CHAPITRE IV
De rage des aouveaut soldais.
Si l'on veut suivre l'andenno coutume» il est certain qu'on peut Qom* prendre dans les levées ceux qui en»
trent en âge de puberté : ce qu'on apprend alors s'imprîme plus pimnptement et plus prafondémeni dans Vtm* prit; d'tailimvsi pour donner M oorpi
vAGies ,
h légùieié que demandenl le» wercjces du nul 61 de la course, il ne bot pis attendre que les années Taient appo* sami ; c*esl celle légèreié entretenue par lusage qui fait le bon soldat. Autrefois» dit Salloste, dès que la jeunesse était en âge de porter les armes > on l'exerçait dans les camps : ne nat-il pas mieux qu'un soldat > tout dressé, se plaigne de n'avoir pas la force de se battre , que de le voir se désoler de n'être plus en état de le faire? Ne but-il pas aussi un certain temps pour tout apprendre? car la science de la guerre est d'une grande étendue , soit qo'il faille former des archers ou en biie de bcms tireurs à pied ou à cheval ; sût qu'on veuille montrer aux légionnaires toutes les parties de l'escrime, i ne point abandonner leurs places , à ne point confondre les rangs, à lancer des armes de jet d'une main ferme et asBuiée» à creuser le fossé, i planter avec art les palissades > à bien manier le bouclier, à le présenter obliquement nx traits de l'ennemi, à parer adroilonent les coupe de fer et à les porter Ittdimenl. 11 est certiiin qu'un soldat, bnnéà tous ces exercices, ne trouvera psint d'ennemis redoutables, et que le chaasp de bataille n'aura pour lui que te charmes.