CHAPITRE LIV
Tanie (oa plutôt Manie), flUe de Zénis, prince des villes des environs de Dardene, après le décàs de son mari, mort 4e maladie, prit le gouveroeneat de r£tat, moyennant le se^ eeiars que lui donna Pharnabaye. EHe «Hait elleHBÔme au combat, montée IW no char; elle donnait Tordre aux eondMittans, les arrangeait elle-même, «t ^è^ bi victoire eUe distribuait les prix aux soldats selon leur mérite.
Aucun de ses ennemis o*eat de Taveotage sur elle. Il n'y eut que son gendre Midins qui put faû nuire. Elle jB'nyait garde de s'en déBer, vu ce qu'il lui Mût. Il abusa de la confiance de aa belle-mère, et l'ayant attaquée W 6ta la vie.
CHAWTRE IV.
ÎTEGATAO.
'Hrgatae, ^princesse méotîde, épousa fiéeatée, roi des fiantes, qé habitent «m peu aft-dasans du Bosphore. Cet Hécalée ayant perdu ses Ëtats, fut reçu parfiîiyne, tyran du Bosphore, qui tui §t épouser sa fiUe, et le pressa défaire mourir sa première femme.
Hécatée aimait la Méotîde, et ne put ae résoudre à la tuer. Il se contenta de l'envoyer dans un lieu fort, l'y enfiWia, lui dpttia des gardes, et lui
défendit de sortir de ce lieu. Tirgatao trouva moyen de tromper ses gardes, et s'enfuit. Hécatée et Satyre la firent chercher partoqt, d^ps la crainte qu'ils eurent, qu'elle n'armât contre eux toute la Méotide. Pendant qu'ils la cherchaient vainement, Tirgatao, traversant les déaerts et les précipices, se tenait cachée pendant le jour dans les forêts, et ne marchait que hi unit.
Enfin ^ arriva che* les IxQOW^f et c'était le royauQie de son père.
Elle trouva qu'il était mort. fiUe épousa celui qui lui avait succédé, et porta les Ixomantes h la guerre. Elle rassembla plusieurs nations bellique^uses de la Méotide, et faisant des coqrses dans le pays df s Sintes et d^ns cetaù de Satyre, elle porta le ravag^ partout. Hécatée et Satyre bii envoy^iuit demander la paix, et lui doniftèrent pour otage Métrodore, fils de Satyre.
Elle voulut bien traiter avec eux^ mais ils n'avaient fait des sermons que pour la tron^ker ;* car Satyre gir gna deux amis, qui feigiairent de se réfugier auprès de Tirgatao pourioir plorer sa protection, dans le dessein d'attenter à sa vie. Us se réfugièrent donc auprès d'elle, et Satyre les envoya souvent redemander. Tirgatao garda religieusement la parole qu'elle leur avait donnée dé les protéger, et refusa constamment de les livrer. La voyant dans cette disposition, ils vont la trouver, et piendant quis l'un d'ew lui parlait d'affaires importantes^ l'f^utre tirant l'épée, lui allongea un coup qui porta heureusement dans la oeinture de la reine. Ses gardes aocou-r furent, saisirent les deux hommes, et leur donnèrent la question. Ils con-r fessèrent le crime, et en découvrvent l'auteur. Aussitôt Tirgatao recommença la guerre, tua l'otage, et port^ dans le pays enneoû te carnage Qt
9ovam. ïXf. na.
la déwlatkHi. Satyre en nmunt de chagriii, et Gongippe «m fils loi auecéda. GelutHJ alla implcver la clép iMDce de Tirgatao. Ses toppUcatiens et les grands présens apaisèrent enfla la reine qui mit fin à la guerre.
GHAPITBB LYl.
AMAQE.
Amage, femme de Ifédosnc, roi des Sarpiates, qui habitent les côtes do pont, voyant son mari plongé dans la débauche, et abruti par le vin, se mit à gouverner l'État. Elle posait ellem0me les gardes sur les frontières ; elle arrêtait les incursions des ennemis, et protégeait ses voisins quand ils étaient maltraités. Sa réputation se répandit parmi tous les Scythes, jus^ que-là que ceux de la Chersonèse, V^xés par le roi des Scythes de leur voisinage, eurent recours à elle, et demandèrent sa protection. Elle se contenta d'abord d'écrire à ce roi, pour lui conomander de laisser la Çhersonèse en paix. Le Scythe méprisa ses ordres. Elle prit six vingt hommes des plus vigoureux, et sur le courage desquels elle faisait le plus de fond, et leur donnant à chacun trois chevaux, elle usa d'une si grande diligence qu'elle parcourut en une nuit et un
i'our douze cents stades, et se montrant 1 f improviste au palais des Scythes, elle commença par tuer tous ceux qui gardatent les portes. Les Scythes furent surpris par un accident aussi imprévu, et^e figurèrent les ennemis bien plus fiotthreux qu'ils ne l'étaient. Amage, oontkmant son irruption, pénétra dans le pilais, tua le Scythe et tous ses parens et amis qui se trouvèrent là, livra le pays à ceux de la Gher-
sonèiet etayaotélaMi roi le fltodi mort, elle le chargea de gouverner avec justice, et de s'abstenir de nuir» aux Grecs et wx Barbares de son Toir sinage, s'il ne voulait avoir le même sort que son père.