‹ Bibliothèque sacrée (volume 2)Chapitre 45 sur 171 · OG · texte numérisé non relu

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quer que ce ne furent point les apôtres qui embaumèrent le corps de Jésus et qui annoncèrent les premiers sa résurrection , mais les disciples et les saintes femmes. Le diacre met cinq grains d'encens dans le cierge avant que de l'allumer. Cela peut marquer l'action de Joseph d'Ariinatie et des autres disciples qui embaumèrent le corps de Jésus-Christ avec des parfums. Les cinq trous du cierge où le diacre met les cinq grains d'encens, peuvent être regardés comme l'image des cin([ plaies de Jésus-Christ. On allume le cierge après cette cérémonie , comme pour marquer la résurrection du corps de Jésus-Christ end)aumé. L'usaj-/; le plus ordinaire était de laisser brûler le cierge paschal depuis sa bénédiction jusqu'à la fin des ofllces du jour de Pàque. Dans la plupart des églises, il brûle jjeml.wif.

tous les oiUces du temps pascha 1 .

On le retire en quel(|Ut.'S unes aussitôt après l'Eviiigile du jour de rAscension , où il est dit (juc Jésus-Christ monta au ciel, et en d'autres, à la {\\\ d«;scomplies du jour de la Pentecôte. ( Voyez l'abbé Rupert, 1. 6, des divins OJJices^ ch. 28 et suiv. Le père !Mai tenue, liv. dcsdi\'ins Offices^ ch. ?.3 et 28. Le Calcchisnie de Montpellier, pag. 33i. )

CÏGMMUS ( Nicolas), natif de Pise , a laissé; Questions théologiques ; savoir , si Adam eut été immortel dans Uétat d'innocence, à Viterbe , en 1618 et 1620. (Dupin, Table des Aut.

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ecclcs. du dix-septième siècle,

J3af^. 1698. )

CILIBIA ou ÉLIBIA , siège épiscopal d'Afrique dans la province Proconsulaire. Il en est fait mention dans le titre des évèques de cette province au concile de Latran , sous le pape Martin , que Jean , évèque de Cilibia souscrivit ; dans le concile de Carthage tenu en 525 , sous Boniface, et auquel on voit souscrit Restitut, évèque. ( Con- Jerences de Carthage, premier jour, c. 206, n. 4io. )

CILICE , cilicium , sorte d'habit d'étofiPe grossière et de couleur noire ou sombre , fort en lîsage parmi les Hébreux dans les temps de deuil et de disgrâce.

Les anciens moines allaient assez souvent vêtus de cilices , c'estii-dire d'habits grossiers, rudes, et d'une couleur obscure. Ces «■ilices par conséquent étaient dilTérens de ceux c[ue nous appelons aujourd'hui de ce nom, <jue l'on porte par un esprit de pénitence, et qui sont faits de crins. On appela czY/ce^ ces sortes d'habits ; parce que les Siciliens les avaient inventés principalement pour les soldats et les matelots. {Geîïese, 87, i^. 2. Reg., 21 , 10. )

CILICIE, province de l'x^sie mineure , dite autrefois Caramanie , qui est bornée au nord par la Galatie , la Cappadoce, et en partie par l'A rménie mineure, dont elle est sé])arée par le mont Taurus ; et du côté d'occident ])ar la Pamphyhe ; du côté de l'orient par la Syrie ; et du côté du

midi par la mer , appelée de soîi nom Cilicienne. On la divisait autrefois en deux parties , en Cilicie champêtre , qui est la plus grande et vers l'orient, et en Cilicie montagneuse , qui est au couchant. Ses villes principales sont , Tarse , Anazarbe et Adana. Elle est soumise tout entière au Turc depuis environ trois siècles.

Les >'otices ecclésiasticj[ues ont aussi divisé la Cilicie en deux provinces : la première et la seconde. La première est la cinquième province du diocèse d'Antioche , et c'est celle dont il est fait mention, dans la lettre du concile de Jérusalem, en ces termes : « Les apôtres et les an- » ciens , à nos frères qui sont à » Antioclie , en Svrie et en Cilicie j » parmi les Gentils , salut , etc.» a Tarse , la patrie de saint Paul , en était la métropole , parce que cet apôtre y avait prêché L< foi. La seconde Cilicie , sixième province du diocèse d'Antioche.

sous Théodose le jeune ," eut Anazarbe pour métropole ; mais cette dernière ville étant renversée pour la troisième fois pai un tremblement de terre , l'empereur Justinien la fit rebâtir et l'appela de son nom Justinianople , lui accordant tous le< droits de métropole.

L'an 4^3, il y eut un concile en Cilicie , dans lequel Julien le Pélagien fut condamné. ( Joaii Garnerius , part, i , operiim Marii Mercatoris , pag. 219.

Baluze, in nov. Collect., p. 371 .) CTT.LTTA , siège épiscopal d'A-

CIM fiique, dans la province Bisacène. (Not. , n. 64, Conférences Carth. , premier jour, ch. 128.)

CIMARELLI ( Barthélemi ) , Italien , de l'Ordre des Frères- Mineurs , qui a vécu jusque vers l'an i63o, alaissé une chronique de son Ordre, pour servir de continuation à celle de Marc de T.isbonne : elle est imprimée à A enise en 1621. ( Dupin , Table (les auteurs ecclés. du dix-septiime siècle , pag. 1914- )

CIMETIÈRE , cœmeterium , lieu saint destiné à enterrer les corps des fidèles morts dans le sein de l'Église catholique. Ce mot vient du grec xotfinlïipiofj qui veut dire un dortoir , du verbe Koif^aa , donnio , je dors ; parce (|ue , dans les princijîcs dila religion , les fidèles défunts ne sont pas proprement, morts , ils dorment en attendant la résurrection générale. 11 était «léfcndu par la loi des douze tables , chez les Romains, d'enterrer les morts dans les villes ; c'est pourquoi on faisait les cimetières hors des villes , et souvent sur les grands chemins. Les Empereurs ayant permis dans la suite d'enterrer dans les villes, ce qui arriva sous Tliéodosi' , ou (lu temps de saint Grégoire-le- (irand, on y fit des cimetières où l'on enterra les morts. L'usage d'enterrer dans l'église s'introduisit aussi insensiblement : on n'y enterra d'abord que les persoimes distinguées par leur sainteté , puis les ecclésiastiques , «'nsuite les hommes constitués «n dignités; enfin, d<{'ins plus

CIM iK)

de huit cents ans , on y enterre les laïques indifféremment.

De la Bénédiction des Cimetières.

Les cimetières ont toujours été en grande vénération parmi les fidèles , et l'usage de les bénir est très-ancien. C'est, l'évèque qui fait cette bénédiction , ou un prêtre à qui il en donne la commission. ( Innocent ni , in cap. 7 , de consecr. eccl. Orég.

Turon. , de glor. confess. , c. 106. ) Quand un cimetière est souillé par quelque action indécente , ou ])rofané par l'inhumation d'un infidèle, d'un héréti([ue, d'un excommunié , ou le réconcilie, et cette réconciliation se lait à peu près comme la bénédiction, avec le chant et les {)rières de l'église , les cierges, les encensemens , l'aspersion de l'eau bénite que l'on fait tout autour du cimetière, les sijjues de croix, etc. ( f-'ojcz le Pontifical ROMAIN. )

De la profanation des Cimetières.

Le terme de profanation, pu rappoi't aux cimetières , se prend ou dans un sens étroit , ou dans un sens plus étendu. La profanation, dans le premier sjms, a lieu lorsqu'on fait dans un cimetière quelqu'une des choses qui exigent qu'on le réconcilie avant qu'on y puisse faire de sépulture ecclésiastique; et. ces choses, qui causent cette sorte de profanation , sont les mêmes que celles qui causent la profa-

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nation des églises. ( V . Église. ) La profanation des cimetières, piise dans le second sens plus étendu , se dit généralement de tout ce qui est contraire au respect et à la sainteté des cimetières, comme d'y vendre et d'y trafiquer, d'y plaider ou d'y exercer quelque juridiction séculière , d'y traiter de quelque affaire profane quece soit, d'y danser, de s'y promener , de s'en servir pour y mettre du bois , y faire sécher du linge , ou pour quelque autre usage semblable , y laisser paître ou seulement passer les animaux , etc. On profane les cimetières par tout cela , et par beaucoup d'autres choses pareilles qui sont contraires à la sainteté de ces lieux bénis , et qui sont défendues par un grand nombre de conciles : celui de Lyon, sous le pape Grégoire x ; le second de Cambrai , et plusieurs autres.

( Van Espen , Jur eccl. , tom. 2, pag. 1241 et suiv. )

Le conseil privé maintint , par un arrêt du 6 avril 1637, l'ordonnance de l'évèque de Rennes , qui commandait aux fabriciens de chaque paroisse du diocèse de faire abattre les ifs plantés dans les cimetières , sous peine d'interdiction des cimetières.

Quand une église devient pollue , le cimetière qui lui est adjacent ou contigu le devient aussi ; mais le cimetière qui ne lui est pas adjacent ne le devient pas. ( Roniface viii , in cap.

tmic. de consecr. ceci, vel altar.

in (). Sylv, in 3 part. S. Thom., rjitœsi. 83 , à 3 , quœsito 1.

ci:n

Cabassut , Jur. can. theor. et prax, lib. 5, cap. 21, nura. i5.)

Quand il y a deux cimetières contigus , la profanation de l'un n'emporte pas la pollution de l'autre , quoiqu'ils ne soient séparés l'un de l'autre que par un petit mur. ( Boniface viii, ibid, )

Quand un cimetière est poilu , l'église contiguë ne l'est pas pour cela. (Boniface , ibidem. )

Le cimetière doit être clos , et les habitans sont tenus d'entretenir la clôture. ( Édit de i6g5 , art. 22.)

Cimetière se prend quelquefois, dans les auteurs ecclésiastiques , pour tous les endroits consacrés à la religion et au culte de Dieu. Il se prend aussi pour toutes les terres qui environnaient les églises paroissiales , et qui étaient contiguës aux vrais cimetières. (De Tillemont , Histoire des Empereurs , tom. 3 , pag. 282 et 283. Chorier, Histoire du Dauphiné , tom. 2 ,

CIN , père desCinéens. {Nwn., 24 , 22. ) Vojez CixÉEXs.

CINA ou CYNA, ville de la tribu de Juda. [Josué, i5,22.)

CINEE>'S , desceudans de Cin.

Leur demeure était dans des montagnes et des rochers presque inaccessibles, au couchant de la mer Morte , et s'étendait dans l'Arabie Pétrée , puisque Jétro , beau-père de Moise et prêtre de Madian , était Cinéen. Les terres des Cinécns se trouvèrent dans le partage de Juda ; et , en considération de Jétro , on épargna ceux qui voulurent se soumettre

CÎN aux Hébreux. Les autres se conjondireut depuis avec les Iduinéens et les Amalécites. Le nom de Cin marque un nid , un trou, une caverne. {Niim., 24, 21.

Judic.y I , 16. I. Par. 11, 55.) CINGOLI , ville très-ancienne du Picénum , en latin Cin^ntîitm, qui n'est plus qu'un bourg dans la Marche d'Ancône , proche d'Osimo , à qui on a uni son évêché.

Elle a eu avant sa réunion les évèques suivans ;

Évêques de Cingoli.

i.T'iéodose, Selon BoUandus, il précéda immédiatement saint Exupérance.

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