‹ Bibliotheque militaireChapitre 363 sur 614 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

PHRTNIQim.

Phrynique, général de Samos, avût donné parole aux ennemis de leur livrer la ville. Pendant qu'il différait l'exécution, il fut accusé de trahison;

H éteitsur k {MMOI d'être coDvaHicu.

Jl prévint le jugeaient, en découvrant aux Samiens tout ce que les eoaemis avaient dessein de faire. « Ils vieni)root, ditsl« et attaqueront Saroos du cAté que la ville n'est point ferniée de murailles, et prendront le temps que la plupart des vaisseaux ne seront point dans le port. Pour déconcerter l0fK entreprise, il n'y a qu'à nuurer ce c6té. » L'on se mit à travailler à cette fortiOcation, sur cet avis. Les ennemis, Alcibiade à lear tète, écrivirent aux Samiens pour leur découvrir la trahison de Phrynique. Mais ses actions parurent un témoignage plus sûr que ces lettres, et malgré tout ce que purent mander sas ennemis, il demeura cppslant qu'il était un excellent général.

CUAPITRE VII.

LACHARéS.

Quand la ville d'Athènes fut prise par Déméirius, Lacharès se ravëtit d*nn habit d'esclave des plus rustiques, se barbrailla le visage de noir, prit un panier plein de fumier, et sortit par nne petite porte dérobée; ayant trouvé 44 un cheval, il monta dessus, ayant à *ia main une bonne quantité de pièces d'or de Darius. Poursuivi avec arrdear par ^as cavaliers tarentios, il ' laissa tomber de ces pièces d'or dans le idienûn, et ces gens deseendtiient de cheval pour les ramasser; il fit la «néme ehose plusieurs autres fois de •pite, et par «e moyen gagna pays.

Enfin il arriva sain et sanf en fiéotie.

II. A laiprisedeThèbes, Lacharès se4MMila dans un égoût, et y demeura ifois ou quatre jours, il en sortît un emr, et ae reudît à Delphes, d'rà il alla trouver Lyaimachus.

lU, fiiMnd les tnam se jmOî-

rent maîtres de Sest, Lactiai;iès ][>ass|i quelques jours dans une foss^, avoc autant de vivres seulement qu'il eii fallait pour ne pas mourir de faim. ^1 arriva qu'une femnie avait pu mftrt /t porter : Lacharès profita de c^tte occasion , prit un habit de. feipme , ffi la tète couverte d'un voile po|r, |l se joignit aux pleureuses , ^rtit hors des murs avec le convoi, et Ja nujt venue, il passa à Lysipiaquie.

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