‹ Bibliotheque militaireChapitre 446 sur 614 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

PHILOPaEAIBN.

Philopœmen ne croyait pas qu'il fût convenable qu'un général marchftt à la télé de sa phalange. Il estimait qu'il devait se mettre tantAt à la queue, tantôt au centre, et caracoler souvent de côté et d'autre, pour observer si tout était dans l'ordre, et redresser ce qui n'y était pas.

II. Philopœmen était poursuivi par les Lacédémoniens, et ils le tenaient presque déjà. Philopœmen passa l'Eurotas, et commanda à ses cavaliers d'ôter la bride à leurs chevaux, et de les abreuver à la rivière. Tout le voisinage était couvert d'une forêt épaisse. Les Lacédémoniens voyant la sécurité avec laquelle la cavalerie de Philopœmen avait débridé et menait les chevaux a l'eau, s'imaginèrent qu'il était venu du secours à Philopœmen, et qu'il l'avait placé en embuscade dans cette forêt.

Ils n'osèrent passer le Oeuve, et se retirèrent.

IIL Philopœmen apprit aux d'Achaïe à quitter les longues et le javelot, et prendre à la fimot le bouclier et la pique. Il leur doona eacore des casques et des coiraaaes, d leur arma les jambes. Il les exerçait a se battre de pied ferme, et non à darder en courant, comme faisaient cen qui étaient armés d'écus. Il Ata des repas et des habits toutes les soperflaités, et tout ce qui n'y était qae pov fomenter la mollesse ; et voulait qu'à l'armée on se contentât du simple oé^ cessaire. Par le moyen de cette discipline, Philopœmen forma des troupes qui s'acquirent beaucoup de répotation dans les combats.

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