‹ Bibliothèque musicale populaireChapitre 51 sur 52 · DÉCÈS DE GRÉTRY · texte numérisé non relu

DÉCÈS DE GRÉTRY

Dans une chronique du temps nous lisons :

" Grétry, dont la France déplore la perte récente, a obtenu sans doute une gloire éclatante pendant sa vie, mais qu'on ne croie pas que cette gloire n'ait pas été contestée. Si Grétry a moins qu'un autre, souffert des atteintes de l'envie, c'est que le ciel l'avoit doué d'un caractères doux, d'un excellent esprit, d'une vraie philosophie, qui lui apprenoit à supporter, à dédaigner peut-être les petites passions qui s'agitoient pour abaisser sa renommée. „

On lit dans un journal du 28 septembre 1813 :

" Ce soir au théâtre de l'Opéra-Comique l'orchestre a exécuté au milieu des plus vifs applaudissements, l'air : Laissez-moi là pleurer. C'était à la représentation extraordinaire donnée en l'honneur de Grétry.

Les spectateurs ont demandé, pour demain en l'honneur de Grétry une représentation de Zémire et Azor et de V Amant jaloux,

Gavaudan est venu annoncer aux applaudissements que les acteurs s'empresseroient de déférer aux vœux du public. „

Ajoutons qu'aux funérailles du grand maître les artistes de l'Opéra et les élèves du Conservatoire ont chanté un Dies irœ de Mozart et un De Profondis de ..... „

Voici le programme du spectacle en son honneur :

30 septembre. Spectacle demandé, L Amant jaloux, Zémire et Azor y ouverture d'Elisca et la marche des Mariages samnites. On commencera à 6 1/2 heures.

On lit encore dans le Journal de V Empire :

" On nous adresse de toute part des vers et de la prose sur la mort de Grétry : le défaut de place nous empêche de les insérer dans cette feuille; nous regrettons surtout de ne pouvoir faire connoître un morceau plein de chaleur et de sensibilité de M. Hippolyte de Livry; c'est cet amateur éclairé des arts qui a fait élever à ses frais, du vivant même de Grétry, la statue placée à l'entrée du théâtre de l'Opéra- Comique. „

L'Académie royale de musique donna le mardi 5 octobre suivant (1813), une représentation en l'honneur de Grétry, dont voici le programme :

La Caravane du Caire et Pysché, Le divertissement du 2*** acte

— laide Topera sera exécuté par les principaux artistes de la danse, sur des airs choisis de Grétry.

Le lo octobre on représente au même théâtre: Colinette à la Cour^ et à rOpéra-Comique : L Amant jàlouœ, ouverture SElisca et Zémire et Azor.

Le II, on donna au même théâtre : La Fausse Magie et La Rosière de Salency^ et le 15, on reprend : LAmi de la maison. Le 7 novembre la reprise de Richard Cœur de Lion, eut lieu.

En octobre 1813, on fit la vente des meubles, des musiques, etc., de Grétry. Nous trouvons à ce sujet dans le Journal de T Empire :

" La vente faite hier (20 octobre) au domicile de feu Grétry avoit attiré un grand concours d'amateurs de musique. Les partitions manuscrites, les tabatières et tout ce qui avoit été à Tusage personnel du célèbre compositeur, se sont vendus à un prix fou. Le piano sur lequel il a composé quarante opéras, et la canne avec laquelle il battoit la mesure aux répétitions générales de ses ouvrages, ont été adjugés à M. Nicolo. Il a gardé le piano, et a fait hommage de la canne à son estimable confrère M. Berton, qui a récemment prouvé, par une démarche pleine de noblesse, que la modestie est toujours la compagne du vrai mérite. „

" La vente du mobilier de Grétry s'est continuée hier et aujourd'hui. Le carnet sur lequel il avoit jadis travaillé à Rome, et qui valoit à peine six francs, a été adjugé moyennant cent dix francs, à Boieldieu, l'un de nos plus charmans compositeurs. Il a acheté à cette même vente l'ouvrage de Laborde, sur la musique, dont chaque marge est remplie de notes on ne peut plus intéressantes pour l'art, écrites par Grétry, comme il le dit lui-même dans ces notes, à mesure qu'il lisoit l'ouvrage. Il y réfute avec beaucoup d'esprit quelques argumens de Laborde, avec lequel il ne paroît pas d'accord sur plusieurs points. „

1813. Le Journal des Débats annonce :

" M"® Jenny Grétry, nièce du célèbre compositeur, lui succède dans son fonds de partitions et planches d'étain. Elle demeure rue du Helder, N** 6. „ (13 novembre).

En décembre on publiait :

LHermitage de Montmorency, au bas duquel sont les profils de J. J. Rousseau et de Grétry, gravure au lavis de M. Debucourt, d'après Horace Vemet Prix : 2 francs. Paris, chez Martinet, libraire.

Des vers de Bourson, artiste dramatique, ont été récités par l'auteur

— tS2 —

sur le théâtre de Bruxelles, le 14 octobre XS13; à Toccasion d*un liotomage rendu à la mémoire de Grétry.

Ces vers, qui ont été publiés en 4 pag^ in-8^, sam nom dHiàprîmeur, sie terminent par cette strophe :

Mais hélas ! il n est plus, la parque trop cruelle, ïhsèhisîble à l'éclat d'otie vie aussi béfte, t)e s^ jours glorieux éteîht te pur flambeau. Le néant va sai^r sa défpôuille mortelle Mats son génie échappé à la nuit dû toïn^bèa:ii.

A Bruxelles, la musique de Grétry trouva de nombreux admimtturs.

Le 2 octobre 1820, on représente : VÉpreuve Villageoise^ et le ii, le Tableau parlant.

Le 12 octobre, Richard Cœar de Lion.

Au mois d'octobre on reprend aussi: Elisca, grand opéra en 3 act^

Le dimanche 3 décembre 1820, on remit sur la scène : Panurge dans tJsle des Lanternes^ à grand spectacle, remis avec ses ballets, costumes et décorations neufs.

Dimanche n février 1821, pour célébrer l'anniversaire de. J^ liaissance de Grétry : Spectacle extraordinaire. Le i*' acte de Richard CoBur de Lion ; i^' acte de la Fausse Magie ; t™* acte de La Caror vane ; divertissement exécuté par tous les artistes, et terminé par l'inauguration du buste de Grétry. Le spectacle commence à 6 heures, par VÉpreuve Villageoise. Entre les deux dernières pièces, l'orchestre exécuta l'ouverture d'Elisca.

Le II février 1822, on donna à la Monnaie :

Spectacle extraordinaire, pour célébrer la naissance de Grétry, |ié à Liège, le 11 février 1741. i' acte de la Fausse Magie, suivi àtSilvain, et du i®' acte du Jugement de Midas, Le spectacle se termine par le t"^' acte de La Caravane, orné de ses b&lletç.

Le mercredi i mars i8t6, on a repris à Bruxelles : Elisca^' ou (habitante de Madagascar, en 3 actes.

Le lundi 3 avril, on reprend au bénéfice de M^^® Lesueur : Zémire et Azor, à grand spectacle, orné de décors nouveaux. ^ ^

On donne encore : Silvain, et le 18 avril on reprend : Richard Cceur de Lion,

On remet dans les quatre premiers mois de l'année i8f 6, quatre opéras de Grétry.

En décembre 1826, M"** Dorus, c'e Paris, donne des représentations à Bruxelles, avec Zémire et Azov et la Fausse Magie y et le 18 du même mois, on reprend : La Caravane du Caire.

En 1825, Frey, à Paris, éditeur des œuvres de Mozart, publia 32 opéras de Grétry.

Castil-Blaze, rédacteur musical du Journal des Débats ^ inséra dans cette feuille, à cette occasion, les lignes suivantes :

" On se borne assez généralement à reprocher à ce musicien des fautes de composition, pour considérer sa mélodie comme parfaite. Je ne partage pas cette opinion. Ses chants, conduits gauchement et quelquefois même modulés d'une manière intolérable, présentent de grands défauts sous le rapport de la mélodie ; car la modulation appartient également à l'harmonie et à la mélodie. Nous avons aujourd'hui des musi». iens qui ne sont pas plus forts que Grétry sur la composition, mais ces musiciens connoissent Tétendue et la puissance des voix. (1)

Ils ont une certaine expérience des instruments ; et l'habilité de nos symphonistes surmonte tous les obstacles.

Grétry s'est trouvé privé de cet utile secours ; il ignoroit la porté des voix et des instrumens.

L'orchestre de Grétry ne présente le plus souvent que deux parties dont l'une double le chant vocal. Cette réunion, qui maintenant désole nos virtuoses, favorisoit alors les Clairval, les Laruette, et autres pauvres diables qui s'avisèrent de chanter l'opéra sans connoître une note de musique.

Les airs de Grétry ne sont pas toujours écrits en mesure, ce qui fait syncoper l'harmonie de la manière la plus désagréable; leurs ritournelles marchent au hasard; elles sont composées ordinairement de triolets sur une basse en noire qui s'avance à pas comptés pour s'arrêter sur la cinquième ou la sixième, la septième ou la neuvième mesure, sans que l'on voie que l'auteur ait eu l'intention de s'arrêter plus tôt ou plus tard ; on croiroit qu'il a cessé d'écrire parce que le papier lui manquoit.

Mais que de qual'tés précieuses viennent < cmba'tre es dé^;j'.' '

(t) Nous h« \ih\ la^ioub pus Topiuioii de cel écrivaiu.

qu*il seroit facile de faire disparoître, si Ton avoit quelque intérêt à retirer à la scène des ouvrages que Ton n'abandonne qu'après des milliers de représentations. Un chant plein d'expression, d'intérêt et d'originalité, une couleur locale fortement prononcée, une connaissance parfaite des ressources de l'art dramatique, un esprit subtil et plein de délicatesse, qui brille tour à tour par le sentiment ou par la malice, une vigueur d'effet surprenante, une mise en se ène admirable, une vérité de diction, une observation des caractères bien importante pour un compositeur dramatique, un instinct théâtral, tels sont les avantages précieux et rares que l'on admire dans Grétry. „

Nous avons à redre. ser ici un fait faux du Lexicon de Jules Schuberth. Leipsick, 1865. On y lit :

" Starh 24 septemher 1813, verarmt durch die Révolution, „

Selon ce biographe, Grétry serait mort pauvre, ce qui est une grave erreur.

Grétry avait comme inspecteur du Conservatoire fr. 5,000 d'appointements, une pension de Napoléon et le produit de ses opéras.

Les cinquante opéras, dont quelques uns joués dans plusieurs pays, lui ont donné de beaux bénéfices.

On ignore s'il était payé par le.» directeurs des théâtres, ou bien s'il jouissait d'un tantième net sur les recettes.

En outre, les éditeurs lui payaient la propriété de ses partitions, qui avaient un très grand débit à cette époque.

Grumall (L.-F.)i professeur de guitare et de cistre à Paris en 1809.

Grand duo concertant pour deux guitares ou lyres ^ dédié à son élève A/'^'® Adèle Valentin, ûgée de 10 ans. Paris, chez l'auteur. 1809.

Trois grands duos concertants pour guitare ou lyre et violon, Id.

Recueil de romances et airs choisis. Id.

Recueil de duos, trios et quatuors avec accompagnement de guitare ou lyre. Id.

Guedron, musicien cité dans l'histoire de la musique. Mersennus, dans son Harmonie- Prop, page 17, en parle. Guedron se distinguait comme chanteur.

Guichard, guitariste à Paris.

Les délices de la Société. Recueil de chansons, ariettes^ etc,^

avec sa basse chiffrée. Paris, chez Bignon, M"^ de musique à l'accord parfait. 1778.

M'^® Girard à Paris, publia encore de Guichard :

Amphigoury pour guitare.

Guion, compositeur et poëte français.

La Paix, stances prophétiques avec accompagnement de guitare^ par Guion, professeur au Lycée Charlemagne. Paris, Lorin. 1807.

Haakens (C ), un des musiciens de la ville de Groningue en 1695, et qui remplaça probablement J. Jason, en qualité ûtPrœceptor Musicus. On lui accorda, par ordre de 1 ec oie latine du 24 janvier 1695, un traitement de 100 thaler, et 100 florins de la ville, pour donner l'enseignement musical aux é( oies latines de Groningue.

Hageman (Maurice), déjà signalé dans notre ouvrage : Les artistes musiciens Néerlandais, a été organiste à Téglise A-Kerk, d'.re. leur de l'harmonie, des concerts des étudiants et de la Liedertafel, à Groningue.

En 1865, ( et artiste de talent se rendit à Batavia, où il remplit dignement les fonctions de ( hef-d'orchestre de la société Aurora, et 011 il fut directeur de l'é. oîe de musique de cette société. Il s'y adonna en même temps au professorat.

Revenu en Euroi)e en 1875, il se fixa à Bruxelles, oîi il compte un grand nombre d'anciens amis, et oîi il avait déjà siégé,en 1865, comme membre du jury des concours au Conservatoire.

Son oratorio Daniel a été exécuté deux fois à Batavia ; et, sous sa direction, on y représenta : Robin de bois, la Fille du régiment et les Mousquetaires de la Reine, c hantés par des amateurs.

Avant son départ pour Batavia, ses élèves organisèrent, en 1864 un concert d'adieu, où Hageman exécuta des variations de Schumann à deux pianos.

On a édité de lui :

Drie Liederen. La Haye, Weygand; Ver giel, pour ténor. Groningue, chez De Weyer; Trost, pour basse. Amsterdam, chezTheune; Trost der Nacht, chœur. Amsterdam, chez Rothaan; Etudes pour piano. Bruxelles, chez Meynne; Fantaisie nationale, pour le piano. Amsterdam, chez Theune; Souvenir à Chopin. Utrecht, chez Bekker; Mascarade- Marsch, Groningue, chez De Weyer; De tanti palputif marsche; Noctux^e pour le piano. Batavia, chez Van Dorp.

En 1865, le roi des Pays-Pas, le nomma chevalier de Tordre du chêne.

En 1876, il a été nommé directeur à la nouvelle Ecole de musique à Leeuwarden.

Hanssens (Charles jeune). Le 1^ novembre 1826, au concert donné au théAire de la Monnaie de Bruxelles, par un violoniste du ncm de Sigimoni '**, ?gé de 15 ans, on exécuta deux œuvres à grand orchestre de Hanssens : VOrage^ et un chœur intitulé Missolonghi.

Le lendemain, 2 novembre, au même théâtre, après une représentation de Tartuffe^ tous les artistes réunis, pour rendre hommage à la mémoire de Talma (mort le 19 octobre), exécutèrent plusieurs morceaux de chant, accompagnés de chœurs et de tableaux emblématiques, paroles de Romieu, musique de Ch. Hanssens et Cassel, avec ballet de Petipa.

D*après un journal du temps il y a dans la composition de Hansr sens un orage du plus bel effet.

Hédouin, est auteur d*un très gros volume in-S®, sous le titre: Mosaïque. Paris, Heugel, 1856, contenant une foule de notices sur les peintres, musiciens, littérateurs, artistes dramatiques, à partir du is"* siècle jusqu'à nos jours. Parmi les musiciens citons Monsigny, Gossec, Grétry, Lesueur, Meyerbeer, Paganini, Dessauer.

Ce livre offre une lecture fort agréable, et fait connaître des détails très instructifs sur des musiciens de renom.

Henselë, probablement officier de Tarmée française, publia : Observations sur ïa musique, les musiciens et les instruments^ par Henselé^ officier. Paris, 1757.

Herbain (Chevalier D*), né à Paris. Ce musicien-amateur a écrit un grand nombre d œuvres restées inconnues aux biographes.

Symphonie nouvelle, jouée le mardi 8 décembre 1757, au Concert Spirituel à Paris.

Célime, ballet en i acte, joué à l'Académie de musique, le 28 septembre 1756, dédié à M. le t omte d'Argenson. M"* Fol y chanta le rôle principal. Paris, 1756.

3 ariettes dans le goût italien : L'inconstance^ la Légèreté et la vaine Promesse^ avec quatuor à voix égales. Texte italien et français.

6 sonates de clavecin et flûte en dialogtie. Paris, aux adresses ordinaires 1736.

Le bonheur de Phaon, cantatille à voix seule avec symphonie, dédiée à la duchesse d'Orléans. Paris, 1756, chez Bayart

Au Concert Spirituel du i^ novembre 1756, M"® Fel chanta un Exultate Deo du chevalier d'Herbain.

Hol (Richard), à Utrecht.

Sweîingh ; jaarboehje aan de Toonkunst in Nederîand geioijd^ par J. Viotta et Hol. 1859-1860. Amsterdam, Binger.

Cette publication, fort bien soignée, contient le portrait de Zwelingh, la statistique des sociétés des Pays-Bas, bibliographie musicale, plusieurs compositions d'artistes néerlandais, et les biographies détaillées de J. Ten Cate, B. Koch et J. Viotta.

C'est un livre fort intéressant sur la musique dans les Pays-Bas.

Dans les derniers temps on publia encore de M. Hol chez Roothaan, à Amsterdam :

De vliegende Hollander; Der Blinde Kônig; De halling op Zee^ chœurs avec solis; Duetten, op 40, 42 et 74; Twee prijsliederen^ avec piano; 0ns hollandsch lied^ chœur; Ontwaking^ pour une voix; Morgengezang, soli avec chœur de femmes ; De vierjaargetijden, pour trois voix de femmes ; Een lied van Nederîand, chœur d'hommes; De Grenzen, id.; Ooé Morgen, id.; Levensvreugd^ id.; Hymne aan de Vrede, id.; Symphonie; David, pour voix d'hommes et orchestre ; Piëteit in de kunst, voordracht gehouden te Utrecht op 26 februari 1878. La Haye, chez M. NyhofF, etc.

M. Hol a été nommé, en 1878, officier de l'Académie à Paris, et il est correspondant du journal musical Cœdlia, publié à La Haye.

Holdemar. On lui doit :

Méthode pour la clarinette, par Holdemar. Paris, chez M"* Erard. (Vers 1790.)

Houtappel (Lambert) , facteur d'orgues, à Maestricht, plaça sous la firme Houtappel et Joseph Bienvegniet et C*®, un orgue à l'église St. Jean de c ette ville, inauguré le 5 novembre 1780.

Hilalre (M™*), cantatrice du XVIIP siècle, dont parle Bourdelot dans son histoire de la musique.

En voici un extrait :

** La fameuse Hilaire, belle-sœur ou parente fort proche de Lambert et que j'ai eu tort d'appeler sa fille dans le troisième dialogue, a cQnservé sa voix jusqu'à 70 ans, et la S. Christophe, dont vous trouvas

le nom dans tous les ballets du roi, dans la musique duquel elle étoit, y a brillé 50 bonnes années. „

Bourdebt cite aussi une chanteuse du nom de la Aubri, qui avait chanté dans les opéras du marquis de SourJéac, et pour laquelle fut écrit le rôle d'Oriane dans Topera : Amadis.

Isouard, (1) connu sous le nom de Nicolo, de Malte, ou simplement de Nicolo. Voici ( omment un journal s'exprime sur sa mort :

" Nicolo Isouard, ancien maître de chapelle de Tordre de Malte, vient d'être enlevé aux arts et à ses nombreux amis, par une maladie cruelle à laquelle il a succombé en moins de deux mois. La scène lyrique, qui avoit perdu presqu'en même temps Grétry, Dala>Tac et Méhul, se voit encore enlever un de ses plus dignes soutiens. Compositeur spirituel et fécond, Nicolo Ta enrichi d'un grand nombre d'ouvrages qui ont fait et qui feront long-temps même les délices des amateurs. Elève de Técole italienne, il avoit cependant pris Grétry pour modèle ; il n'en parloit jamais qu'avec admiration.

Il laisse une veuve inconsolable, deux enfants en bas-.ige et une nombreuse famille à laquelle il tenoit lieu de père. Ses obsè(iues seront célébrées, demain 25 mars 1818, à Téglise des Petits- Pères. „

Plusieurs chevaliers de Tordre de Malte, dont Nicolo avoit la petite croix, un granl nombre de gens de lettres, tous les artistes de Feydeau et plusieurs de TOpéra, s'étô!ent empressés de venir lui rendre les derniers devoirs. Une messe de Jomelli a été exécutée par un grand nombre d'artistes. L'orchestre étoit conduit par Plantade, maître de chapelle de la musique du roi. Son corps a été déposé auprès de celui de Méhul. M. Etienne prononça un dise ours d'où nous extrayons :

" Ce n'est qu'avec une émotion profonde que je viens rendre ce

dernier hommage à un homme dont j'ai partagé dix ans les succès, les

plaisirs et les peines. Associé à ses travaux, redevable à ses talents, j'ai

su apprécier dans une union si intime les qualités de son cœur comme

les ressources de son esprit, j'ai été frappé en même temps de cette

imagination brûlante, à laquelle on reconnoît l'homme de gén-e et de

cette générosité d'âme qui caractérise Thomme de bien.

Nous parlions de l'avenir, nous rêvions de nouvelles espérances et (1) Le véritable nom de ce musicien est Isoiar, d'après des pièces ollicielles.

Timpitoyable mort vient se placer entre nous. Je parle devant des gens de lettres dont les larmes ( oulent avec les miennes ; devant des artistes, des parents, des amis qui répondent par des sanglots aux accens de ma douleur.

Reçois ce dernier adieu, et puisses-tu, dans une autre vie, jouir de ce bonheur sans mélange inc onnu sur la terre ! L'amitié et les arts éplorés t'acc ompagnent jusqu'à ce triste asile, et ils reviendront souvent verser une larme sur la tombe où reposent l'homme de mérite et l'homme de bien. „

Jaurat, musicien français inconnu, publia en 1793 à Paris : Principes de musique,

Jay ou Le Jay, < omposa : Eule, cantate de basse-taille, avec symphonie, paroles de Semaine. Avec parties séparées. Paris, aux adresses ordinaires de musique. (Siècle dernier.)

La volupté^ cantatile avec symphonie. Paris, chez l'auteur, rue Guénégaud.

Joseph, musicien-poëte français, né au siècle dernier et resté inconnu. En 1813, il publia chez Corbaux à Paris :

Eloge de la Coquetterie et Avis au femmes^ paroles et musique de Joseph, avec accompagnement de piano ou harpe, lyre ou guitare.

Knol (Rodolphe), né à NorJen, en Frise, a été chargé du placement d'un orgue à Wieuwerd (Frise), inauguré le 30 juin 1788, par les organistes N. Klock et G. De Vries.

Laflllé (Charles), p3ëte-musi<nen, à Paris, en 1813.

Hymne à la Nuit, dédié à Pleyel ; V Alouette, dédié à Berton; la Famille St Julien aux bains de Rosbach; Malvina; L'Amante abandonnée; L'Absence^ dédié à Carat; Les regrets d'un troubadour, parolei de Lafillé. Paris, chez fauteur. 1813.

Le ( ritique du Journal de l'Empire écrit :

" Toutes ces produc tions musicales, pleines de goût, de grâces et de vérité, promettent à l'auteur un rang distingué parmi nos aimables romanciers. Le choix des paroles doit en assurer le succès. „

Ces mélodies sont avec accompagcment de piano ou harpe.

Lalance, compositeur français du siècle dernier. 2—6 sonates pour piano. Paris, chez Imbault,

Landa (M™®), née vers 1790, professeur de harpe et de mandoline à Paris, élève du célèbre Krumpholz. Après avoir parcouru une partie de la Belgique comme virtuose, elle se fixa, au mois d'octobre 1820, à Bruxelles.

La hardiesse de son exécution sur la mandoline a réuni tous les suffrages.

Elle a fait preuve d'une délicatesse et d'une légèreté d'exécution tout particulières.

Cette artiste se fit encore entendre au grand Théâtre dans un concerto de mandoline et des variations sur la harpe.

Lasceux (Guillaume), organiste français du siècle dernier. Nous avons de lui :

6 nouvelles suites pour clavecin. Paris, chez Boyen (1) Op. XI.

Pot-Pourri d'airs connus , arrangé pour le clavecin. Dédié à M^^^ Binon. Id.

A rechercher ses œuvres.

Latur, musicien français, fit partie, en 1728, comme hautboïste et comme violoniste de la chapelle royale à Lisbonne, dirigée alors par Scarlatti. (Voir Lexicon, Walther, page 489.)

Laugier. On lui doit :

Méthode raisonnée de V accompagnement du clavecin, par Laugier. Paris, 1756.

Laurent, musicien inconnu et qui inventa la flûte en cristal, comme l'œuvre suivante l'indique :

Divertissement pour flûte, dédié à M. Laurent, inventeur des flûtes en cristal, par J. C, Wunderlich. Paris, chez la veuve Decombe. 1S07.

Lauterre (M"®), née en 1755, attachée à l'Opéra, artiste d'un rare talent et qui dans Iphigénie en Tauride obtint un succ:ès prodigieux. Une vie déréglée altéra vivement sa santé. Elle décéda à Paris en 1783.

Lavaux (Louis). 6 sonates pour 2 flûtes, violons et par dessus de viole. Paris, chez Bordet. 1758.

Lavaux fut professeur à Paris.

(1) En 1784, Boyer publia un journal de pièces de clavecin par différeni8 «tuteurs.

Le Brun, musicien attaché au théâtre des arts à Paris, au siècle dernier, et qui s*est fait une certaine réputation par son opéra le Rossignol.

Ronde de venelle, roman-pastoral de Collevile, musique du citoyen Le Brun. Paris, Imbault.

Dans des recueils, dont Gatayes, J. D. Doche, Lemoine, Grumaille, Lintant, Philis, Lami firent les accompagnements, nous rencontrons des mélodies de Lamparelli, J. H. Coppenneur aîné, Cousin Jacques, Boieldieu (Ce que j*aime en toi ma Laurette), Garât, Martini, Adrien aîné, belge, (Un peu plus tard), H. Jadin, F. Mouchi, M"' H. Georgeon (poëte et musicienne) , Petit-Bon (élève de Mengozzi), Lélu , Le Gros, F. Snoeck, Eeauvarlet, Garaudé, J. B. Roucourt, (directeur de l'Ecole de musique de Bruxelles), Fasquel (artiste de TAcadémie royale de musique). Marchand, Mees, (petit-fils de Vitzthumb), P\ Blaze, Meissonnier, Sophie Gail, F. Dupierge, L. Roussel, E. Vinals, J. De Bleeckere, Carbonel, G. Dugazon, Ch. Laurent, etc.

Le Febvre, organiste à Paris, en 1756.

Le lever de V Aurore^ cantate de Af "*• la Comtesse de Carcado. Rendez-vous. Paris, Bayard.

Le Mercure de France écrit :

^ On reconnoît Tauteur à la composition harmonieuse et agréable qui règne dans ses ouvrages. „

M. Godard chanta de lui au Concert Spirituel un Conserva me.

L'amour protecteur, cantatille.

On y remarque une grande variété d'harmonies rendues avec autant de grâces que d'expression, écrit le chroniqueur du Mercure de France,

Legram, musicien au 7™* régiment de la garde royale à Paris.

En 1821, Legram inventa une trompette à coulisse et à ressort, que le pouce de la main droite met en jeu. On peut par ce moyen jouer les traits de clarinette, les plus rapides et les plus modulés. C'est une espèce de petit trombone qui donne tous les sons à partir du sol grave du violon jusqu'à Vut au-dessus de la portée. Cette découverte est importante pour la symphonie et a de grands avantages d'exécution. Le cor de signal à clefs, a donné la première idée de la trompette à coulisse. Il a été confectionné à Paris, chez Reidloker, acteur d'instruments en cuivre.

Le Maure (M"®), artiste remarquable attachée à l'Opéra de Paris en 1727,

Ode a m"® Le Maure,

Ma Muse pour toi s'intéresse, Dans le zèle ardent qui me presse, LE MAURE reçois mon encens.

Chez toi les grâces naturelles, Ajoutent des beautés nouvelles.

A la beauté de tes accens.

Plus puissante qu'une sirène.

Il n'est rien que ta voix n'entraîne, Et ! qui pourroit te résister?

En vain du plaisir de t'entendre, Ulise eut voulu se déffendre, Ton chant auroit sçu l'arrêter.

C'est peu de ta voix éclatante, Ta cadence vive et brillante, Me rend encore plus étonné.

Non, je ne sçai rien qui t'égale, Tu n*as qu'une foible rivale, Dans l'aimable sœur de Progné.

Le Menu. Au siècle dernier, Boyer à Paris, publia de cet artiste l'ouvrage important :

Motets pour les principales fêtes de Vannée,

On doit une Méthode de musique à Le Menu, qui fut éditeur de musique de Madame la Dauphine.

liômière de Gorvey (Frédéric- Auguste), signalé par

Fétis, publia en mars 1791 :

Le tombeau de Mirabeau^ pour piano, dédié aux français. Paris, chez l'auteur, grand hôtel de Toulouse.

Lendorff (Mathieu abbé), maître de clavecin à Paris en 1779.

Graduel^ Offertoire et la Post-Communion pour le Jeudi-Saint en contre-point fleuri à 4 voix. L'Hymne : Victimœ Pascali^ en double chœur à 8 voix. Paris, chez l'auteur»

Leone (J.). il publia :

Méthode raisonnée pour passer du violon à la mandoline. Paris, 1783. Ce livre de Leone est resté inconnu.

Le Roy (Mathieu), facteur d'orgues, qui plaça, en 1693, à l'abbaye de Cambron, (1) de grandes orgues avec un beau buffet et balustrade du sculpteur Van Sebrouck.

Lheritier, compositeur français du XVI* siècle, a composé des œuvres de musique religieuse, insérées dans le Motetti de Fiore, Lyon, 1532.

Ligon (Pierre), Ligons selon Fétis. Il composa en 1807 : L'hymne de la mort, paroles de Florian, avec piano et harpe. Paris, chez Moulet, maître de harpe.

Liigonnet (le R. P.), du tiers-ordre de Saint-Dominique, a publié : Chants sacrés, 1^^ partie, avec orgue, contenant neuf motets et

une messe à 3 parties ; 2"*® partie : contenant sept motets et une

messe à 4 parties, Paris, chez Périsse frères.

Louis XIV, roi de France, mort le i"^ septembre 1715, à Versailles, protecteur zélé des beaux-arts.

Da,ns\e Mercure.de France de i'j;^6, on a inséré à son intention une pièce de vers dont nous extrayons les strophes suivantes :

A ton règne, Louis, qu'il est dû de miracles! Ta générosité ne laissant point d'obstacles,

Tu vis fleurir tous les beaux Arts.

Les plus rares talens rassemblés pour te plaire,

Empressés à te satisfaire, • Accoururent de toutes parts.

De ses fastes laissons la trop fertile histoire,

D'autres ont sçû les détailler.

De toi seul aujourd'hui je célèbre la gloire,

Musique, à ton tour viens briller.

Quel éclat t'a donné ce règne favorable?

(1) Avant la révolution on avait un beau carillon à ce couvent, qui fut incendié le 5 août 1774. En 1780 Oeorges Du Mery, de Bruges, fut chargé d*un nouveau carillon de 35 clochea.

Qu'il parut d'Âmphions (i) d'un goût inimitable

Dans la science des accords !

Quelles facilités n'a-t-on pas pour apprendre

Dès Tâge même le plus tendre

A s'enrichir de tes trésors.

Ce Règne si fécond fit naître des Orphées, (t)

Dont rUnivers toujours surpris Vit les œuvres brillans, comme autant de Trophées,

Dont les temps augmentent le prix ; Que d'éclatans objets t'ont fourni ses conquêtes ; Quel lustre t'ont donné ses plaisirs et ses fêtes

Quand sa foudre étoit en repos ?

L'ardeur qu'à ses Sujets (3) inspiroit sa présence,

Son juste choix, leur récompense,

Tout marquoit le goût du Héros.

LiOUVet (Alexandre), compositeur à Paris. Instructions, théoriques et pratiques sur V accord du piano-forte^ etc. Paris, 1798.

Malvaux, compositeur français du siècle dernier, composa :

Les vœux exaucés, cantatille à voix seule, Paris, chez l'auteur. Vers 1750.

C'est une œuvre mélodieuse de longue haleine avec basson et basse chifTrée.

A rechercher ses œuvres.

Manyer («...), artiste attaché au ITiéâtre de Gand en 1781.

Le mercredi 2 janvier 1781, on donna à son bénéfice un opéra de sa composition : Le double hieyrfait ou Fanny et Paulin, en i acte et en vers, paroles d'un jeune citoyen de Gand. {Den llaemschen Indicateur, communiqué par M. J. Mertens, amateur à Anvers.)

Mannent (M^'®), i*"* cantatrice de Napoléon, chanta dans les concert à Paris en 1805.

(1) Les Campra, les Destonches, et autres.

(s) Lullj et ses œuvres.

(3) Sujets, est pris ici pour les musiciens.

Dans un concert organisé à Paris, le 22 mais 1805, par Botempo et Libon, elle chanta plusieurs morceaux, puis un duo avec Eloi.

M"* Mannent, élève du Conservatoire de Paris, fit son début sous le nom de M"** Dalmani au Théâtre Italien (Odéon), dans le rôle de Juliette de Topera Roméo et JiUMte, joué le 18 septembre 1813.

Voir le Moniteur universel^ du 20 septembre 1813.

En 1803, elle est venue en Belgique donner des concerts avec Kreutzer, Duvemoy et Dalvimare.

Marchai (M*"^), harpiste, née vers 1780, publia en 1814, à Paris, chez J. Pleyel :

Duo pour harpe et piano,

La Tirana^ air espagnol ^ mis en variations pour la harpe.

Marchand (fils), musicien firançais du XVII® siècle.

En 1686, on chanta de lui, aux appartements du roi à Paris :

Zéês amans jaloux, petite pastorale en 5 actes avec un prologue.

Les paroles sont de M"® Pascal.

Marin, fils de Fr. Marin, littérateur et organiste. Celui qui fait l'objet de cette notice, né vers 1745, mort vers 1812, était grand amateur de musique et vers 1790, avait épousé Lucile, la fille aînée de Grétry, qu'il rendit si malheureuse que la pauvre femme ne tarda pas à mourir de chagrin.

Nous avons fait des recherches sur ce musicien mais sans résultats.

Boyer, à Paris, publia d'un harpiste de ce nom :

Recueils de petits airs, arrangés par Marin, Paris, Boyer.

Duos pour harpe et piano. Idem.

Marquet (François), cité par M. Fétis.

Il y a eu une édition de sa Méthode en 1769. En voici le titre :

Nouvelle méthode facile et curieicse, pour connoitre le pouls par les notes de la musique, par feu F, N. Marquet ; seconde édition^ augmentée de plusieurs observations et réfleœions critiques, et d'une dissertation en forme de thèse sur cette méthode, etc., et Véloge historique de M, Marquet, par Pierre-Joseph Buchoz, Amsterdam, et se trouve aussi à Paris, chez Didot le jeune.

On lit dans une revue :

'^ On y a réuni tout ce qui a paru pour et contre le système de Marquet „

Dans un livre contrç cette méthode, on trouve ;

Ces vérités, Seigneur quidam, Aigriront peut-être ta verve ; Mais n'écris plus malgré Minerve, Ne sut or ultra crepf'dam,

Martin, mort avant 1757.

12 recueils de nouveautés ou aventures de Cythere; 6 recueils ' d'étrennes d'Apollon ; 4™® recueil de menuets ; 2 cantatilles ; etc.

Mathieu ( ), composa :

Méthode pour le flageolet, Paris, Pollet. (Sans date).

Mathieu (Jean), mort à Ver^iailles en 1747. Le Menu, éd'teur à Paris, a gravé de lu: : Sonate pour le violon. 4™® œuvre.

Boyer a également publié de Mathieu des sonates pour le violon.

Mathieu (fils), ordinaire de la musique du roi en 1757.

6 sonates à violon seul et basse continue, op. i"". Paris, aux adresses ordinaires. 1756.

Six trios pour 2 violoncelles et basse, dédié à 3/™* Victoire de France, op. 2. 1756. Idem.

Mathurin (P.). Ce musicien montois composa un quatuor, un chœur et autres compositions, exécutés au concçrt offert le 25 mars 1772 par l'Académie de musique de Mons aux gouverneurs des Pays-Bas.

On publia à ce sujet :

Concert dédié à leurs altesses royales par les abonnés du concert bourgeois à Mons, le 25 mars 1772, jour qu'elles Vhonorêrent de leurs présences, A Mons, rue de la clef, chez Jean-Baptiste, imprimeur. In-4®.

Voir la notice de M. De Villers : Essai sur Vhistoire de la musique à Mons,

On a des symphonies du nom de Mathurin, publiées vers 1778, à Paris, chez Boyer.

Matrot, à Paris en 1825, musicien du roi, professeur et accordeur, a établi cette année une série de seize diapasons pour accorder le piano; la manière dont il a réglé les diapasons, forme une partition fixe, qui satisfait parfaitement, dans tous les tons et dans tous les modes, l'oreille la mieux exercée à apprécier l'accord des sons dans tous leurs rapports. {JourruU des Débats^ 28 juin 1825.)

Mees (Marie), née à Bruxelles en 1753^ cantatrice, attachée à la troupe de Gand, en 1779, et élève d'Ignace Vitzthumb, son père. Quand elle joua dans Zémire et Azor, de Grétry, un chroniqueur écrit dans le Vlaemschen Indicateur, (novembre 1779), ^S^^ ^^us est communiqué par M. J. M. Mertens, amateur à Anvers :

" M"™® Mees heeft benevens de begaeftheden die sy van haeren vader M. Vitzthumb geërft heeft, de treken van een lieftalige gestalîe, en een naturelyk en uytmuntende spel, in de mogelyke kennissen van den theater. Zy was wel geholpen door M. Deversy. „

" Rose et Colas, Mej. Mees, altyd soo levendig en waer, en die hare talenten niet schynt schuldig te zyn als aen de natuere, behalven de kennis en fynigheid van haer spel, heeft met recht bekomen de aldergrootste toejuic:hingen in den roi van Roos ; dese verstandige tooneel-speelster vieyt door haer gemakkelyk speelen, en men word schier niet gewaer dat sy er moeyte toe doet. „

H. Mees le chanteur fut son mari.

Voici copie d'une affiche du théâtre de Gand d'une représentation au bénéfice de M™* Mees :

" Spectakel in Gendt. De troupe van den Heer Vitzthumb zal de eere hebben van op Woensdag 8 Maerte 1780 te vertoonen ten profyte van Mejoffrouw Mees, de schoone Arsena, opéra in vier bedryven (in het Fransch), vercierd met aile syne openbaere Vertooningen ; voorgegaen van Crispin Mede-Minnaer, comédie in een bedryf. „

Pour la clôture de Pâques, on représenta le 18 mars, au profit de M. Deversy : Aline ^ reine de Golconde.

Méhul (Etienne-Nicolas), célèbre compositeur, mort à Paris, le 18 octobre 1817, âgé de 54 ans.

En 1810, la classe des Beaux- Arts avait ouvert un concours pour son 8"* grand prix de 2™® classe, à décerner un compositeur du meilleur opéra- comique représenté sur un des grands théâtres.

Le prix fut donné à Méhul pour son opéra : Joseph, Le jury demanda une mention très honorable pour l'opéra : les deux Journées, deCherubini, et celui de YAubei^ge de Bagnêres, de Catel, ouvrage remarquable par l'élégame du style et une originalité piquante, modérée par le goût.

Dans un compte-rendu du S"* grand prix de 2^^ classe, (au compositeur du meilleur opéra-ccmique représenté sur un des grands théâtres), nous lisons ;

" C'est pour le second théâtre que Grétry seul, le plus spirituel, le plus vrai et le plus fécond des musiciens, a composé plus de cinquante ouvrages, dont plusieurs sont des chefs-d*œuvre.

Méhul, particulièrement, s y est distingué par des compositions d'un talent aussi souple que brillant. Stratonice et Euphrosine approchent de l'élévation de la tragédie; Ariodant est d'un ton chevaleresque, et Joseph d'un caractère religieux; une Folie est de la comédie qui rappelle le genre spirituel de Grétry.

Si Grétry avait donné, dans la période du concours, quelqu'un de ses chefs-d'œuvre, il est probable que les rivaux eux-mêmes se seraient empressés de lui déférer la couronne. „

Voici comment un journal du temps annonce son décès :

" Les arts ont perdu l'auteur de Stratonice, d" Euphrosine^ S Adrien^ et de tant d'autres beaux ouvrages. Méhul a succombé cette nuit, à la longue et douloureuse maladie dont il étoit consumé.

Les obsèques de Méhul ont eu lieu aujourd'hui le 21 octobre, à II heures, dans l'église de Saint-François de Paul, rue Montholon.

L'église étoit entièrement tendue en noir.

Le corps étoit placé sur un catafalque très élevé, et surmonté d'un dais. La messe en musique a été exécutée par les élèves du Conservatoire et des artistes de l'Académie royale de musique. Une députation de l'Institut assîstoit à cette cérémonie, ainsi que les compositeurs les plus distingués de la capitale. Dix voitures de deuil, dans lesquelles étoient les membres de l'Institut et de la Légion d'honneur, ont accompagné le char qui transportoit Méhul à sa dernière demeure. „

Le 21 octobre on donna à l'Opéra-Comique : Stratonice^ Le charme de la voix et VIrato,

C'est Reicha qui remplaça Méhul dans la place de professeur de composition au Conservatoire de musique.

Voici l'annonce de la vente de ses œuvres :

" La vente des œuvres de feu Méhul se fera le 15 mai, à l'étude du notaire Jallabert, boulevard italien, N® 18.

Il n'est pas nécessaire de rappeler longuement les titres qui ont placé Méhul au premier rang parmi les compositeurs français. Quand même le goût musical dégénéreroit assez en France pour que les productions de c e grand musii ien ne pussent s'y montrer sur les théâtres avec l'éclat dont elles ont brillé jusqu'à présent, ses ouvrages 6ninemment classiques seront toujours un sujet d'étude pour tous

ceux qui se consacrent à la musique, et une source de plaisirs pour tous les amateurs dignes de les apprécier.

Les partitions ^Euphrosine, de Joseph^ de Slratonice, sont du petit nombre de celles sur lesquelles la mode et le caprice ne peuvent point influencer; le tems semble en accroître tous les jours le mérite en y Élisant découvrir de nouvelles beautés.

La notice se distribue chez M. Jallabert Pour voir les planches, s'adresser chez M°*® veuve Méhul, rue de Montholon. „

La naissance de mon fils Adolphe, stances de L. P. Jauffret, avec accompagnement de clavecin, Paris, Cousineau père et fils, 1795.

En 1795, Méhul composa un hymne, paroles de Marie Chénier, chanté à la séance de la Convention nationale du 27 juillet 1795.

En voici le couplet final :

La palme et le laurier cueillis par le courage. De leur tige robuste ont orné nos remparts : L'olivier de la paix verra sous son ombrage

Fleurir l'excellence des arts.

Une longue tourmente a grondé sur nos têtes; Des rochers menaçants nous présentaient la mort, La terre est près de nous; qu'importent les tempêtes

Si la liberté vient au port? (1)

Ce musicien composa encore : Le chant éCOssian^ cantate, exécutée à l'Hôtel de ville à Paris en i8n.

(1) Nous sommes à même de donner quelques détails sur les pièces de circonstances et autres, composées pour la république.

Hymne à la liberté, pour l*inauguraiîon du temple de la raison, dans la commune de Paris, paroles de Chénier, musique de Gossec (1793).

Gossec composa un hymne pour la fête célébrée à Paris, décadi 10 nivôse, à Toccasion de la reprise de Toulon, paroles de Chénier.

Le 29 mai 1794, on chanta au Théâtre de TOpéra- Comique : Hymne patrio- HQ^e, musique de Gossec.

Méhul composa en juillet 1794 : Le chant du départ^ hymne de guerre, paroles de Chénier, député. Voici quelques vers :

La République nous appelle, Sachons yaincre et sachons périr :

Un Français doit vivre pour elle.

Pour elle un Français doit mourir.

A U lèanoe de la Convention nàiionale du 14 juillet 1795, rinstitut national

Méon (Jean-François), professeur au Conservatoire, né à

de musique se plaça dans la salle ; on y exécuta une symphonie, ensuite Vhymne des Marseillais.

Le couplet : Tremblez, tyrans et vous perfides, etc., provoqua un enthousiasme indescriptible. L'assetpblée entendit debout et la tête découverte Tin vocation à la liberté qui termine cet hymne.

Après le chant : Ça Ira, on enlentlit le Chant du départ^ et l'air : Veillons au salut de VEmpire; un chœur, paroles de Voltaire, musique de Oossec, le quel chœur finit par ces vers :

L'affreux esclavage Flétrit le courage; Mais la liberté Elève sa grandeur et nourrit sa fierté.

Après ce chant pathétique, M. Jean Debry, demanda que le nom de l'auteur de Vhymne des Marseillais, Rouget de Lisle, sut honorablement inscrit au procès -verbal. Cet excellent patriote, dit M. Debry, fut incarcéré six mois sous la tyrannie de Robespierre, tandis que le chant dont il avait composé lea paroles et la musique conduisait nos frères à la victoire.

M. Delacroix, annonça ensuite, que Rouget de Lisle avait fait une autre ode à la liberté, et il demanda à ce qu'elle fui chantée dans la prochaine fête publique.

Dans la séance du 3 août 1195, ou décrète :

« Le Conservatoire de musique, créé sous le nom d'Institut national, par le décret du 18 brumaire an 11 de la république, est établi dans la commune de Paris pour exécuter et enseigner la musique.

Six cents élèves reçoivent gratuitement l'instruction dans le Conservatoire.

Le Conservatoire fournit tous les jours un corps de musiciens pour le service de la garde nationale près le corps législatif.

L'établissement connu sous le nom d'Ecole de musique et de déclamation est supprimé par le présent décret. «*

M. Catel composa Vhymne du 10 août, paroles de Chénier.

La séance du corps législatif du 20 prairial (1799), se termina par une cantate, paroles de Boisjoliu, musique du célèbre Oossec, exécutée par la musique du corps législatif et par les citoyens Chéron, Lais et Laforét, du thé&tre des Arts (Opéra). Voici le couplet des Magistrats du peuple :

Ah I par la guerre il faut encofe.

Que leurs forfaits soient expiés 1

Les bords du Volga, du Bosphore

Ont grossi ce ramas de tyrans alliés. '

Victoire ! retournons sur tes brillans vestiges I

Liberté ! la paix môme arme encore tes guerriers 1

Tous, recommençons nos prodiges !

Couvrons ces cyprès de lauriers.

Lesueur composa, en 1800, une grande cantate intitulée : Chant du premier Vendémiaire an 9, paroles de J. Esménard.

Pari?, le 3 octobre 1741, mort en cette ville, le 29 juin 1813, était entré à l'Académie royale de musique le i' janvier 1765, et y avait obtenu sa pension en i8ci. Il établit, à Paris, en 1778, une école de solfège, qui fit partie de Técole royale de chant formée en 1784, puis fut réunie au Conservatoire en 1795. Il y forma une quantité d'élèves.

Méon composa une messe qui fut chantée à Paris en 1786, à l'occasion de la Sainte-Cécile. Sa biographie lue au Conservatoire, à la séance publique du 13 décem!)re 1813, est du professeur Baptiste l'aîné; elle se trouve dans le N°35 du Moniteur universel.

Aucun biographe ne cite ce musicien de talent et si recommandable.

Messangeau. Selon Walther, un luthiste de ce nom vivait en France vers 1613.

Metoyen (J.-B.), musicien à Paris, en 1811.

Recueil de chants d'église, contenant les antiennes de la Ste. Vierge^ des hymnes du Carême^ etc., mis en contrepoint, en trio, pour haute-contre, taille et basse. Paris, chez Cherubini et Kreutzer et C*®.

L'auteur avait le projet de publier 20 messes et autres chants des principales fêtes, exécutés habituellement à l'église Saint-Eustache.

Metru, chanteur célèbre, vivait selon Walther à Paris vers 1676.

Michel-Ange. Méthode pour le Théorbe, par Michel- Ange, de Paris. (Vers 1750.)

Mondonville (Jean Cassanea de) , célèbre compositeur

français.

Aux Concerts Spirituels de Pâques de l'année 1756, on chanta de Mondonville : De Profundis, à grand chœur ; Regina Cœli, id.; Donum est, id.; Sonate de clavecin ; Venite eœaltemus, (motet) ; Cœli enarrant, id.; Laudate Dominum Nisi Dominus.

M. Tanevot à cette occasion adressa au célèbre musicien ces vers :

Quel sublime dessein ; que de riches tableaux. Tu me vois transporté de tes accens nouveaux ;

Partout y brille le génie.

Le pinceau de Rubens guide ton harmonie :

Aux images qu'elle nous rend,

De l'Eternel on reconnoît l'empire.

Dans tes divins concerts que le Seigneur est grand!

Le chantre de Sion t'inspire.

Et c'est lu*, plus que toi, qui touche ici la lyre.

MM.Richer et Bêche chantèrent un concerto de voix deMondonville aux Concerts Spirituels.

Monsigny (Pierre), compositeur français, mort en 1S17. Voici comment le Journal des Débais annonce son décès :

** Le célèbre compositeur français Monsigny, le restaurateur ou plutôt le créateur de notre Opéra-Comique, vient de terminer sa longue et honorable carrière. Il est mort hier 16 janvier 1817, à l'âge de 87 ans. Ses funérailles, qui ont eu lieu aujourd'hui dans l'église de Saint-Laurent, sa paroisse, ont été remarquables par un concours de musiciens et d'artistes, qui se sont fait avec raison un devoir de rendre ce dernier hommage à celui qui réunissait à un admirable talent une grande amabilité de caractère et de mœurs. „

Le Samedi, 18 janvier, une représentation en son honneur eut lieu à rOpéra-Comique :

En rhonneur de la mémoire de Monsigny : Félix et le Déser leur. Tous les artistes paroitront dans Félix,

Un chroniqueur s'exprime ainsi sur cette soirée :

" Cette représentation n'offroit rien de remarquable que la réunion de deux des chefs-d'œuvre de Monsigny, renforcés d'une espèce d'intermède consacré à sa mémoire et terminé par la cérémonie du couronnement de son buste. Une longue pièce de vers alexandrins de la façon de M. Dupaty, des couplets de M. Bouilly, parodiés sur des airs de Félix et de Rose et Colas ; le tout exécuté par l'ensemble des acteurs qui s'étoient fait un devoir de paroître dans cette cérémonie funèbre, tel a été l'hommage mesquin offert, par M" les sociétaires de Feydeau, au fondateur de leur scène, à celui qui, par sa jolie pièce : On ne s'avise jamais de tout, les tira de l'obscurité des tréteaux de la Foire, leur méritoit l'honneur de devenir Comédiens du roi et de former ce second théâtre dont les succès alimentés sans relâche, par le génie de Monsigny, de Philidor et de Grétry, portèrent si longtemps ombrage à l'Acadéniie royale de musique.

Il n'est aucune partie de son art oîi Monsigny n'ait excellé; sa musique se plie à tous les tons de ses personnages; et quoique le pathétique paroisse plus particulièrement de son domaine, le rôle de

Charbonnier, de Montaubel, de la mère Bobry, le duo de Mathurin et de Pierre Leroux, l'ariette du petit abbé dans Fëliœ, prouvent que Tesprit, Tenjouement, la vivacité, l'originalité, n'a voient rien d'effrayant pour son génie, et qu'il savoit varier ses couleurs, suivant les objets qu'il avoit à peindre.

n a fort peu employé le récitatif; mais toutes les fois qu'il y a eu recours, il n'y pas été plus avare de mélodie que dans les airs proprement dits.

Depuis 1777 (Félix) ^ la plume de Monsigny est restée oisive; il s'est arrêté dans la force de son âge et de son talent, ce qu'on attribua à quelques mécontentemens contre les comédiens, et ce silence fut une calamité pour son art

II laisse après lui une mémoire honorée ; il ne démentit jamais la noblesse de son caractère; il refusa constamment de transiger avec ses sentimens, et d*immoler ses principes à sa fortune.

Il est avec Philidor et Grétry à la tête de cette école nationale, qui, pour l'Opéra-Comique, du moins n'a rien à envier aux nations voisines, et qui, à beaucoup d'égards, pourroit leur servir de régulatrice et de modèle. „

Le 29 janvier 1817, on reprit : Rose et Colas. Le 11 mars on remit au théâtre, le Déserteur^ une des meilleures pièces du répertoire, et le 19 mars 1817, on reprit : Aline, reine de Golconde, joué pour la première fois le 15 avril 1766.

Monsigny ne laissa aucune fortune à ses enfants, mais il laissa de bonnes fermes aux Comédiens.

Montsaucon (Bernard de), savant Bénédictin de la congrégation de St Maur à Paris. Il publia à Paris en 1719 l'ouvrage : Antiquité expliquée et représentée avec figures.

Ce livre intéressant donne la description des instruments anciens tels que : de tibis, tibia Panos, Cymhalis, CrotcUis, Sistro^ Syringe, etc.

Il y a des planches en gravure représentant ces instruments, avec texte français et latin«

Moulet (Joseph-Antoine), maître de harpe. On a encore de ce musicien les compositions suivantes, non citées par les biographes.

Le chant de Napoléon^ paroles de L. Saury, avec accompagnement de harpe ou piano, dédié à Inger-Des-Essarts, auteur de la tragé-

die Pizarre^ par son ami J.-A. Moulet A Paris, chez Tauteur. 1808.

ZfC papillon, romance de M™® Joliveau. Paris, chez l'auteur.

4 cantiques^ dédiés à M™® la Comtesse de Montesquiou. Paris, chez l'auteur. 1811.

Etrennes aux Dames, pour Vannée 1811; 25 romances avec piano ou harpe. A Paris, chez l'auteur. Prix : 25 fr. Les paroles sont de difTérents auteurs.

Le chant des Français, paroles de François de Neufchateau. Paris, chez l'auteur. 1806.

Chœur d!Esther^ (la bonté du seigneur), fragment, mis en musique avec piano ou harpe. Paris, id.

La Paix de Tilsitt, chant guerrier. Paris, id. 1807.

Moulet était en même temps éditeur.

NiCOlaT (\?Sr. F. G.), remplaça, en 1865, M. Lubeck en qualité de directeur au Conservatoire à La Haye.

Ce musicien laborieux publia dans ces derniers temps :

Thorhecke-cantate, Amsterdam, Louis Roothaan. 17 Juni 1877. Ter Herinnering, sérénade, op. 19. (Voix d'hommes.) La Haye, M. Nyhoff.

Handleiding bij het ondertaijs in de théorie der muziek. Id.

Excellent ouvrage sur la théorie de la musique.

Das lied von der Oloche, pour chœur mixte et solos.

Son oratorio en 3 parties : Bonifacius, a été chanté dans plusieurs villes.

En avril 1878, cet ouvrage a été exécuté sous la direction de M. Benoit à la Société de musique, à Anvers.

Nous avons remarqué dans cette œuvre une orchestration sagement colorée, des chœurs d'une imagination puissante et des récitatifs d'un caractère bien adapté au sujet.

Le maître assistait à ce concert, et îe nombreux public lui a fait une brillante ovation.

Le 2 janvier 1878, on fêta à La Haye son 25"® anniversaire comme professeur-directeur au Conservatoire, et, à cette occasion, ses amis et camarades lui ont témoigné publiquement leur sympathie.

M. J. Van Hove, professeur à Técole de musique depuis ^^ ans, a prononcé un petit discours en l'honneur du jubilaire, qui a vivement impressionné les assistants. Cette cérémonie eut lieu à la salle de Diligentia,

M. Nîcolaï a introduit, comme le dit très bien M. Van Hove, d'utiles réformes dans plusieurs classes de Técole de musique, qui porteront par le temps leurs fruits.

Page 24 du second volume de cet ouvrage, nous avons publié les vers de M. Wap, adressés à M. Nicolaï, le jour de son jubilé.

Orlandus Lassus. En 1573, on fêta en France (Paris) l'élection d'Henri, duc d'Anjou, roi de Pologne. Le 4 septembre 1573 le roi de Pologne fit son entrée à Paris, et on lui donnait un banquet aux Tuileries, avec roches, théâtre et d autres passe-temps décrits en vers latins par Jean Dorât, le poëte du roi.

La lête commençait par un dialogue en vers latins de Ronsard entre la France, la paix et la prospérité, mis en musique par Orlandus Lassus.

Ce fut Balthazar de Beaujoyeux, italien, qui composa le ballet Manerius.

Orson ville (J. d^), né vers 1750, artiste attaché au théâtre des Comédiens italiens, à Paris, en 1779.

M. Guédon de Berchère lui adressa, en 1779, une longue pièce de vers dont nous extrayons :

Enfin sur ce charmant théâtre, Temple de la frivolité, Où le Français qui l'idolâtre Par besoin cherche la galté ; A ce spectacle où l'harmonie Semble avoir fixé son séjour Et dans des sons pleins de génie Ne travailler que pour l'amour.

Aux Italiens, pour tout dire.

En dépit des rivaux jaloux, D'Orsonville on vient de t'élire !

Tes talens, par un prix si doux, etc.

Le même poète publia une pièce de vers en 1779, 'Sur le talent de M"® Sainval aînée, artiste dramatique. (Mercure de France,) (1)

(1) C est Jean-François de La Harpe, né à Paris, eo 1739, qui fit pendant quelques années la critique musicale dans cette revue.

Jeau- François Marmontel, né en 1723, était également critique musical au Mercure de France.

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