LA MUSIQUE DE GRÉTRY
Proscrite par Napoléon P, et honneur rendu
AU CÉLÈBRE COMPOSITEUR, EN I814 A PaRIS.
On lit dans une ancienne chronique :
" Les sociétaires du théâtre Feydeau, vont remettre Topera : Pierre le Grande de Grétry, proscrit sous la règne de Bonaparte.
On sait qu'il avait aussi défendu les représentations du Tableau parlant^ du même auteur, à r^use de l'air :
Vous étiez ce que vous n'êtes plus.
Vous n'étiez pas ce que vous êtes.
Et vous aviez pour faire des conquêtes Et vous aviez ce que vous n'avez plus.
L'opéra : l'Amitié à VÉpreuve, dont les comédiens avaient sollicité la reprise auprès de la police, avait été écarté, parce que les personnages sont anglais ; l'air de HenrMV, inséré par Grétry dans l'ouverture de l'opéra : Le Magnifique, avait été aussi supprimé.
Le ridicule se joignait à l'horreur, cependant Pierre le Grand a été repris en 1814.
En 1814, la Société musicale et Académique des enfants d'Apollon de Paris, a donné un grand éclat au concert du ii décembre, et pour honorer la mémoire de Grétry, elle exécuta une cantate en l'honneur du célèbre compositeur belge.
Voici quelques vers de cette composition :
CHŒUR DES ENFANTS d'aPOLLON.
Grétry n'est plus ; ah ! qu'en ces lieux Eclate une douleur profonde!
Pleurons le chantre aimé des cieux, Qui fit les délices du monde.