‹ Bibliothèque sacrée (volume 2)Chapitre 48 sur 171 · CIN · texte numérisé non relu

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cassearomatique. D'autres disliiiguent ces aromates. Quoi qu'il eu soit , Matthiole dit que le ciunamorae a manqué en Arabie, de même que le baume en Judée. Le vrai cinnamome était un arbrisseau très -rare, dont récorce avait une odeur admirable. Du temps de Gallien , on n'en trouvait déjà plus que dans lescabinets des Empereurs. Pline dit que le prix du cinnamome était autrefois à mille deniers , et qu'il avait augmenté de moitié , par le dégât des Barbares qui en avaient brûlé tous les plans. [PUnius, lib. 12, cap. ig.)

CINXAMUS (Léonard), jésuite de Païenne, né le 5 août i656, ])rofessa sept ans la philosophie à Palerme , et la théologie quinze ans à Trapano et ailleurs. On a de lui ; Cursus philo sopliicus , en trois tomes , et Opus liistoricum et eiiconiiasticwn de beatissima Virgine Deipara.

CI^">"ARE ou CL\.\OR , ou C\^]N1RA ou CITHARE , cytliara, instrument de bois dont on jouait dans le temple de Jérusalem , et qui avait été inventé dès avant le déluge par Jubal , fils de Lamech. Le premier livre des Macchabées semble distinguer la cythare de la cinnare ; d'autres les confondent. Ces instrumens différaient peu , s'ils n'étaient pas les mêmes. Leur son était triste et lugubre. ( Gènes. ,4,21.1. Macchah, , ù, , 54.)

CINQARBRES ou CINQUAR- RRES (Jean), en latin Quinquaril or eus , né à Aurillac en Auver-

CIN gue ^ mourut à Paris en 1587, doyen des professeurs royaux en hébreu et ensyriaque.On a de lui :

1° une grammaire hébraïque , avec un petit traité , de ISotis Hebrœorum , souvent réimprimée depuis 1545. L'édition de 160g, in-4", est augmentée de plusieurs traités de Pierre ^ ignal et de Gilbert Génébrard , professeurs royaux , et du cardinal Bellarmin. 2° Une édition de la grammaire hébraïque de Mcolas Clénard , avec des notes , en i54g. 3'' Cne traduction latine du Targwn , c'est-à-dire de la paraphrase chaldaïque sur Jérémie,en i54g, in-4°5 et en i556, avec la paraphrase sur le prophète Osée, qu'ilavait donnée séparément en i554. Il ajouta en i556 les paraphrases sur Joël , Amos , Ruth , et les Lamentations de Jéiémie ; c'est un volume in-4''. En i55i , il avait fait réimprimer l'Evangile selon saint Mathieu , en hébreu , avec la version et les notes de Sébastien Munster , et une préface de sa façon: c'est un volume in-8" ( Le Long , Bibliothèque sacrée , première partie , édit. ih-fol.

Baillet , Jugejiiens des Savans sur les grajjiwairiens hébreux. ) CINQ -ÉGLISES, ville de la Basse-Hongrie , située sur une petite rivière nommée Keoris.

Dès l'an I oog , le roi saint Etienne y établit un siège épiscopal, sous l'archevêché de Gran. Soliman 11 la prit en i543; mais le prince Louis de Bade la reprit en 1686.

On lui a donné le nom de Cinq- Êglises , jvircc qu'elle en rcn-

CÏR Feiniait autrefois cinq magniiiques. {Histoire et Description du royaume de Hongrie , liv. 3.)

CINQUANTA (Benoît), Milanais , de l'Ordre des Frères-Mineurs, fleurit vers Tan 1620. On a de lui : i'' la Représentation de la Résurrection de Jésus-Christ, à Milan, 1617. 2*^ Le Mauvais Riche, ibid. , 1620. 3« Le Miroir des Pécheurs. 4° La Conversion de sainte Marie-Madelaine.

5° Sermons pour les prières des quarante heures. (Dupin, Table des Au t. ecclésiast. du dix-septième siècle, pag. 1892.)

CIOFFIUS (Pierre), natif d'Enipole , au diocèse de Tivoli , vivait encore en i63o. On a de lui : 1° des Opuscules de l'unité de Dieu , de l'Incarnation , des Anges, de l'IIoninie , des Sacreniens , de la Grâce , de la Foi , de l'Espérance , de la Charité et de la Gloire. 2" Trente livres des Descriptions sacrées , imprimées à Rome en 1G21 et iG?.3.

3" Quatre Questions des Choses sacrées figuratives , à Foli};no , eu 1626. ( Dupin , ibid. , page 1710.)

CIRCATA ou CIRCADA, vieux terme latin qui signifie circuit , tournée. On entendait autrefois, par ce mot , la visite tles évèt{ues dans toutes les paroisses de leurs diocèses. On appelait aussi de ce nom le droit qu'on donnait aux évêques dans leur visite , et que nous apjxilons aujourd'hui procuration. ( Yves du Cliartres , cpist. 286. )

CIRCESIL'M ou CIRCESSUS , '^clon Eutrope , et Ammien CER-

CUSUM ; c'est une place forte ou château très-bien bâti , dont les murailles sont arrosées par l'Euphrate et l'Aboras qui en font une espèce d'île. Eutrope dit que Dioclétien le fit construire , et Procope , que Justinien le répara. 11 y a un siège épiscopal de la province d'Osroëne , au diocèse d'Antioche , sous la métropole d'Édesse. Les évèques suivans y ont siégé :

1 . Jonas , assista au concile de Nicée avec des marques de la persécution qu'il avait soufferte.

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