‹ Bibliotheque militaireChapitre 414 sur 614 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

PAMJKBNÉS.

Pammenès conduisait ses troupes* Thèbes à travers la Phocide. les ennemis s'étaient saisis d'une if^^ appelée Philobéote. On y ^^^ ^

rOLYBN, UV. V.

deoichemiad étroits, raodesqaels était déjà pris. Pammenès donna de la profondeur à ses rangs ; et ayant disposé ses tronpes de manière qu'elles pussent marcher sans embarras, il feignit d'avancer par la droite. Les ennemis quittant alors sa gauche, coururent à sa droite pour s'opposer à sa marche, et Pammenès profitant de leur erreur, courut en diligence à la gauche, et fit passer ses troupes en toute sûreté.

II. Pammenès avait dans son armée beaucoup de cavalerie. Les ennemis étaient supérieurs en nombre de gens couverts d'écus. Il leur opposa le peu qu'il en avait, avec son infanterie légère, c'est-à-dire ce qu'il avait de plus faible à ce que les ennemis avaient de plus fort, avec ordre de prendre la fhite, afin de séparer les porteurs d'écus d'avec le reste de leur phalange. Quand cela fut fait, il prit la cavalerie de l'autre qle , et fondit avec sur les ennemis qui se trouvèrent enveloppés, tant par cette cavalerie que par ceux qui avaient feint auparavant de prendre la fuite, et avaient fait volte-face ; et de cette manière ils furent entièrement défaits.

m. Pammenès avait dessein de se rendre maître du port des Sycioniens.

Il se proposa de l'attaquer par terre, et en même temps, ayant chargé de soldats un vaisseau rond, il l'envoya à l'entrée du port. Quelques-uns de ces soldats descendirent à terre le soir, sans armes, comme gens qui ne venaient là que pour acheter des vivres.

Le soir 'même Pammenès voyant le vaisseau arrivé, attaqua la ville à grand bruit. Les habitans du port accoururent au tumulte pour secourir la ville ; et pendant ce temp9-là les soldats qui étaient dans le vaisseau ayant fait descente, s'emparèrent du port , sans y trouver de résistance, in.

IV. Pammenès trompa les ennemis, en leur faisant prendre le change par de faux signaux. Il avait ordonné à ses soldats d'aller à la charge, quand la trompette sonnerait la retraite, et de faire retraite quand la trompette sonnerait la charge. De l'une et de l'autre manière il déconcerta les ennemis, et leur fit souffrir de grandes pertes.

V. Pammenès se trouvant avec pea de troupes , environné d'une grande multitude, envoya un transfuge dans le camp des ennemis. Cet homme ayant eu l'adresse d'attraper le mot, revint le dire à Pammenès, qui attaqua les ennemis la nuit ; et traversant le camp à cheval, à la faveur du mot qu'il avait appris, il y fit un grand carnage, sans que les ennemis, trompés par ce signal, pussent reconnaître leurs compagnons dans les ténèbres.

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