CHAPITRE PREMIER
DEXOCES.
Dejocèfl, Mède, usurpa FEmpire de son pays de la manière qui suit. Les Médes habitaient cà et là, sans ville, sans loi et sans police. Dejocès jugeait les différends de ses voisins, et leur apprenait à vivre dans l'égalité.
Le juge leur plut; sa réputation se répandit de tous cAtés, et tout le monde venait à Ini comme juge équitable.
Après qu'il eut ainsi concilié l'affection du public, il rompît lui-même ses portes la nuit, et remplit sa tour de pierres, et le jour suivant montrant cela aux Alèdes, il leur dit qu'il avait été en danger de mort, pour le soin
(a) Les Urrcf de Poljen n'éunt pas, coinne ceai do Fromin, classés dans an ordre méthodiqoe, nous arons supprimé jnsqu^ici let préfaces de cet écriyain compilatear. fl paraU singulier que Poljen , qui semble ne les produire que pour eialler son trarail et répéter jnsqn'A satiété qo*il a parcouru avec peine un {rrand nombre d* histoires , ne dise pas un root de la ruse du jeune Horace, resté seul contre ses trois adversaires, quoique ce fait eût clé bien plus convenablement placé dans un recueil de stratagèmes, que plusieurs vieux contes dont Polyen devait faire grAce à ses lecteurs. Peut-être, il est vrai, celte action si mémorable se trouvait-elle rapportée dans les chapitres qui manquent. Quoi qu*il en foit, nous ne pouvions laisser passer la préface du septième livre: elle renferme des conseils excellens, et nous parait surtout digne d*étre méditée dans les circonstances actneltes.
qu'il prenait de les jngtf. La muliitode en Tut indignée, et conclut qu'il bliaît lui donner une garde, et étaUirsi demeure dans un lieu Tort. On Ini destina la forteresse d*Echatane, et pour sa garde il choiat ceux qn'l voulut. Pour son entretien, on loi permit de prendre les deniers sacréi Avec ces gardes, qu'il eut soin d'augmenter dans la suite, de simple juge qu'il était il se rendit roi.