu'ils s'attendaient à un combat de cavalerie.

Trois cents Spartiates postés au détroit des Th^rmopyles pour garder le passage, firent un grand carnage des Perses , et eussent arrêté leur effort sans un traître qui conduisit les ennemis par des lieux détournés, d'où ils vinrent prendre les Lacédémoniens en qume.

Thémistode, voyant qu'il était avantageux aux Grecs qui n'avaient que peu de vaisseaux de combattre l'armée navale des Perses dans le détroit de Sakmine, et ne pouvant les en persua^ der, «v^t secrètement l'ennemi de livrer bataiUe, parce que les Grecs voulaient se retirer et lui donneraient de la peine à les suivre. L'ennemi écouta ce conseil et fut battu, après être resté tonte la nuit sous les armes.

CftAPITRE IIL

De Vordre de bataille.

Cn. Scipion étant rangé en batailla , eontre Hannon , général des Cartha-

ur. n.

ginob, près delà ville dlndBiiMsen Espagne, et ayant remarqué que les Espagnols , qui étaient des soldats robustes, mais peu intéressés à Tissue du combat, se trouvaient à FaOe droite, tandis que les Africains, moins forts mais doués d'un courage plua ferme, occupaient la gauche, Scipion refusa son aile gauche, afin qu'elle n'en vint pas si tôt aux mains avec les Espagnols, et avançant la droite où il avait mis ses meilleures troupes, rompit les Africains. Les Espagnols, qui devenaient alors simples spectateurs de ce combat, se rendirent facilement.

Philippe de Macédoine dans un conir bat contre les lUyriens , jugeant que leur front de bataille était composé de leurs meilleures troupes , et que les flancs étaient faibles , rangea tout ce qu'il avait de bon à son aile droite, et prenant en flancl'aile gauche ennemie, mit toute cette armée en désordre, et remporta ht victoire.

Pammenès, général des Thébains, voyant que les Perses avaient mis leurs meilleures troupes à l'aile droite, leur opposa les plus faibles de son armée, avec ordre, si on les venait attaquer , de se retver en un lieu avantageux ([ui était proche. Il plaça ensuite toute sa cavalerie à l'aile droite, avec l'élite de son infanterie, enveloppa les ennemis, et les défit.

P. Cornélius Scipion, qui plus tard acquit le surnom d'Africain, faisait la guerre contre Asdrubal en Espagne, et avait coutume de mettre ses meilleures troupes au centre, ce que Astrubal faisait à son exemple. Mais le jour du combat Scipion les transporta sur les ailes, et refusa son centre; de sorte que combattant des deux côtés avec ses meilleures troupes contre les plus faibles des ennemis , il les délit aisément

raoNTCi, UY. nu

Metelhiit dans le combat qu'il gagna contre Herculeïos en Eapagne* voyant qne ce général avait mis ses meilleures troupes au centre « refusa le sien, afin de ne le faire donner qne lorsque ses deux ailes auraient enveloppé Tenn^ mi.

Artaxenès étant plus fort que les ennemis, lorsque les Grecs entrèrent en Perse, étendit sa ligne de bataille beaucoup auHlelà de la leur , et mettant sa cavalerie sur le firont et son infanterie légère aux ailes, fit marcher lentement le corps de bataille ; ce qui Im' permit d'envelopper les ennemis et de les défaire.

Annibal, au contraire , à la bataille de Cannes, fit avancer le centre et refusa les ailes. Mais ce eentre qui, dans le premier choc, avait renversé les nôtres, pliant peu à peu , et les Romains le suivant avec témérité, ib s'engagèrent au milieu de l'ordre de bataille d' Annibal. Alors celui-dï^t avancer ses deux ailes et enveloppa les Romains de toutes parts. Mais on ne peut se servir de ce stratagème qu'avec des troupes fort expérimentées, comme étaient celles d' Annibal.

Uvius Salinator, et Claudius Néro, lors de la seconde guerre punique, voyant qu'Asdrubal, pour éviter le cooBbat, s'était rangé en bataille sur une éminence dont le terrain était inégal, portèrent toutes leurs troupes sur les ailes , après avoir dégarni leur centre, attaquèrent l'ennemi des deux cAtés, et le taillèrent en pièces.

Annibal se voyant souvent battu par daiidlos MarceUns , campait toujours dans des lieux avantageux , et rangeait ses troupes en bataille de telle sorte, qu'il pouvait se retirer aisément s'il avait le dessus, et dans le cas contraire, pousser plus loin sa victoire.

posé à Attillns Régulus en Afrique , couvrit son front de bataille de l'infanterie légère, et lui donna l'ordre de se retirer dans les intervalles après avoir lancé ses traits. Il lui commanda de filer ensuite par derrière pour revenir fondre sur les ailes, et envelopper l'ennemi, tandis que les troupes pesanunent armées, s'aborderaient Sertorius fit la même chose en Espagne contre Pompée.

Cleandridas, deLacédémone, faisant la guerre aux Lucaniens , resserra son ordre de bataille pour obliger l'ennemi à en faire autant; puis, comme on en vint aux mains , il s'étendit peu à peu, et l'enveloppa.

Gastron, du même pays, était venu au secours des Égyptiens contre les Perses. Comme il vit que l'ennemi ne les redoutait pas autant que les Grecs, il mit ceux-ci sur la première ligne, armés à l'égyptienne; et les Égyptiens sur la seconde , avec des armes grecques. Les Perses en étant venus aux mains , et trouvant plus de résistance à ht première ligne qu'ils ne devaient en attendre appréhendèrent davantage la seconde, ou ils croyaient qne les Grecs étaient rangés; de sorte qu'ils lAchèrent pied.

Pompée, en Albanie, voyant les ei^ nemis plus forts que lui, cacha son in* (knterie dans un fond près d'une colline, et couvrit ses armes. Il fit ensuite avancer sa cavalerie , lui donnant Tordre, quand elle se sentirait pressée, de reculer jusque-là, et de se ranger sur les ailes. Cette manœuvre ayant été exécutée , fut cause du gain de la bataille; car l'ennemi qui s'était avancé témérairement, trouvant l'infanterie en bon ordre ftat défait.

Antoine contre les Parthes se trouvant accablé par la multitude de leurs

XantUppe le Lacédémonien , op-l flèches, conounanda aux siens de se m. ' 88

694 FRORTIN,

baisser et de lever lears boucliers sur leurs tètes pour faire la tortue; ce qui mit à couvert son infanterie, comme Bom un toit, et rendit les flèches des ennemis inutiles.

Annibal, à la journée de Zama contre Scipion, couvrit son firent de quatre-vinq^ élépbans, pour mettre le désordre dans les rangs ennemis. II plaça les alliés en première ligne, les Carthaginois étant au contraire en troisième ligne, afin de les empêcher de fuir, et pouvant fournir une réserve contre les Romains qui, s'ils n'étaient pas rompus , devaient se fatiguer par Vattaque des auxiliaires. Sa seconde ligne fut composée des Italiens dont il ae défiait , parce qu'il en avait amené une partie par force de leur pays. Sdpion opposa à cet ordre de bataflle son corps de légions, rangées sur trois lignes, hastaires, princes et triaires. Mais il rompit l'échiquier des manipules, laissant un grand espace entre eux , afin que les éléphans, excités par les ennemis, pussent traverser l'ordre de bataille sans le troubler. Ces intervalles étaient remplis par ses vélites, qui avaient ordre de se retirer, à l'approche des éléphans, derrière l'infanterie pesamment armée, ou sur les ailes. Sa cavalerie était rangée de part et d'autre, les turmes romaines à l'aile ctoite, commandée par Leiius ; et les Numides à la gauche, sous Massinissa. Un si bel ordre ne contribua pas peu à la victoire.

Archélaus, contre SyUa, mit sur son front des chariots armés de faulx pour enfoncer les ennemis; il plaça en seconde Ugne la phalange macédonienne; en troisième ligne, ses auxiliaires ar-^ mes à la romaine et entremêlés de quelques déserteurs italiens, en qui il se fiait à cause de leur adresse. Le corps de résenre était c^iposé de rin*

LIY. II.

fanterie légère; et la cavalerie très nombreuse, était rangée sur les ailes , afin d'envelopper les Romains, Gontro ces dispositions, Sylla couvrit ses deux flancs de tranchées profondes avec des forts aux deux extrémités; et dans cet espace , il mit sur trois lignes son in* fanterie pesamment armée, laissant des intervalles pour lancer la cavalerie et l'infanterie légère, qui étaient placéea derrière elle. Il ordonna à ceux qui étaient rangés devant les enseignes dans sa seconde ligne de ficher en terre des pieux très serrés , et sa première ligne s'en servit pour se couvrir lorsque les chariots approchèrent (a). Tout à

(a) Ce paiNga oflMt qnélqaa aifBcvllé» tt 1m oommentatoan n'<ml pat nanqné da l'eoibrooUler anoore. Le Toici ; Tum frot<|ii«nit, pd in êeemda aei$ êrant, impêraviip ut dmsos numerosgve paloi prmê in terram défigurent: intraqué 60$, adprapinquaniibui quadrigit, aniesignarum aeiem recepii.

Bans la ^eUla miUoa, loTsqoo les légions se formaioat sar trois Ugaesen échiquier, les hastaires qui ocevpaient la yraniére ligne, étaient nommés antéiigmud parce q«e leurs enseignes se plaçaient au dernier rang. On conçoit les motifs qni présidèrent à cette disposition ; cette ligne donnait la première, et on voulait éloigner autant que possible les enseignes de l'ennemi. Plus tard, les légions ahanâonnérent la division des naalpôles pour adopter les oohortes, et il est probable que les enseignes lurent placés au centre de la pr<(fondeur de chaque cohorte; cependant le nom à*aniésignani resta encore à la première ligne, comme un de ces vestiges d'antiquité dont on trouve phisieufs exemples dans la mUiee romaine f bien que l'on n'en feeomiaisse pas euetement la nl- SMi. Mais il devenait bien inutile de Cslve la correetion qu'adoptent tous les commentateurs en mettant postignani au lien de proéignani, pour opposer ces deux sortes de soldats ; car il est peu important d'admettre que Sylla fit planter des pieux par ceux qui étaient placés devant ou derrière les ensei-

raoïnriN, liv. tf.

co«p lesioldiÉi jetant de grands crh, et rkrfiuiterie légère ttrast ses traits y les cbariots des ennemis s^embarra»*eàrent dans les pieu on furent épon-* vantés* et se vetovnèrent sur Tinfa»^ terie macédonienne qu'ils rompirent 3y Ha prenant alors roOensîte , Archehûs fit avancer sa ca? alerie ponr son*tenir son attaque» et peur donner le moyen à son infanterie pesamment armée de se rétablir; celle des Romains la ehargea, et acheva la défaite. César arrêta de même les chariots des Gain lois en friantant des pieux en terre.

Aleiandre i la journée d'Arbelles»

eraignant tf être enveloppé par la mnltitnde des ennemis , et se fimt dans la valeor de ses troupes, les rangea de sorte qu'elles pouvaient faire front de tous côtés.

Paul Emile, à la bataille qn*il livra contre Persée, après avoir reconnu que ce prince avait partagé sa phalange en deux parties, qu'elle était convorte par son infanterie légère, et protégée aux

gnes de la Mconde lisne. Là n*était pat U difûcalté. On doit même cioire que ce terme de proiigtkani n'est pat employé sans motif à côté de l'aotre, et il parait enfin plos con- ▼enaUe, dant la potition pmtanleoA était 3yUa, qa'U fit exéonser «et Iravaiax eatn lee devxpremièieiUgiiefli «n'entra lei deux dsrniéree.

C'est pitié de voir comment d'Àblanooort rend tons ces détails militaires. £n parlant de Tordre de iMtaille de Scipion contre Annibal S Zama (voyez le paragraphe précédent), FroBtiB dJMdt : Eùb^ lêpiimU, tHpUei ■aie m frotUê orébîatum ptt hmêtoÊot H pHi^ e^raa et fHoHat ébfomU, tfUh, ele. n'AUaa* ooort tradnit : a U rangea son infaalerie pe* samment armée par peloton en ligne droite;» et ce tradnctenr ajoute dans une note qne Frontin s'exprime en termes barbares qu'on ne pent expliquer. Bans un autre endroit, il prétend qne Sjlla sauva son artiUeriê,-^ Sans doQte encore pour éditer Ses tenues bsrbaraa.

deux ailes par sa cavalerie; I^nl Emile forma ses trois lignes par petits corps très serrés , avec des Intervalles entre eu pour laisser passer les vélites.

Quand il vit qu'il ne pouvait rompre la phalange macédonienne , 0 recula vers des terrains inégaux, pour la faire flotter ; et comme elle le sdvait en bon ordre, il fit courir à toute bride la cavalerie de son aile gauche le long du front de bataille, pour rompre les piques, ou pour les rendre inutiles ; ce qui occasionna du désordre, et fût cause de la défUte de Persée.

Pyrrhus, roi d'Ëpire, combattant pour les Tarentfais, près â*Asculum, mit à la droite les Samnites, et les Épirotes; à la gaudie les Bmtlens, les Lueaniens et les Sallentins ; et ceux de Tarente au milieu, selon Homère, qui y met les plus faibles. Sa cavalerie et ses éléphans, furent rangés sur la seconde ligne. Contre cet ordre, les Romains opposèrent trois lignes de leurs légions, selon leur coutume , et les entremêlant avec les troupes auxiliaires, jetèrent sur les ailes leur cavalerie, n y avait quarante mille hommes dans chaque armée; les ennemis perdirent la moitié de leur monde, et les Romains cinq mille hommes.

Pompée, à la journée de Pharsale , rangea ses légionnaires sur trois lignes à dix de hauteur, mit les meilleures soldats sur les ailes et au centre, et remplit les espaces qui sont entre le centre et les extrémitÂi de troupes nouvellement levées» A la droite, qui était couverte par FEnipe , il plaça seulement aix cents chevaui et jeta tout le reste de la cavalerie sur Vaile ganabo # avec ses troupes auxiliaires, pour eii-r velopper rennemL César rangea iê même ses légions sur trois lignes, corn vrit son ailç gauche de la rivière , pour n'être point enveloppé de ce côtè^là»

596 ntoimif, UY. n.

el mit à FaOe droite toate sa eavalerie.

entremêlée dequelqa'infaQterie légère, qui était aoooatamée de combattre avec elle. Mais comme m cavalerie était beancoap moins nombreuse qoe celle des ennemis, il la fortifia de six cohortes tirées des légions, et qu'il rangea en potence de ce cAtéUà, pour n'être pas enveloppé. Cette disposition lui donna la victoire ; car ces cohiurtes repoussèrent la cavalerie ennemie qui venait fondre sur ce point , le croyant sans résistance, et la mirent en fuite.

Germanicus, dans un combat de cavalerie contre les Cattes, vit qu'ils évitaient une défaite complète en se retirant toujours dans les bois quand on les pressait, n fit mettre pied à terre à sa cavalerie lorsqu'elle fut arrivée vers ces lieux embarrassés, et parvint à fixer la victoire.

G. Duilius faisant la guerre sur mer contre les Carthaginois, et voyant que leurs vaisseaux, qui étaient plus légers que les siens , glissaient autour de lui impunément , et rendaient la valeur du soldat romain inutile, fit faire des corbeaux de fer pour les accrocher ; après quoi les soldats jetant un pont, et sautant dessus conîbattaient corps à corps contre l'ennemi.

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