CHAPITRE XXXII
CJNÉAS.
A la bataille de Mautiuée, le; désavantage fut égal, tant du côté des Thé* bains, que de celui des Mantinéens.
Ceux-ci avaient envie d'envoyer un bé* raultaux Thébains, pour demander la
péLVBN, LIT. n.
liberté d'èrileverleurs morts. Us avaient pérmf eux nn Athénien nommé Ctnéas, dont te frère Démétrîns était mort dans le combat. Il dit à cehx de Mantinée : «c J'aime beaucoup mieux voir mon iVère satis sépulture, ({ue de consentir (|ue l'on reconnaisse que les Thébains dnt eu le dessus. Aussi bien mon frère n'est m5rt que pour empêcher que les ennemie ne dressassent un trophée contré lui et contre la patrie. » Ce dls- <!ôurÀ (Persuada ceux de Mantinée, et te héhiult ne fdt poiht envoyé.
CHAPITMË XXXIII.
U£GBTO&n)B.
Les Athéniens assiégeaient Thase.
Les Thasiens firent cette loi : « Il y «lira peine de mort pour le premier qui parlera de traiter avec les Athéniens. » Il y avait long-temps que la guerre durait, et la famine s'y était jointe; ce qui faisait périr un grand nombre d'habitans. Hégétoride, Thasien, voyant cela, se mit la corde au f'ou, et se présentant à l'assemblée, dit : <c Mes compatriotes, faites de moi ce qu'il vous plaira, et comme vous le jugeirez expédient ; mais sauvez le reste du peuple par ma mort, en abolissant la loi trop sévère que vous avez publiée, n Les Thasiens, pénétrés de ce discours, abolirent la loi, et conservèrent Hégétoride.