CHAPITRE X
niSMHus,
L'argent mancpiait dans l'armée.d'Athènes. Timothée persuada aux m^w chauds de premke pour monnaie l'empreinte de son cachet, et promit, qqai^ ils lui représenteraient ces emprehites, de satisfaire a ce qui leur serait dû. I|s le crurent, et ouvrirent le marché poiM* les soldats, qui les payaient du cadiet du général Dans la s^uite, quand IV motbée eut recouvré de l'argent, il paya ce qui était dû aux marchand^ .
IL Timotbéc partait avec toute ^ flotte. Quelqu'un éteruua. La c^q^ parut de mauvais augure au pilote glanerai qui donna ordre d'arrêter, et les matelots n'osaient monter sur les vaisseaux. Tiroothée ne put s'empêcher d^ rire, et dit : « Voilà qn plaisant aur gure ! Est-ce donc une si grande merveille, que parmi tant d'Iiommes q^e voilà tout autour, il s'ensoU trouvé Ufi qui ait éternué? » Les matelots tournèrent aussi la chose en risée, et avèrent l'ancre.
lU. Timotliée ayaul commandé que l'on attaquât les ennemis, vit que pep de ses soldats s'avançaient. Gehii qifi menait la troupe, dit qu'il fallait attendre les autres. Timotliée n'en fut pas d'avis ; il estimait qu*il suflisait de ceux qui se portaient courageusement au combat, et que la présence de cen^ qui étaient si lents à s'avancer était inutile.
IV. Les Athéniens et les Laoédémoniens étaient sur le point , dé ^ donner bataille sur mer^ dei^aqt Leucade. Timothée était général des Âlbéniens, et Nicomaque.comn^andait la flotte de LacédémonOt Arriva la fête de Squirre, ou du chapon . hlanf , qu'on célébrait ep l'booneiur de îii-
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nerve. Timotiiée tt eMronner ses galères de myrthe, leva le signal, et ayant fait avancer aa flotte, combattit et remporta la victoire. Les soldats, persuadés qnlls avaient la déesse à leur secours, furent remplis de conflaoee, et firent parfaitement bien leur ilevoir.
V. TImothée ayant assiégé une certaine ^e, marqua un espace, dans lequel il permit à ses soldats de faire du butin.' Dans le reste du pays, il fit enlever ce qu'A y avait de bon, et le tendit. Il ne voulut paà que Ton démolit aucune maison ni cabane; fl défendit de couper aucun arbre fruitier, et voulut que Ton se contentAt d'en prendre les fruits. Sa vue était dans cette conduite, que s'ils étaient vainqueurs, les tributs seraient plus abondans ; que si la guerre traînait en longueur, ils auraient toujours des vivres et où se loger ; enfin, et c'était encore le plus considérable, qu'on s'attirerait, par cette modération, la bienveillance desbabitans.
VI. Timothée faisant la guerre par mer aux Lacédémoniens, garnit de soldats la poupe de ses galères, et s'y tenant en repos, il envoya devant vingt 'frégates légères, avec ordre de harceler les vaisseaux ennemis par beaucoup de mouvemens. Les Lacédémoniens se fatiguèrent extrêmement à ramer, et n'avaient pas un moment de repos. Timothée tout frais, fit avancer ses galères, et ayant donné combat, remporta une victoire signalée.
yn. Timothée voulant traverser le pays d^Olynthe, et craigeant la cavalerie des Olynthiens, fit un carré long de son armée, mit le bagage et la cavalerie au centre, avec un grand nombre de chariots accouplés ensemble; en dehors, il posta, de côté et d'autre, les gens armés de toutes pic-
ces. De cette sorte, il empêcha la cavalerie des Olynthiens d'agir.
Vin. Timothée avait son camp do oAté d'Amphipolis. On lui apprit un sdr que les ennemis s'assemblaient pour venir contre lui ; qu'ils étaient supérieurs en nombre, et qu'ils l'attaqueraient le lendemain. Pour ne point étonner ses soldats, il ne leur parti point du nombre des ennemis; an contraire, il dit qu'ils étaient peu et en mauvais ordre, et qu'il fallait les combattre. Tout ce qui n'était pas de service dans une action, il l'envoya devant, par des lieux difficiles et les moins gardés par les ennenus. Use mit ensuite i la tête de la phalange, et la fitsoifre par l'infanterie légère. Il avait des galères sur le fleuve de Strymont, et ne pouvant alors les armer, il les brfla. Il ne mit qu'une nuit à faire toutes ces choses, et se retira en sûreté.
IX. Timothée assiégeait Samos avec sept mille honunes étrangers qoH avait soudoyés. Comme H n'avait point d'argent à leur donner, et voyant h fertilité de l'tle, il en désigna un canton pour servir à la nourriture de ses soldats, et réservant tout le reste, il ^ vendit les fruits, en donnant jHeioe sûreté à ceux qui venaient les cneillir. De cette manière il eut abondant ment de quoi payer le prêt à ses troupes, qui le servirent avec d'autant pins de bonne volonté, et la ville de Samoa tomba sous sa puissance.
X. Pendant que Timothée assiégeait Samos, un grand nombre d'étrangers abordaient par mer au camp, et consumaient les vivres. Tnnothée voyant que cela les rendait rares, défendit ik vendre de la farine, ni de l'huile on da vin, mesure à mesure. Le grain, il défendit d'en vendre moins d'un méâimi»
ou boisseau à la fois, et les Uquides de même, moins d'une métréu ïchiàff»
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foi». Et fto^x ce «ai Qrt 4e» msaU» à Idé, U défendit i parsoime d*eii avoir €he& soi ; il ne permit 4Pe celles qni étaient fliir le» hwtmrs. U arriva de là 91e )eft étranger» Qe triMivantiNisinarr g1|6 wvert popr avoir de ces denrée»
qui ae GonBumaient dumne jour, eo .i^pportai^ avec en pour vivre, et 4me lea provisions Cnif ni eofu^rvées pour leapoUata.
XL Timothée ayant one flotte de Viarante vaisseioi, en ironlnt envoyer cinq 4pMJqoe part, avec des vivres pour phisieiiii jours. U n'avait point d'arfent a taar dOBMr:naia voici ee qo'il fit. Il commasda ^oe tonte la flotte PArtit.nvecdes vivres popr trois jours, ▲yantaboidé à nne ile, tt ordonna aux oonupandans des galères, de loi doo- |l^r de chaque vaîMeaa les vivres de deu jowrs. Il les distrilma aux einq .amreSk qui («mit ainsi avitaillés pour plusieurs jours, et il se retira avec les treute-ciiMt autres vaJawwtf, à son .ppenier pqste.
. XII» Timotliée devait donner un cmnbat naval, du côté de Leocade, à Nicoloque, général de la flotte de Sparte. 11 fit Bifttre à terre l'équipage et les soldats de la plupart des navires, et leur oadouna de s'y tenir en repos sur le bord de lui mer. Ensuite s'étaot .aMHMé avec vingt vaiaseai»^ des plus légers èlaeouffse, illenr délentit d'approcher des ennemis à la portée te trait ; «lais il voulut qu'ils virassent de bord, et ne seiatlisseiit'qu'eo fuyant, afin de lasser les m^emis « qui ue cesseraient 4e ramer pour 4es atteindre.
En efét, h^ cbaleur et le travail leur fiMntpecdne toutes leurs forces. Alors iSnotliêe nraitra le aignul de revîrer ; et étant dlé prendre A 1% kftte ceux qu'il avait mis à terre, et qui s'étaient reposés, il donna la chasse aux ennemis épuisés, fit couler à fond un grand
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nombre de leurs galères, et mit les autres hors d'état de servir.
. XIIL Timothée faisant la guerre aux Lacédémoniens sur mer, avait pepr que dix vaisseaux Laconiens de conserve, que le général de la flotte ennemie avait donnés pour escorte aux barques chargées de vivres, ne vinssent donner sur les AJthéniens, lorsqu'ils se retireraient. Il ordonna aux commandans des galères de ne se point amusera chercher leur poste m'dinajre, mais de se tenir chacun au lien où il se trouverait, de peur que dans le mouvement qu'on ferait pour reprendre les postes accoutumés, les ennemis ne vinssent fondre sur une flotte en désordre. Il fit une ligne courbe de sa flotte, et la disposa en forme de croissant. U mît au centre les vaisseaux de charge et les prisonniers, et se tenant sur la poupç, il présenta aux ^nnemis le bec de proue et les c&tés.
XiV. Timothée faisant la guerre à ceux de Chalcide avec Perdiccas, fit fondre avec de l'argent de Macédoine du cuivre de Chypre, et de ce billonfît fabriquer de la monnaie, où sur cinq dragmes anciennes il n'y avait qu'un quatrième d'argent, et le reste était de mauvais enivre. Ayant ainsi en abon^ dance de quoi payer les troupes, jl voulut persuader aux marchands du pays de recevoir ce cuivre dans le cpm^ merce. lis aimèrent mieux trafiquer par échange, et ne gardèrent point de cette monnipe, quirefint ainsi aux soldats, et servit de nouveau à payer leurs montres.