CHRÉTIENS DE SAINT THO
MAS ou DE SAINT TKOMÉ.
C'est le nom qu'on donne aux anciens chrétiens de la presqu'île de l'Inde, parce qu'on croit en ce pays que l'apôtre saint Thomas leur a annoncé l'Evangile. Le bréviaire des prêtres de ces chrétiens porte même que saint Thomas passa jusqu'à la Chine. Quelques savans d'Europe prétendent que c'est un autre saint Thomas. D'autres disent que c'est un marchand Nestorien , nommé Thomas. Ce qu'il y a de certain , c'est que ces chrétiens sont Nestoriens , sous la juridiction du patriarche des nestoriens. Les papes leur ont souvent envoyé des missionnaires, depuis que les Portugais sont établis dans les Indes. Jean Albuquerque , de l'Ordre de Saint- François , premier archevêque de Goa , de la part du pape , établit en 1546 un collège à Cranganor, pour instruire les enfans dans les cérémonies des Latins ; les jésuites en établirent un autre en 1 587 , à une lieue de Cranganor, niais sans beaucoup de succès. Celui qui a travaillé le plus à réunir les chré^ns de saint Thomas avec l'Égnse romaine a été Alexis de Ménèses , de l'Ordre de Saint -Augustin , archevê>jue de Goa et primat de l'Orient. Il assembla un synode le 25 juin i5c)9; et ayant
gagné plusieurs prêtres nesloriens, il les fit renoncer au nestorianisine, et leur défendit de se mariera l'avenir. Il régla aussi, dans ce même synode, la discipline et les rits sur la pratique de l'Église romaine. ( Mafifée , Hist. indic. , liv. i, 2, 6, 8.
Bouhours, Vie de saint François Xavier, liv. i et 3. Mo ni , Hist.
de la croj-ance et des coutumes des nations du Levant. Voyez aussi l'ouvrage intitulé : Histoire orientale des progrès d'Alexis Mëneses , en la réduction des chrétiens de saint Thomas , in-8°, imprimé à Bruxelles en
CHRÉTIENS DE LA CEIN- TURE. ( Fojez Ceinture. )
CHRISMAL, Chrismale , vaisseau dans lequel les anciens moines portaient sur eux de l'imile bénite , pour en oindre les malades quand ils sortaient. Il on est parlé dans la règle de saint Colomban. Ces mêmes moines nommaient aussi ciirismal le vaisseau dans lequel ils portaient l'Eucharistie; car ils la portaient en voyage. Celui qui oubliait le chrismal, allant en un lieu éloigné, recevait quinze coups de fouet. Si , étant dans un champ, il posait ce vase sur terre et l'oubliait en s'en retournant, on le frappait de cinquante coups, quoiqu'il fût allé aussitôt le chercher. ( Dom Ceillier , ///>/, des u4ut. sacrés et ecclésiasl. , t. 17, p. 477- ^^"•^'''^^ signifiait aussi quelquefois un reliquaire.
(Fleury. ) CHRISMATIO.X . chrismatio ,
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action d'imposer le saint-chrême ; cérémonie par laquelle le ministre de l'Église applique le saint-chrême à ceux qu'il baptise ou qu'il confirme. La chrism.ition ne se dit que du Baptême et de la Confirmation.
PourTOrdre et l'Extiême-Onction , on dit onction. ( Voyez (^0NFiR3iATi0N , matière de la Conjximiation. )
CHRIST, prononcez \s et le /.
Christus. Ce nom vient du grec Christos, qui signifie oint, et qui répond à l'hébreu messiah.
Les juifs attendaient leur libérateur sous le nom d'Oint ou de Messie , par excellence , témoignant par là qu'il devait réunir éminemment dans sa personne les qualités de roi , de propliète, de grand-prêtre, parcequ'on donnait l'Onction sainte aux Rois, aux prophètes, aux grands-prêtres. ( Voy. Jksus-Chhist, Messie. )
Christ , Christi crucifixi effif^ies , imago. Crucifix, image de Jésus-Christ crucifié. ( Voyez Croix. )
CHRIST, Ordre de Christ.
C'est un Ordre militaire fondé sur les ruines de celui des Templiers, l'an i3i7, par Denis 1'% roi de Portugal , j)our défendre ses États contre les Maures.
Jean xxii confirma cet Ordre par une bulle du i4 mars iSip, sous le nom de milice de Jésus- Christ , et leur donna la réglé de saint Benoît, avecles constitutions de Cîteaux.
Les chevaliers de cet Ordre portent, pour habit de cérémonie . une grande robe de laine
blanche, avec une croix patriarchale de gueule sur la poitrine , chargée d'une autre croix d'argent. Les rois de Portugal sont à présenties administrateurs perpétuels de cet Ordre. Il y a aussi en Italie un Ordre militaire sous le nom de Jésus-Christ , qui fut institué par le pape Jean xxii à peu près dans le même temps que celui de Portugal , auquel ils ont été aggrégés , sans qu'ils ne puissent néanmoins prétendre à ses commanderies. ( Angel.
Manriq., Annal, Ord. cisterc.
Chrysost. Henriq. , reguL const.
Ord. cisterc. Andréas Mendo , de Ordin. niilit. Carvalho , élucidât.
Ordin. lusitan. Mennenius, Justiniani , Schoonebeck , dans leurs Hist. des Ordres milit. Le père Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. 6, pag. 72.)
Christ, Ordre militaire en Livonie , institué en i2o5 par Albert , évêque de Riga , pour défendre les nouveaux chrétiens qui se convertissaient , contre les païens qui les persécutaient, comme il paraît par une lettre du pape Innocent m, qui ordonne une croisade contre eux.
Les chevaliers portaient sur leurs manteaux une épée et une croix par-dessus, ce qui les fit aussi nommer les Frères de l'Épée.
( Longin , Hist. polon., liv. 8.)
CHRISTIANISME , la doctrine de Jésus-Christ, la foi, la religion chrétienne. ( Voyez Religion. )
CHRISTIANOCATÉGORE, christianocategorus. Saint Jean Pamascène appelle ainsi certains
CHR hérétiques qui adoraient les images de la sainte Vierge et des Saints. Christian ocatégore signifie accusateurs de chrétiens.
CHRISTIANOPOLIS , appelée autrefois Mégalopolis , se nomme aujourd'hui Leondari ; et ce n'est qu'un village de peu de conséquence dans la Tzaconie , proche le fleuve Alphée , sous la puissance des Turcs. Il est éloigné environ de quarante milles de Lacédémone au couchant d'été , et de vingt-cinq du golfe de Messène au septentrion , de soixante-quinze vers Corinthe au pied des montagnes. Il ne .
faut pas le confondre avec Chry- ' | sopolis ou Christopolis, sous Philippes , ni avec Chrysopolis de la province de Eostres en Arabie.
Cette ville , qui a été autrefois considérable , a eu les évêques suivans :
1 . Gérard , mort en 1892 , auquel Boniface ix donna pour successeur
2. Jean i*', qui négligea de prendre ses bulles, pour quoi on lui substitua