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tous les jours de la semaine dans l'oifice de l'Église, traduits en français avec le latin à côté , et un abrégé des Vérités et des Mystères de la Religion chrétienne, à Paris, in-12 et in-8^ Les Mercures du temps de ^icolas Cocquelin le font encore auteur de laMorale (T Epi'clete , du Traité des Puissances , et d'un recueil de pièces sur la dignité et les droits du chancelier de l'Université de Paris. Enfin, dans \eJour- Jial des Savons du 1^ juin 1688 , édition de Hollande , pag. 25i et suivantes, on a imprimé un discours prononcé en latin par 31. Cocquelin, comme chancelier de l'Université de Paris, lors de la présentation de ceux qui devaient recevoir le bonnet de docteur. Ce discours est suivi d'une pièce de vers latins , composés par le même , à la louange de Louis XIV.
GOCQUELINES (Charles).
C'est l'éditeur du grand bullaire, sous ce titre : BuUarwn , privilegiorum ac diplomatum romanoruni Pontificmn amplissima colleclio ; oui accessere Pontificwn omnium vilœ , notœ et indices opportuni , opéra et studio Caroli Cocquclines ; douze volumes in-folio. {Journal des Savans, T743, mg. 874.)
CODE , codex , compilation , recueil des lois , àes ordonnances, des constitutions des Empereurs et des Rois. Grégoire et ITcrmogène , deux savans jurisconsultes , ayant recueilli les coiislitutious des Empereurs depuis Adrien jusqu'à Constantin ,
COD on nomma ces deux recueils le Code Grégorien et le Code Hermogénien . L'empereurTliéodosele-Jeune en fit un autre qui fut appelé Code Théodosien , où il recueillit toutes les constitutions d es Empereurs depuisConstantin jusqu'à lui. Il a été long- temps perdu en Occident. M. Cujas l'a rétabli et donné au public. Godefroi a fait un Commentaire sur ce code , et M. de Marville, professeur à Valence , l'a fait imprimer en six tomes l'an i665.
Alaric, roi des Gotlis , fit faire en 5o6 une nouvelle compilation du Droit romain , tirée de ces trois Codes , Grégorien , Hermogénien et Théodosien , qu'il publia sous le nom de Code Théodosien. Ce Code d' Alaric fut longtemps en usage , et fit tout le Droit romain qui s'observait en France. Enfin l'empereur Justinien donna commission à Tribonien de composer un nouveau Code, qui comprend tout ce qu'il y a de bon dans ceux de Grégoire , d'Hermogène , de Théodose , avec quelques nouvelles constitutions de Justinien même qui changent un peu l'ancienne jurisprudence. C'est ce qu'on appelle le Code de Justinien , publié en 528 et 53/} , qui fait la troisième partie du corps du Droit civil ou romain. L'empereur Frédéric fit observer ce droit dans ses États : ce qui a été suivi en Italie et en Allemagne, et l'est encore dans une partie de la France, surtout dans les provinces méridionales.
Code des lois antiques , est un
COD recueil qui comprend les lois des Visigots , un édit de Théodoric , roi d'Italie , les lois des Bourguip,nons , la loi Salique et celle des Ripuariens.
Code , se dit aussi de plusieurs recueils des ordonnances des rois de France, comme le code Henri, le code Néron , le code Micliault , ou le code Louis xiii , et le code Louis XIV , ou simplement le code Louis par excellence, qui reji ferme les ordonnances de Louis XIV sur la réformation de la justice civile et criminelle , de la marchandise, etc. Tel est aussi le code actuel qui renferme les ordonnances et décrets de S. M.
Louis xviii.
On dit encore le code cii'il, le code criminel , vérifié en iG"o , (ju'on appelle aussi la nouvelle ordonnance , le code marchand, le code de la marine , le code des eaux et forets, \c code noir, ainsi nommé parce qu'il traite des esclaves noirs <jue l'on tire de la cote d'Afrique, etc. etc. {F'oyez DuoiT. )
CODÉCrM.\TEURS. C'étaient plusieurs seigneurs (jui ]>ercevaicnt les dîmes d'une luciue paroisse . Les codée i ma leurs é la ien t tenus solidairement de payer la portion congrue au curé qui n'avait pointde gros, ou un supplément, si le gros ne montait pas à trois cents livres. Ils devaient aussi cent cinquante livres pour le vicaire , quand l'évèque le jugeait nécessaire. (De Feirière , Dictionnaire de Droit, au mot
ConF.CI3r.\TELRS.)
CODÉTENTEUR , celui rp.i
letient une chose avec une ou plusieurs autres personnes.
CODICILLAIRE , codicillaris, c|ui est contenu dans un codicille. Clause codicillaire , est une clause que l'on insère pour l'ordinaire dans les lestainens, afin de leur donner force , sinon comme testamens, par le défaut de quelques solennités requises, au moins comme un codicille et comme un acte de dernière volonté. Cette clause fait donc valoirle testament comme iinfidcicommis , en sorte que l'héritier au intestat est obligé de restituer l'hérédité à l'Iiéritier institué par le testament même qui manque de formalités re(juises à sa validité; la loi ayant plus d'égard à la dernière volonté du testateur (ju'à ces sortes de formalités. (De Perrière, Dictionn.
de Droit , au mot Clause codi-
ihE.)
clause codicillaire est conçue en ces terme sou autres é([uipoUens : Si cette dernière volonté ne vaut pas conwie testament , je veux (pi elle vaille du moins comme codicille , et de la meilleure manière ffu elle pourra valoir. Cette clause peut être mise dans toute sorte de testamens, soit nuncupatifs ou solennels.
(Duperrier, liv. i , question <!.inière.)
L'origine de la clause rochcillaire a été une suite naturelle des formalités embariassantes que le Droit romain exigeait pour la validité d'un testament , et qui faisaient que les plus habiles avaient souvent sujet de
douter de la validité de leurs leslanieûs. Cette clause fut reçue si favorablement chez les Roinaius , que , quoiqu'elle ne fût pas exprimée dans le testament , elle était néanmoins quelquefois suppléée , comme lorsqu'on remarquait que le testateur avait une extrême envie que sa dernière volonté subsistcàt. Parmi nous, la clause codicillaire ne se supplée point ; il faut qu'elle soit exprimée disertement. Henrys, tom. i, cliap. 6, quest. 5 ; et tom. 2, liv. 5, quest. i^ , 25 et 44.)
CODICILLE , codicillus. C'est une dernière volonté moins solennelle qu'un testament ou un écrit par lequel on ajoute ou l'on change quelque chose à un testament , soit sous seing-privé , soit devant des personnes publiques. Il faut cinq témoins ];our un codicille. Dans les cymencemens, les codicilles^ivaient toujours les testamens.
Dans la suite on en fit avant les testamens, et ils avaient leur elFet , pourvu qu'ils fussent confirmés par le testament. On en fit même sans testament , et on les adressait aux légitimes héritiers. Le codicille diffère du testament, eu ce que le codicille jie j)eut contenir d'institution «l'héritier, et n'est pas sujet à toutes les formalités des testamens. Dans les pays coutumiers , les testamens ne sont , à proprement parler, que des codicilles, j)arce que c'est la coutume ellemême qui institue les héritiers, il est permis de faire plusieurs
COD codicilles , et alors les derniers n'annullent point les premiers comme font les testamens , à moins qu'on ne connaisse que telle a été la volonté du défunt , ou qu'il n'y ait contradiction dans les codicilles, comme si dans un second codicille on donnait à une personne une chose qu'on aurait donnée à une autre personne dans un premier codicille.
En ce cas, le second codicille annulerait le premier. Lucius Lentulus fut le premier qui mit les codicilles en usage; car, en mourant dans l'Afrique , il fit des codicilles qu'il avait confirmés par son testament , par lesquels il pria l'empereur Auguste de faire quelque chose. Auguste accomplit sa volonté; et ayant appris des savans qu'il consulta que l'usage des codicilles serait très-utile aux citoyens qui, étant dans les pays étrangers , et ne pouvant point faire de testament, feraient au moins des codicilles , il confirma cet usage qui devint fort fréquent ensuite. (Justinien, lib. 2 , Jnstit. , tit. 25, de codicillis, et abrégé des mêmes instituts rapporté dans le tome 8 de la Morale la Grenoble j pag. 282, édit. de 1710.)
Ceux qui n'ont pas la faculté de tester ne peuvent faire de codicilles , et un testament nul ne peut être valide par un codicille qui le rappelle. Les codicilles étant des suites et des dépendances du testament , ne sont pas valables quand le testament est nul. (Henrys, tom. 3, liv. 5, ch. j, quest. 5. Domat , liv. \ ,
COD CODINUS (Georges), curopalatc, c'est-à-dire un de ces officiers qui avaient soin du palais de l'empereur de Constantinople, vivait , à ce que l'on croit , vers la fin du quinzième siècle. Il a composé divers ouvrages , entre autres un recueil de l'origine de Constantinople , un livre des officiers du palais de la même ville, et des emplois delà grande église, qui ont été traduits en latin par Georges Douza et François Junius. Ils sont imprimés à Paris en grec et en latin en i6i5. Ses antiquitésde Constantinople ont été imprimées depuis à l'imprimerie royale, avec les notes de Pierre Lambécius, liibliothécaire de l'Empereur, et ses autres ouvrages avec les Notes du père Goar.
CODOMAN ( Laurent ) , né à HolV dans le Voigtland en Saxe, mourut en iSgo. On a de lui, I ° Supputatio prœterilorum annorunimundi et septua^inta hcbdomadarum Danielis y ex Hàtoriis sacris ethnicisquc sumpta, à Leipsick, 1572 , in-8". 2". Annales sacrœ Scri/)tiir(v , uhi ori^o nlyriipiaduni , à Wittemberg , en i58i, in-4".
CODONATAIRE , associé , conjointavec un ou plusieurs autres dans une donation qu'on leur a faite à tous ensemble. La condition des codonataircs est égale.
CODURC (Philippe) , né à Annouay en Vivarais , de parens de là religion prétendue réformée, s'étant converti après avoir été ministre à Nimes, s'appliqua à l'étude de l'Écriturc-S.iii.lc. Son
premier ouvrage est un excellent commentaire sur le livre de Job, qui parut en i65i, in-4'' , dans lequel il a fait paraître combien il était savant dans les langues orientales. Ce commentaire est fort littéral , et explique chaque terme du texte hébreu , en y joignant la paraphrase judaïque, les autres versions et les explications des rabbins , particulièrement celle d'Aben-Esra. Il a aussi quelques Notes sur les seizième, dix-septième et dix-huitième versets du ch . g de l'Epître aux Hébreux. Il a traduit les livres de Job et de Salomon en fiançais , suivant le texte hébreu , et fait des notes ou observations sur les endroits les plus difficiles, in-S" , à Paris, 1647 J et in-4°, 1657. ^" i^4^' ^^ ^^ imprimer une dissertation sur le sacrifice de la Messe , et la présence réelle du corps et du sang (le Jésus-Christ dans l'Eucharistie. Nous avons enfin de lui une diatribe sur la justification des Saints , et une dissertation sur la généalogie de Jésus-Christ , et dans laquelle il concilie les deux évangelistes qui la rapportent. Africanus croyait, i" que saint ^latthieu avait suivi la généalogie légale , et saint Luc la généalogie naturelle ; -yJ" que la branche de Salomon s'était fondue dans celle de Nathan , ce qui fait que ces deux généalogies conviennent dans les personnes de Zorobabel et de Salathiel ; 3" que Jacob et Héli étaient frères ; 4° 4^*^ Marie et Jo.seph étaient d'une jncme race. Mais
M. Codurc prétend , 1 ° que saint Matthieu n'a pas suivi la généalogie naturelle ; et la preuve qu'il en donne, c'est que tous les Rois que cet évangeliste met de suite n'étaient pas fils l'un de l'autre. Car Salathiel ne descendait pas , selon la nature , de David par Salomon. Ainsi , les quatorze personnes qui sont depuis Salomon jusqu'cà Salathiel n'étaient pas les ancêtres naturels de Salathiel , mais seulement ses prédécesseurs, auxquels il succé- <lait, parce que la branche de Salomon était éteinte dans les descendans de Josias , comme on voit dans les livres des Rois et des Paralipomènes , et dans les prophètes Jérémie , cli. 22 , et Ézéchiel , ch. 21 ; au lieu que les d ix-neuf qui sont dans saint Luc , depuis David jusqu'à Salathiel, étaient ses pères naturels. Or, il n'y a point d'apparence que ces deux évangelistes aient depuis cil ange leur manière de faire la généalogie. Ainsi il n'est pas à croire que saint Luc ait suivi depuis la généalogie légale, et saint Matthieu la naturelle , comme Alricanus l'a pensé. Il est vrai qu'au défaut des descendans naturels , les plus proches parens succédaient aux droits de royauté et aux biens de la race éteinte , comme le dit Africanus. Suivant cette loi , Jéchonias , «îernicr de la famille de Salomon , (■tant mort sans enfans, Salathiel, qui descendait de David ]»ar Nathan, frère de Salomon , était son héritier et son successeur , et en ce sens-là , son fils ,
COD comme il est dit au chap. 3 des Paralipomènes. Car souvent les no Mis de fils dans la généalogie des Rois , est pris en ce sens ; c'est ainsi que Sédécias est appelé dans le même endroit fils de Jéchonias , quoiqu'il fût son oncle. Ézéchias est aussi dit fils d'Achas dans le même sens ; car Achas mourut à trente-six ans , et Ézéchias en avait alors vingtcinq. Or , il n'y a point d'apparence qu'Aclias ait eu un fils à l'âge de onze ans ; Salathiel était de même fils naturel de Néri , et fils , selon la loi , de Jéchonias , parce qu'il était son héritier. Zorobabel était fils naturel, et , selon la loi , de Salathiel , parce qu'il avait reçu de lui la naissance et les biens. Les deux évangelistes omettent Pédaias , qui , dans les Paralipomènes , est entre Salathiel et Zorobabel, parce qu'ils ont suivi Esdras et Aggée. Abiud et Réza étaient fils de Zorobabel. Eliacim l'aîné succéda au droit de royauté de son père; mais Mathathdescendit de Zorobabel par Réza ; en sorte que la branche d'Abiud étant éteinte en la personne d'Eléazar, Mathath succéda à ses droits, et eut deux anfans, Jacob et Ély.
Jacob étant mort sans enfans , Joseph , fils d'Ely , lui succéda , et est ainsi fils de Jacob , selon la loi , et d'Ely, selon la nature.
Pour expliquer la parenté de la Vierge Marie , Codurc suppose qu'elle était fille de Jacob , oncle <ic Joseph , à qui elle fut donnée en mariage à son plus proche parenl , suivant l'ordonnance de
COE la loi , parce que Jacob ne laissait point d'cnfans mâles. Codurc ayant ainsi expliqué les principales difîicultés de cette généalogie , en résout quelques autres de moindre conséquence. Cet auteur mourut en 1660. Il était habile dans les langues , bon critique , judicieux interprète; il mérite d'être lu. (Dupin, Bibl.
ecclés. du dix-septihne siècle, pag. 2.)
COEFFETEAU (Nicolas), célèbre controversiste, à la fin du seizième siècle et au commencement du dix-septième , naquit l'an 15^4 dans la province du Maine, au château de Loir, selon quelques auteurs, ou à Saint- Calais, selon d'autres. Il entra dans l'Ordre de Saint-Dominique , et prit l'habit dans le couvent de Sens en 1 588 , à l'âge de *juatorze ans. 11 s'y distingua bientôt par ses grands talons qu'il fit paraître , et qui furent les présages de cette haute réputation qu'il mérita depuis. Il n'avait pas encore achevé ses études , qu'on le jugea capable d'enseigner les autres. Il parcourut sa licence dans les années 1598 et 1^99, et fut ensuite un des quatre professeurs de théologie de la maison de Saint-Jacques; ce qui ne l'empêcha pas (ie s'appliquer à la prédication , et de mériter que le roi Henri iv ne le choisît pour son prédicateur ordinaire, l'an 1602. Il fut éltvé successivement à plusieurs supériorités dans son Ordre.
T-a reine Marie de Médicis , mère de Louis xiii , et veuve du roi
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Henri iv , le nomma à l'évèche de Lombes , ensuite à celui de Saintes. MM. de Sainte-Marthe l'assurent ainsi ; mais je croirais plutôt, dit le père Échard, qu'on lui donna alors une pension sur ces évêchés ; au moins il paraît, par une lettre que lui écrivit dans ce temps même le cardinal du Perron , pour le féliciter (qu'il n'était pas encore évêque possédant et jouissant , ce sont les paroles de ce cardinal ) ; peut-être aussi veut-on parler de l'évêché de Dardanie que Paul v lui conféra eu 161 7 , à la prière de Louis xiii , pour administrer le diocèse de Metz , dont l'évèque était encore jeune. Quoi qu'il en soit, il gouverna ce diocèse avec tant de prudence, que, quoif^u'il fût rempli d'un grand nombre de calvinistes, il ne s'en trouva que très-peu quatre ans après , c'est-à-dire en 1621, que le Roi le nomma à l'évêchéde Marseille, mais il ne put en prendre possession , ayant été prévenu de la mort en 1628 , le 21 d'avril , âgé d'environ quarante-neuf ans. Il est enterré dans l'église des Jacobins de la rue Saint-Jacques , dans la chapelle de Saint-Thomas. Le cardinal du Perron l'estimait particulièrement. M. Pérault , de l'Académie Française, a fait son éloge, et a fait graver son portrait dans l'ouvrage qu'il a composé des Hommes illustres de France. Vaugelas le regarde comme le père de la langue française , et le modèle de ceux qui veulent écrire et parler poliment le français. M. Pnpin ajoute
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qu'on peut voir dans SCS oiivra}T;es la difFéience qu'il y a entre un habile homme qui traite les matières de controverse avec dignité et avec majesté , et quantité de controversistes vulgaires dont les écrits sont aussi méprisables que ceux de Coeffeteau sont dignes de louanges. Voici ce que nous avons de lui , i° Réponse à l'avertissement adressé par le sérénissime roi de la Grande-Bretagne, Jacques, à tous les princes et potentats de la chrétienté, Paris, 1610, in-8°.
2° Apologie pour la réponse à l'avertissement du sérénissime roi de la Grande-Bretagne , contre les accusations de Pierre Dumoulin , ministre de Charenton , Paris, 1614, in-S*^. 3" Les merveilles de la sainte Eucharistie , discourues et défendues contre les infidèles, Paris, i()o5 et 1608, in-8". 4° Examen ou réfutation du livre de la toute-puissance et de la volonté de Dieu, par Pierre Dumoulin , ministre de Charenton , ibid. , 1617, in-8°. Tous ces ouvrages furent imprimés depuis in-fol. , avec un nouveau traité des noms de l'Eucharistie , chez Cramoisi , en 1622, sous ce titre : OEw^res du révérend père en Dieu François-Nicolas Coeffeteau, de r Ordre des Freres- Précheurs, etc. S*" Réponse au livre^intitulé : le Mjstere d'ini- (juité du sieur Duplessis , ou Von voit fidèlement déduite l'histoire des souverains Pontifes , des Empereurs et des Rois chrétiens, depuis saint Pierre jusquii notre i-iecle, Paris, i6i4 , in-fol. Trois
COE livres apologétiques pour la défense de la monarchie de l'Eglise romaine contre la république de Marc- Antoine deDominis, archevêque de Spalate , Paris, 1624, in-fol., 2 v. Outre ces ouvrages, nous avons encore du père Coeffeteau , 1° Examen du livre de la confession de foi , publiée sous le nom du roi de la Grande- Bretagne (Jacques i") , traduit du latin xlu cardinal du Perron , Paris , 1604 , in-8^ 2° La défense de la sainte Eucharistie , et la présence réelle du corps de Jésus- Christ contre la prétendue apologie de la Cène , publiée par Pierre Dumoulin, Paris, 1607, in-8°, et 1617. 3« Le sacrifice de l'Église catholique , apostolique et romaine, Paris, 1608, in-8''. On trouve à la fin les merveilles de la sainte Eucharistie.
4° Réfutations des faussetés contenues en la deuxième édition de l'apologie de la Cène de Pierre Dumoulin, Paris, 1609, in-8".
Examen du livre du sieur Duplessis contre la Messe , par Jacques Davy , évèque d'Evreux , cardinal du Perron et archevêque de Sens , publié par François-Nicolas Coeffeteau , évèque de Dardanie , Évreux , 1620 , in-8*' , 2 vol. Voici ses ouvrages philosophiques et théologiques :
l'Hydre défaite par l'Hercule chrétien, Paris, 1 60 3 ; Tableau des passions humaines , de leurs causes et de leurs effets , Paris , i6i5, 1622, 1623, 1626, in-8", et traduit de l'anglais , Londres , 1621 , 10-8" ; premier Essai des questions théologiques traitées
COE en notre langue , selon le style de saint TLomas et des autres scholastiques , par le commandement de la reine Marguerite , duchesse de Valois, Paris, 1607, in-4*'; Tableau de la pénitence de la Madelaine, Paris, 1620, in-12; Tableau de l'innocence et des grâces de la bienheureuse Vierge Marie, reine des anges et des hommes , Paris , 1 62 l, in-12; Oraison funèbre prononcée au service solennel fait en l'église de Saint-Benoît à Paris, pour Henri iv, roi de France et de Navarre , imj)rimée avec quelques autres pièces sur le même sujet , par les soins de G. Du Peyral , aumônier du Roi, Paris, 161 1, in-8'' ; la Marguerite chrétienne, dédiée à la reine Marguerite , Paris; la Montagne sainte de la tribulation , qui est un traité des afflictions et de leurs remèdes, composés en italien par le père Jacques Assinati , et mis en français par le père Nicolas (^oeffeteau, Paris, 1606, in-i2,Lvon, 1620. Il montre dans cet ouvrage comme dans les suivans , toute la pureté de la langue française , dont il est regardé comme le père. Histoire de Poliarque et d'Argenio , abrégée et traduite du latin de Jean Barclay, par Nicolas Cocffeteau , et avec le Promenoir de la reine à Compiègne , Paris, 1601 , in -8**, Rouen, 1641, in-12; Histoire romaine , contenant tout ce qui s'est passé de plus remarquable depuis le commencemeni de l'empire d'Auguste jusqu'à celui de Constaulin-lc-Grand , avec
COE 3oi
YÉpitome de L. Florus, depuis la fondation de la ville de Rome, jusqu'à la fin de l'empire d'Auguste , Paris, 1621, in-fol. , et
Outre ces ouvrages qui sont parfaitement bien écrits en notre langue , savans , solides , et dignes d'être lus par tous ceux qui se mêlent de controverse, cet infatigable auteur avait entrepris de traduire en français le nouveau Testament sur le texte grec. On conservait, dans la bibliothèque des Jacobins de la rueSt-Honoré, son ii>aniiscrit ou sa version des dix-huit premiers chapitres de l'Evangile selon saint Matthieu, de tout le livre des Actes des Apôtres , «le l'Épître aux Romains, et de la première aux (Corinthiens. Il avait aussi écrit plusieurs lettres sur des sujets intéressans. ( Le père Echard , Scriplor. Ord. Prœd. , tom. 2. Dupin, Biblioth. ecclés.
du dix-sejftirme siccle. Le père Touron , Hommes illustres de Sairit-Pnniinif/ue ^ toni. 5.)
COEFFETEAU ( Guillaume ), frère de Nicolas Cocffeteau , a composé des commentaires sur quehjues psaumes et sur d'autres livres de l'Ecriture-Sainte, et d'autres petits traités sous ce titre : Florilegiuni , imprimé en i667.(DomCahnet, Biblioth.
lorr. )
COEFFURE ou COÏFFLRE, couverture , ornement de tête.
Il se prend plus ordinairement pour l'ajustement de tête des femmes , et la manière dont elles se coiffent. Elles pèchent
3o2 COE
souvent en cela. On j3eiit voir un traité contre le luxe des coiffures, imprimé à Paris, chez Couterot, en 1694. On prouve dans ce traité que le luxe des coiffures est contre la nature , soit qu'on la regarde en elle-même , soit qu'on la considère comme ouvrage de Dieu , soit enfin qu'on l'envisage comme perdue par le péché du premier homme , ou comme réparée par la grâce de Jésus-Christ. ( Voyez Parure. ) COELE , ville épiscopale dans la Chersonèse de Thrace , province d'Europe , au diocèse de Thrace , sous la métropole d'Héraclée , a eu les évêques suivans :
1. Cyrille, souscrit aux actes du concile d'Éphèse. Il administrait en même temps l'Église de Callipolis.
2. Théotecne , souscrivit à la lettre de sa province à l'empereur Léon , et au concile de Chalcédoine.