‹ Bibliothèque sacrée (volume 2)Chapitre 121 sur 171 · Léonide, au septième concile général · texte numérisé non relu

Léonide, au septième concile général

11 paraît que ce siège fut transféré à Madyte. ( Voyez Madvte.)

COELHO DO AMAR AL (Nicolas) , Portugais , religieux de la Trinité , mort le 6 juillet i555 , a laissé une chronologie , imprimée à Conimbre en i554-

COELHO (Simon), né à Lisbonne en i5i4, de Gaspard Coellio , commandant de la cavalerie portugaise de Safim en Afrique , et de Jeanne Sobrinho, entra dans l'Ordre des Carmes à Lisbonne le i5 août i543, et prit ensuite le degré de docteur à Sienne en Italie. 11 fut provin-

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cial en 1 584, et mourut en odeur de sainteté le i3 mai 1606. Il avait composé la Chronique «des Carmes en quatre volumes , dont on n'a imprimé que le premier.

Ses autres ouvrages sont : Apologie de V Ordre des Carmes contre le père Roman. Dialogue de la vie actii'e et contemplative , etc. ( Moréri , édition de 1769 )

COENOMUYA ou COENO- MYIAN ou CYINOMYA ouGYNO- MUIA , mélange de toute sorte de mouches ( Psal. , 77 et io4- ) Les Septante lisent , mouche de chien , qui est un insecte Irè^dangereux cjui s'attache principalement aux chiens.

COERCITIF, est le pouvoir de contraindre quelqu'un à faire son devoir : Qui jus coercendi habet- Un magistrat a la coercition ou la puissance coërcitive surleshabitans de sa juridiction; un supérieur de monastère sur ses religieux.

COERCITION, coercilio, àvoW.

de contraindre ou d'obliger par force quelqu'un à faire son devoir. Les supérieurs ecclésiastiques et laïques , séculiers et réguliers, ont le droit sur leurs inférieurs , et sont obligés de s'en servir , selon l'étendue de leur pouvoir , les règles de la prudence et de leur état , la nature des fautes et les différentes dispositions des coupables.

COÉTERNEL , coœtemus. Attributs des personnes de la trèssainte Trinité. Le Fils et le Saint-Esprit sont coeternels au Père. (f^oj-. Éternité et Trimtf.)

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COETMALOUAN , Siha Melonis, abbaye de l'Ordre de Cîteaux dans la Bretagne , au diocèse de Quhnper. Elle fut fondée l'an 114^, par Alain-le-Noir , comte de Penthièvreet de Richemont.

CO-ÉVÊQUE, co -episcopiis.

Évêque avec un autre. Walafride-Strabo dit qu'il y a eu autrefois des évèques qui avaient des co-évêqucs , qu'ils chargeaient des fonctions convenables à leur état. ( De rébus eccl., c. ult.)

Les évêques qui font aujourd'hui les fonctions épiscopalos desprélats d'Alleniagne, et qu'on appelle sufTragans, sont de vrais co-évcques.

COFFIN( Charles), né à Buzance , bourg du diocèse de Reims , le 4 octobre iG'jG, fit sa rhétorique avec distinction au collège du Plessisà Pairs. Il devint principal du collège de Beauvais en 17 13, et fut élu recteur de l'Université en 1718.

Il illustra son rectorat en obtenant du Roi le vinf;t-liuitièine effectif du prix du bail général des postes et niessaf^erics , pour mettre l'Université en état de donner ses leçons gratuitement.

Il mourut à Page de plus de soixante-douze ans, au mois de juin 1749- ^*^cs œuvres ont paru en 1755, en deux volumes in- 12, qui contiennent les discours qu'il a prononcés en différentes occasions, et toutes ses poésies.

Ses discours sont admirés des connaisseurs , et ses hymnes prouvent bien qu'il avait saisi

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le vrai goût de cette sorte de poésie. On y trouve une heureuse application des grandes images et des endroits sublimes de l'Écriture , beaucoup d'onction et une simplicité digne des premiers siècles de l'Eglise.

(Moréri , édition de 1759. )

COFIDÉJUSSEURS, sont ceux qui ont tous réi)ondu solidairement de la dette du principal obligé. ( Voyez Fini jusseurs. )

COGGESHALE ( Radulphe , Raoul ou Rodolphe), Anglais, religieux de l'Ordre de Cîteaux , mort en 1228 ou jk'u de temps après , dans le moiiaslère de ('rO};geshale , dont il fut abbé , a laissé : \° Des additions à la (Mironique de Radulphe ou Raoul-le-Noir, depuis l'an 1 1 13 jusqu'à l'onzième année de Henri 111 , fds du roi Jean. 2° Une chronique de la Terre-Sainte, (jue l'on trouve dans le cinquième tome de V Amplissima collectiovctcrum scriptonnn et luvnumentorwn des pères Martenn»* et Durand , sous le titre : De expuL^niitione l'crrœSanctce por Saladinum libellus. L'auteur était à .lérusalem dans le temps des ravages que Saladin fit dans la Terre-Sainte, et il ne raconte presque que ce qu'il avait vu lui-même. 3° Suprr quibusdam insionibus liber urnts. 4" Chranicon anglicanum ab nnno io65 ad annum 1200. 5" LibcUus de motibus anglicaiiis sub Jotinne Rege. 6° Des sermons et autres écrits. ( Balée et Pitséus , de Script. Angl.)

COGNAC , ville de France en

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Angoumois , sur la Cliarente , Campiniacum ou Compiniacum ou Conacum. On y a tenu plusieurs conciles.

Le premier fut célébré par Gérard , archevêque de Bordeaux , avec les évèques de sa province , le lundi d'après l'octave de Pâques de l'an i238. On fit trente-neuf canons. Les trois premiers contiennent des excommunications pour diverses sortes de cas. Le cinquième défend aux curés d'être vicaires dans d'autres églises. Le huitième défend à tous les juges ecclésiastiques de lever des excommunications portées pour des offenses , sans obliger de faire satisfaction. Le neuvième ordonne aux évèques de faire observer dans leurs diocèses les sentences d'excommunication portées par leurs collègues , comme si eux-mêmes les avaient portées. Le onzième excommunie les juges laïques qui obligent les ecclésiastiques de plaider devant eux. Le douzième et le treizième défendent aux prêtres et aux moines de faire l'office d'avocats ou de procureurs , si ce n'est pour leurs églises ou pour les pauvres. Le quatorzième ordonne que la cour donnera des avocats aux pauvres. Le dix-huitième veut que ceux qui demeurent quarante jours dans l'excommunication soient condamnés à dix livres d'amendes , ou à quelque autre peine équivalente. Le dixneuvième ordonne que ceux qui prennent ou qui maltraitent des clercs ne soient jamais admis

COG aux Ordres sacrés , ni aux bénéfices, non plus que leurs descendans jusqu'à la troisième génération. Le vingtième défend aux abbés de donner de l'argent aux moines et aux chanoines réguliers pour leur nourriture et leur entretien , et de recevoir quelque chose pour l'entrée en religion , et ordonne que si la maison n'est pas assez riche pour entretenir un grand nombre de religieux , on en diminue le nombre. Le vingt-deuxième défend aux moines de sortir de leur monastère sans permission, et de manger dehors. Le vingtquatrième défend aux moines et aux chanoines réguliers de porter des manteaux. Le vingt-cinquième veut que si les uns ou les autres ont quelque chose en propre , on les prive de la sépulture ecclésiastique à la mort. Le vingt-huitième défend aux moines qui ont l'administration des biens du monastère d'être caution, ou d'emprunter plus de vingt sols. Le vingt-neuvième leur défend , sous peine d'excommunication, de manger de la viande chez les laïques. Le trente-unième défend aux moines et aux chanoines réguliers de demeurer seuls dans des prieurés ou dans des granges.

(Lab. ,11. Hard. , 7. )

Le second concile fut tenu l'an 1254. On y fit trente-neuf canons sur la discipline. Les dixsept premiers ne sont presque qu'une répétition de ceux du concile précédent. Ledix-huiltième excommunie les prêtres

COG qui gardent desfenimes suspectes clans leurs maisons ou ailleurs, nprès qu'ils ont été avertis. Le dix-neuvième qui regarde les jeûnes et les abstinences , défend de manger de la chair , excepté le seul jour de l'Ascension. Le vingtième recommande aux prêtres d'excommunier ceux qui mangent de la chair pendant le carême , et en particulier le premier dimanche. Le vingt-troisième défend à tous les laïques de se placer dans le chœur avec les clercs pendant l'office divin.

Le vingt-quatrième ordonne aux femmes prêtes à accoucher de se confesser et de communier. Le vingt-sixième veut qu'on excommunie ceux qui fréquentent les foires et les marchés les jours d(; fête et de dimanche. Le trentième veut ([ue les prêtres défendent aux femmes , sous peine d'excommunication , de mettre leurs enfans coucher dans leurs lits , et les renvoie à l'évêque ou au pénitencier , si ces enfans viennent à mourir par leur faute ou celle des autres. Le Ircnlthuitiènie défend aux clercs (pii sont mariés d'exercer la juridiction ecclésiastique. ( Lab. , 1 1 . ) Le troisième concile fut tenu l'an i?.6o , par Pierre de Rocidavalle, archevêque de Bordeaux.

On y fit dix-neuf statuts. Le premier fait défense de tenir doi assemblées nocturnes qu'il nomme des vigiles , dans les églises et les cimetières. Le deuxième ordonne d'abolir la coutume qu'on avait de danser dans l'église le jour des Saints-Innocens,

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et de choisir, ce jour-là, des gens à qui on donnait le nom d'évêques. Le septième défend , sous peine d'anathême , la guerre des coqs , qui était une espèce de jeu qui se pratiquait dans les écoles. Le quinzième et le seizième défendent d'enterrer hors les paroisses sans la permission du curé. Le dix-huitième et le dix-neuvième renouvellent les constitutions touchant lesdîmes, et enjoignent aux curés, sous peine d'excommunication , de se mettre en possession des novales. ( Labbe , n • )

Le (quatrième , l'an 1 262 , par le même archevêque. On y fit sept statuts. Le premier interdit les lieux dans lesquels on retiendrait de force les ecclésiasticjues.

Le troisième enjoint aux barons <'t aux antres seigneurs, aussi bien qu'aux juges , sous peine d'excomnmnication , de contraindre ceux qui méprisent les excommunications de rentrer dans la communion de l'Église.

Le cinquièmr déclare qu'on doit contraindre les ccc lé>i.isliques lie faire l'office à portes fermées pendant l'interdit, et défendre aux paroissiens d'aller à l'office dans une église interdite. Le sixième défend aux archidiacres, aux archi-prêtres et aux doyens de faire desservir leurs bénéfices par des vicaires. ( Labbe, 11.

Hard. ,7.)

COGNAT , cognatus. Ce mot se dit de ceux qui ont entre eux le lien de parenté qu'on appelle Cognation. { Voyez Cognatio.v. )

COGNATION , cognatio. Lien

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de parenté entre tous les descendans d'une même souche et d'une même tige , tant par les mâles que par les femelles; à la différence de Vagnation qui ne comprend que les descendons parles mâles.

Dans le Droit romain , cognation signifie seulement le lieu de parenté qui est entre ceux qui descendent d'une même souche par les femmes, et cognats, ceux qui ont entre eux ce lien de parenté. ( Voyez Empèchemens de Mariage.)

COGNATES ouCOUSTN (Jean), chanoine de la cathédrale de Tournai , dans le dix-septième siècle, a donné , i" des Fondemens de la Religion , c'est-à-dire de la connaissance naturelle de Dieu , de l'immortalité de l'àme et de la justice de Dieu, à Douai , 1597. oP De la prospérité et de la perte deSalomon, ibid., iSQg.

3** Deux tomes d'histoire de Tournai, en français, ibid., 16 ig.

4*' Histoire des Saints de Tournai, ibid., en 1621. '^Dupin , Table des Auteurs ccclésiasl, du dix-septieme siècle , p. 1925.)

COGOLÏN (Joseph de Cuers de) , natif de Toulon , des académies de ^'ancy , de Berlin et de Rome , est auteur d'un poëme contre le matérialisme, en l'jSô.

Il mourut à Lyon le 1*' janvier 1 760, âgé de cinquante-sept ans.

COHELLIUS (Jacques). On a de lui , la Notice des Cardinaux , ou de leur longue dispute , prééminence , à Rome, i653. (Dupin , Table des Auteurs ecclés.

du dix-.wpt/rme sirclr , p. 22o3.)

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COHÉRITIERS, sontplusieurs héritiers du défunt, qui viennent conjointement à sa succession. [Voj-ez Héritier.)

CODIBRE ou CONDIBRE , Conimbria et Conimbrica , ville épiscopale du royaume de Portugal sous la métropole de Lisbonne , et capitale de la province de Beira , est située à trente-cinq lieues de Lisbonne vers le Nord , et à sept lieues de la côte , sur une élévation qui s'étend jusqu'à la rivière de Mondégo, qui la coupe en deux. Elle est environnée de collines chargées d'oliviers, de vignes et de toutes sortes d'arbres fruitiers. Cette ville est belle et grande ; ses rues et ses places sont ornées de fontaines , et on y compte cinq mille maisons partagées en sept paroisses , sans y comprendre deux mille écoliers qui étudient ordinairement dans l'Université de cette ville , fondée en i553 , et l'une des plus célèbres d'Espagne. La cathédrale , dédiée sous le nom de l'Assomption de la Vierge, est magnifique. Son Chapitre est composé de sept dignités , vingt-quatre chanoines et vingt prébendiers ou autres bénéficiers. 11 y a vingt-une maisons religieuses d'hommes dans la ville , en y comprenant les collèges réguliers de l'Université, dont les principaux sont ceux du Saint-Esprit, des bénédictins , des bernardins et des chanoines réguliers de Sainte-Croix, qui y ont leur général. Les dominicains , outre le collège de Saint-Thomas, y ont le couvent

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de Saint-Dominique ; les observantins de Saint-François y ont aussi un couvent et un collège.

Le diocèse de Coimbre contient trois cent quarante-trois paroisses partagées en trois avchidiaconés.

Kvéques de Coimbre.

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