‹ Bibliotheque militaireChapitre 275 sur 614 · HERCULE · texte numérisé non relu

HERCULE

Hercule ayant dessein d'exterminer de Pelion la race des Centaures, ne voulut pas commencer le premier à les attaquer : mais il fit en sorte de leur donner le tort. A cet effiet, il s'arrêta auprès de Miole, où ayant débouché un tonneau de vin délicieux, lui et les siens en tirèrent quelque quantité. Les Centaures voisins, attirés par l'odeur, vinrent à la caverne de Phole, et enlevèrent le vin. Alors Hercule, sous prétexte de les punir de cette violence injuste, fondit sur les Centaures et les tua.

IL Hercule appréhendant les foites et la fureur du sanglier d'ErymanIhe, employa l'adresse pour s'en défaire.

Cette bète terrible avait sa bauge di»

un vallon, couvert d'une épaisse neige.

Hercule posté sur une hauteur, jetait des pierres en bas. Le sanglier irrité se lève, et sautant de tous côtés, s'embar* rasse dans la neige, où il fut aisé de le l^endre.

III. Hercule étant abwdé devant Troie avec sa flotte, fit descentodansle pays, à dessein de combattre à pied. Ba même temps il ordonna aux. pilotes de s'éloigner avec les vaisseaux. Lesgetf de pied des Troyens forent vaincos par Hercule, pendant que leur cavalerie courut du côté des vaisseaux, qu'elle ne put surprendre. Hercule, vainqueur des gens de pied, surprit la cavalerie

POLYBN, LIV. I.

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entre la mer et ses troupes victorieuses, et la défit entidrement.

lY. Hercule eut une fille dans rinde, et la nonma Pandée. Il lui assigna une partie du pays au midi, borné par la mer, et divisé en trois cent soixantecinq cantons, chacun desquels, dans sou jour, devait apporter à la Pandée le triiNit royal. Par ce moyen la reine savait précisément ce qui lui était dû, et ceux qui payaient étaient toujours prêts à la stT>îr contre ceux qui refusaient d'accomplir leurs devoirs.

V. Hercule faisant la guerre au Minyens, qui étaient forts en cavalerie, et n'osant en venir aux mains avec eux dans la plaine, se servit d'une rivière pour les vaincre. Le fleuve Cùphise, qui sépare les deux montagnes de Parnasse et d'Hedylion, coule à travers la Béotîe, et avant que de se rendre à la mer, fond tout d'un coup dans un grand gouffre, où il devient invisible. Hercule boucha ce gouffre avec de grandes pierres, et inonda par ce moyen la plaine où était postée la cavalerie des Minyens. Ils ne purent se servir de leurs chevaux, et Hercule se rendit ainsi maître des lieux. Après cela il déboucha le gouffre et le fortifia, et le fleuve Céphise reprit son cours ordinaire.

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