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Andante sostenuto (fa mineur) Mozart

DelOS (Fanny), excellente cantatrice, née à Lyon en 1804, s'est fait entendre au concert donné à Bruxelles en mars 1823 par Dall'occa.

A ce propos nous lisons dans un journal de l'époque :

" M"*® Delos a enlevé tous les suffrages. Une voix fraîche, mélodieuse, atteignant sans efforts aux notes les plus élevées, et posant le son avec une justesse parfaite, tels sont les précieux avantages dont la nature a doué M*"® Delos, et qui promettent un jour au théâtre une cantatrice très remarquable. „

Elle mourut à Molenbeek en 1830.

Delphat. Ce flûtiste, doyen des artistes français, naquit en 1754, et c'est lui qui en 1791 organisa le premier concert monstre à Nancy, donné en l'honneur des officiers tués. On y exécuta l'ouverture de Demophon, de Vogel, par 1200 instruments à vent. A cette époque on lui offrit une flûte d'honneur, et d'après ses dernières volontés, cet instrument a été enterré avec lui. Il est mort à Lyon, au mois de mars 1855.

DelUSSe (J.), facteur d^instruments à Paris. On a de lui : Lettre sur une dénomination nouvelle des sept degrés de la gamme. Paris^ 1776. (Bib. Lichtenthal, tom. IV, page 83.)

De Mayer (P.-C). -^^ quadrilogie religieicse de Pierre Benoit, Bruxelles, Fr. Haenen. 1864.

De Mol (Guillauine). Nous avons déjà publié une notice sur ce musicien regretté. Il lui a été érigé, au cimetière de Laeken, un monument funéraire, dont l'inauguration a eu lieu le 3 novembe 1878.

Après les discours de J. Hoste, Blockx, Houben et Brans, M. Hiel donna lecture des vers suivants composés par lui à cette occasion :

Aan Willem De Mol.

Verdwenen in-den rijksten tijd van 't leven, Verdwenen, wen ge uw reinste stralen schonkt. En dat gij tusschen ons in 't voorwaarts streven Als eene ster vol licht en liefde blonkt.

Verdwenen, maar door Vlaandren nooit vergeten, Gij die het mindet als het goede kind De lieve moeder, met een warm geweten, O Willem, gij wordt eeuwig weêrgemind.

Hier rijst uw tombe, zinnebeeM der smerte, Die uw verlies ons in den boezem gaf.

Hier rijst uw tombe, sprekend van 't volksherte, Dat dankend treurt, o Willem, op uw graf.

Zongt gij voor ons uw reinste zielezangen : " Ik ken een lied vol melodij I „ — Dit lied Verwekt bij ieder 't reinste zielverlangen, En Willem, neen, " Ons hert vergeet het niet ! „

De Mongeroult (M"*®),, née au siècle dernier, composa : Trois sonates pour le piano. Œuvre 5. Paris, chez M"® Erard, i8n, Connait-on les œuvres i à 4 de cette artiste?

De Plante (M"®), claveciniste à Paris, morte en 1728. Dans le Parnasse français il est question de deux dames de talent. Voîci Textrait ;

— 9ft —

" Nous avons perdu, en 1728, deux dames, qui ont fait Tétonnement des premiers organistes de Paris, des plus grands musiciens et de toutes les personnes de goût qui les ont entendu jouer du clavecin ; elles joignoient la délicatesse et le brillant du toucher à une science parfaite de la composition ; et non-seulement elles exécutoient sur le champ toutes ces musiques les plus difficiles qu'on pût leur présenter, mais elles pouvoient en composer elles-mêmes, et preludoient avec tout le goût et toute la science qu'on pou voit désirer. M"® de Plante, étoit une de ces dames et l'autre étoit M"® Guyot, fille d'un ancien avocat au Parlement. „

Derlége (Félix). Rouget de Visle. Sa biographie^ sa contespondance et ses œuvres inédites. Bruxelles, Tarride, 1848.

Desmarets, né au commencement de ce siècle, obtint en 1820 le i' prix de violoncelle au Conservatoire de Paris.

Pendant plusieurs années il fut violoncelle-solo à l'orchestre de l'Opéra. Pendant 33 années de service, il a été le principal ornement des théâtres à Paris, et ce fut un musicien consommé.

Il est mort à Paris en 1866.

Il a eu une vie tout entièrement consacrée au service de l'art.

Despreaux (Louis). Boyer a gravé de lui à Paris vers 1776 : i"^® Sonate pour le clavecin, 2® Airs variés. 3® id.

Un artiste du nom de Despreaux, était flûtiste à TOpéra, ainsi qu'au Concert Spirituel, fondé en 1725 par Philidor. Après Philidor, Simart et Mouret, avaient la direction de ces concerts.

Desprez de Bolssy, avocat au Parlement.

Lettres de M. Desprez de Boissy sur les spectacles, 3™® édition revue et augmentée. Paris, chez Bataro, 1769. 2 volumes in-12**.

Dessardes, vivait en 1797, auteur d'une opérette, représentée à Berlin sur le théâtre national d'après le français, sous le titre : Tôffel und Dorchen. Il vivait encore en 1812.

De Vlcq (Pierre), né en Flandre, chanoine de l'église collégiale de Notre-Dame de la ville de Courtrai, où il mourut en l'an 1518, fut un maître de musique qui eut de la célébrité. Voici son épitaphe qui se trouvait placée dans ladite église de Courtrai et dans laquelle on fait mention de ses talents dans la musique :

In tumulo Petrus de Vico conditur isto Nobile cui nomen Musîca sacra dédit Pannonos Reges coluit Gallos et Hiberos Omnibus ob cantum gratus et epse fuit.

(Extrait du Mémoire historique sur la Bibliothèque dite de Bour^ gogne^ (fol. 206), par De Laserna Santander. Bruxelles, 1809. (Communiqué par L. J. Mertens, amateur, à Anvers.

Dovlenne. Un journal annonce ainsi son décès :

" Devienne, professeur au Conservatoire, est mort le 18 de ce mois (septembre), à Charenton, à Tâge de 43 ans. Les chagrins avaient dérangé son cerveau. Il était né musicien; dès Tâge de 10 ans il avait fait une messe qui fut jouée par les musiciens de Royal-Cravate. Son chant en général est pur, élégant et délicat.

Il passe pour avoir été le créateur de la bonne musique des instruments à vent. „

Le théâtre Louvois donna, le 22 décembre 1803, au bénéfice de la veuve et des enfants de Devienne, une représentation, composée de : Le vieux comédien ; le Vieillard et les jeunes gens^ et M, Musard.

Dlaken (Guillaume) » facteur d*orgues à Haarlem, a été chargé en 1641, d'un nouvel orgue pour la grande église de Delft, qui remplaça celui détruit par Tincendie de 1618. Il fut terminé en 1643. Il avait 28 jeux, 2 claviers et pédale séparée.

En 1826, C. J. Van Oeckelen, de Breda, y a fait de grands changements.

Dimanche (Louise). Walther signale cette cantatrice française dans son Lexicon, En 1729 elle était attachée à la chapelle royale de Dresde, ainsi qu'aux réunions de la musique de chambre.

Doineau. Ce musicien était chanteur de la maîtrise Notre- Dame à Paris avant la révolution française, puis en 1802 il devint maître de chapelle de cette église. C'est lui qui fonda avec le respectable M. de Lanneau, une maîtrise modèle au collège Ste. Barbe, où on formait d'excellents musiciens, parmi lesquels nous citons les frères Nourrit et Batiâte.

Doineau, qui était un musicien laborieux et très-instruit, est mort à Paris en 1831.

Domerge. Honneur à ceux qui par leur zèle et par leur talent

contribuent pour une large part, au développement de renseignement musical.

£n 1868, on a créé une école communale de musique à Laval (Mayenne), et Domerge compte parmi les plus dévoués créateurs de cette école. Voir la France musicale^ N° 34, 1869.

Doyen (M**®), jeune cantatrice française, qui se fit entendre à un concert organisé à Paris en 1809. Un journal écrit :

" Nous dirons un mot cependant d'une jeune personne qui donne de justes espérances, M**® Doyen : sa voix est agréable, sonore, étendue ; l'habitude vaincra une timidité qui est un obstacle du talent, qui la force quelquefois à se faire dériver, {sic) mais ne l'empêche pas d'exiter et de mériter des éloges. „

C'est au concert de Casimir, harpiste, donné à l'Odéon, le 27 février 1809, que M"* Doyen chanta une scène de Cimarosa, et une scène et polonaise del sîgnor Coccia.

On a de cette artiste : 3 romances^ par M"* Doyen, élève de Lambert. Paris, A. Leduc, 1809.

Drevelle (P.)> selon toute probabilité. Français de naissance. Gerber cite de ce maître : Concerto pour violoncelle, Paris, 1797.

Drot (Jean-David), chanteur français, attaché en 1729 à la chapelle royale de Dresde, signalé dans le calendrier de la cour de Dresde.

Dublucq, né vers la fin du XVIP siècle, fut en 1721, maître de chapelle à la grande église à Tours.

Il composa : ArianCy cantate. Roland^ cantate, paroles de M..... de Blois. Proserpine, cantate, paroles de M de Blois. 1723.

On trouve les paroles de ces différentes compositions dans le Mercure de France, Ce musicien est inconnu.

Dubois (J.)f bassoniste à la chapelle royale à Versailles vers 1740, et qui fut un des plus grands virtuoses de son temps. Il décéda vers 1750.

Dubois (Rosalie- Antoinette- Joseph), musicienne, née en 1803, à Mons.

Son père Henri- Joseph Dubois, fut nommé en 1817, carillonneur de la tour du château à Mons, mais probablement à cause de son grand âge, sa fille le remplaça en cette qualité vers 1822, ce que nous trouvons

- loi -

relaté dans la notice de L. Devillers : Essai sur ïhisloire de ta musique à Mons,

Elle n'occupa ce poste que pendant un an, car le 13 novembre 1823, François-Joseph Malisart fut nommé carillonneur de cette tour. Celuici mourut le 5 décembre 1854, âgé de 72 ans.

Déjà en 1839, son fils, Charles Malisart le remplaça.

Quant au talent de carillonneur de M"® Dubois, (qui épousa Philippe Holzapfel), aucune pièce n'est venu constater ses connaissances musicales sous ce rapport. C'est la première femme-artiste sur le carillon que nous rencontrons dans nos recherches.

M"® Holzapfel décéda à Mons, le 30 octobre 1862.

Du Buisson, à Paris^ dont il est question dans le Parnasse français. On y trouve :

" Du Buisson peut bien encore paroître ici ; c etoit un fameux buveur, qui donnoit volontiers des leçons de musique et de table aux Allemands, qui venoient passer quelque temps à Paris; il a composé un grand nombre d'airs Bacchiques des plus agréables. „

Dufour, compositeur inconnu. On joua de lui à Lyon en 1756 : Impromptu du cœur, opéra.

Dumonchau (Charles), français, a publié : Six sopates pour le FortéPiano avec accompagnement de violon ou flûte. Œuvre 4*. Paris, A. Le Duc.

Musique facile et agréable. On y remarque beaucoup d'unité.

Dun (J. fils), était professeur à l'éco'e de musique à Paris en 1714, établie à l'Hôtel de l'Académie royale de musique, désignée sous le nom de Magasin,

Deshayes, Bluquet, Delacoste et Dubreuil enseignaient également à cet établissement.

Parmi les musiciens du Concert Spirituel en 1756, figurent, Dun fils, comme violoniste et un autre artiste de ce nom comme violoncelliste. Boyer à Paris, a gravé de Dun vers 1780 : Airs variés et chaise,

Dupllly, vivait à Paris en 1756, année qu'on publia aux adresses ordinaires de musique : 3 livres de pièces de clavecin, 1756.

Un journal écrit :

** Son talent et son mérite sont trop connus pour avoir besoin d*ètre prônés.

Le nom seul de l'auteur fait l'éloge de l'ouvrage. „

Manière curieuse de juger les artistes par le nom seul.

Dupuits de Bricette (J. B.), né vers 1720, et établi à Paris en 1757.

Il est constaté qu en 1757, on avait à Paris une école publique de musique, dont Dupuits était directeur et professeur.

Voici une annonce lancée à Paris en 1757 :

" On donne à Técole publique de musique tous les jours (excepté les dimanches), des leçons dans les différents genres, et trois fois par semaine des concerts pour apprendre l'enseignement et à aller de mesure. „

Cet artiste publia :

Cours de leçons concernant la vocale. Elles diffèrent entièrement de celles qui ont paru. Paris, chez Tauteur, rue du bout du monde.

Principes pour la vielle avec des pièces de sonates, 2 livres.

6 sonates en duo pour deux vielles^ hautbois et flûte. 1 livre.

Sonates pour clavecin avec accompagnement de vielle, 6 livres.

Sonates à 2 vielles, 6 livres.

Pièces de caractère pour la vielle. 9 livres.

6 Cantatilles, 6 livres.

Recueil de menuets exécutés aux comédies françaises.

Six sonates pour flûte seule, etc. {Mercure de France),

Les biographes ne citent pas ce maître, peut-être le créateur de la première école de musique publique à Paris.

Du Ronceray (Marie), connue d'abord sous le nom de M" Chantilly, puis sous celui de M""® Favart, (1) par son mariage avec Favart, poète-littérateur.

Nous allons compléter sa biographie par quelques faits inconnus.

(i) Son mari, Charles-Simon Favart, poète, littérateur et musicien, mérite une place parmi ceux qui ont contribué à la propagation de la musique d'opéra.

Il naquit en 1710, à Paris, où son père était un modeste pâtissier.

Elevé au Collège fondé par Louis XIV, il eut le bonheur de recevoir une instruction solide. Il fut vers 1746, directeur d'une troupe ambulante, que le maréchal de Saxe fit venir en Belgique.

Il composa pour la scène une foule de pièces, ainsi que des poèmes d'opéras, des parodies, etc., dont plusieurs ont eu l'honneur de la traduction.

A la fin de sa carrière, le Théâtre Italien lui accorda une pension â vie de 800 fr. Il mourut â Paris, en 1792.

Voir le LexiGon de Schilling, p. 667^ où on trouve des détails intéressants .

En 1751, cette artiste fut attachée au Théâtre Italien, et y créa plusieurs rôles importants. En voici quelques uns :

Rôle d'Emilie dans le Turc généreux, parodie des Indes galantes, jouée le 26 juillet 1751.

Rôle de Hélène, dans les Amours champêtres, pastorale, jouée par les comédiens italiens, le 2 septembre 1751.

Rôle de Fanfale, dans Fanfale, parodie SOmphale,

Rôle de M"® Favart à la Cour, dans La coquette trompée, jouée au théâtre de la Cour, par ordre, le 13 novembre 1753, et à Paris, à l'Académie royale de musique, le 8 août 1758. Le poëme est de Favart.

Rôle de Rosette, dans Raton et Rosette, jouée par les Comédiens du roi, le 28 mars 1753.

Rôle de Fleurette, dans Zéphire et Fleurette, parodie de Zélindor, jouée au même théâtre, le 23 mars 1754 ; etc.

M"® Favart a composé plusieurs pièces, entre autres :

La fortune au village^ parodie de Tacte d'Églée, jouée par les Comédiens italiens ordinaires du roi, le 8 octobre 1760.

Elle y jouait le rôle d'Hélène.

Annette et Luhin, mêlée d'ariettes, donnée par les mêmes, le 15 février 1762.

Elle y jouait le rôle d'Annette.

Les amours de Bastien et Bastienne (1753).

La Fête de Vamour (1754).

Le 7 juillet 1748, M"*® Favart est venue jouer à Bruxelles le rôle de Carite dans : Cythêre assiégée, opéra-comique en i acte.

Cette artiste, fort jolie et femme d'esprit, avait un talent musical très distingué. Dans l'ouvrage : Théâtre de M, Favart, Paris, 1763, tom. 5"*®, on trouve son portrait et ces vers :

Pour charmer la raison la gaité l'a choisie, L'embellit de ses agréments :

, Et comme autant de fleurs, fît naître des talens,

Pour en offrir un Bouquet à Thalie.

Voir le Dictionnaire portatif des théâtres (1754) et le Leocicon de Schilling.

D'après Schilling, le Maréchal de Saxe en devint amoureux et la cacha dans un cloitre.

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