CHAPITRE VI
' PTBSHUS.
I Pjrrrhns ayant été vaincu par les Romaios, et ayant perdu ses éléphans,
I envoya des ambassadeurs demander du secours à Antigène. Il fut refusé ; mais il ordonna è ses envoyés d'annoncer le eantrureàtoutle monde, c'est-à-dire, qu'Antlgone avait promis de venir le joindre avec une puissante armée. L'espérance de ce renfort attendu de la part d'Antigone, fit que les Tarentins et tout ce que Pyrrhus avait d'alliés en Italie et en Sicfle, demeurèrent atta* chés à ho, au lieu qu'ils étaient auparavant sur le point de l'abandonner.
IL Pyrrhus ayant fait irraptiondans
le Péfoponnèse, reçut une ambassade des Spartiates au sujet de FArcadie. Il traita avec humanité les ambassadeurs, et promît d'envoyer ses enfahs dans leur ville, pour y être élevés dans la discipline de Lycurgue. Les ambassa-* deurs annoncèrent cette nouvelle ft leur retour. Pyrrhus ne laissa pas de-» puis d'attaquer Sparte. Les Spartiates lui reprodièrent qu'il parlait d'une façon et qu'il agissait de l'autre. Il leui" répondit : « Et vous, quand vous voulez faire la guerre, avez-vous coutume d'en avertir auparavant? Ne trouvez point mauvais si nous avons employé contre les Lacédémoniens une ruse lacédémonienne. »
m. Pyrrhus, avant qu&d'en venir à la guerre avec ses ennemis, estimait qu'il fallait tout employer pour les ga^ gner, la crainte, les présens, les plaisirs, la commisération, la justice, les lois, l'utile et le possible.