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Daverge (M"®), née vers 1750, harpiste distinguée à Paris. En 1780 elle s'est fait entendre aux fameux Concerts Spirituels. On la cite dans le Mercure de France.
Fastré (Joseph), musicien, déjà cité par nous dans les Artiste* néerlandais j a encore composé :
7\jrtaenus (de Nederlandsche) ; Liedei^en voor de verdedigers des Vaderlands, met muzijk voor zang en forte-piano, Amsterdam, 1835.
Trois airs variés pour flûte principale avec accompagnement de deux violons et basse ou piano. Op. 23. i*" livre. A Paris, chez Gambaro. (Vers 1830.)
Fastré (Henri -François), fils du précédent, né à Middel-
bourg, le 24 novembre 1817, élève de son père et de Charles Hanssens jeune, à Gand, auteur des opéras : le Mariage au tambour et le Château en loterie.
Il a été attaché au théâtre de la Monnaie, en 1854, comme organiste et comme timbalier, et après une vie très laborieuse il fut atteint d'aliénation mentale.
Fay. Etienne Fay, ancien ténor de l'Opéra-Comique en 1819, et qui mourut à Versailles en 1845, laissa deux filles, I-éontine et Elisa,
Ces deux charmants enfants, doués d'un esprit naturel, ont obtenu en France, en Belgique et en Hollande, des succès sans précédents dans les annales du théâtre.
Léontine Fay, naquit en i8ii, fut élève de son père et de M"* Rousselois, sa grand'-mère.
En septembre 1820, les deux sœurs vinrent donner des représentations à Bruxelles, au théâtre du Parc. La 2™* représentation eut lieu le 1*^ octobre. Léontine jouait dans les opéras: Les petits savoyards et le Devin de village^ de Rousseau, en compagnie de sa sœur.
Voici un extrait d'un journal du temps :
" On ne saurait donner trop d*éloges à la précocité vraiment extraordinaire de M"® L. Fay, qui, dans le rôle de Colette du Devin de village, offre l'image de la perfection en miniature. Rien de plus naturel que sa petite coquetterie, la naïve expression de sa douleur et de sa joie quand il s'agit de pardonner la rigueur de Colin. On conçoit à peine que la voix d'un enfant de 8 ans et demi puisse avçir
cette pureté de son dans les cordes les plus élevées, sans nuire en aucune manière à la netteté de la prononciation.....
M"*Elisa promet au théâtre une première chanteuse digne de marcher sur les traces de sa mère. En un mot, elles auront toutes deux et les traits et le talent de la famille. „
Des vers composés à ce sujet, se trouvent dans le second volume de notre Bibliothèque musicale, page 39.
Déjà en 1821 Léontine avait donné des représentations à Bruxelles, et une couronne avec un petit quatrain lui a été jetée à ses adieux.
En décembre 1820, la famille Fay est venue à Anvers, et le public après la représentation de la Fée Urgèle, qu'elle avait jouée avec une intelligence extraordinaire, lui offrit deux couronnes aux acclamations d'une foule en délire.
A une couronne étaient attachés les vers suivants :
L*aimable Léontine, à peine à son aurore.
Déjà paraît en scène un prodige nouveau.
Qui saisit la nature et Tenrichit encore
De ce que Tart a de plus beau.
Protège, ô dieu du goût, et la mère et la fille,
La gloire de la scène et Tâme du plaisir !
Ah I si Ton s'empresse d'offrir
Un hommage sincère dont elle brille.
Toujours le cœur commande d'applaudir.
En 1822-23 (décembre et janvier), elle donne de brillants spectacles à Gand.
Prodige inoui dans les fastes du théâtre de Gand. On fait queue à la porte, la scène est encombrée, la garde doublée pour contenir la foule. Il faut avouer aussi que tout justifiait cette vogue vraiment extraordinaire.
La famille y donne 16 représentations, qui rapportent fr. 21,000, bénéfice net.
Le 1' décembre 1823, Léontine joue à Enixelles dans Euphrosine et les Detuc Savoyards,
En 1824, elle donne de nouveau 24 représentations avec le même enthousiasme.
M"* Elisa, naquit en 1804, et en 1823. elle épousa M. GeoQt,
Nous lisons dans un journal à ce sujet :
" Des beaux yeux, une voix étendue, juste et flexible, une taille propre à Temploi des Dugazons, telles sont ses qualités. „
En 1828, Annet, directeur, engagea ccmme première chanteuse en tous genres M"® Fay-Baudrot, qui créa plusieurs rôles importants.
Elle fut très acclamée dans les rôles de Rosine, du Barbier, de Gertrude, du Maître de chapelle.
C'est elle qui créa à Anvers le rôle d'Isabelle, de Robert le Diable, donné le 8 mars 1833.
En 1834, une artiste Ferry-Fay, i**® chanteuse à roulades, venant de Nantes, était engagée au théâtre d'Anvers.
Son mari. Ferry, était chef d'orchestre.
Nous ignorons si ces deux artistes appartiennent à la même famille.
M*^® Léontine Fay, qui épousa Volnys, est morte à Nice, le 29 août 1876, âgée de 65 ans.
Nous ne connaissons pas l'année de la mort de sa sœur Elisa.
Feuillet (Alfred), artiste enlevé à la fleur de l'âge, et connu par plusieurs compositions. Il était de plus un savant écrivain. Il est mort le 24 septembre 1863, dans une commune près de Nantes oîi il s'était fixé.
FioCCO (JOS. -Hector), compositeur de talent, né vers 1702, fut vers 1730, maître de chapelle royale à Bruxelles, comme l'indique l'œuvre suivante :
Pièces de clavecin par Fiocco, maître de musique de f église cathédrale d'Anvers, et ci-devant maître de chapelle royale à Bruxelles. Op. i*". Nouvelle édition revue, corrigée, etc., selon la tablature la plus reçue des granJs maîtres. Paris, 1757, aux adresses ordinaires de musique.
Au Concert Spirituel de Noël 1755, on chanta de Fiocco : Fugit nos.
Le nom de l'auteur fait l'éloge de ses pièces, et nous dispense d'en dire davantage. (Journal du temps.)
FitSy probablement musicien flamand ou allemand. Le Menu à Paris publia de lui, vers 1782 : Trio pour instruments,
Flôcheux (Li.-M.), née à Paris, en 1815, fut élève du Conservatoire à Paris en 1834, et en 1835 on lui décerna le 1' prix de chant en partage avec quatre autres élèves. En 1834, cette artiste débuta à l'Opéra avec un succès prodigieux, dans le rôle (ï Alice , de Robert le Diable.
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Cette jeune personne réunissait à une méthode excellente une voix pure et une grande justesse d'intonation. Elle avait beaucoup d ame et de chaleur dramatique.
Elle est morte à Paris en septembre 1842.
M"® Plécheux devait faire partie de la- troupe d'Anvers en 1838, mais étant malade elle ne put se rendre à son poste.
Fodor (Charles- Antoine), déjà cité daas notre volume sur les artistes néerlandais.
En 1810, le 25 février, la société Félix Meritis, donna une fête musicale en l'honneur de Jos. Haydn, membre d'honneur de la susdite société et décédé le 31 mai 1809.
A cette occasion, Fodor, membre de l'Institut des Pays-Bas, mit en musique une cantate de J. Kinker, composée expressément pour la cire onstan. e.
On loue beaucoup la musicjue, principalement celle des chœurs :
" Nog dreunt die stem almagtig voort, Zij wordt door 't gansch heelal gehoord. „
" Ailes rolt, in eeuwige wenteling, Van dood en leven, daar heen.
Ailes ontstaat,
A'.îes vergaat, In altijd wentelenden wisselkring. „
Cette cantate se compose de chœurs, d'airs, de récitatifs et d'un trio.
Les discours et les vers de cette solennité ont été publiés à Amsterdam, en 1810, chez Immerzeel & C ®, sous le titre :
De Nagedachêenis van Joseph Haydn, in de Maatschappij Félix Meritis den 25 van Sprohkelmaand 1810 gevierd. Brochure in-8^ de 80 pages.
Foig^et composa encore : Le Plan d'opéra, en i acte, donné l'an III, au théâtre de la cité à Paris.
FouCStrt (J.). Ce musicien inconnu vivait vers 1650. Dans le volume : Uitnemend Kubinet, Amsterdam, P. Mattysz, on trouve de ses compositions.
Fougas (Guillaume), virtuose sur le basson, naquit dans le midi de la France, vers 1770, et entra au Conservatoire de Paris en
1798. L'an VII de la république française cet artiste a obtenu avec distinction le i'' prix de basson. Il a tenu Temploi de basson pendant plus de 30 ans au Théâtre italien et publia un cahier de 6 duos pour deux bassons. C'était un excellent virtuose.
Fourdin (Em.). La tour et le carillon de Saint-Julien à Ath.
Mons, Dequesne-Masquillier, 1867.
Ce livre donne de curieux détails sur le carillon et ies carillonneurs d'Ath, et mérite d'être connu.
Il y a une liste des carillonneurs depuis i486 à 1817, ainsi que l'échelle musicale du carillon.
Nous recommandons fortement cet opuscule de 70 pages in-8^ aux artistes et amateurs.
François (René), prédicateur du roi, a fait imprimer à Rouen, en 1631 : Essay des merveilles de la Nature et des plus nobles arti" fices, ouvrage en 54 chapitres. L'auteur traite dans ce livre des sons, des intervalles, des ligatures des modes, etc.
Nous avons sous les yeux la neuvième édition de cet ouvrage, imprimée en 1732, à Rouen, chez Jean Osmont Le chapitre traitant de la musique est intitulé : La Musique. La Voix, Nous faisons suivre quelques lignes mentionnées dans ce livre :
" Pour desaigrir les amertumes de nostre pauvre vie. Dieu nous a donné les douceurs de la musique, qui est le refrain et Técho des chansons harmonieuses du ciel, et un ingénieux amas de toutes les proportions, et plaisirs que la nature a semez par Testenduë de cet Vhluers qui ne vit qu'à la cadence, et au branfle des cieux..„ .
Le monde . est bien obligé à celuy qui fut le premier inventeur de la musique, qui est le doux charme de tous les ennuis de nostr.e pitoyable mortualité. Qui le croirait que chaque son eut son partage, et sa puissance et domaine à part. Le Dorique coule dans nos cœurs Tamour de chasteté, et allume les flammes innoc entes de la virginité. „
Frey (J.), compositeur-éditeur, composa :
Couplets chantés au Théâtre- Français^ par M}^^ Emilie Leverd^ après la représentation de la Partie de chasse d'Henri IV, paroles de Frédéric Bourguignon, musique de J. Frey, Paris, J. Prey, 1814.
Cette compositien a été chantée d'abord le 12 avril 1814.
La partie de chasse a eu beaucoup de représentations pendant les mois d'avril et de mai 1814.
Froment (F.), né vers 1750, artiste qui vécut à Paris en 1799, et fut thaître de musique au Théâtre d'Emulation en cette ville. Parmi ses opérettes nous mentionnerons : Cydipe, Paris, 1787. Le vieux soldat, id., 1787. La suite du vieux soldat, id. Le Paganisme ou Caréte et Sophroneme^ drame en 4 actes, Paris, 1800.
Furetiere (Antoine), bénédictin et abbé à Chalivoy, membre de l'Académie française, né en 1619 et mort en 1688. Il a écrit : Dictionnaire etc. de la musique^ tant en théorie qu'en pratique, les instruments à vent et à cordes, etc. Rotterdam, 1690, in-fol. 3°*® édition, revue et corrigée par Easnage de Bauval. Rotterdam, 1708. La dernière édition a été publiée en 1727, à La Haye.
Galles, musicien à Paris. On chanta de lui au Concert Spirituel du 1' novembre 1756 : Requiem de Galles.
Au même concert, M"* Pariseau, chanta un motet de Mouret.
Garcia (Manuel), composa :
Six Boléros en duo avec accompagnement de guitare, par Garcia, acteur de TOpéra-buffa du théâtre de l'Impératrice, 1808. Paris, chez Tauteur.
Oasser (M*^®). Cette artiste fît ses débuts en décembre 1789. à l'Académie royale de musique, dans Didon, de Piccini. Elle avait été deux ans à l'école de chant de Gossec, et elle avait déjà chanté en province.
Taille majestueuse et voix très belle, mais manque d'expérience. (Chronique du temps.)
GrOnsse, excellent violoniste, déjà cité, est mort en 1822. Dans un journal de Bruxelles on écrit au sujet de son décès : " Gensse, violon-solo de la maison particulière de S. M. et i*^ violon au Théâtre-Royal, est décédé hier soir à 9 heures (11 mai 1822). Une mort aussi prompte a consterné ses nombreux amis, car vendredi 10 mai, il avait encore joué le solo de ballet de la Dansomanie. Gensse était âgé de 52 à 53 ans; son exécution brillante et nette sur le violon lui conciliait depuis longues années les suffrages de tous nos habitants, et sa perte à l'orchestre sera difficilement réparée. „
M. Snel le remplaça.
M"* Lagarenne, l'artiste au crayon si gracieux et si correct, a fait le portrait de Gensse. Une allégorie simple, comme interprête des
regrets universels, fait l'éloge du cœur et de Tesprit de Tartiste modeste. ♦ Le portrait était lithographie par Madou et Jobard. „
GervalS (Claude). Voici le titre de ses chansons : Quart livre contenant XX VJ. chansons mv^icalles a troys parties a deux dessus et ung condordant: Le tout de la composition de Claude Oervaise scauant Musicien. Et imprimées par Pierre Attaignant à Paris en la Rue de la Harpe. 1550, in-4°, obi. Œuvre inconnue aux biographes.
Ghymers (Jules-Eugène)/ né à Liège, le 16 mai 1835.
Nommé professeur de piancrau Conservatoire -royal de sa ville natale le 30 juin 1860, précédemment nommé répétiteur le 10 lévrier 1853. Elève de M. Etienne Ledent pour le piano, dans la classe duquel il remporta le prix d'excellence aux concours supérieurs de 1854.
Elève de Daussoigne, neveu de Méhul, pour la composition, au même établissement.
Gh)aners compte parmi les bons professeurs de Liège, et il est un des rares artistes belges qui s'occupent de la critique musicale.
Il est chargé de cette partie au Journal de Liége^ et depuis plus de dix ans il fait la correspondance du Guide musical. En cette qualité, Ghymers a déjà rendu des services à lart musical et aux artistes, et son jugement impartial lui attire la sympathie générale..
GrOSSeC (François-Joseph). Voir notre mémoire sur cet artiste, couronné en 1878, par Isl Société des sciences, des lettres et des arts du Hainaut. Avec le monument élevé en son honneur à Vergnies en 1878. (Annales de la Société.)
Gossec (fîls, Alexandre-François-Joseph) . Jusqu'ici on
n'a eu aucun renseignement quant à Gossec fils. Le père épousa vers 1766, M^^* Marthe-Elisabeth Georges, et Alexandre naquit vers 1767 à 1768.
Initié à la bonne école de son père, qui se distingua comme professeur, le jeune Alexandre apprit spécialement le piano et donna des leçons sur cet instrument à Paris, comme il résulte du titre de sa première œuvre.
Aux Concerts Spirituels à Paris, donnés au château des Tuileries
les 14 et 22 mars 1788, le célèbre acteur de TAcadémie de musique,
¥ T* Laïs, chanta une scène française ou hyérodrame, paroles et musique
de Gossec ïeKils, et une antre de Rigel fils» Ces moçceaux ont été du
goût du public parisien, ce qui résulte de la chronique suivante, extraite d un journal du temps :
" Laïs chanta un hyérodrame de Gossec le fils et une scène de Rigel fils. Tous deux ont été très applaudis, et Ton s'attend à voir revivre dans les enfants les talens qui ont acquis aux pères la réputatation dont ils jouissent. „
Gossec fils était également poëte.
L'œuvre de Gossec fils, que le hasard nous a fait découvrir, est intitulée :
Six folies musicales graves^ pathétiques et gaies ^ composées pour le piano- forte avec accompagnement de violon très ad libitum^ par Gossec, professeur de piano, fils du célèbre Gossec, et dédiées à M™* Krumpholtz. Œuvre i'®. Paris, chez Tauteur, rue d'Argenteuil. Mars, 1789.
Quant à la scène française chantée par Laïs, il est certain qu'elle fut une œuvre de mérite, puisque les journaux en constatent le succès. Nous avons encore fait des recherches sur ce jeune musicien d'origine belge, mais sans résultats.
A partir de 1789, nous perdons toute trace de ce musicien-poëte, et il est à espérer que par de nouvelles investigations, en connaîtra par le temps quelques détails sur la vie et les œuvres du fils d'un des plus illustres compositeurs du XVIIP siècle.
Gozin (Nicolas), musicien du XVP siècle, composa delà musique religieuse inserrée dans l'ouvrage : Sacrarum cantionum^ etc., édité à Anvers, chez Jean De Laet et H. Waelrant, en 1554.
Dans une dédicace, H. Waelrant déclare que tous les morceaux de ce recueil appartiennent à des compatriotes.
Gozin est donc un maître flamand.
Guenin (M"*), née à Amiens en 1740. On a joué d'elle à Amiens en août 1756, VopérdLiDaphnis et d^Amalthée^siU concert d'une société. C'est un coup d'essai et un coup de maître.
On y admire surtout une chaconne. Le Mercure de France fait grand éloge de l'œuvre.
Grétry (André-Ernest-Modeste), mort le 24 sept. 1813.
Jusqu'ici il n'existe aucune biographie ni étude historique complète sur l'un des artistes les plus populaires de son époque. Jamais musicien ne fût tant acclamé, tant entouré de la faveur du public.
Grétry, on* peut le dire, fut l'idole de toutes les classes de la société;
ses mélodies fraîches, champêtres et à la fois pathétiques, surent charmer les organisations les plus rebelles à la musique.
Avant lui on n'avait jamais vu cette spontanéité d'impressions, cette admiration générale, cette vive sympathie que la foule professait non seulement pour sa musique, mais aussi pour sa personne. S'il a eu des détracteurs, il faut les compter parmi les jaloux de son génie et des ovations sans fin dont le célèbre Liégeois, fut l'objet non seulement en France, mais dans d'autres pays. Ces notes, recueillies pendant nos recherches sur les musiciens et leurs œuvres, serviront un jour à celui qui entEôprendra une étude plus approfondie sur Tune de nos gloires les plus pures.
Jusqu'ici il a été dit par tous les biographes, que Grétry naquit à Liège, le ii février 1741, cependant il résulte clairement d'un acte de baptême, inscrit au livre de naissances de l'église Ste-Marie de Liège, qu'il vit le jour le 8 février 1741. Grétry, lui-même, s'est trompé sur ce point dans ses mémoires.
M. Jal, a relevé le fait dans son ouvrage : Dictionnaire critique de biographie et d'histoire. (Paris, Pion, 1867.)
Etant à Paris, Grétry fit la connaissance de Jeanne-Marie Grandon, qui avait son logement rue Traversière.
Il était malheureux à cette époque, et avait besoin d'un ange consolateur pour l'encourager dans son travail.
Il en devint amoureux, et Jeanne-Marie, fille modeste et compatissante, partagea le sort de notre jeune musicien, âgé alors de 28 ans.
Orpheline et sans soutien, elle contracta une liaison intime avec celui qui avait charmé son coeur, et le i*" décembre 1770, elle devint mère d'une fille fort chétive.
C'est le 3 juillet 1771, que Grétry épousa à l'église St-Roch à Paris, M"® Jeanne-Marie Grandon, fille de Jacques Renée, et de Benoîte Toupet.
Jeanne-Marie, née à Lyon, avait pour protecteur l'abbé Fr. Rozier, du diocèse de Lyon, et c'est lui qui prit toutes les prétautions possibles pour hâter le mariage du compositeur; aussi tout allait à merveille.
Le mariage se fit sans grand bruit, et après bien des angoisses et des revers, les jeunes époux goûtèrent le bonheur.
Ils eurent trois filles mortes toutes très jeunes.
L'une, Lucile Grétry, née en 1773, s'est aussi distinguée par deux opéras : le Mariage d^ Antonio et Toinette et Lucas.
Elle décéda en 1793, âgée de 20 aas, après avoir contracté un mariage malheureux. Elle ne laissa pas d*enfants.
Les deux autres sont mortes en bas âge.
La femme de Grétry, d'une constitution assez faible, n*a pas non plus survécu à son mari. Nous n'avons pu trouver des traces de sa mort II est probable que la mère de Grétry vint alors habiter Paris, oh elle termina ses jours en 1798.
Passons maintenant aux particularités que nous avons pu recueillir sur la vie et les œuvres de Grétry.