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CHAPITRE IV

AOTIPATBR.

Antipater, faisant la guerre dans le pays des Tétrachorites , commanda qu'on mît le feu au fourrage des chevaux qui se trouvait ramassé autour de sa tente. Aussitôt que le feu eut été allumé, les trompettes donnèrent le signal, et les Macédoniens se rendirent autour de la tente royale, le dard haut. Les Tétrachorites voyant ce mouvement, prirent l'épouvante, et abandonnèrent le lieu, dont Antipater se rendit ainsi maître sans combat.

II. Antipater voulait passer le fleuve Sperquie, et en était empêché par la cavalerie des Thessaliens. Il ramena ses troupes dans le camp qu'il venait de quitter : mais il ordonna aux Macédoniens de demeurer sous les armes, et de ne point délier le bagage. La cavalerie thessalienne, de son côté, se retira dans Lamis, et chacun s'en alla souper chez soi. Antipater les ayant ainsi trompés, passa le fleuve avec ses troupes, avant que les Thessaliens fussent en état de s'y opposer de nouveau, et attaquant à l'improviste Lamis, s'en rendit le maître.

III. Antipater se trouvant en Thessalie, voulut faire accroire aux ennemis qu'il avait une cavalerie fort nombreuse. Il rassembla un grand nombre d'ânes et de mulets, les arrangea en escadrons, fit monter dessus des gens armés en cavaliers , et à la tête de

POLTSH, UV. IV.

chaque escadron, il ordonna que le premier rang fût de yéritablescheYanx.

Les ennemis voyant ces premiers rangs, se persuadèrent que tout le reste était de même, prirent l'épouvante, et se mirent en fuite. Agésilas s'est servi d'une ruse pareille en Macédoine contre Erope; et Eumène l'a mise en pratique en Asie contre Antigone.

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