CHAPITRE Vin
iltsoMst.
A la bataille livrée par Tarquin €on«* tre les Sabins, Servius Tullius, qui était encore jeune, voyant que le sol* dat romain commençait à plier, prit une enseigne, et hi jeta aux ennemis.
Les Romains combattirent si bien pour la reprendre qu'ib remportèrent la victoire.
Furins Agrippa et T. Quinctins Capitolinus en firent autant, l'un contre les Herniques et les Eques, et l'autre contre les Falisques. Salvius Pelignna usa du même expédient lors de la guerre des Perses.
M. FuriusCamillus, voyant ses troupes chanceler, arracha une enseigne des mains de celui qui la tenait et se porta en avant Ses soldats eurent honte de ne le pas suivre.
M. Furius, ayant rencontré ses gens qui tournaient le dos, dit que personne ne rentrerait au camp que victorieux, n les ramena hii-mèmeau combat, et remporta la victoire. Scipion , au siège de Numance, dit qu'il regardait comme son ennemi celui qui rentrerait au camp sans lui.
Le dictateur Servilius Priscus ayant ordonné de charger les Falisques , fit tuer un porte enseigne qui hésitait.
Les soldats, frappés de cet exemple, culbutèrent l'ennemi.
Tarquin, contre les Sabins, voyant sa cavalerie qui ne donnait pas asset vigoureusement, fit Ater la bride aux chevaux, et les poussa contre l'ennemi.
Cossus Cornélius, mettre de la cavalerie, usa du même moyen contre les Fidénates.
F4aÔ!9tlN, IIV. It.
Le conmil M. AtlUiis, pendant la guerre desSamnites, voyant ses soldats fuir jusqu'au camp, marcha contre eux avec ce qui lui restait de troupes, et menaça de faire main -basse sur ceux qui ne retourneraient pas au combat; ce qui les fit obéir.
Sylla, à la bataille contre Archélaiis, lieutenant de Mithridate , voyant ses soldats plier, tira son épée , et courut aux premiers rangs : Si Ton vous demande, s'écrla-t-il, où est votre général, dîtes que vous Favez laissé combattant dans les plaines de la Béotie.
Cette action les piqua d*honneur, et les fit retourner au combat.
Géstir, à Munda, comme ses soldats pliaient , mit pied à terre , et faisant emmener son cheval, marcha devant eux au-devant de Fennemi. Les sol-' dats eurent honte d*abandonner leur général et retournèrent au combat.
Philippe de Macédoine, craignant que ses soldats ne pussent soutenir l'efiort des Scythes , mit les cavaliers sur lesquels il comptait le plus à la queue de son infanterie, avec ordre de tuer le premier qui reculerait; ce qui ne contribua pas peu à la victoire. Chacun préféra périr de la main des ennemis que d^ëtre tué par les siens.