Alphonse Petruccius, mourut en
62. Jean-Baptiste Picolomini , de Sienne , évêque de Salamine , nommé par Urbain vm le 20 juin
i633 , mourut au mois de juillet
63. Hippolyte Campionei , de Sienne , moine d'Olivet et général de sou Ordre , nommé en
64- Charles de VeccLiis , de Sienne , référendaire apostolique, nommé par Innocent x le 2 mars 1648, abdiqua.
65. Alexandre Picolomini , succéda à Charles le 19 février 1657, ^^ mourut en i663.
66. Marc-Antoine Marescotti , de Sienne , nommé le 1 1 février 1664 , et mourut en 1681. Nous avons de lui plusieurs ouvra^Ti's,
67. Luce Bour[;hL'se , de Sienne , nommé le 20 mai iC">8->. , mourut au mois de juillet 1 705.
68. Cajétan Maria Bargayli , de Sienne , de la congré{;ation d'Olivet , nommé le 22 février 1706, siégeait encore en 17 17.
CHLOÉ, femme corinthienne, fidèle, qui fit avertir saint Paul des divisions cjui régnaient à Corinthe , à l'occasion de Céphas , d'Apollon et tle lui [ Paul, 1 , Cor. , 1,11.)
CIIOBAR ( hébr.,/>rr<-, />///>sancé) , fleuve d'Assyrie qui se décharge dans l'Euphrate au haut de la Mésopotamie. Ézéchiel était sur le fleuve Chobar lorsque Dieu lui fit sentir les impressionsdeson esprit. (/î'::<'c/2., 1,1.)
CHOCOLAT, chocolaturn , breuvage composé qui vient du Mexique , et dont la base est le cacao , fruit d'un arbre du même nom. Le cardinal François- Marie Brancaccio , qui a fait un Traité du Chocolat , prétend
CHO 6i
qu'il ne rompt point le jeune lorsqu'on le prend en liqueur.
Ce sentiment est faux , puisque le chocolat est très-nourrissant, et que tout ce qui est nourrissant rompt le jeûne, quand il est pris en une quantité suflisante pour cela. Stabe , médecin anglais , a fait un traité dans lequel il soutient qu'on tire plus de suc nourricier d'une once de cacao que d'une livre de bœuf ou de mouton. Pontas dit qu'il passa sans aucune peine un jour entier sans manger jusqu'à sept heures du soir , après avoir pris une tasse de (•hocf)lat à midi. Il en conclut que le chocolat est Ijcaucoup plus nourrissant que ni le thé , ni le café, et qu'il rompt le jeûne par conséquent.
(Pontas, au mot Jeune, cas i3.) J^ojez Jeûnk.
CIIODCHOD, marcliandise dont parle Ezécinel , et qu'on apportait à Tyr. On ignore ce que c'était. {Ézi^ch. , 27, 16.)
CHODORLAHOMOR, (hébr., comme une gcncration de servitude ; autrement, la rondeur du manipule) , roi des Élyméens ou des Klamites, qui étaient ou les Perses ou leurs voisins. Cho— dorlahomor fut un des quatre rois ligués contre les cinq de la Pentapole de Sodome , et vaincus par Abraham. {Gencs. , i4, 1 , 2 et suiv.)
CHOELiR, c/;on/.î, partieprincipale de l'église entre la nef et le sanctuaire , où sont placés les prêtres et les chantres, et qui est environnée de murs ou de balustrades pour en loiiner l'en-
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Irée au peuple. Autrefois en Occident il y avait deux chœurs dans les églises : l'un entre la nef et le sanctuaire , qui était celui des chantres, qu'on appelait schola contorum ;Y CLWive au-delà de l'autel ; au fond de celui-ci était le trône épiscopal environné de bancs à droite et à gauche , sur lesquels les prêtres s'asseyaient autour de l'évèque. ( Bocquillot, Liturg. sacr. , pag. 54 et suiv.)
Les hautes chaises du chœur sont occupées par les prêtres , et les basses par les chantres ou les novices ; mais excepté ceux à c{ui le droit présent accorde des places dans le chœur, on n'y devrait soulFrir personne. Tout le monde sait qu'autrefois les laïques n'y entraient pas, et qu'on déplore encore aujourd'hui , comme un très-grand abus , de voir souvent nos chœurs et nos sanctuaires remplis non -seulement d'hommes , mais aussi de femmes, uniquement propres à distraire les ministres de l'autel et à troubler les saints Mystères. Le canon 19 du concile de Laodicéc porte expressément qu'il n'y a que les ministres de l'autel qui doivent en approcher. Le canon G9 du concile in TriiUo ne permet qu'à l'Empereur tout seul d'entrer dans l'enclos de l'autel pour faire son offrande. On voit dans le Sj-nodicinn de Paris , pag. 53 , une défense aux curés et aux prêtres, sous peine d'excommunicalion , de souffrir, pendant l'office divin , des femmes dans le chœur et dans le Saint des Saints.
CRO Dans les paroisses , on appelle le chœur un certain nombre de prêtres qui disent Toffice au chœur.
Dans les Chapitres , on appelle le chœiiî' les chanoines et les dignités , dans lesquels ne sont pas compris les chantres ni les chapelains , quoique prêtres et soutenant le chant du chœur.
Dans les couvens de l'un et l'autre sexe , on appelle le chœur les religieux et religieuses qui chantent au chœur, à la différence des frères convers et des sœurs converses , qui sont pour les travaux et le service du couvent .
En fans de chœur , sont de jeunes enfans qui portent les chandeliers , et c[ui chantent les dessus , ou les versets dans le chœur de musique.
CiiŒUF. , en termes de théologie , signifie un ordre ou rang de quel([ues unes des hiérarchies des anges. Il y a neuf chœurs des anges et trois hiérarchies, (/or Axe. F.. )
CHOISEUL DUPLESSIS-PRAS- LIN (Gilbert de) , savant évêque de Tournai , d'une des plus anciennes maisons de Champagne , était fds de Ferry de Choiseul y comte du Plessis , lieutenant-général de la cavalerie légère de France , et de Madelaine Barthélémy. Ayant conçu le dessein de se consacrer à Dieu, il s'appliqua de bonne heure à l'étude et à la piété. La Faculté de Théologie de Paris le reçut au nombre de ses docteurs en iG4o, et le Roi le noïnina évêquc de Co-
luinjîes en i644- ^" "'^ guère vu de prélat plus charitable , plus exact pour faire observer la discipline dans son clergé, et en même temps qui eût plus de talens pour les négociations les plus importantes. Après avoir travaillé vingt-quatre ans dans îe diocèse de Cominges , il fut transféré en 1670 à l'évêclié de Tournai , où il ne fit pas moins |>araître son zèle pour la gloire de Dieu , son amour pour l'Eglise , et sa charité pour le j)rocliain. Il mourut enlin à Paris, âgé de soixante-seize ans, le dernier jour de l'année i68<). Son «loge, en style lapidaire, se trouve dans le Journal des Siwans , 28 février 1G90. Nousavonsdesa composition des Mémoires touchant la Religion, en 3 vol. in-i 2 , dont les deux premiers parurent a Paris en i685 , et le troisième en i68g. Il y attaque les alliées , les déistes , les libertins et les protestans. Il y prouve l'existence d'un Dieu , et de là (juc Jésus-Christ est Dieu ; car s'il y a un Dieu, il n'a aucune imperfection , il est véritable d.ms ses promesses , et tout homme est obligé de croire à sa parole. Or Jésus-Cdirist a dit qu'il était (ils de Dieu, et l'a fait voir par Vaccomplissemcnl des prophéties et j»ar l'opération "des miracles :
il répond ensuite aux ol>jections.
C/est l'alirégé du premier tome, n traite dans le second de la présence réelle , du sacrifice de l'autel , et de la communion des laïques sous une espèce. Dans le troisième tome , il répond aux
ClîO G3
réflexions f[u'avait faites un protestant. On a encore de M. de Choiseul : 1" une Lettre pastorale sur le culte de la sainte Vierge , en 1674- 2° Une Lettre latine in-4** , imprimée à Lille en 1688 , et adressée à M. Steyaert, touchant la jjuissance ecclésiaslii|ue. 3" une traduction française des Psaumes , des canti- ([ues et des hymnes de l'église , (jui a été imprimée plusieurs fois.
4" L'Oraison funèbre de Charles d'Orléans, duc de Longueville , ])rononcée en l'Eglise des Célestins de Paris , le mardi 9 août i(')7?. , jour de son enterrement, à Paris, chez Desprez , it»72 , 111-4". 5". J^claircissement toucliant le légitime usage de toutes h.'S parties du Sacrement de. Pénitence, à Lille, !G8o , in-i2, avec deux lettres pour servir de réj)OPSe à quelques objections »[u'on avait faites au prélat sur cet ouvrage. (>" Une traduction latine de l'épitajibe de madame l'abbessc de Mal noue , fait»; en français par M. Pélissoii. 7*^ M. de Clioiscul a aussi retouché les Mémoires du marée liai de Praslin , son frère , leur a donné la forme , et en a fait un ouvrage digne des deux frères. ( Dupin , Jîibliolh.
des A ut. eccysiosliquts du dixscptihne siècle , part. 4 , pag- 57.
L'abbé Lcnglet , au tome .\ de la Méthode pour étudier Chistoire. )
CHOISI ( François -Timoléon de), de l'.^cadémie Française, naquit à Paris le 16 avril i644 »
d'une famille illustre. Il reçut les Ordres sacrés à Siam , oiV le
Roi l'avait envoyé ambassadeur en i685. Son voyage ne fut guère (^ue de deux ans. A sou retour à Paris , il fut reçu de l'Académie Française , et dix ans après nommé tout d'une voix granddoyen delà cathédrale de Baveux, sans qu'il y pensât. 11 mourut à Paris en 1724 , le 2 octobre , dans la quatrevingt -unième année de son âge , étant doyen de l'Académie Française , après avoir publié divers ouvrages ; savoir ; 1° la Relation de son voyagea Siam, in-4" , en 1688, et in-i2. 2° La Vie de David , in-4*' , avec une interprétation des Psaumes , où l'on voit les différences de l'hébreu et de la Vulgate. 3° La vie de Salomon , in-i2. 4° La vie de saint Louis. 5° Des pensées clirétiennes. 6" Une traduction de l'Imitation de Jésus-Christ. 7° Les vies de Philippe de Valois , du roi Jean, de Charles v, de Charles vr, réimprimées à Paris en 1700, 4 volumes in-12. 8''. La vie de madame de Miramion. 9° L'histoire de l'Église , en 1 1 volumes in-4°, dont le dernier volume est de 1723. Cette histoire est conduite jusqu'à la mort de Louis XIV, arrivée le 1" septembre 1 7 1 5. Il y en a une autre édition eu 1 1 volumes in-8° , à Paris , 1727. 9° Un volume d'histoire , de piété et de morale.
10° Quatre dialogues sur l'immortalité de l'âme , sur l'existence de Dieu , sur sa providence et sur la religion , imprimés à Paris en 1684 > ^^ écrits avec autant de solidité que d'a-
CHO grément. Mais le premier d^ ces dialogues est tout entier de l'abbé Courcillon de Dangeau ; le second du même et de l'abbé de Choisi ensemble ; le troisième et le quatrième de ce dernier seulement. II^ Depuis la mort de l'abbé de Clioisi on a donné, en 1726 et 1727, ses Mémoires pour servir à l'Histoire de Louis XÎV^ en plusieurs volumes in-12, où Ton trouve quelques particularités qui le regardent lui - même , et c[uelques faits qui appartiennent à l'histoire de l'Église. Tous les ouvrages de M. de Choisi sont écrits avec beaucoup de facilité et de légèreté. Son style est poli , vif, enjoué, délicat , agréable ; mais il est fort superficiel dans son Histoire de l'Église. Les derniers volumes surtout , où il n'a pu prendre pour guides le père Alexandre et MM. de Tillemonl et de Fleury, sont moins solides que les autres. M. l'abbé Joly , chanoine de Dijon , a donné la vie de M. l'abbé de Choisi , in-8°, dont la seconde édition est de 1748 ; on y trouve un catalogue de ses ouvrages, très -exact et très-bien détaillé. On peut aussi voir sur cet auteur , M. Dupin , dix-septième siècle , partie 7, et M. Goujet , tom. i de sa continuation de la Bibliothèque de M. Dupin , pag. 147.
CHOIX, OPTION. Dans l'alternative des choses promises , le choix appartient à celui qui a promis. Dans les choses léguées il appartient au légataire , et non à riiéritier. En fait de vente , le
CHO choix appartient à l'acheteur et non au vendeur. En matière d'obhgations , c'est au débiteur et non au créancier. Si le père laisse à sa femme , comme il le peut en pays de Droit écrit , le pouvoir de choisir pour héritier un de leurs enfans , elle ne peut choisir l'un des petits-enfans, au préjudice des oncles qui restent, ni en faisant l'élection de Vun d'eux , substituer les autres.
Le droit n'admet pas les variations ; et quand une fois l'option est faite , on ne peut plus faire de choix contraire.
Toutes les fois que la faculté de faire un choix n'est point bornée à un temps , soit par la convfntion des parties , soit par le décret du juj^e , elle dure trente ans , si celui à qui elle est accordée n'est mis en demeure de faire l'option. ( M. Denisart , Collect. de jurisprud. , au mot Choix. )
CHOKÏER (Erasme de Surlct , seifjneur de), habile jurisconsulte de Liège , mort le 19 février iG25,a laissé: Tractalus de Jurisdictione ordinarii in exemptas , et horum ab ordinario exeniptione , en deux tomes.
rractatus de ad\>ocatis feudalibus. ( Valère-Ândré , Biblioth.
belg. Denys- Simon , Biblioth, histor. des Auteurs de Droit. )
CHOKIER (Jean-Ernest de}, frère du précédent , était seigneur de Velroux , Lexhy , clc.
Il naquit à Liège le i4 janvier iS^i , d'une famille noble rt ancienne. Il prit le grade de docteur en l'un et l'autre Droit à
Orléans , alla à Rome , où il se fit connaître du pape Paul v, revint à Liège où il fut d'abord chanoine de Saint-Paul, ensuite de l'église cathédrale de Saint- Lambert , puis vicaire-général et conseiller de Ferdinand de Bavière , évêque et prince de Liège.
Il fit bâtir une maison pour les pauvres incurables, et une autre pour les filles pénitentes ou repenties, et se distingua par s^ sagesse, ses lumières, son zèle pour les lettres , et son application à l'étude , particulièrement de la jurisprudence et des antiquités romaines. Il mourut dans la soixante-dix-neuvième année de son âge, peu de temps après l'an i65o, et fut inhumé dans l'ancien chœur de l'église cathédrale de Liège, sous un mausolée magnifique. 11 avait étudié la jurisprudence à Louvain , etl'his* toire romaine sous le savant Juste Lipse. On a de lui , entre autres ouvrages : i" .Vo/rp m Senecœ libellum de tranrpiillitate animi , à Liège , ir»07 , in -8".
2° Thésaurus aphorismnrum politicoruni , seu comwentarius in Justi Lipsii politica , cum exemplis , notis et monitis , etc. , à Rome , 1610 ; à Mayence , i6i3 , in-4° ; et à Liège , i6-i?. , in-fol.
3" Tractatus de pcmiutationibus beneficiorum , 1616 et 1682, in-8°, à Rome, en 1700, in-fol , avec plusieurs ouvrages concernant la même matière. 4* ^^ re nummaria prisai œvi , collata ad estimationem morietœ prœsentis , à Cologne , 1620 , in-8"; et à Liège, 1649. 5" Commentaria
in glossemata Alphonsi Soto , à Liège, eni62i et i658,in-4°.ns'agit dans cet ouvrage des règles de la chancellerie romaine. 6° Scholia in preces primarios Imper atoris , 162 1, in-4°- 7° Tractatus de legato (de l'ambassadeur et de ses fonctions et obligations ) , à Liège , 1624 , in-4°; et en 1642, avec les Apliorismes politiques.
S** Erotemata materiœn indulgentiarwn et Jubilœi concernen— tia, à Liège, 1626. g° Vindiciœ liber tatis ecclesiasticœ , à Liège , i63o, in-4°. 10° Par^œnesis od hœreticos nostri temporis , et alios ecclesice mastiges , à Liège , 1634, 10-4"- 11° Apologeticus adversUs Samuelis Maresii lihruin y cui titulus , candela sub modio posita per Clerwn romanum y 1635 , in-4°. 12° Ancliora debitorum, ouvrage de Droit ; à Liège, 1642. iS*' De senectute , à Liège, 1647, "1-4" • 14° Facis Tiistoriarwn centurice duce ; la première centurie contient les mœurs de diverses nations ; la seconde , les rits sacrés , etc. , à Liège, i65o. ( Yalère-Andrè , Bibl. belg.y t. 2, p. 61 3 et suiv.)
CHOLOZA, père de Sellum.
(2. Esdr.y 3, i5.)
CHOMA , ville épiscopale de Lycie , au diocèse d'Asie , sous la métropole de IMyre , proche la rivière Xanche , surl'Adesa, dit Pline. Elle a eu trois èvêques.