AEN DE NIEUWE CLOCKEN
Anna 1654 den iersten december soo hebben die heeren trésoriers ende kerkmeesters gctractcert met Mr Franchois Hemony, dockgieter^ om dien Bayeaert te redrtssei^en cnde te brengen op goeden
ende musicaelen thoon voîgens den contracte daervan synde ende dat hy deselve cloche alhier hinnen Antwerpen soude leveren tôt contentemente van selve tôt synen îaste ende coste indien die niet aen en stonde, soude moghen werom nemen ende indien de selve behaegden soude deselve aen de Kerche blyven mits daer voor leverde soo veel clockspysen aïs die nieuwe clocken souden bedraeghen ende daerenboven vier stuyvers voor elchpondt, ende alsoo de selve alhier waeren gebracht ende een iegelych aen stonden soo syn aenden selven van toeghen die herche gelevert 24236 % clochspyse toaertegens den selven M. Franchois heeft gelevert in nieuwe clochen 27729 g, soo dat hy meer fatsoen compt. hem 5545 gl. 16 sts voor die clochspyse 1571 çL 16 sts voor lacquagie van de nieuwe clochen te gieten à 5 par cento 623 gl, 14 sts in ailes compt aen den selven 7741 gl. 7 sts hier op aen denselven betaelt door den heer Van der Vehen by quittancie den 8 april 1656 .... 1844.3
Item aen David Michielsen over dry duisent pont clochspyse gelevert tôt die clochen betaelt ^ZZ^'
Aen yserdraet voor den beyaert 7.
Aen Pieter Teron over het maechen aen nieu clouvier etc. tôt den beyaert 31.16
Item betaelt aen wisshout tôt het gieten van de clochen aen de wediwe Jan Schellehens 24.14
Item aen coperdraet tôt den beyaert betaelt .... 8.17
(Archives de la Cathédrale d'Anvers.)
Un second jeu de cloches se trouve à une autre galerie et se compose de 40 tons, mais* n'est plus en usage depuis bien des années. (1)
En 1655, le même facteur de carillons fut chargé du placement d'un carillon à l'abbaye des Prémontrés, monastère situé dans la rue des Couvents. Il se composait de 31 cloches, et selon le dire des vieillards de cette ville, il était un des plus harmonieux du pays.
A l'église St- Jacques, se trouvait un petit carillon en 1648, et en 1768, M. Guillaume Du Mery, de Bruges, fut chargé d'en placer un de 33 cloches.
Parmi les fabricants de carillons, on compte des hommes de talent; la plupart ont été omis dans les ouvrages biographiques.
Le lecteur sera, nous n'en doutons nullement, curieux de connaître
(1) Les cloches sont de J. et F. Boerken, Hemoni et Qeorges Du Mery.
une classe de gens modestes et des industriels actifs, qui, parleurs connaissances, méritent bien une petite place dans la mémoire des musicologues.
Nous allons procéder par ordre alphabétique des anciens fondeurs de cloches.
Albert, fondeur de cloches en 1340 à Louvain.
Barbieux (Jean) , fut chargé par la ville d'Audenarde du placement d'un carillon de 35 cloches, livré en 1751. Il se fixa à Tournai.
Un Jean Baptiste Barbieux, de Tournai, livra en 1557 un carillon de 35 cloches à Audenarde.
Bernard (André), fondeur de cloches. Les membres de Téglise de la ville de Mons firent des conventions avec Bernard pour la fonte de sept cloches. C'était le 24 mars et le 16 septembre 1664.
Both (Thomas), fondeur, livra en 1586 un jeu de cloches à la ville d'Utrecht.
Both (François), probablement fils du précédent, travailla en 1584, aux cloches de l'église Ste-Marie à Utrecht.
Broeokaert (Jean), de Tirlemont, plaça un carillon en 1640, à l'église St-Germain de cette ville. En 1635 la tour fut la proie des fiammes , et c'est à la suite de cette incendie qu'on commanda un nouveau carillon.
Cal (Jean), horloger à Nimègue, est l'inventeur du tambour en cuivre, et a rendu grand service au progrès de la mécanique. Le premier qu'il plaça à Delft date de l'année 1663.
On écrit dans une vieille chronique :
" De speelschroeven zyn opgemaakt door Jan Cal, 't welk hoewel alhier eerst in het gebruik werd gebragt, zoo trefielyk en onverbeterlyk is uitgevallen, dat 'er zoo veel my bekent is, nergens bekoorlyker en aangenamer klokken klinken. „
Ghaboteau (Hubert), fonda plusieurs cloches pour le couvent de St-Pierre à Gand en 1639-1651.
Chaudoir (François), à Liège, fut chargé par les Magistrats de la ville de Tongres, en 1782, du placement d'un carillon.
Goecke (Barthélemi), excellent mécanicien, né à Alost, vers 1430, fondit avant 1467, un jeu de cloches pour l'hôtel-de-ville d'Alost Coecke mourut en 1507.
Cranen (Jean), entreprit en 1598 avec Roche Groignart, le placement du carillon de Tongres.
Debefve (Gilles) , et fils, à Liège. Defebve père, naquit en 1694 , à Thimister. En 1720 , on lui commanda un jeu de cloches pour la cathédrale de Lisbonne.
De Glerck, d'une famille célèbre dans la fonderie des cloches, et qui en plaça une quantité. Pierre De Clerck vivait en 1638 à Malines.
Un Jean De Clerck décéda en 1682, et Pierre De Qerck fils, mourut le 24 octobre 1703.
On avait encore Rombaut De Qerck , mort à Malines , le 28 juin 1663 et Jacques De Qerck , décédé également à Malines en 1665.
De Grave (Albert), d'Amsterdam, élève d'Hemoni, Ait chargé du placement en 1709, d'un nouveau carillon à l'Abbaye des Prémontrés à Parc. Il livra en 1714 plusieurs cloches à l'église de Delft.
De Haze (Melchlor), facteur distingué , né à Anvers vers 1630, successeur du célèbre Hemoni, dont il était l'élève, plaça et restaura une foule de carillons et en 1687 il livra à la ville de La Haye, un jeu de 38 cloches.
Il décéda vers la fin du XVII® ou au commencement du XVIII® siècle.
De Haze (carillon-gieter) , remania en 1681, le jeu de cloches de l'église Notre-Dame à Malines, et reçut 200 florins. Il livra plusieurs nouvelles cloches.
De Hont (Jean), facteur de carillons à Anvers en 1730, et habile mécanicien, a beaucoup réparé les carillons, notamment celui de la cathédrale d'Anvers.
Delecourt (Antoine), fondit un jeu de cloches — en 1603 pour l'église St-Bavon de Gand, — au nombre de vingt-cinq. Vers 1606 la foudre Ta détruit. Il mourut en 1638.'
DeleCOUrt (Florent), plaça le carillon de Courtrai en 1602, et le 22 février i6o3 il livra un jeu de 19 cloches à cette ville.
Delecourt (Florent) , à Douai, probablement fils du précédent, entreprit, comme nous l'avons déjà dit, un carillon à Anvers en 1651.
Le 19 novembre 1635, la ville de Gand passa un contrat avec lui pour la fonte de 25 cloches.
I>erk (Jean-Nicolas), un des principaux Êibricants de carillon des Pays-Bas, naquit vers 1705. £n 1737 on lui commanda un jeu de 35 cloches pour la ville de Dantzig , et en 1757 il livra un carillon de 37 tons à Saint-Pétersbourg, carillon pesant 23,777 livres.
De Wau (Guillaume), fondeur du X VIP siècle, plaça en i6oi à Ouderkerk une belle cloche avec l'inscription :
Maria is myn name Myn gheluyt is voor God hequarne,
Den levenden roep ic^
De doden overlui ic, Wilhelmus de Wau me fecit
Du Mery (Georges) , né à Anvers en 1699, un des plus habiles mécaniciens de son temps, apprit probablement son art chez De Hond, fondeur à Bois-le-Duc, dont il épousa la fille. C'est lui qui fondit en 1743 le beau carillon de Bruges, pour remplacer les cloches incendiées en 1741. Du Mery décéda le 8 avril 1784 et laissa deux fils, Guillaume et Jacques. Ce dernier décéda à Bruges en 1836, et la firme continua sous le nom de la veuve.
La famille Du Mery, plaça une foule de cloches, depuis 1737 à 1784 et en fondit près de 400. J. G. Du Mery , plaça des carillons à Péruwelz, à l'église Ste-Anne à Bruges , à Menin et à Ardoye.
Quant au fameux carillon de Bruges, d'un ton très brillant, avec un cylindre d'un poids de 18,000 livres, il est sans pareil en Europe. I^ plus grosse cloche pèse 11,000 livres, et le cylindre en fut trainé en triomphe par le peuple , à la Halle. Le 9 octobre 1743 il y eut à Bruges un concours d'artistes et de carillonneurs pour juger l'œuvre de Du Mery. On le jugea le plus artistiquement construit et le mieux en harmonie de tous les carillons d'Europe. (1)
Fer (Jean), facteur de carillons à Tournai, fiit chargé de placer en 1562 h la cathédrale d'Anvers, un carillon de 19 cloches.
La cloche Thomas pesait 9,662 livres.
(1) Dans un travail de Gustave Chouquet intitulé : Carillons et Camionneurs , publié dans le Guide musical, nous lisons :
» Les Hollandais ont dépensé des sommes énormes pour étendre et raviver les ressources musicales dont pouvaient disposer leurs savants carillonneurs. Ainsi, le carillon de Bruges ne coûta pas moins de trois millons. Le carillon d* Anvers, en 1540, possédait soixante cloches, »
Autant de mots, autant d'erreun.
Frémi (Claude), un des successeurs d'Hemoni à Amsterdam, plaça en 1686 un beau jeu de cloches à Leeuwarden, jeu qui coûta 6432 florins.
Groig'Iiart. il y a eu plusieurs fondeurs de ce nom parmi lesquels nous citons Jean et Roche Groignart.
Gutters (Gérard) ou De Gruter , né vers 1670 , à Werden
(Clève), facteurs de carillons, est venu se fixer à Anvers en 1698, où il travailla chez Herman Carthuysen, mécanicien-horloger.
Il avait placé un carillon à Dusseldorf. Dans une pièce , datant de 1701, il demande aux Magistrats delà ville d'Anvers, le droit de bourgeoisie.
Pendant qu'il travaillait chez Carthuysen, il a pris part à la confection du tambour du carillon de la cathédrale.
Hemoni ou Hemony (François) , célèbre mécanicien et
musicien de talent, né à Lerecourt (France), au commencement du X VIP siècle, s'établit d'abord en Allemagne et, après un séjour de quelques années , s'établit à Amsterdam vers 1651-54 , oîi il occupa (Keizersgracht) , de vastes ateliers.
En 1658 , il fondit le carillon de la vieille église d'Amsterdam , composé de 35 cloches.
Hemoni était l'un des plus habiles fabricants de carillons de l'Europe ; il avait le secret de donner au cloches un son argentin et harmonieux, inconnu avant lui.
Il est aussi l'inventeur d'un instrument : Met aal- Harmonica.
Hemoni livra un grand nombre de cloches en Angleterre et, en 1669, son frère fondit pour l'hôtel-de- ville de Stirling (Ecosse), une belle cloche avec des ornements et les armes de la ville.
Cet homme honorable mourut à Utrecht , à la maison de Voorne^ en 1667.
Le poète Van den Vondel a chanté son talent dans les vers suivants :
Ik verhef mijn toon in 't zingen
Aan de Aemstel en het Y,
Op den geest van Hemony.
D'eeuwige eer van Lotheringen,
Die in 't gehoor verleckren kon ,
Op zijn klokspijs en zijn nooten.
Van zoo kunstrijk toegegoten.
Sur les cloches fondues pour le carillon d'Anvers, on trouve: F: et P: Hemony, me Fec: Zutphaniœ anno Domini 1654.
Hemoni (Pierre), frère cadet du précédent, né vers 1620, probablement à Lerecourt, musicien habile, et grand artiste dans la fonte des cloches.
Il a pris une part active à la fabrication des carillons de Maestricht, Ostende, Hoorn, Hesse-Darmstadt, Diest, Eename (abbaye), Anvers et autres localités.
Il cessa les affaires en 1678 à cause de graves indispositions et de la faiblesse de son état physique.
Pierre Hemoni décéda à Amsterdam, le 17 février 1680. (1)
Hoireken (Jean et Guillaume) , frères, à Bois-le-Duc, coulèrent en 1458-1459 plusieurs cloches pour la ville de Louvain.
Janssens (Corneille), à Anvers en 1590, fondit plusieurs cloches pour l'église de Lokeren.
Jugle (Pierre), excellent mécanicien de Mons, vivait au XVI* siècle , et a beaucoup contribué au perfectionnement du mécanisme des carillons et des horloges.
Par contrat du 18 Septembre 1553 et du 12 juillet 1558 , il entreprit Thorloge de la tour du Château et de celle de Saint-Nicolas, à Mons, toutes deux avec carillon.
Julien (Alexis), excellent fondeur à Anvers, fut élève de Hemoni. C'est lui qui fondait presque toutes les cloches du carillon de Lierre.
Leepwater (Jean-Adr.). On prétend que cet artiste plaça en 1638 à Téglige Wester-kerk à Amsterdam, le carillon et l'horloge.
Leencnecht, famille qui au XV® siècle avait ses ateliers de fonderie à Gand.
Daniel et Michel Leencnecht, fondeurs en 1401.
Guillaume Leencnecht, fondeur en 1436.
On parle avec éloge des cloches fondues par cette famille.
LenaertS (GSodefroid), à Anvers, fondait une grande cloche pour le carillon de Bruxelles en 1699. Elle pesait 10,000 livres.
Magret (Simon), célèbre fondeur de cloches, établi avec son fils Dominique à Tournai en 1458. Ils placèrent cette année deux cloches à Louvain, chacune de 6,000 livres.
(1) Date donnée par M. E. Vaadentraeten.
Moer (Gaspar et Guillaume), célèbres fondeurs à Anvers, nés vers 1480.
En 1506, ils ont fondu la grande cloche Carolus, de la cathédrale d'Anvers. Elle pèse 16,000 livres. Charles-Quint en fut le parrain.
C'est une des plus belles cloches du pays.
Noorda (Nicolas), élève d'Hemoni. Ce fondeur a pris aussi une part active au perfectionnement de la fonte des cloches.
FauwelS ( Jean), né à la fin du XVIP siècle, plaça en 1727 à St-Bavôn à Gand un carillon. Il est classé parmi les meilleurs de son temps.
Petit et Fritsen , firme très-connue depuis 1695 aux Pays-Bas et qui a son siège à Aarle-Rixtel, près d'Helmond.
Petit (Joseph), était fixé à Someren avec son fils Alexis jusqu'à l'année 1799.
Son petit-fils Henri Petit, transporta les ateliers à Aarle-Rixtel, et il eut pour successeur son neveu Henri Fritsen. Ces fondeurs qui placèrent des carillons à Goes, à Nykerk et autres villes, jouissent d'une réputation justement méritée.
Premereur (Jean-Bapt.), à Ninove, coula beaucoup de cloches.
Regnault (Li.-F.), fondeur qui en 1807, fut chargé de fabriquer deux cloches pour l'église de Dadizeele.
Simon (Joseph et Nicolas), probablement frères, natifs de la Lorraine, se fixèrent en Belgique vers 1760.
Ils fondirent en 1773 une cloche à l'église St- André d'Anvers, oflert par M. Paul Durand.
Ils avaient une fonderie à Wommelghem (Anvers).
Steylaert (Adrien), fondit une cloche qui se trouve au carillon de Malines en 1564.
Ter Stege (Jean), fondeur à Campen, livra avec Gerrit Van Wou, six cloches en 1538 à la ville de Delft. Elles pesaient 12,000 livres.
Tolhuis (Jean), né vers 1490, fondit pour la ville d'Utrecht en 1534, plusieurs cloches. Il était fondeur de la ville et les archives donnent beaucoup de détails sur ses cloches. Il décéda à Utre? ht en Ï558, et Antoine Henricx, j., le remplaça.
Van Bechelen (Gk>deCroid) , coula à Louvalnen 1434, une cloche de 4,000 livres pour l'église St-Pierre»
Van Berchem (Jean), coula avant 146.7 la cloche Maria, *■ qui se trouve à la cathédrale d'Anvers, avec Tassistance de Jean
Van Broechem. Elle sonna en 1467, à l'entrée qui fit Charles le téméraire à Anvers.
Van Castren (Gillls), un des plus anciens fondeurs connus, et sur une des cloches du XIII* siècle, on trouve :
" Oillis Van Castren mahe ce nue, „
(Annales de la Société Archéologique de Mons.)
Van Gloterdyck (Guillaume), fondit avec Gerrit Van
Baterdyck une grande cloche en 1450 pour Delft. On y trpuye :
Verheugt u, Koniginne deshemels, alléluia: inhetjaer ons Heere 1450 heeft Oerrit Van Baterdyh en Willem Van Clotfirdyck my gemaekt.
VaSL den Gbeyn, famille qui brille au premier rang des &bricants de carillons en Belgique.
Ils ont eu des ateliers à Malines, à Tirlemont, à Nivelles, à St-Trond p. et à Louvain.
Le plus ancien connu est Guillaume Van den Gheyn, originaire de la Hollande et qui vivait au commencement du XVI* siècle.
Jean Van den Gheyn, décéda à Malines, le 12 juillet 1573.
Pierre Van den Gheyn, né à la fin du XVI* siècle, habitait Malines.
Un autre Pierre Van den Gheyn mourut à Malines, le 14 mars 1561.
Jean Van den Gheyn, fils de Pierre, décéda à Malines en 1627.
C'est à la fin du XVII® siècle que cette famille disparait
Un des derniers descendants, André L. Van den Gheyn, habitait Nivelles. Son frère Matthias plaça un jeu de cloches à Liège.
Il serait impossible d'énumérer tous les travaux de la famille Van den Gheyn, car ils placèrent grand nombre de carillons, (i)
Van Dormen (Pierre), à En 1437 il fondit plusieurs
cloches pour la ville de Delft.
Van NuerwerkS (Jean), connu sous le nom de j^ns Poppenruyter, né à Louvain, fondeur de Charles-Quiftt. Il plaça une quantité de cloches et décéda à Malines en 1534.
(1) CoD8alt«r pour plus amples détails, la brochure de M. X. Van Elewyck Matthias Van den Gheyn.
Il fondit avec Guillaume Van den Gheyn en 1516, la cloche Joseph J
de l'église Notre-Dame, qui pesait 5,580 livres.
Van Ronsbeke (Jean), fondit la fameuse cloche Rolandt, en 1314, à Gand. On trouve sur cette cloche :
Roland, Roland ben ick genannt,
Wenn ick kleppe so is 't Brandt,
Als ick lude orlog in Flanderland.
Elle pesait 22,000 livres.
Van Thienen, fondeur de cloches à Bruxelles de 1464 à 1510.
Vogelaar (Hans), de Malines, livra en 1609 à la ville de Lierre deux cloches.
Wagevens ou Waghevens , encore une famille célèbre dans la fonderie des cloches à Malines.
Le plus ancien est Henri Wagevens , qui habitait probablement Malines en 1479. ^^^ Simon Wagevens (1496), Joris Wagevens (1520), Pierre Wagevens (1526), Corneille Wagevens (1555), Jacques Wagevens (1560). Dans les archives des villes et des églises, nous avons rencontré un grand nombre de citations de leurs travaux.
Wierinck. Cette famille fut établie au commencement du siècle dernier à Overmeire (Flandre).
Marinus Wierinck, le plus ancien de cette famille, plaça en 1736 la grande cloche à St- Jacques à Gand. Constant Wierinck fondit plusieurs cloches pour Téglise de Wetteren en 1811.
CetTiomme à la fois modeste et grand mécanicien , naquit à Overmeire, le 12 juin 1779, et apprit son art chez son père Adrien François. Il décéda à Overmeire, le 8 juillet 1839.
Son père, naquit à Overmeire, le 26 février 1743 ; il est fils de Marinus Wierinck et de A. Schampelaire, et mourut le 27 juillet 1822.
Il excella également dans la fonte des cloches.
La famille Wierinck plaça grand nombre de cloches en France.
WitlOOCkx (Guillaume), né à Anvers, occupe un rang distingué dans la facture du carillon au XVIII® siècle. Le collège échevinal de la ville d'Ath, s'adressa à Witloockx pour refondre trois cloches du carillon et ajouter au jeu existant une octave et demie, composée de 18 cloches.
Le contrat a été passé le 31 mai 1715 .
La ville n'eut pas à . se repentir de ses sacrifices : la refonte fut couronnée d'un prodigieux succès. On eut un chef-d'œuvre qui, constituait, avec le bourdon, une sonnerie de 37 timbres. (1)
On paya 19,500 livres pour ce nouveau carillon.
Le jeudi lo avril 1817 , la tour avec son campanile , l'église avec ses dépendances furent consumés par les flammes.
Zeetsman (Jean), un des plus anciens fondeurs de cloches de Malines , y habitait en 1441.
Il fondit une cloche pour la tour de la grande église en 1461.
Après ce résumé historique, ajoutons que le carillon était jadis l'instrument favori des populations flamandes et dans aucun pays le carillon n'a été aussi populaire et aussi goûté que dans les Pays-Bas.
Il est même étonnant qu'aucun Dictionnaire de musique, pas même les modernes, nait donné une note historique sur les jeux de cloches, son développement et son déclin, car, avouons le, la plupart de nos carillons se trouvent dans un état délabré, et l'étude du carillon, autrefois si importante pour nos artistes, est, pour-ainsi-dire, abandonnée.
Oîi trouyeriez-vous aujourd'hui le carillonneur capable de jouer des variations, des trilles, des arpèges et des fugues ?
(1) La tour et le carillon de Saint- Julien à Ath, par E. Fourdia.
Les différents Carillons de la Belgique,
AfRl^hém (Abbaye). A côté d'un orgue magnifique, on avait à la tour un carillon de 28 cloches, fondu en 1640, par les frères Nicolas et Hubert Chabontiau. Au Musép de Bruxelles il y a encore quelques débris de ce jeu de cloches, détruit en 1794.
Alost. Le carillon actuel se compose de 38 cloches et le son en est très harmonieux. Il fut placé en 1750-53 , par Georges Du Mery. Le tambour est en fer.
En 1852 il a subi quelques réparations sous la direction de l'architecte Renis.
K. P. Peeters en 1725, carillonneur de la ville, se distinguait sur cet instrument.
En 1772, N. Schepens, comptait parmi les bons carillonneurs. Il céda sa place en 1772 à son fils, également très habile sur cet instrument.
P. A. Grau, né en 1762, et décédé le 28 février 1842, est placé parmi les meilleurs carillonneurs de son temps.
Anvers. On avait à Anvers au siècle dernier quatre carillons. Deux sur la tour de la cathédrale, un à la célèbre abbaye des Prémontrés de St-Michel, et un autre à la tour de la belle église St- Jacques.
La plus grande cloche de la cathédrale, dont Charles-Quint fut le parrain, date de 1507 et pèse 16,000 livres. Elle est coulée par les frères Guillaume et Jaspar Moer.
(1) Il y a encore des petits carillons à Zottegem, Ruysselede, Bassevelde, Cambron, Bornhem (abbaye des Bénédictins), Iseghem, Wyngene, Tbielt, Everghem, Steenockerzeel, Me8pelaer,Vervick, Hoogstraten, Harlebeke, Heerne (abbaye), Gbimay, Oudenbourg, Lokeren, Herenthals, Dadizeele, Dixmude, Aine (Couvent p. de Liége)^ Roulera et Bourbourg.
Plusieurs n*existent plus.
Le second carillon de la cathédrale n^est plus en usage depuis longtemps.
Celui qui fait le service des fêtes de la ville et de l'église sort des ateliers de Fr. Hemoni où il fut fondu en 1655. H comptait jadis parmi les meilleurs du pays, mais dans ce moment il subit de grandes réparations et la ville a chargé un artiste d'y adapter un nouveau système de clavier.
En octobre 1877, le Collège échevinal a chargé M. Smulders, de Maèstricht, inventeur breveté d'un clavier spécialement applicable aux carillons, déjà adapté aux carillons de l'Hôtel-de-ville, et plus tard à celui de l'église St-Gervais à Maèstricht.
Le clavier à pieds et à poings sera remplacé par un clavier de piano à touches, qui permet de faire parler. simultanément trois notes par la main droite et autant par la main gauche.
Avec ce système de rapidité et d'égalité, on peut produire des effets que jusqu'ici on n'a pu atteindre.
La ville alloua un crédit de 17,000 francs pour ce travail
Les deux carillons ont chacun 40 cloches.
A celles de Hemoni, qui sont en grand nombre, on trouve : F. et P. ffemony, Fec. Aniv,^ Anno 1655. D'autres datent de Zutphen de l'année 1654, et d'Amsterdam de 1658.
Pour plus de détails, consulter : Inscriptions funéraires et monumentales de la province dTÂnverSj page 435.
Le carillon du couvent des Prémontrés fut placé en 1655, par F. Hemoni, et se composait de 31 tons. Il fut, paraît-il, très harmonieux.
En 1648 , un jeu de cloches se trouvait à la tour de St-Jacques. En 1768, un homme de talent, Guillaume Du Mery, fils d'un facteur de carillons Georges Du Mery, fut chargé de l'exécution d'un carillon de 33 cloches.
Il n'existe plus aujourd'hui.
Ath. En 1481-82 Henri Waghevens de Malines, coula les cloches du premier VoorsUxg.
Jean Godefroid en était le batteleur.
En 1520 on l'augmenta de 7 cloches.
Heulvin de Lille, y plaça en 1587 la grande cloche.
Le dernier carillon se composait de 37 tons (trois octaves), et fiit consumé par le feu, le 10 avril 1817.
Hoyost fut le dernier carillonneur.
AudGnarde. La Flandre s'est toujours distinguée par ses carillons.
Déjà en 1408, la ville payait une certaine somme à Coppin de Clivere pour carillonner.
En 1502, Simon Waghevens, de Malines, fondit huit cloches pour l'église Ste.-Walburge.
M. F. De Smet , dans son ouvrage : Description d'Alost^ raconte , qu'en 1467, à l'inauguration de Charles, duc de Bourgogne, on jouait sur le carillon. On le frappait à cette époque.
Jean Van Spiere plaça le premier carillon régulier.
Jacques Waghevens, de Malines, très connu pour son talent de facteur de carillons, fut chargé le 10 septembre 1556 d'un nouveau carillon pour compte de la ville.
Il se composa de 14 cloches, et deux autres de semi-tons.
En 1698, Toussaint et Jean d'Aubertin, de Malines, se chargèrent d'un second grand carillon.
En 1759, André Van den Gheyn, de Louvain, plaça un carillon qui existe encore aujourd'hui. Il compte 37 cloches avec tambour en cuivre. En 1760, Jean Thibaut de Gand, en fit l'expertise.
Par contrat du 19 juin 1751, avec les Magistrats de la ville, J. B. Barbieux , facteur de carillons à Tournai , était chargé d'uu nouveau carillon, qui ne fut pas approuvé.
M. Vanderstraeten, ancien employé des archives du royaume, et jadis chroniqueur musical de VEcho du Parlement^ aujourd'hui absent, publia en 1855 : Notices sur les carillons ^Audenarde, (Annales de la Société royale des Beaux- Arts.)
Averbode (Abbaye). Le célèbre Hemoni y plaça un carillon très harmonieux , détruit à la révolution française. Il avait 43 cloches, et datait de 1662.
Feller, le savant français, en passant par les bois des environ de cet abbaye, fut surpris par le beau son des cloches et en fait de grands éloges dans ses ouvrages.
Brug^es. Le 8 octobre 1675, on a inauguré un nouveau carillon avec horloge , payé en parties par différentes confréries.
C'est Melchior de Haze d'Anvers qui en fut chargé. La plus grande cloche aux armes du Duc Villa-Harmosa et des deux bourgmestres J. B. de Villegas et Jean Van Boonen, pesait 11,000 livres.
En 1740 , on fit de grands changements au carillon, et Georges Du Mery fut chargé d'un nouvel instrument ; l'ensemble des cloches pesait 56,166 livres.
Le tambour fut livré par les excellents mécaniciens anversois, Jean De Hondt et son fils Antoine.
Il a été joué pour la première fois le 2 février 1746 , et ce jour fut une véritable fête pour les habitants.
La cloche de l'heure (la), pèse 11,539 livres. Le tambour est en cuivre.
Il compte parmi les meilleurs carillons connus.
Le cylindre pèse 19,966 livres et il y a 30,500 trous.
Parmi les bons carillonneurs citons : Ad. Leemans , compositeur et organiste, en 1741, Magherman, organiste en 1772, Froment et Berger.
En 1502, on avait aux Halles un Voorsîag insignifiant.
Bruxelles. Eni38i on avait déjà à Bruxelles un Voorsîag de quelques cloches.
Dans son histoire de Bruxelles , M. A. Wouters écrit :
" Le goût des carillons s'était de plus en plus répandu en Belgique, le Magistrat résolut de doter Bruxelles d'un ornement de cette espèce, digne du rang qu'occupait alors cette cité. „
L'église St-Gudule avait son carillon en 1535.
En 1602, les habitants ont ouvert une souscription pour un nouveau carillon à l'église de St-Nicolas. Il fut détruit en 1695.
Cette ville comptait jadis neuf carillons, dont un seul , fort insignifiant, existe encore, mais n'est pas en usage.
Il a été placé par G. H. Van den Gheyn à l'église St- Jacques en 1714, et se composé de 37 cloches. Le timbre en est si faible que par le bruit des voitures on ne l'entend guère.
Le 28 février 1662, Fr. Hemoni à Amsterdam, fut chargé d'un jeu de clocjies de 38 tons, pesant 23,400 livres.
Hemoni plaça également un petit carillon fort estimé à l'église Madelaine.
En 1648, Bruxelles possédait un fameux carillonneur du nom de Théodore de Sany, né à Valenciennes, qui composa tout un livre de pièces de clavecin (in-folio de 1648) , qu'on a conservé aux archives de la ville. Déjà en 1606, il était en fonction.
Courtral. On avait un Voorsîag en cette ville l'an 1513. En 1665, Ducoro tondit sept cloches.
A la tour de St-Martin, Jean de Leencnecht, plaça une cloche en ^395» nommée Victor.
En 1742, Du Mery fut chargé d'un nouveau carillon, de 37 cloches, et il a Mu plusieurs années pour Tachever.
Il coûta des sommes considérables.
Jean De Hondt fils, en eut la direction quant au mécanisme.
Ce n'est qu'en 1746, qu'il fut inauguré.
La cloche du nom de Marie, placée par G. Du Mery, pesait 15,000 livres.
Le 7 août 1862, la foudre a détruit toutes les cloches de l'église St-Martin.
Joseph Bailly, carillonneur depuis 1B13, était encore çn fonction en 1862.
Dans une ancienne chronique nous lisons :
" Le 18 juin 1746, à 7 heures du soir, les habitants, rassemblés en masse dans les rues, entendirent pour la première fois le nouveau carillon de G. Du Mery. Il y avait 37 cloches. Pierre Bogaert, natif de Lierre, y fit briller son talent. „
On admirait le ton et l'admirable mécanisme de ce jeu de cloches.
Diest. Pierre Hemoni , le jeune, plaça en 1671 un carillon à la
grande église, composé de 37 tons.
Les habitants de la ville ont fait une souscription pour les frais de
ce jeu de cloches.
Guillaume Ceuppens, carillonneur en 1725, fut un artiste de talent.
Eename (au couvent). En 1679, Pierre Hemoni, l'excellent facteur de carillons, y plaça un jeu de cloches de 35 tons, qu'on cite parmi les plus harmonieux du pays. Il a été détruit à la révolution française.
Enghien. A la grande église on trouvait un carillon de 31 cloches, mais en 1756 il en comptait trente-six.
Les cloches sont de J. Van den Gheyn et G. Du Mery.
Ce carillon , qui est assez agréable de timbre , demande aussi des réparations urgentes.
Fumes. L'usage de battre les cloches était connu au XV* siècle en cette ville.
Au siècle dernier Fumes avait un beau carillon.
Sur une barre en cuivre en lettres romaines on lit :
Joannes de Hondt, Antverpiœ, me fecit.
C'est le fameux mécanicien et l'horloger de la ville qui était probablement l'artiste chargé du tambour.
Oand. Selon l'historien Diericx , Gand avait son carillon vers la moitié du XV* siècle, et c'est Jacques Waghevens qui refondit en 1542 l'ancien jeu de cloches.
Déjà en 1398, une maison située rue de l'Escaut, portait le nom de: Den heyaart.
Le carillon- de Baudeloo (abbaye) fut fondu à Gand en 1613 par F^Pauwek, et se composait de 30 cloches. Aujourd'hui il compte 35 tons.
J. F. Damman et Pierre Scheppens, musiciens du siècle dernier, étaient de très habiles carillonneurs.
Le gros bourdon de St-Bavon est une des plus belles cloches du pays. Par acte du 19 novembre 1635, avec le chapitre, Florent Delcourt en fut chargé.
Autrefois un joli carillon ornait la tour de St-Bavon, qui datait du commencement du XVIII* siècle. Jean Pauwels, sur l'ordonnance du chapitre, fut chargé de ce carillon.
n fut détruit à la révolution française.
L'église St-Michel avait son carillon au commencement du siècle dernier. C'est en 1744 que Georges Du Mery, alors à Anvers, se chargea de couler un nouveau carillon.
Les carillons se composaient de cloches de plusieurs fondeurs, parmi lesquels nous citons: Jean Fer (1563), Georges Du Mery (1767-70),
En 1659, ^^ frères Hemoni , réputés dans le monde entier pour leur timbre pur et harmonieux, alors installés à Amsterdam, placèrent sur le Beffroi un beau carillon, qui fit l'admiration de toute la ville et des environs.
Il est constaté, que l'église St-Saveur avait un carillon dès le XVI» siècle.
Pour plus de détails, consulter l'ouvrage de M. Kervyn de Volkaersbeke : Les églises de Gand, 1857.
Le grand carillon de Gand coûte plus de 120,000 francs.
Grammont. Le carillon actuel se compose de 35 cloches* Plusieurs portent la date de 1730.
C'est en 1727 que le premier carillon régulier y fut placé, et probablement par Van den Gheyn.
Grimbergen, près Bruxelles. A l'abbaye des Prémontrés le carillon comptait parmi les meilleurs du pays. Il avait 42 cloches.
Le 9 novembre 1798, le général Lapaillière fit jetter les cloches de la tour et transporter le carillon à Bruxelles.
Le beau tambour en cuivre coûtait seul 14,000 florins.
Halle. En 1554, J. C. Pierre Van den Gheyn et Georges Waghev^s, deux habiles facteurs de carillons, y placèrent un jeu de cloches à la tour de la grande église. Le tambour était en fer.
Il y a encore des débris de ce carillon, ainsi que plusieurs cloches, mais le clavier n'existe plus.
A la révolution française le tout a été saccadé.
En 1725, Halle possédait un habille carillonneur. H.- Joseph Pauwels.
Hasselt. Le carillon de 42 cloches appartient à plusieurs fondeurs. Les deux octaves supérieures datent de 1551 et sont de Bernard Van den Gheyn. Les notes basses sortent des ateliers de Antoine B. Van den Gheyn.
Les cinq plus fortes cloches portent les armes de St-Quentin.
Le beau tambour en cuivre a été placé en 1752, par un artiste de talent. On y trouve :
Fait à Liège par Otlles deBeefve et son fils Nicolas, le 2 9**" 1752.
Liéau (Zoutleeuw). En 1530-31, on y plaça im carillon de 24 tons.
En partie détorié et à cause du mauvais son des cloches, M. H. S. Van Aerschot a refondu en partie les cloches, et en a porté le nombre jusqu'à trente.
L'ancien jeu se composait de cloches de Médard Waghevens (1530), Pierre Van den Gheyn (1564), Sebastien Vantrir (1660), puis plusieurs sont sans nom. Il y a maintenant 14 vieilles et 16 nouvelles cloches.
Lierre. Le 2 sept 1702, l'ancien carillon fut détruit par le feu.
H a été renouvelle par A. Julien et Guillaume Witloockx d'Anvers, et à cette époque il était im des meilleurs du pays.
^ Van zoo eene goede harmonie dot men byna geen beter in V landvind. „
A Lierre, le battelage des cloches était déjà en usage l'an 1445 , comme il résulte de cet exti^t des comptes :
" 1445» Gegeven van heyaerden doen men het kerckhof tcyde : XJIII gr. „
Le carillon est aujourd'hui dans un très mauvais état, et peu agréable de sonorité.
Il fut examiné et approuvé par Paul Nys, carillonneur -de l'église St-Nicolas à Bruxelles.
C'est Henri Joltrain, mécanicien à Anvers, qui fut chargé du tambour le 5 décembre 1708, pour la somme de 8,400 florins.
François Schepers, carillonneur de la ville de Gand, constate, que le tambour et la mécanique sont tellement bien réussis, qu'on n'en trouve pas de pareils dans le monde entier.
Le carillon actuel se compose de 36 cloches , toutes coulées entre 1705 à 1732, par A. Julien.
André Van den Ghejm livra quatre clochettes de 1748 à 1765.
lAége. On avait jadis plusieurs carillons à Liège. En 1640 un jeu de 18 cloches y brillait, et en 1755, Gilles Debefve et son fUs placèrent un carillon avec horloge à l'église St-Paul.
Celui qui existe encore sur cette tour, se compose de 40 cloches, et les cloches appartiennent à deux anciens jeux de cloches.
Le carillon de la cathédrale comptait 20 cloches, celui de St-Paul 24 tons, celui de St-Lautent 21 cloches, et celui de Sainte-Croix .... Il y avait donc jadis quatre carillons à Liège.
Les plus anciennes cloches de cette ville datent de l'année 1274.
Le 18 août 1754, jouait pour la première fois le carillon actuel
En 1804, le carillon de St-Lambert a été cédé à la cathédrale.
liOUVain. On avait déjà introduit l'usage de battder des aiis sur les cloches suspendues en 1434.
En 1525, Pierre Waghevens, excellent fondeur à Malmes, fournit à la ville un carillon d'une octave.
Le carillon de l'abbaye de Parc, placé en 1709 par Albert de Grave et Nicolas Noorda d'Amsterdam, fut cédé à la ville. CecariUon de 40 cloches ou 3 1/2 octaves, se trouve aujourd'hui à l'église St-Pierre.
En 1616, se trouvait un carillon régulier sur la tour de Ste-Gertrude.
En 1778, A. J. Van den Gheyn y plaça un nouveau jeu de cloches de 3 1/2 octaves. H a aujourd'hui 42 cloches.
En 1851, on y ajouta huit cloches, qui sortent défi ateliers de A. L. Van Aerschodt
A Féglise St-?îerre on avait un Voorslag au XV® siècle. Godefroîd Van Bechelen livra en 1434 une cloche de 4,000 livres.
Cest en 1478, que Simon Waghevens fut chargé d'un Voorslag à l'église St-Jacques, expertisé par Maître André, qui frappait les cloches avec un marteau.
Ce fut en 1725, que la ville chargea André Van den Gheyn à Tirlemont du placement d'un carillon de 23 cloches. Il fut expertisé par J. Pauwels (Halle), G. Ceupens (Diest), P. Schepens (Gand), et C. Peeters (Alost), tous d'excellents carillonneurs.
A cette occasion A. Van den Gheyn se fixa à Louvain.
Ce carillon était faux et criard et ne fut pas approuvé.
Son fils A. L. Van den Gheyn tâcha de le remanier, mais sans fruit.
Le carillon de l'abbaye de Parc se trouve aujourd'hui à Louvain.
Henri Joltrain, fameux mécanicien anversois, remaniait en 1726 l'horloge. H y décéda subitement pendant ce travail qui fut entrepris pour la sc»nme de 450 florins.
Pour plus amples détails, consulter le bel ouvrage de M. Edouard Van Even : Louvain monumental^ etc. 1860.
Mallnes. Le carillon de Malines est un des plus beaux, sous le rapport du son, de la Belgique.
Les cloches appartiennent à P. Hemoni, G. Waghevens, G. Du Mery, Adrien Steylaert et H. Waghevens. Pierre Hemoni y plaça en 1674, trente cloches d'un timbre remarquable.
Le nombre de cloches est aujourd'hui porté à quarante-quatre.
n fut inauguré avec pompe, le 17 janvier 1681.
Le magnifique tambour en métal avec 16,200 trous, a une longueur d'un mètre et 85 centimètres.
En 1733, Alexis Gelen à Halle en fut chargé, et Jean de Hond, mécanicien d'Anvers, l'acheva.
La ville a payé pour le tambour seul 7289 florins. On y trouve les armes de la ville.
En 1498, on commandait 6 cloches pour la grande tour, qui formèrent probablement le premier Voorslag.
En 1599, un petit Voorslag ornait la tour de l'église Notre-Dame.
Pierre Van den Gheyn livra im grand nombre de cloches à l'église Notre-Dame entre 1585 et 1600. En 1599, l'église lui fit une commande de onze cloches pour le carillon.
En 1693, J. B. Daems refondît plusieurs cloches, maïs déjà en 1681, Melchior DeHaze d'Anvers, fit de grands travaux au carillon de cette église, et le carillonneur de Lierre en fit deux fois l'expertise.
Enfin en 1682, le carillon de 31 cloches y fut placé.
Voir pour plus de détails : Noord en Zuid, 1866, pages 739 à 741.
Le carillon actuel de l'église a coûté plus de 150,000 francs.
Parmi les bons carillonneurs de Malines on cite Antoine De Windt, carillonneur en 1608, et M. Denijn, carillonneur actuel.
Menin. On avait jadis un carillon aux Halles et à la grande église. Lors du bombardement sous le général Hoche, ils ont été détruits.
Celui des Halles avait 37 cloches et se distinguait par un timbre harmonieux.
Le dernier carillonneur Pierre- Joseph Fourez, im artiste distingué, décéda à Menin, en 1834, âgé de 74 ans.
Mons. Déjà au XV® siècle un Voorslag ornait la tour de Saint- Waudru , et à la seconde moitié du XV® siècle un petit jeu de cloches se trouvait à la tour du château. La tour de briques, avait jadis neuf très belles cloches, qui fiirent enlevées, avant sa démolition, qui se fit le 13 juin 1799. Le facteur distingué J. Waghevens, de Malines, fut chargé en 1553 d'un carillon de 21 cloches.
En 1673, il fut porté à 35 tons, et De le Court de Douai y travailla.
Ce fut un des plus beaux de la Belgique.
Le carillon actuel a 38 cloches.
Consulter pour plus de détails les ouvrages sur Mons de L. Devillers.
Namur. La tour de l'église St-Pierre était ornée d'un carillon et d'une horloge, qui furent détruits par le feu en 1746.
On lit dans une vieille chronique :
" On plaça sur la tour de cette église une grosse et magnifique cloche, surnommée, à cause de la beauté du métal dont elle était composée, la blanche cloche j dont le son se faisoit entendre de deux à trois heures le long du cours de la Meuse. „
A la porte HoregouU on trouvait en 1618 un carillon de 18 cloches, de la fonderie de Jean Groignart.
En 1858, André Van Aerschot de Louvain, plaça à la tour des Halles un carillon de 48 cloches.
Consulter l'ouvrage de M. Jules Borgnet : Promenades dansNamur,
Nieuport. Van den Gheyn, de Louvain, y plaça en 1733 un carillon de 40 cloches de do k fa.
Lui-même prétendait que ce jeu fut un de ses meilleurs.
Nivelles. Ce fut en 1580, qu'un contrat fut passé avec Biaise Zewyn de Saint-Omer pour couler un Voorsîag de 13 cloches.
Jean Groignart à Mons, y ajouta en 1590 quatre clochettes.
Toutes ces cloches furent détruites par un incendie.
En 1642, Tabbesse De Lannoy, fît présent à la ville d'un carillon de 22 tons, dont la plus forte cloche pesait 6,000 livres.
Dans l'ouvrage de Tarlier et Wouters : La Belgique ancienne et moderne, on trouve des détails sur les carillons de Nivelles.
Ostende. Le célèbre Hemoni y plaça vers 1670, un beau carillon de 32 cloches. Au bombardement de 1706 , il a été détruit
Le 12 juillet 1711, les Magistrats de la ville passèrent un acte avec André Cobbé pour le placement d'un nouveau carillon de 28 tons.
Parc (Abbaye près Louvain). En 1709, Albert de Grave et Nicolas Noorda (1) d'Amsterdam coulèrent un beau jeu de cloches de 40 tons, qui fut cédé à la ville de Louvain.
Postel (Abbaye dans la Campine). Cette abbaye fondée en 1140 tout près de Rethy (Campine), avait jadis un carillon mélodieux, composé de 30 cloches et placé en 1627.
On avait bâti en 1610 expressément une grande tour en style bizantin pour le placement de cet instrument.
Ce jeu de cloches reparé, a été placé à Helmond.
Renais. Jacques Staleron de Bourgogne fondait en 1440 la grande cloche nommée St-Hermés. Plus tard il y avait un carillon de 18 cloches. L'une, Salvator, fut donné par Charles-Quint. Finalement le jeu de cloches se composait de trois octaves et un pédalier de huit tons.
En 1798, un commissaire du nom de Cornélius, qui venait d'Audenarde avec une centaine d'hommes, a fait détruire le carillon, et sous la conduite du commissaire Van den Dorren on a transporté la grande cloche Salvator à Gand. Ce fut le 8 novembre 1798.
La famille De Malander s'est distinguée dans l'art de carillonner.
(1) Eièye» d'Hemoni.
Le dernier survivant fut Gaspard De Malander, grand-père de F. De Malander, organiste et receveur à Renaix.
Rouler S. L'ancien carillon a été remplacé par H. Servaes Van Aerschot, de Louvain ; il avait des cloches de différents fondeurs.
Ce nouvel instrument se compose de 39 cloches.
M. Lovaert de Gand, y adapta un nouveau mécanisme qui permet de jouer avec les doigts, ce qui est un grand progrès pour la facilité et pour là vitesse de l'exécution. Le 13 septembre 1861 il a été inauguré.
St-Trond. Le carillon se compose de 35 cloches et fut placé en 1752, par N. Legros, fondeur de cloches à Liège.
Tirlemont. C'est en 1555, qu'on entendit pour la première fois en cette ville le Voorslagy coulé par Médard Wagevens, fils d'Henri, de Malines, et placé à la tour de St-Germain. Il n'avait que 6 cloches.
En 1640, la ville chargea Jean Broeckaerts du placement d'un jeu de cloches de 17 tons.
J. Clerzé, carillonneur à Liège en fit l'expertise. Le feu consuma pour-ainsi-dire le carillon, le 21 septembre 1708. Les Magistrats passèrent un acte en 1709, avec Maître Lenaerts d'Anvers, pour un nouveau carillon, pour la somme de 9,000 florins.
En 170, il fut cédé à la ville de Bruxelles.
En 1723, la ville fit l'acquisition d'un jeu de cloches sortant des ateliers de N. Witloockx, fondeur de canons de l'artillerie de l'Empereur à Malines, composé de 37 tons, et au prix de 16,000 florins.
Pour plus amples détails, consulter l'ouvrage de M. V. Bets: Histoire de Tirlemont. 1860.
TongerlOO (Abbaye). Ce beau couvent avait déjà en 1551 un Voorslag,
Pierre Hemoni y plaça en 1657 im beau carillon d'environ 36 cloches, qui a disparu à la révolution firançaise. Sur les cloches ont trouvait : P. Hemony me fecit.
Tongres» Tongres avait son carillon en 1587, et cette année les Magistrats nommèrent Philippe Innocet de LiUe, carillonneur, aux appointements de 50 florins, plus deux paires de souliers.
En 1782, François Chaudoir était chargé d'un nouveau carillon, par le chapitre de l'église.
Tournai. Le Beffroi contenait plusieurs cloches détruites en 1391 par le feu. H reste encore de la cloche le Timbre et la, Bancloqve. La première fut coulée par Robins de Croisille.
n y a un carillon au beffroi qu'on dit être aussi bon que celui de Bruges. On avait aussi jadis un carillon à l'église Sainte-Brice de 37 tons. Sur lune des cloches se trouve : Quatorze d'entre nous ont été faites par Flincon, âgé de2>^ans etc.
Pour plus amples détails, consulter l'ouvrage de M. A.-J. Bozière : Tournai ancien et moderne, 1864.
Turnhout. Comme dans beaucoup de villes, le chef-lieu de la Campine avait un Voorslag au XV® siècle.
Au XVP siècle un brillant jeu de cloches ornait la tour, dont on fît refondre les cloches.
Les 37 cloches du carillon actuel sont de André Van den Gheyn, qui brille au premier rang des facteurs de carillons. Le tambour est en fer.
Ypres. Jean Groignart livrait en 1606, 7 cloches.
En 1621, Augustin de St-Hubert fut nommé par la ville carillonneur, il avait 5 livres pamw par semaine.
En 1626, le même Groignart et un certain Jean Lagné, fondirent 10 cloches pour le carillon.
Dominique Ficfriet refondit plusieurs cloches en 1621.
Les Magistrats de la ville chargèrent Toussaint Cambron et son fils, de la refonte de 15 cloches.
En 1716, Antoine Bernard, fondeur de cloches, livra à la ville 12 nouvelles cloches, et G. Du Mery en livrait deux en 1772.
Le carillon actuel a 33 cloches.
ORCEAUX POUR LARILLON
d'après un manuscrit de 1738. (t)
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(1) Ce recueil nous a été commuDiqué par M. P. Qénard, archiviste de la ville.
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