‹ Bibliothèque sacrée (volume 2)Chapitre 153 sur 171 · Jean, envoyé en exil pour l'hérésie de Sévère, en 5i · texte numérisé non relu

Jean, envoyé en exil pour l'hérésie de Sévère, en 5i

4. Théodore Abucaras, suivant le manuscrit dont nous venons de parler.

COMESTOR ou LE MAN- GEUR. / ^oy. Pierre Coîiestor . )

COMIERS ( Claude), chanoine de la cathédrale d'Embrun sa pairie , fut aussi prévôt du Chapitre de Ternant en Dauphiné , et eut les titres de docteur en théologie et de piotonotaire apostolique. Il travailla au Journal des Savans pendant les années 1G7G, 1677 et 1678; et étant devenu aveugle, il entra aux Quinze-Vingts de Paris , où il prit le titre à'ai'cugle-royal, et où il mourut entre 169J et 1700. On a de lui , entre autres ouvrages qui ne sont pas de notre sujet : 1° Instruction pour réunir les églises prétendues réformées à l'Église romaine , à Paris, en 1678. 2" La Pratique curieuse ou les Oracles des Sybilles, en 1694 et en 17 17.

3" Traité des prophéties, vatir

cinations , prédictions et pronosticatioiis , dans le Mercure d'août 1689; ^^^ écrit, divisé en sept articles, est principalement contre les prétendues prophéties du ministre Jurieu.

4' Calendrier perpétuel et invariable , tant pour l'année civile que pour l'année ecclésiastique, dans le Mercure de mars 1693.

COMITIEUS (Biaise de) , savant théologien milanais , de l'Ordre des Frères-Mineurs conventuels , fut pendant quinze ans régent du collège de son Ordre à Prague en Eohéme , puis directeur du grand séminaire et théologien de l'archevêque de cette ville, où il mourut en i685 , sans avoir eu le temps de faire imprimer un cours entier de philosophie et de théologie qu'il avait composé. On en a publié après sa mort ; 1° Pars prima, I seTite?itiaru7n , de Deo trino et wio , à Prague, 1682.

2* Pars secunda , I sententiarum de intellectu, scientia ,providentid , prœdestinatione et reprobatione, ibid. 3" Parsprima, JJ sententiarum de creatione , statu innoceiitiœ , Angelis , etc., ibid, 1688. ( Biblioth, scriptor.

Mediolan. )

CO^^TIN ( le père Jean-Baptiste ) , jésuite. Nous avons de lui : Selectœ de fide contrcver— siœ , in-S". Ce livre traite de six principales questions qui sont en contestation entre les catholiques et leurs adversaires; du culte et de l'invocation des Saints; du Purgatoire, de l'Écriture et des traditions ; de l'É-

COM glise, de l'Eucharistie et de la liberté. A la fin de ces controverses il y a cinq dissertations , dont trois traitent de l'état de la nature pure , de celui des enfans morts sans baptême , et de celui des corps bienheureux. Les deux autres contiennent une allégorie du Phénix avec Notre-Seigneur. ( Journal des Savons , i566, pag. 164 de la seconde édition. )

COMITOLUS ( Paul ) , était Italien , né à Pérouse. Il entra fort jeune dans la société des jésuites, n'ayant encore que quatorze ans. 11 y fit un grand progrès dans les belles - lettres , et particulièrement dans l'étude de la langue grecque. Il enseigna ensuite la rhétorique , puis l'Ecriture-Sainte , et la théologie morale. Nous avons de lui les ouvrages suivans :

1° Une chaîne des plus illustres auteurs sur le livre de Job, à Lyon, i586, et à Venise, 1687, in-8°. 2° Un traité apologétique du Saint-Siège, adressé aux Vénitiens. 3" La réfutation d'un écrit composé iiar sept théologiens de cette république , contre l'interdit apostolique. 4° Les conseils ou réponses morales, à Lyon, 1609, in-4°. 5" Un traité des contrats, ibid., 161 5. 6° Cent trente privilèges de la sainte Vierge, en italien , à Pérouse, 161 5, in-4''. 11 mourutdans cette dernière ville le 18 février i62t) ( Alegainbe , Bibl. script, socici Jesu. )

COMMACO, ville épiscopale de la seconde Pamphylie, qui a

COM lu SOS évêqiies sous la métropole tic Pei-f^es ; savoir :

1 . ïléphcstius, souscrivit avec ceux de sa province à la lettre synodale adressée à Tempereur Léon.

2. Jean, au rapport synodal de C. P. au patriarclie Jean, au sujet de Sévère et de ses compagnons liérétiques.

COMMANDEMENS de Dieu et de l'J^'^lise. Voyez Décalogle.

COMMANDERIE, revenu affecté aux chevaliers des Ordres militaires. Il y a des commanderics de rigueur qu'on obtient en son rang; et les autres df gràce([uelcgrand-maîtie donne j!ar avance aux chevaliers tpi'il juge à propos. Les commanderies des Ordres de Malte , de Saint- Lazare et des Mathurins n'étaient pas des bénéfices , mais de siujples administrations.

Le pape ne peut les conférer , ni le Koi y nommer. Elles ne sont point sujettes aux mandats ni induits, ni expectatives, ni aux règles des bénéfices. ( Dumoulin, sur le sljle de Parlevient y art. 5, q. i\<^. Pontas, au mot Che\'aliers de Malte , cas I . )

Les commanderies de l'Ordre hospitalier du Saint-Esprit de Montpellier , quoique titres de bénéfices perpétuels et non révocables par aucun supérieur, ne pouvaient être couféréesen commende . et devaient être remplies par les religieux profès du même Ordre. (Arrêt du grand conseil, du i4 mai i'j20 )

I^s commanderies régulières

de Saint -Antoine-de-Yiennois, qui sont électives confirmatives, ne sont point sujettes à la nomination du Roi , non plus que les commanderies de l'Ordre de Malte. ( Arrêt du conseil du 9 septembre i585.(/'fyex Malte.)

COMxMANDEUR , chevalier et religieux profès d'un Ordre militaire , pourvu d'une commanderie. ( Voyez Malte. )

Commandeur , chevalier d'un Ordre militaire qui jouit d'une commanderie et ([ui se dit religieux, qui en suit les statuts, et (|ui est cependant marié par induit du pape. Tels sont en ICsj)agne les commandeurs des Ordres de Saint-Jacques, de Calatrava et d'Alcan tara, et en France les chevaliers de Saint-Lazare.

C'est })ar un semblable privilège ([ue les rois d'Espagne sont {;rands-maîtres des trois Ordres militaires de leur royaume ; savoir, de Saint-Jacques, de Calatrava et d'Alcan tara.

Commandeur , est aussi un ecclésiastique aggrégé par honneur dans (juelquc Onlre de chevalerie. Il y a plusieurs [irélats commandeurs.

Les commandeurs du Saint- Esprit ne sont que des commandeurs titulaires , sans aucune commanderie réelle.

COMMANDITE ou COMMEN- DITES , espèce de société qui se fait entre marcliands , dont l'un prête seulement son argent sans faire aucune fonction d'associé , inita citm quibusdarn salins pœcuniœ muluœ beneficio societas.

Les commandites sont permises,

pourvu que les associés partagent également le péril et le profit, à proportion de leurs peines ou de leur argent. Les associés en commandite ne sont obligés que jusqu'à la concurrence de leur part, selon l'ordonnance de 1673.

COMMMANVILLE (l'abbé de), a donné des vies des Saints , et l'histoire de tous les archevêchés et évèchés de l'univers , par tables géographiques et chronologiques, à Paris, en 1700.

COMMÉMORAISON ou COM- INIÉMORATION , souvenir qu'on a de quelqu'un ; ce que l'on fait en l'honneur de sa mémoire, JMernoria , mentio , conimemoratio. En terme de liturgie et de bréviaire , la commémoration est une mémoire que l'on fait des fêtes et des fériés, dont on ne peut faire l'oflSLce tout entier, à cause d'une plus grande fête qui arrive le même jour. Cette mémoire se fait par une antienne , un verset et une oraison , qu'on dit à vêpres et à laudes

COM en l'honneur du Saint ou de la férié dont on fait commémoration. Dans les Mémento de la messe , on fait commémoration des personnes auxquelles ou applique en particulier le fruit de la messe.

COMMENDATAIRE, commendatarius. C'était autrefois un économe auquel|on confiait l'administration d'un bénéfice jusqu'à ce qu'il y eût un titulaire.

Les évêques qui prenaient soin des églises sans pasteurs étaient appelés évêques commendataires , ou visiteurs , en Occident.

Dans l'Église d'Afrique, on les nommait intercesseurs ou intervenans.

CoMMEXDATAiRE , était aussi eu France un clerc séculier qui était pourvu par le pape d'une abbaye ou d'un prieuré , avec permission d'en percevoir les fruits pendant sa vie. En ce sens, l'abbé commendataire est opposé à l'abbé régulier. ( Vojez

Co>IME\DE. )

CO]MMENDE.

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