CHAPITRE XXXV
MTRONIDB.
Les Athéniens et les Thébains étaient sqr le point de combattre les uns contre les autres. Myrooide ordonna aux Athéniens de faire effort par la gauche •ossitM qu'il aurait donné le signal. Il le donna, et son aile gauche marcha contre les Thébains. Dans le même temps, s'ayançant à l'aile droite, il s'écria : fi Courage ; l'aile gauche force les ennemis. » Les Athéniens, animés par cette opinion de victoire, poussèrent les ennemis, et les Thébains dé*courages par leur perte prétendue, se rompirent et prirent la fuite.
II. Myronide conduisant les Athéniens contre Thèbes, s'arrêta dans une plaine, et ordonna à ses troupes de baisser les armes, et de regarder tout autour : «Vous yoyez, dit-il, la disposition et l'étendue de la plaine, et la nombreuse cavalerie des ennemis. Si nous fuyons, il est impossible d*éviter d*étre défaits par cette cavalerie. Le seul parti qui puisse assurer notre salut, est de demeurer fermes. » Ce fut ainsi qu'il empêcha ses troupes de se débander; il remporta la victoire, et passa jusque dans la Phocide et à Locres.