‹ Bibliothèque sacrée (volume 2)Chapitre 112 sur 171 · Toutes lesdites pensionnaires seront obligées de garder · texte numérisé non relu

Toutes lesdites pensionnaires seront obligées de garder

CLO la clôture pendant leur demeure dans le couvent , et n'en pourront sortir, noiniplus que les personnes (jui les servent , que rarement et pour affaires qui seroiAj ligues nécessaires par la supérieure , et jamais découcher sans la permission par écrit du supérieur. Défendons auxdites pensionnaires d'aller aux comédies, opéra et bals, sous quelque prétexte que ce soit, même en compagnie de leurs pères et mères.

4. Elles n'iront point au parloirà l'heure de l'oilice divin ou autres qui puissent troubler la régularité, sans une nécessité pressante , et sans être accompagnées d'une religieuse choisie par la supérieure , si ce n'est f[u'ellejuge à propos, pour de justes raisons, et à l'égaixl de certaines personnes, d'en user autrement; et on ne leur ])ermettra point de manger au parloir, surtout avec des hommes.

5. Elles ne pourront aussi envoyer aucune lettre au-dehors, ni en recevoir, sans |)ermission de la supérieure , à moins que d*en avoir dispense du supérieur ; elles se mêleront encore moins, ni les personnes qui les servent , d'en recevoir pour les religieuses ou d'en envoyer de leur part. Lesdites pensionna ires, grandes ou petites , coucheront toujours séparément.

6. Nous ordonnons aux supérieures de loger les pensionnaires, autant qu'il se pourra, dans un corps-dc-logis séparé des lieux réguliers , et jamais

dans le dortoir des religieuses.

Les pensionnaires n'auront point de commerce avec les religieuses, sinon avec celles qui seront commisespar la supérieure pour leur conduite.

7. Nous enjoignons aux religieuseslorsque les parens désireront que leurs filles apprennent à chanter ou à jouer de quelques instrumens, d'examiner soigneusement les mœurs et la conduite de celui cpie l'on proposera pour les enseigner. Il serait bien plus à propos que cela se lit par une fille ou par une femme ; à quoi nous exhortons les supérieures de tenir la main autant qu'il sera possible. Mais on ne leur montrera jamais des airs licencieux , capables; d'exciter des passions et d'altérer l'innocence. JH

8. Elles prendront garde de ne rien faire qui puisse préjudicier au bon ordre et à la tlisciplinc régulière du monastère ; et eu cas (qu'elles viennent à y man- ([uer, nous enjoignons aux supérieures d'y remet! ier promptement.

9. Les religieuses tiendront la inain à ce que les grandes pensionnaires ne portent ni pierreries , ni habits trop magnifiques ; qu'elles soient toujours modestement vêtues.

10. Quant aux petites pensionnaires , les couvens qui leur donnent les petits habits, soifc deleurOrdre,soitquel([ue autre habit modeste, continueront d'eu user selon leurs constitutions et louable coutume ; mais pour le*»

maisons où on leur laisse les habits séculiei's. . . ., nous exhortons les supérieures et maîtresses des pensionnaires de procurer qu'elles soient toutes habillées simplement et modestement , chacune selon leur condition.

1 1 . Défendons aux religieuses de permettre aux pensionnaires , sous prétexte de récréation , de faire des déclamations , ces sortes d'exercices ne servant qu'à dissiper et à faire perdre beaucoup de temps aux religieuses, et étant occasion aux pensionnaires de prendre un esprit de vanité contraire à la modestie dans laquelle on doit les élever. On ne leur permettra point aussi , en quelque temps que ce soit , de jouer entre elles aux cartes, ni aux autres jeux de hasard.

12. Quoique Jpus ces réglemens extérieurs soient nécessaires , ils seraient pourtant inutiles pour la fin qu'on doit avoir dans l'éducation des enfans , si l'on ne travaillait principalement à remplir leur esprit et leur cœur de la connaissance et de l'amour de Dieu et de Jésus- Christ ; en quoi il nous a luimême appris que consistait la l'ie éternelle. Il faut donc de bonne heure les instruire solidement des principes de la religion , et principalement de ce qui regarde la vie de Jésus- Christ , où il sera facile de leur faire remarquer et les mystères et toute la morale de la religion chrétienne.

On aura soin aussi de leur enseigner à se bien disposer pour

recevoir les sacremens , et les fréquenter avec respect ; et on les tiendra f||icupées, en leur montrant à travailler à des ouvrages sérieux et utiles. Ces instructions doivent être 4e j|ndement de toutes les autres; et elles sont nécessaires à toutes les filles chrétiennes, en quelque état qu'elles soient appelées.

P^oj. le traité du père Florent Boulanger, récollet de la province de Saint-Denis, sur la clôture des religieuses , qui a paru à Paris au commencement du xvH siècle : celui de Joseph Gibaliu , qui a paru en 1648 , sous ce titre : de Clausurâ regularium : celui de M. Thiers , imprimé en 1681 , et surtout celui de M. Cerrier, chanoine régulier de la congrégation de ^'otre- Sauveur, et prieur-curé de Saint- Hilaire-en-Barrois, imprimé à Paris, chez Desprez , en 1664, in-i2, sous ce titre: Histoire et pratique de la clôture des religieuses , selon Vesprit de V Eglise et la jurisprudence de France, dédiée à nos seigneurs les archevêques et eVeques de France. C'est un excellent ouvrage dont on ne saurait trop recommander l'usage , qui est muni d'approbations très-flatteuses, et qui a été annoncé avec les plus grands éloges dans les différens journaux.

Clôture de compte, est la perfection du compte , laquelle arrive lorsqu'il est arrêté par les parties; ensorte que l'oyant ou le rendant com]>te jmisse agiï en conséquence, et en casd'inexé'

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r utlon et faute de paioinent , fa il e assigner celui qui se trouve devoir quelque chose à l'autre.

Clôtluk d'inventaire. Voyez Inventaire.

CLOUD ou CLODULFE (saint), évêque de Metz , Clodulfus , Flondulfus , Flodulphus, était fils de saint Arnoul et de la hienlieureuse Dode ; frère d'Ansegise , que l'on regarde comme la souche de la seconde race de nos Rois. Il fut élevé dans la piétéchrétienne, et mis à la cour des rois d'Austrasie. Il fut marié, selon plusieurs auteurs, et eut, entre ses autres enfans, le duc Martin, le plus célèbre de tous. Saint Godon ou (ion , évêque de Metz, étant mort vers l'an 656, le clergé et le peuple souhaitèrent d'avoir Cloud pour leur pasteur , dans l'espérance de voir revivre les vertus du père dans le fils. Ils ne furent point trompés dans leur attente, et saint Cloud remplit toutes les fonctions de l'épiscopat avec un zèle infatigable. Continuellement attentif aux différens besoins de son troupeau, il leur dispensait éjjalenïcnt le pain spirituel de l'àme, i»ar la prédication de la parole de Dieu , et la nourriture du corps , par les abondantes aumônes qu'il répandait dans le sein des pauvres. C'est ce qu'il fitassidiîmeiit et sans relâche pendant l'espace de quarante ans et vingt- cin({ jours qu'il fut évêque. 11 mourut dans une heureuse et sainte vieillesse , âgé de plus de quatrevingt-dix ans. Le Martyrologe

Lie l'église de Metz fait mention de lui sous le nom de saint Flondulphe , au 8 de juin , aussi bien que le romain et les autres modernes. Son corps fut enterré auprès de celui de saint Arnoul, son père, aussi évê([ue de Metz.

Il en fut oté le 6 septembre de l'an 959 , puis transporté l'onzième du mois de décembre suivant au prieuré de Lay en Lorraine, près de la ville de INancy, où il fut long-tenq)S conservé dans une chasse d'aqjent doré, excepté lechef quiétiiit demeuré dans l'église de Saillk-Arnoul de Metz.

L'an 1621 , Antoine de Lenoncourt, primat île Ilanry et prieur de Lay, détacha un os de l'épine du dos de saint (Moud , et le donna au couvent des Jacobins de la rue Saint-lïonoré, à Paris , le deuxième jour de septembre. Il y ajouta ensuite un os de saint Pierre, viii{;t-cinc|uième évêque de ^letz, d'où Nient (ju'on y fait l'oflire de saint (doud le 8 juin , sous le rit des fêtes doubles. La vie de saint Cloud, écrite par un auteur du neuvième (»u dixièine siicle lieux cents ans environ après SI mort, se trouve au dixième tome des .\ctes îles Saints Pénédiclins, avec les notes du père Mabillon; et dans Hollandus, avec celles de lïcnschénius. On peut voir aussi Meuri>se , dans son Hi.sloirc Jei Eicquc^ de 3felz. Ixî père Lecointe , «lans ses .4nnaleà. (Baillet, 8 juin.)

CLOUD (saint;, prêtre du diocèse de Paris , Chlodoaldio ,

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était fils tleClodoniir, roi d'Orléans , et petit-fils du grand Clovis et de sainte Clotilde. Ayant perdu son père l'an 624 , on le sauva du massacre que Clotaire , son oncle , roi de Soissoiis , fit lui-même de ses deux frères Thibaud et Gontliaire. Il n'avait j>our lors qu'environ huit ans , mais lorsqu'il fut en âge de penser solidement , il se coupa luimême les cheveux , et embrassa la cléricature. Tl y fit sa principale occupation de l'étude de l'Écriture-Sainte , de la prière et du chai^ des psaumes , de l'aumonc et de la pénitence. 11 était vêtu de l'étoffe la plus grossière , et couchait sur la terre nue , couvert d'un simple cilice. Peu content de ces prati- <{ues austères, il se mit sous la discipline d'un saint solitaire nommé Séverin , qui vivait reclus dans une cellule aux environs de Paris ; mais comme il n'y était point assez caché à son gré , il s'en alla en Provence , d'où il revint à Paris, n'ayant pu parvenir au repos et à l'obscurité qu'il cherchait. Uévêque Eusèbe , prédécesseur de saint Germain , l'ordonna prêtre. Il exerça pendant quelque tem])s dans l'Eglise de Paris, et se retira ensuite à deux petites lieues de là, dans le village de Nogent-sur- Seine , où il fit bâtir un monastère , dans lequel il acheva de se sanctifier avec (juelques personnes de piété , et finit sa sainte carrière le septième jour de septembre , vers l'an 56o. Son corps se conserve encore aujourd'hui

CLO dans une châsse précieuse audessus du grand autel de la collégiale des chanoines de Saint- Cloud , qui a succédé au monastère que notre Saint avait fait bâtir à Nogent , qui a aussi été changé en une petite ville qui s'appelle Saint - Cloud , du nom du Saint. On fait sa fête le 7 de septembre. ( Grégoire de Tours , troisième livre de V lintoire des Français ; et Frédegaire , son continuateur. Dom Mabillon , premier Siècle Béné-

(tictiii , pa|

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