CHAPITRE ir
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Alyatte étant en guerre contre te Cimmériens, qui étaient d'une taille
« Sacrés empereurs, Antonin et Yénis, dit » Pol ven, je vous offre un septième livre d« » ruses de guerre, où to«s apprendrei es » qu'ont aussi pensé les Barbares. Il w€ (sit » pa s s'imagi ner qu'ils manquent d*espnt. Ib » ont de Tinvention, de la malignité, data- » lent pour la fourberie, et il est bon derooi » avenir vous-mêmes, quand vous leur fer« » la guerre, et les généraux que ron» cntW' » rez contre eux , de ne pas mépriier l« • Barbares comme gens sans finesse et sas* » malice. Leur plus grande étude, aucos" » traire, est de tromper et de chercher d» » prétextes à manquer de foi : et tout Bar- » bare fera plus de fond sur ces sortes d'ar- » tifices, que sur le courage et lesarmn. » La précaution la plus s Are qu'on pu^^ » donc prendre contre eux , est la défiance. » qui nous fera prévoir et découvrir !«•»• » ruses et leurs artifices, en même l«>>P* » que nous employeroDs contre eus la '^^ » des armes, a
POLYBS, MY. VIT.
avantageuse et d'une figure cpouvantable, mena au combat, outre ses troupes ordinaires, une grande quantité de chiens puissans, qu'il lûcha contre les Barbares comme contre des bêles. Par ce moyen il en fit périr un grand nombre, et Torça te reste à prendre Iionteusement la fuite.
II. Alyatle ayant dessein de se rendre maître des chevaux des Colophoniens qui abondaient en cavalerie, fit alliance avec eux, et avait soin, en fournissant ce qui était nécessaire aux troupes, de favoriser toujours la cavalerie avec le plus de distinction.
Enfin étant à Sardes, il convoqua une grande assemblée, sous prétexte de donner une double paie. Les cavaliers étaient campés hors de la ville. Ils laissèrent leurs chevaux à leurs palfreniers, et entrèrent dans la ville, pour avoir part h la libéralité d*AIyatte. Il fit alors fermer les portes; et ayant enveloppé ces cavaliers avec ses propres soldats, il les fit tous mourir, et donna leurs chevaux a ses troupes.