‹ Bibliotheque militaireChapitre 242 sur 614 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

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Papirius Gursor dans une bataille contre iesSamnites, voyant la victoire en suspens, fit descendre d'une montagne les Taletsde rarmée sur des bêtes de somme, et traîner par terre des kraocbes d'arbres avec un grand bruit.

Alors criant à ses soldats, qu'ils hâ-

tassent la victdre avant qne l'antre consul qui aocoorait à leur secours fllkt arrivé , afin de ne partager leur gloire avec personne, fl redoubla le courage de ses troupes, et mit les ennemis en ftiite.

C. Sulpicfais Peticus fit presque la même chose contre les Gaulws ; et Marins lors de la guerre des Cimbres, envoya les valets se cadier derrière une montagne à la nuit , et leur donna quelques gens de guerre, et un boa capitaine pour les commander.

Atheas, roi des Scythes, combattant contre les Triballes, qui le surpassaient en nombre, envoya de même les femmes et lesenGsns, avec tout le bagage, paraître sur les derrières des ennemis, après avoir fait pid>lier qu'il lui venait du renfort; ce qui lui donna la victoire.

Fabius Rullus Maxtanus, dans un combat contre les Samnites, voyant qu'il ne les pouvait rompre , détacha une partie de ses troupes sous la con« duite d'un de ses lieutenans, et lui donna l'ordre de fondre du haut d'une montagne et de prendre les ennemis , ce qui leur fit perdre courage , et le rendit victorieux.

Minudus Rufus prêt à combattre une grande nmltitude de Barbares , prescrivit à son frère, lorsqu'il le verrait attaché au combat, de se montrer tout à coup d'un autre cêté avec quelque cavalerie, et de fau'e sonner toutes ses trompettes. Cette manœu-* vre ayant été exécutée , le son qui retentissait dans les collines, fit croira que c'était un grand secours qui arrivait aux Romains, et les ennemis prirent la fuite.

Acilius Glabrio attaquant Antiochus au détroit des Thermopyles , eût été repoussé avec perte, à cause du désavantage du lieu, s'il n'eût envoyé

nomH, UT. II.

Porcins Cilon atee ine partie de ses gens chasser les Étoliens d*inie montagne voisine. II se montra de ce lien anr les derrières des ennemis , qoi s'étonnèrent de se voir attaqnés des deu cAtés, et prirent la ftiite.

Lidoins Crasras fit presque la même chose pendant la guerre des esdaves; car il enTOja dôme cohortes sons la condaite de draz de ses lientenans , gagner nne montagne qni était der-> rière l'ennemi, d'où Tenant fendre snr lui dans la chdenr dn combat, elles le dissipèreot

Marcns lisreelhis, ponr cadier le petit nombre de ses troupes , fit jeter des cris par tons les talets de l'armée an moment d'engager la bataille; ce qni donna l'éponTùite au ennends, qui entrent qu'aérait de pins grandes forces.

y alerins Levinns pendant qn'fl combattait Pjrrfans, cria, montrant son épée sanglante, qu'il TaTait tné; ce qoi fnt cause que l'ennemi se retira épounnté.

Jt^orthaenflt autant àla bataille contre Marins, ayant appris à parler tatin par le long temps qu'il sTait passé dans nos troupes.

L' Afliénien Myronide, dans un combat contre les IliâMdna, voyant biH lancer la victoire, s'avança vcfs sonafle droite , criant que la gauche étaitvictoriense; ceqni redoubla le courage de et abattit cefad de ses adver-

Pyrrhns se servit dn même stratagème avec ses éléphans, au combat qu'il livra contre les Romains pour ceux de Tirente; et les Carthaginois firent depuis la même diose en plusieurs rencontres.

Les Yolsques étant campés près d'un tallfs, Camille y mit le feu, et brûla leur camp. Crassns fM presque surpris de la même manière pendant la guerre des alliés, et taillé en pièces avec toutes ses troupes.

Les Espagnols, contre Amflcar, couvrirent leur front de bataille de chariots chargés de suif, de soufre, et d'autres matières combustibles , et y mettant le feu , les chassèrent vers les ennemis sitét qu'on eut sonné la char* ge. n (tarent épouvantés et défaits.

LesTarquiniens et les Falisqoes ayant équipé une partie de leurs gens en (taries, avec des serpens et des torches ardentes, mirent le désordre parmi les Romains. Ce stratagème (tat ^tiqué depuis par les Véientes et les Fidénates.

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