‹ Bibliotheque militaireChapitre 4 sur 614 · LiscuS» touché de ces plaintes · texte numérisé non relu

LiscuS» touché de ces plaintes

déclare ce qu'il avait tu jusque-là ; que chez eux il y avait certains particuliers qui avaient plus de crédit et d'autorité sur le peuple que le magistrat même ; que c*étaient eux qui par des discours séditieux détournaient le peuple de fournir les vivres qu'on avait promis ; qu'ils disaient qu'en cas qu'ils ne pussent venir à bout de se rendre les maîtres dans les Gaules» il valait encore mieux pour eux obéir aux gens du pays qu'aux Romains» qui» après avoir soumis les Suisses» ne manqueraient pas de les dépouiller eux-mêmes de leur liberté; que c'étaient eux qui instruisaient les ennemis de tout ce qui se passait dans le camp et des résolutions les plus secrètes ; qu'il n'avait pas le pouvoir de les châtier; qu'il savait même le danger auquel il s'exposait en découvrant tout ce ma-

nège» quoiqu'il ne le Dl qu'à l'extrémité» et que c'était pour ces raisons qu'il avait jusqu'alors gardé le silence. 18. César sentit alors que c'était de Dumnorix» frère de Divitiacus» qu'il voulait parler ; mais ne voulant pas éventer l'affaire devant tant de témoins, il rompit l'assemblée et ne retint que Liscus. Quand ils furent en particulier, il lui demanda de s'expliquer sur ce qu'il avait dit. Liscus le fit sans détour; et par les informations secrètes» César trouva qu'il disait vrai; queDumnorii était un homme hardi et entreprenant, en grand crédit auprès du peuple pat ses libéralités; et qu'il souhaitait quelque révolution dans l'état ; que depuis plusieurs années il avait obtenu à bas prix la perception des péages et autres impôts du pays» parce qu*on n'osait enchérir sur lui ; que par-là il avait acquis de grandes richesses qui le mettaient en état d'être libéral ; qu'il entretenait un corps de cavalerie qoll avait toujours à sa suite; qu'il âail aussi puissant chez les peuples votsio!

que dans son pays ; que » dans cefU vue d'augmenter son pouvoir au d^ hors» il avait fait épouser sa mère à ai des plus puissans seigneurs du BerA que lui - même s'était marié chez h Suisses » et qu'il avait établi son cfift en divers endroits par le mariage dei sœur et de ses parentes; qu'il favoris^ les Suisses à cause de sa femme , et qa^ haïssait personnellement César el 1 Romains» parce qu'ils avaient dimim son autorité» rétabli son frère Diviti eus dans son ancien crédit et ses ande honneurs; qu'il se flattait» si les II mains avaient du dessous » de pou^ se faire roi à la faveur des Suisses»

lieu que par leur victoire il perdait nt seulement l'espérance de r%ner , te encore celle de conserver sou crédit • ] ses informations. César apprit enc

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fK k manîg sQCûès du oombal de st ûnakrie, irrité il n*y a que peu de joon, lenh de h faite de Dumnorix, qai anil dooné lieu à celle des autres, pvoeqa'il commandait les troupes de aniiûo.

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