‹ Bibliothèque musicale populaireChapitre 20 sur 52 · M. DE LA MOTHE · texte numérisé non relu

M. DE LA MOTHE

(Sur son jeu au Concert Spirituel 1788).

JEHIN-PRUME (Fr), violoniste belge de renom.

c-,e crois au génie. Est-ce un rêve ?

tijst-ce une erreur, un préjugé :

ajier j'applaudissais sans trêve î

N^gnorant, j'aurai maljugé :

^on, non, car le cœur et l'oreille

N^our m'émouvoir étaient d'accord.

poiches tons, flammes sans pareille,

c^nis dans un sublime effort.

Se transportaient. Quelle merveille !

Wt combien je voudrais pouvoir t entendre encor !

Québec, 18 Août i865. Stadacona.

Autre.

Les mots qucma main ici trace. N'ont guères pour but d'obtenir De force ou de gré quelque place, Monsieur, dans votre souvenir.

Voyageant sur mer et sur terre :

Changeant de lieu à tous moments.

Vous trouverez bien mieux à faire Que de penser à des absents.

Je veux vous rendre la pareille Vous oublier. Oui I... c'est le mieux.

Mais chut I... Voilà qu'à mon oreille Résonne un chant mélodieux.

Tantôt une chanson frivole, Tantôt des tons plaintifs et doux.

C'est votre violon !... je me désole.

Et malgré moi je pense à vous.

Dubbeln, 17 Août i856.

Autre.

Bientôt vers un lointain rivage Nous allons vous voir partir :

Là, tout vous annonce et présage Un bien brillant avenir.

Ainsi donc, de tout mon cœur.

Je vous souhaite heureux voyage :

Gloire, fortune et bonheur Ayez-les tous en partage.

Mais, à mon tour, en cachette.

Je vais prier le destin Qu'un jour encore il me permette D'ouir la ronde des lutins.

HOLîMANN (Joseph), jeune violoncelliste néerlandais, après son concert donné à Spa, en

Parmi les instruments usités en musique,

Et dont le son parlant au cœur se communique,

L'instrument expressif des Demunck, des Servais

N'est pas le moins fertile en merveilleux effets.

Mais ces riches trésors brillent plus vifs encore,

Lorsqu'un grand virtuose interprète et colore

Les célestes accents d ouvrages admirés

Qui semblent par Dieu même au génie inspirés.

Des maîtres réputés, riches d'expérience,

Artistes accomplis, versés dans la science.

Le célèbre Servais, Davidoff et Jacquart,

T'ont très-jeune enseigné les secrets de leur art.

De ces maîtres pourtant les leçons très-utiles

Pour l'élève à jamais demeureraient stériles,

Si la nature en lui n'eût déposé ces dons.

Qui des guides savants fécondent les leçons.

Nul artiste ne peut faire frémir la corde,

Si le sentiment vrai du cœur point ne déborde ;

Sans lui son jeu trahit trop de convention

Et ne peut arriver jusqu'à l'émotion.

La nature, Holmann, cette grande maîtresse.

Dans ton âme a jeté ses dons avec largesse,

Ces dons qui de ta lyre animent les accords

Et font naître en nos cœurs de célestes transports.

Aux ouvrages traduits par ton archet magique,

Tu donnes je ne sais quel soufHe poétique,

Et de ton luth ému tu sais faire jaillir

La flamme qui t'embrase et nous fait tressaillir.

Tel que le sein profond d'un lac à Tonde pure

Des étoiles du ciel montre aux yeux la peinture.

Des pensers que tu rends, de même la beauté

Dans ton jeu se reflète avec fidélité.

Des phrases variant le tour et les cadences,

Tu montres des auteurs les plus fines nuances ;

Ton jeu noble en Vieuxtemps, plusdouxdansGoltermann,

Est divin en rendant les rêves de Schumann.

En écoutant tes chants, ton style, ta manière,

Qui du chemin battu ne suivent point lorniêre,

On sent que Fart des sons, au livre des élus.

Peut inscrire ton nom, un très beau nom de plus.

On sent au feu divin que ton art nous révèle

Que range inspirateur fa touché de son aile,

Et veillant près de toi, te guide en ton chemin,

Et te montre du doigt ton glorieux destin !

Mais Tadmiration que pour toi je professe.

Me permet qu'un conseil à mon tour je t'adresse ;

Conseil dont tu ne peux être offensé, je crois,

Car Tamour de ton art seul le dicte à ma voix.

De grands exécutants de succès trop avides,

Offrent à maint public, au lieu d'oeuvres splendides.

Des morceaux très bien faits pour éblouir les yeux,

Mais qui n'émanent point directement des cieux.

De ce grand art qu'avec tant d'amour tu cultives

Célèbre en tes parcours les magnifiques rives ;

Sans cesse à nos regards découvre sa grandeur,

Ses austères aspects ou l'attrait séducteur,

De cet art idéal, riant ou grandiose

Suis toujours le chemin, défends toujours la cause,

De Tart ou chaque trait est empreint de bon goût.

Où l'éclair du génie illumine le tout !

Ed. Van den Boorn.

VAN DEN BERGH (G.), pianiste à La Haye.

Du wendest das Spiel. Des seligen chor

Jauchzt Halleluja empor.

Es will sich der Himmel versôhnen

Mit der Erde. Der Glaube, der Frieden,

Die HofFnung sind weder bescheiden

Den Herzen des Menschen: undes erwacht

Der Muth der Enigheit schon hienieden.

Im Glanze des Frûhlings lacht

Der Himmel, - dem ist auch nedergeben

Der Mensch dem Erdenleben ;

Denn heilig ist Lieb' auf Erden

Wie die Himmel die Lieb; undanderliebe Hânden

Mag der Mensch zur Erd' sich wieder wenden ;

Mag Irdisches zum Irdischen sich kehren,

Mag Irdische zum Himmel sich verkâren :

Durch Liebe Gott und Mensch vereinigt werden !

ADELINE (M"<^), artiste de la Comédie Italienne en 1778.

Sur Vair du vaudeville de la Rosière,

Qui parle d'un souris malin,

De petits pieds, de taille fine,

D'un air doux, quoiqu'un peu mutin,

Celui-là parle d'Adeline.

En scène, en ville, ah qu'elle est bien !

Il faut l'aimer, ou n'aimer rien.

J'ignore encore si tendre ou non, Elle sent bien ce qu'elle inspire ; Je lui connois un œil fripon ; Quant au cœur, je ne sais qu'en dire ; Mais, tendre ou non, je sais fort bien Qu'il faut l'aimer, ou n'aimer rien*

MOZART, célèbre compositeur. A l'occasion de la fête organisée, le 17 Juillet i877,à Salzbourg.

Mag die Welt von einfach Schônen Sich flir kurze Zeit entwôhnen :

Nimmer tràgt sie s auf die Dauer.

Schnôder Unnatur zu frôhnen.

Zu dem Gipfel treibt sie's heimwârts, Den die echten Lorbeern krônen, Und mit Wonne lauscht sie wieder Gœthe's Liedern, Mozarfs Tônen.

Emanuel Gkibfj.

Autre :

So wollt' ein Plâtzchen uns gewàhren, Den Epigonen, die den Genius verehren.

Bauernfeld.

Dem Gotte gleich, der aus den Thorenstreichen Der Menschenkinder Weltgeschichte flîcht, Hast Du aus einem nârrischen Gedicht Ein Tôdewerk erschaffen sonder Gleichen.

Schon warst Du nahe jenen ernsten Reichen, Das Haupt umstrahlt von jenem reinen Licht, Vor dem die bunten Erdenfarben bleichen, Da schîen der Menschen Thun Dir Kinderspiel, Du sah'st den Hass in ew'ge Nacht verkannt, Die Liebe sich zur Weisheit mild erklâren. Dank Dir, verkiârter Meister! Nah' dem Ziel, Hast Du uns liebend noch herabgesandt Vorkiânge von der Harmonie der Sphâren.

David Friedrich Strauss

Autre :

Lass\ Mozart, tônen Deine ew ge Lieder, Und ftihrc uns zur liebe Erde wierder.

Otto Prechtler.

Autre :

Melodîenreîchthum, Harmonie der Tône, Ohne Bûhnenreiz, das ist das wahrhaft Schônc, Zukunft hat Musik, wenn ihre holden Klânge Allen sind verstàndlich, Kennern wie der Menge. Ruhmbekrânzt im Leben sah man Salburgs grossen Sohn, Treuer Dienst jedoch der Nachwelt ward sein Schônster

[Lohn.

Beust.

SALIERI (Antoine), compositeur italien, sur Topera Tarare, joué en lySyetsur Lanlaire.

Que dites-vous du nouvel opéra ?

Et de sa parodie ! Un bon mot sur cela

Un bon mot I Soit. Mais quoi, la chose est claire :

De l'un je dis Tarare, et de l'autre, Lanlaire.

1787. André Honoré.

TIETJENS (Thérèse), née à Hambourg,

le 17 Juillet i833, morte à Londres le 3 Octobre

Impromptu.

We lay her with blent.tenderness and pride

Within the bosom of our fair isle, Where round her resting-place the golden tidc

Of autumn leaâets sweep — while on it smile The last bright roses that the summer kept

To bless her dying — crown her when she ** slept. »

Bring ail the lovelies that yet linger hère, And weave them into coroneted wreath ;

Let England*s royal flower bedeck the hier

Of her whom England mourns, and loves in death,

As thro' the lustre of the starlit years, When her sweet voice shook ail the land to tears !

Stedfast in efifort, loyal, earnest, true,

Unto the shrine 'foie which she bow'd her heart. The noblest priestess lyric temple knew,

The greatest queen of histrionic art !

A life of triumph and a glorious famé

Shall hallo thro* the âges Tietjens' name.

So lay we her to rest — where o er her roU The waves of ruddy gold and golden red,

While thro' the courts of art the requiems roU In sobbing cadence for her queenly dead !

She rests well thus : her pall — her fair renown ! And England's tear-gemm'd roses for her crovsrn !

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