‹ Bibliotheque militaireChapitre 85 sur 614 · CHAPITRE VllI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VllI

De la marque de la milice.

Malgré les soins qu'on aura apportés à choisir les nouveaux soldau , il faut les éprouver pendant quelque temps avant que de leur imprimer les marques de la milice. 11 serait imprudent de s'en rapporter absolument aux apparences de la figure qui sont souvent trompeuses ; et ce n'est que dans les exercices qu'on peut décider si les hommes ont la légèreté et la fom qu'exige la profession des armes, s'ils ont de l'intelligence pour apprendre leur métier, et s'ils sont nés avec du courage. Totisceux qui manqueront de ces qualités doivent être renvoyés sur* le-champ; parce que c'est moins le nombre qui gagne les batailles que la valeur. Alors on marquera pour la milice ceux qu'on aura jugés véritablement propres à faire des soldats, et l'on commencera à leur montrer le maniement des armes dans les exercices journaliers; mais l'oisiveté d'une ioi^ paix a aboli la pratique. Que trouverat>on aujourd'hui qui puisse ensefgn6r ce qu'il n'a jamais appris?

Nous sommes donc obligés de re^ chercher dans les livres les anciens ui»'* ges;mais les historiens te contentent de rapporter les faits importans , les événemens de guerre, et passent soua

aiteee , oomme choMB oonmieB de leor temps, les détails dont nous avons beaoîn âDjourd'btti. Les Laoédémoniens» Jes Atbémens et plusieurs autres peupies de la Grôœ ont laissé là-dessus des recueils de préceptes, sous le nom de Tadica ; mais il serait honteux à des Romains y d'emprunter de quelque aune nation des maximes miliuires, eux àoai la domination , resserrée d'abord dans les bornes les plus élroites, n'en a presque plus d'autres que celles de l'univers.

C'est ce qui m'engage à étudier nos auteurs militaires » pour en composer œt essai. Les écrits de Gaton le censeur, ks ouvrages de Corn. Celse et de Frontin ; ceux de Paterne» cet auteur si pro* fond sur les matières de la guerre, les ordonnances d'Auguste, de Trajan et • d'Adrien, sont les sources où j'ai puisé; car je n'avance rien de moi-même; je ne fais que des extraits des ouvrages dont je viens de parler.

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