‹ Bibliotheque militaireChapitre 45 sur 614 · Cependant les soldats d'Afranius · texte numérisé non relu

Cependant les soldats d'Afranius

voyant quelle direction nous prenions, se mettent d'abord à sortir gaiment de leur camp el à n6us insulter, s'imaginani que le défaut de vivres nous obligeait de fuir et de retourner à Lérida. Nous suivions, en effet, un chemin tout opposé à celui qu'il paraissait que nous aurions dû suivre, et les diefs ennemis commençaient à s'applaudir du dessein qu'ils avaient conçu de ne |K>int décam*

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GUEMtl CiVItt. — LIV. I.

per. Ce qui flervaii encDM i ks cnlrelafiir dans leur opinion relalitement h noire départ, c'M que noua n'étions suivis ni de bêles de chaige ni de bagages; é^où ih oonduaient que nous ne poaifwns somenir long4einp8 la dt« sene.lbi$, lorsqu'ils virent notre année Mmacr peu à peu sur la droite, et que les ifties des cotonnss dépassaient déjà leur camp, tous, jusqu'aux plus lents et aux plus paresseux , eomprireni qu'il Eftilait décamper au plus vile et nous prévenir. On erie donc aux armes; et toutes leurs troupes, excepté quelques eobortes qu'ih laissent à la garde dttbtgage, sortent et se dirigent droit à TÊbre.

70. De part et d'autre la victoire dépendait de la diligence; c'était à qui s'emparerait le premier des défilés et des montagnes. La difBcuilé des chemins retardait César : et sa cavalerie arrêtait la marche des troupes d'Afranius. Cependant telle était la situation des soU dats de ce général, que s'ils arrivaient ks premiers aux montagnes qu'ils avaient pour but d'occuper , ils étaient hors de péril; mais , en ce cas , ils ne pouvaient sauver ni le bagage de toute l'armée , ni les cohortes qu'ils avaient laissées dans leur camp , les troupes de César les tenant alois investies , sans qu'il fût possible de les secourir. César arriva le premier, et , ayant trouvé une plaine au sortir de ces rochers, il s'y langea en bauille faisant face à l'ennemi. Afranius, dont l'arrière-garde était pressée par notre cavalerie, et qui voyait l'ennemi en tête, trouva une colline où il Gl halle : de là il détacha quatre cohortes d'infanterie espagnole, pour gagner une haute montagne qui était à la vue des deux armées, et leur ordonna d'y courir de toute leur force et de s'y établir, son dessein étant de s'y rendre ensuite avec toutes ses trou-

pes, et changeant de roule, d'arriver à Oetogesa {lar les hauteurs. Mais, comme ces cohortes prenaient un circuit pour atteindre cette montagne, la cavalerie deCésar, les apeicevant, tombe sur elles sans qu'elles puissent résister un seul instant, tes enveloppe, et les taille en pièoesi la vue desdeux armées*

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