Abraham , à celui de Chalcédoine
3. Nonnus , en 5 18. Il était Monophysite , et fut pour cela exilé par l'empereur Justin.
4. David , assista au concile de Constantinople, sous le patriarche Mennas.
5. Thomas, au cinquième concile général. ( Oriens christ. , tom. 2, pag. 978.)
Les jacobites y avaient aussi un évè([ue pour ceux de leur communion. (Ibid., p. i\()^) CIRCINA, évèché d'Afrique dans la Bisacèue. ( Not. , n. 47. ) 0" <li' ^"^i Ccrcina et Cincarila. Polybe et Ptolémée font mention d'une île ainsi appelée , et l'itinéraire d'Antonin la place entre l'Afrique et la Sicile , éloignée de Tacopes de six cent vingt -deux stades. Saint Fulgence s'y retira j)eu de temps avant sa mort , comme on le rapporte dans sa vie , chapitre 29.
On voit dans la lettre des évêques de la province Proconsulaire , rapportée au concile de
Latiaii , une ville nommée Cicitita, que le cardinal Noiis croit €tre la même que Cercina. ( Confér. Carth., premier jour, c. i33, not. 217. )
GIRCONCELLION , circumeellio. C'est ainsi qu'on nomma une certaine secte de Donatistes qui s'élevèrent en Afrique dans le quatrième siècle, parce qu'ils couraient de tout côté en commettant une infinité de violences. Ces furieux, se disant les défenseurs publics de la justice , délivraient les esclaves , décliar- {];eaient les gens obérés de dettes , en menaçant de mort les créanciers s'ils ne les leur remettaient. Ils n'étaient pas seulement cruels envers les autres , ils l'étaient envers eux-mêmes.
Les uns se précipitaient du haut des rochers ; les autres se jetaient dans le feu ; quelques uns se coupaient la gorge , s'imaginant faire un sacrifice agréable au Seigneur par ces inhumanité^; et tous ces fanatiques étaient honorés comme des Saints par ceux de leur parti. (Optât de Milève , liv. 3. Saint Augustin , hér. 69. Baronius , à l'an 398.
Forbes, Jnstructiones liistoricotheoL, lib. 14, cap. 4- )
CiRcoxcELLioxs. Krauts , dans sa Metropolis , parle de certains hérétiques qu'il appelle Circoncellions , et qui parurent en Souabe dans le treizième siècle.
Ils soutenaient que le Pape et tout le reste des prêtres étaient simoniaques , hérétiques, hypocrites , pharisiens , pécheurs en toute manière , et incapables
CÎR d'administrer les sacremens. Les prédicans de cette secte avaient coutume de publier , à la fin de leurs sermons , une indulgence de la part du Dieu tout - puissant. Ils recommandaient ensuite aux prières du peuple , non pas le Pape , mais Frédéric 11 , empereur, déposé l'an 1245 au concile général de Lyon , et son fils Conrad , roi de Germanie.
( Hermaut , Hist. des Hérés. , tom. 2,pag. 95.)
CIRCONCISION, circumcisio , cérémonie de la religion judaïque et mahométane , par laquelle on coupe la peau du prépuce aux mâles qui doivent professer l'une ou l'autre loi. Ce mot vient du latin circwncidere, qui signifie couper tout autour , parce que les juifs qui donnent la circoncision à leurs enfans , leur coupent ainsi la pellicule qui couvre le prépuce.
De V origine de la Circoficision.
La circoncision a été en usage non - seulement parmi les Hébreux , mais aussi parmi les Moajjites , les Ammonites , les Syriens, les Arabes , les Égyptiens , les Éthiopiens , les Iduméens , avec cette différence qu'excepté les Égyptiens , les autres peuples ne la pratiquaient point par raison de religion , mais par des raisons physiques de propreté , de santé ou de fécondité à laquelle ils croyaient que le prépuce servait d'obstacle. De là , Celse et Julien l'Apostat soutenaient que les Hébreux avaient reçu la circoncision des Égyp-
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tiens ; et ce sentiment a été adopté par Marsham et M. Le Clerc , fondés sur le témoignante d'Hérodote , qui assure que la circoncision n'est connue que des peuples à qui les Égyptiens l'ont communiquée. Mais ce sentiment est contraire à l'Écriture , qui ordonne la circoncision à Abraham , comme une chose nouvelle , et une marque qui devait le distinguer , lui et sa race , de tous les autres peuples ; ce qui n'aurait pu être , si les autres peuples eussent pratiqué la circoncision avant Abraham. (Gf/jè'.ve, chap. 17, vol. 9 et suiv.). Le témoignage d'Hérodote n'est ici d'aucun poids , tant parce qu'il ment fort souvent que parce que ce n'est paslui qui parle , mais les prêtres égyptiens vainement enflés de leur antiquité prétendue qui le font parler.
Des effets de la Circoncision.
Les Pères qui ont vécu avant saint Augustin , ont borné les effets de la circoncision à imprimer aux Hébreux une maniue sensible (jui les distinguât des autres peuples qui n'étaient point dans l'alliance du Seigneur. C'est le sentiment de saint Justin , de saint I renée , de saint Chrysostùme , etc. (Justin , Dialog. cum Triphone , pag. 24 1- Iren. , liv. 4 , advcrs. hœr., c. 3o.
Chrysostôme , ÏWTnil. 2- , in Genesim.). Saint Augustin, et après lui saint Grégoire -le - Grand , saint Fulgcnce, saint Prosper , saint Bernard , Siiint Thomas ,
et les scholastiques communément ont prétendu que la circoncision était un véritable sacrement de la loi mosaïque , institué non-seulement pour distinguer les Israélites , mais encore pour les sanctifier en effaçant en eux le péché originel.
Selon ces Pères et ces théologiens , la circoncision effaçait donc le péché originel. Elle distinguait les Hébreux des autres peuples. C'était la marque de l'alliance de Dieu avec Abraham, et de la profession de la loi judaïque. Elle figurait le baplêiiîe, la passion de .!ésus-(Jjrist , et la résurrection future. Voilà les principaux effets qu'ils lui attribuent avec justice, fondés sur ce passage de la Genèse : Cir~ cumcidclis carncin prœjnttii vestri , ut sit in signurnjfrdcris in— ter me et vos.,. Masculus , eu jus prœputii caro circwncisa non Jucrit , dclcbilur anima illa de populo sua. ( Gen. , 1^, 1 1 . ) Ce que saint Augustin entend de l'extermination éternelle et spirituelle , ou bien de la damnation. ( Aug. , liv. 2 , de Nupt. et Concup., chap. 2; et liv. i5,</e OV. Dei y chap. 17,6'/ de Baptism. conlrà Donatist. , liv. 4 > chap. 24. ) Or il n'y a que le péché originel qui puisse être un obstacle au salut dans lesenfans.
La circoncision , qui levait cet obstacle , effaçait donc en eux le péché originel ; non pas à la vérité ex opère operato , comme on parle dans l'école , mais ex opère operantis , ainsi que les autres sacreraens de la loi de
Moïse. In circumcisioue , dit saint Thomas , 3 , p. q. 70 , art. 4 1 confertur gratia quantum ad omnes gratiœ efj'ectus :
aliter tamen quàm in Bapt'ismo.
NaT?i in Baptismo confertur gratia virtuteipsius Baptismi, quam habet in quantum est instrumenium passionis Christijam perfectœ : in circumcisione autem conferebatur gratia non ex virtute circumcisionis , sed ex virtute fi dei passionis Christi , cujus circumcisio erat sigimin.
Des cérémonies de la Circon" cision.
La loi n'a rien prescrit ni sur le ministre, ni sur l'instrument de la circoncision. Elle ordonne seulement de faire la circoncision le huitième jour. On ne peut prévenir ce temps dans aucun cas ; mais si l'enfant est faible ou infirme , on peut différer jusqu'cà ce qu'il se porte bien.
Voici les cérémonies que les juifs d'aujourd'hui observent dans la circoncison. La nuit qui précède la circoncision se nomme veille , parce que toute la famille ne dort pas pour garder l'enfant.
Les amis visitent le père et la mère. Les parrains et marraines sont déjà choisis auparavant. La marraine porte l'enfant à la synagogue, et le parrain le tient pendant la circoncision qui se faitàlasynagone ou à la maison.
On prépare pour cela deux sièges avec deux carreaux de soie. L'un des sièges est pour le parrain qui tient l'enfant. L'autre demeure vide, et il est destiné,
CiR disent quelques uns . pour le prophète Élie , qu'ils croient assister invisiblemeut à toutes le:> circoncisions , tant il avait de zèle pour observer la loi. Le circonciseur, qui peut être le père de l'enfant , un parent , un ami .
ou tout autre qu'on veut choisir, le circonciseur vient avec un plat où sont les instrumens cî les choses nécessaires pour l'opération ; comme le rasoir , les poudres astringeantes , le linge .
la charpie , l'huile rosat. Ceux qui sont présens chantent quelf[ues cantiques , en attendant la marraine qui apporte l'enfant sur ses bras , accompagnée d'une troupe de femmes. Mais pas une
ne passe
la
por
rte de L
syna-
gogue. Là elles donnent l'enfant au parrain ; et aussitôt tous les assistans crient : Baruch haba,.
le bien- venu.
Le parrain s'assied sur son siège , et ajuste l'enfant sur ses genoux; puis celui qui doit circoncire développe les langes. Il y en a qui se servent d'une pincette d'argent pour prendre du prépuce ce qu'ils en veulent couper. D'autres le prennent avec ; les doigts , puis tenant le rasoir, celui qui circoncit dit : « Béni » soyez-vous, Seigneur, qui nous ; » avez commandé la circonci- ) sion. » Et en disant cela il coupe la grosse peau du prépuce, puis, avec les oncles des pouces, il déchire une autre peau plus délicate qui reste. Il suce deux ou trois fois le sang qui abonde , et le rend dans une tasse pleine de vin. Ensuite, il jette
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sur la plaie du sang Je dragon , de la poudre de corail , et autre chose pour arrêter le sang, à quoi il ajoute des compresses et enveloppe bien le tout. Après cola, il prend la tasse où il a rendu le sang qu'il a sucé, et la bénit ; il bénit aussi l'enfant , lui impose le nom que le père souhaite , en prononçant ces paroles d'Ézéchiel : Et j'ai dit : vis en ton ^fl/?^ (Ézéchiel , 16 , 6. ) i et lui mouille les lèvres de ce vin qui est dans la tasse. Après quoi ou récite le psaume 1 28 :
Bienheureux tout homme qui craint le Seigneur. Cela fait , le parrain rend l'enfant à la marraine pour le porter au logis.
Tous ceux qui ont assisté à la cérémonie disent au père, en s'en allant : Puissiez-vous ainsi assister à ses noces. L'enfant est ordinairement guéri de la plaie de la circoncision en vingtquatre heures. Si l'enfant meurt avant le huitième jour, il y en a qui lui donnent la circoncision après sa mort , en lui coupant le prépuce avec un couteau.
A l'égard des fdles qui naissent aux juifs , comme elles ne reçoivent point la circoncision , voici ce qui s'observe.
La mère demeure dans sa maison pendant quatre-vingts jours, après quoi elle va à la synagogue, où le chantre prononce une bénédiction en faveur de la petite fille , et lui impose le nom que le père ou la mère désirent.
Dans certains endroits, l'on ne porte pas l'enfant à la synagogue ; mais le chantre va faire la
cérémonie dans le logis de l'accouchée. { Léon de iModène , Cérémonies des juifs , p. 4> c. 8.
Dom Calmet, Dissertation sur V origine de la circoncision , qui est à la tête de son commentaire sur la Genèse. Contenson , Théolog., tom. 2 , pag. 89. Droùin , de re Sacram., t. i , p. 168. )
Circoncision de Notke-Sei- GNEUR Jésus-Christ. Fête qu'on célèbre le premier jour de janvier à l'honneur de la circoncision de Notre-Seigneur, auquel on imposa ce jour-là le nom de Jésus, c'est-à-dire , Sauveur ; nom qui lui avait été donné par un ange , avant même <[u'il eût été conçu dans le sein de Marie , pour mar([uer qu'il sauverait le monde. On ne sait pas précisément quand cette fête commença. Le point le plus ancien qui paraisse de son érection, c'est l'ordonnance de Recceswinthe, roi d'I'Ispagiie , vers le milieu du septième siècle. Il est vrai (\\ni le second concile de Tours , de l'an 566 , ordonne de jeûner et de célébrer la messe de la Circoncision le premier jour de janvier, pour s'opposer aux su|)erstitions païennes cpii se faisaient ce jour-là en l'honneur de Janus ; mais cela marque moins un jour de fête qu'un jour de pénitence. Ce ne fut donc que dans le septième siècle que l'Eglise établit une fête réglée , sous le double titre de Circoncision et d'octai'e de Noél; et l'ortice qu'elle a retenu pour ces deux solennités est composé d'une partie d'un troisième
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office , qui regarde personnellement la sainte Vierge , parce que le jour de l'octave de Noël était en quelque sorte consacré au culte de cette bienheureuse mère de Dieu lon[;-temps avant la détermination de la fête à la pratique d'aujourd'hui.
Outre ces letes générales du jour de la Circoncision , il s*en trouve deux qui sont particulières à certains lieux. La première est la consécration des prémices du sang de notre Sauveur , dont le but est d'honorer le mystère du jour aucjuel Jésus- Christ commença le grand ouvrage de notre rédemption , par lapremière effusion c[u'il fit alors de son sang ; mais l'Eglise ne prétend poi nt autoriser , par cette fête qu'elle permet, les fictions qu'on a débitées touchant la conservation du morceau qui fut retranché dans la chair de Jésus- Christ , par le couteau de la circoncision. ( Comm. sacro-sancti prœputii.) La seconde fête particulière qu'on célèbre le jour de la Circoncision est celle du saint nom de Jésus , nom qu'on ne peut ni trop craindre , ni trop aimer, ni trop respecter, ni trop invoquer. On remet cette fête, en quelques endroits , au 8 du mois , en d'autres au i4 , en d'autres au i5,etc.
Circoncision, se dit figurément pour marquer les juifs, par opposition au mot de prépuce, qui marque les Gentils ou païens.
Circoncision, se dit spirituellement du retranchement du pé-
ché et de l'affection au péché.
La circoncision spirituelle consiste à se détacher de tous les objets de la cupidité , à renoncer à tous les mauvais désirs , à mourir continuellement au monde , à soi-même , et à toutes ses passions. ( Voyez Baillet, Vies des Saints, tom. i , au i*'' janvier. )
CIRCO>'SCRIPTION, circumscriptio. Espace circonscrit et limité , qui borne et qui environne un autre espace, ou un corps plus petit. Un corps est dans un lieu par circonscription, lorsqu'il répond tout entier à tout le lieu qui l'environne , et que chacune de ses parties répond à la partie du lieu qu'elle occupe. La circonscription n'est pas une propriété essentielle et inséparable des corps, puisf[ue le corps de Jésus -Christ n'est pas dans l'Eucharistie par circonscription ; mais qu'il est tout entier dans toute l'hostie consacrée, et tout entier aussi dans chaque partie sensible de la même hostie. ( Vojez Corps , Lieu .
Extension, Eucharistie.)
CIRCONSTANCES , circumstanciœ. Les circonstances d'une action sont des particularités on des accidéns extérieurs qui accompagnent cette action , et qui influent dans sa malice ou sa bonté morale.
Du nombre des circonstances.
On compte ordinairement sept circonstances des actions humaines , qu'on exprime par ce vers :
Quis, quid , uhi , qiùbus auxiliis, ciir. qiiomodo , quando.
CTR
Qui's, marque la qualité Je la personne qui fait une action; savoir, si c'est un clerc ou un laïque , un homme public ou un particulier, etc.
Quid , marque la qualité de la chose ou de l'objet ; par exemple , ce qu'on a volé , si c'est une chose légère ou importante.
Ubi, marque le lieu où l'on a fait une chose ; savoir , si c'est un lieu saint ou profane.
Qiiibus auxiliis , marque les moyens ou les instrumcns dont on s'est servi pour faire une chose ; savoir , si on y a employé la magie, le maléfice, le venin , quelque instrument défendu, etc.
Cur , marcjue l'intention ou la fin , le but, le motif d'une action; savoir, si on l'a faite par vanité, par intérêt, etc.
QuoTuodo , marque la manière accidentelle d'une action; savoir, si on l'a faite ardemment ou languissamment , avec connaissance ou par ignorance , en secret ou en public , dans un premier ou dans un second mouvement, etc.
Qunndo , marque le temj)S pendant lequel on a fait une action ; savoir, si c'est un jour de fête , pendant l'ollice divin, etc.
Des différentes sortes de circonstances.
On distingue généralement deux sortes de circonstances , celles qui changent l'espèce de l'action , et celles qui ne la changent point. Les circonstances qui changent l'espèce de l'action , sont celles qui donnent ou qui ôtent ;\ l'artion um^ bonté, ou
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une malice dilTérente de celle de son objet immédiat. Ainsi , lorsqu'on vole dans une église , la circonstance du lieu fait que ce vol devient sacrilège , et lui donne par conséquent une espèce de malice qu'il n'avait point de sa nature. Ainsi , quand un homme en tue un autre dans un premier mouvement , ou dans la nécessité de se défentlre , et en se renfermant dans les bornes d'une juste défense, ces circonstances Otent à cet homicide toute sa malice , et font qu'il cesse d'être homicide, etc.
Les circonstances qui ne changent point l'esjjèce de l'action , sont celles qui augmentent ou qui diminuent la malice ou la bonté de l'action, sans Ini faire changer de nature. La ferveur, par exemple, avec laquelle ou fait une prière ou une aumône augmente la bonté de ces actions , sans leur faire changer d'espèce. La ([uantité plus ou moins grande dans un vol en au[;mente ou en diminue la malice, sans changer sa nature de simple vol, etc. On est obligé, sous peine de péché mortel , de confesser les circonstances notablement aggravantes d'un crime, et celles qui en changent l'espèce, lorsque ces circonsLmces sont mortelles, (/^ojez Confession , Péché, § 6.)
CIRCONVENTION , circumventio y deceptio , tronqierie , surprise, dol personnel. Voyez Contrat.
CIRCUMINCESSION, circumincessio. C'est l'existence des
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trois poisoiines divines les unes dans les autres , selon ces paroles de Jésus-Christ : Je suis dans mon Père y et mon Père est dans moi. {Joaîi.f i^.) Deux choses concourent à la circuniincession:
la distinction des personnes et l'unité de Fessence. Ainsi, parce que les trois personnes de la Siinte Trinité sont réellement distinguées entre elles, et que cependant elles n'ont qu'une même essence , elles existent d'une manière intime , mais ineffable , les unes dans les autres ; et c'est cette merveilleuse existence que les Latins appellent circumincessio7i , et les Grecs, perichorese. {Voj-ezTvdy.nt.)
CIRE , cera. Ouvrage des abeilles, dont on fait àes images , des cierges qui servent à l'autel et dans les cérémonies ecclésiastiques. On appelle cire inerge la cire jaune , telle qu'on la tire de la ruche , et qui n'a point passé par le feu.
Droit de cire , jus cerœ. C'est un droit de bougies dont on faisait la distribution en plusieurs communautés ou à des officiers.
Cire , se dit aussi du luminaire d'une église.
CIREY (Jean), né à Dijon d'une famille très-ancienne, entra fort jeune dans l'Ordre de Cîteaux , dont il devint abbé général au mois d'avril 1476. Il fit reconnaître par les évêques , assemblés à Orléans en 147^? qu'il était le premier abbé des abljés , et obtint de Louis xi le titre de premier conseiller né au parlement de Dijon. Il aljdiqua le
généralat au mois de novembre 1 5o I , et mourut le 27 décembre i5o3. On a de lui : 1° Capitulum générale Cisterciense , constitutiones pluribus annis pro bona ordinis gubernatione , Cistercii latce , et à dii'ersis Pontificibus approbatœ , à Dijon, en i\(^o.
2° Privilégia ordinis Cisterciensis , à Dijon , 1491 , in-4° ; et à Anvers , en i63o, sous ce titre :
Collectio privilegiorum ordinis Cisterciensis concessorum. à Regibus , Principibus et summis Pontificibus , aufore Joanne de Cirej , in-fol. On trouve à la suite une exhortation de l'abbé de Cirey. 3° Un manuscrit intitulé : Chronicon brève earum reruni quœ in Burgundiœ ducatu gestœ sunt, et circa Cisterciense moJiasterium , per annos i473,
1479 et 1480. 4" ^11 inventaire de tous les manuscrits de Cîteaux. 5** Une chronique latine de cette abbaye et de cet Ordre jusqu'au quatorzième siècle. 6° Oudin attribue encore à l'abbé Cirey un livre intitulé :
Compendium Sanctorum ordinis Cisterciensis. (Papillon , Bibï.
des Auteurs de Bourgogne. )
CIR-HARESETH et CIR-HA- RES, ville. La Yulgate a mis la signification du nom Cocti lateris , pour la ville même, [haï., 16,7.)
CIRIER (Jean Le), conseiller au parlement de Paris , fut doyen de la Faculté de Droit en l'Université de cette ville , où il enseignait avec applaudissement en i5i5. On a de lui un traité
CTR de Primogenitiiro , iiiipriiiié en i5i9, et composé en faveur de François, dauphin de France, fils aîné du roi François r'.
CIROGRAPIIE , cirographum.
Ce mot vient du grec et signifie écriture en cire , parce qu'anciennement on écrivait sur des tablettes enduites de cire. Ce mot cirographum était destiné autrefois aux transactions. On l'écrivait en grosses lettres au milieu d'une feuille de vélin , et Ton faisait de part et d'autre une copie de la transaction ; on coupait ensuite le ciragraphimi par le milieu, et chacune des deux parties gardait par devers soi une moitié de cette feuille ainsi coupée, afin de vérifier la transaction quand lien serait besoin, en représentant et rejoi;;nant ce cirogràplw coujié en deux. Au lieu de ce mot , on en mettait quelquefois un autre, ou même une phrase tout entière. Les Anglais coupaient ordinairement leurs ciroj;raphes en scie ; les Français et les Un- tons les coupaient en ligne droite, i Lobineau , Hist. de Bretagne , toin. 9., pag. 337.)
CIRON (Innocent), chancelier et professeur de l'CTniversité de Toulouse, mort vers l'an iG5o, a donné des paratitles sur les cinq livres des Dccrctulcs , imprimées à Leipsick , in-j", en 1 726 , et la cinquième collection des Décrétales après Gratien , qui contient les constitutions d'Honorius m, à Toulouse, en 1645, in-folio. (Dcnys-Simon , Biblioth. des Au t. de Droit.)
CIR i3i
CIRON (Gabriel de) , prêtre et chancelier de l'église et de l'Université de Toulouse, fut, avec la dame de Mondonville, instituteur de la congrégation des Fillesdel'EnfanceàToulouse,aujourd'Jiui détruite, llexposa souvent sa vie en secourant les malades pendant la peste qui ravagea la ville de Toulouse l'espace di; 18 mois, llsurvécutà cefléau, et mourut après l'an 1670. Il fut enterré , comme il l'avait ordonné , sous la gouttière du })orche de la grande église de Toulonse, et laissa les Constitutions des Filles de l'Knlance , imprimées en iG6(> , et Traite des vœux que font les Filles de l'Enfance , en 1679. Le père Dumas, prêtre de la doctrine cljrétienne, lui a consacré un magnifi([ue élo{;e écrit en latin. M. (îodeau, évê(|ue de Vence , dans une ordonnance pastorale, appelle M. de Ciron un personnage de savoir et de piété. (Dupin, l'nhle des Aut. ccclr.s. du dix- M'plii'nie siècle y pa(j. 2385.)
CIÎKJUE, circus ù circuit u, grand bâtiment de figure ronde ou ovale (ju'on faisait chez les anciens pour donner des spectacles au peuple. Il y avait jusqu'à dix cirques à Rome. C'étaient i\r.
grandes places, longues et cintrées par un bout, entourées de jjortiques et de plusieurs rangs de sièges par degrés. Il y avait au milieu une espèce de banquette avec des obélisques , des statues, et des bornes à chaque bout.
Les jeux du cirque , circcnses
i32 CIR
ludi, étaient des combats que les Romains célébraient dans le cirque, d'où ils avaient pris leur nom, depuis que Tarquin-le- Vieux eut fait bâtir le cirque.
Auparavant on les appelait /ew.r romains , ludi romani , parce qu'ils étaient aussi anciens que Rome , ou qu'ils avaient été institués ou plutôt rétablis par Romulus. On les appelait aussi les grands jeux , ludi magni, parce qu'ils se célébraient avec plus de magnificence qu'aucun autre , et parce qu'ils se faisaient à l'honneur du grand dieu Neptune , qui était leur dieu Consus, le dieu des conseils. Il y avait sept sortes d'exercices : le premier était la lutte , des combats avec l'épée , des bâtons , des piques ; le second était la course ; le troisième la danse ; le quatrième le palet ou le disque ; le cinquième les flèches , les dards et toute autre sorte d'armes semblables ; tous ceux-ci se faisaient à pied ; le sixième était la course à cheval ; le septième la course des chars , soit à deux , soit à quatre chevaux. Les Pères de l'Église ont souvent parlé contre les jeux du cirque comme étant remplis de vanité , de folie , de cruauté , etc. ( P^oj. Varron dans Auhtgelle, liv. 3, c. lo. Denys d'Halicarnasse , livre 7, Solin., c. 45 ; et les Notes de Saumaise sur cet endroit. La Rama vêtus , du père Alex. Donat , jésuite , édit, d'Amsterdam, 1695. Tertullien , livre des Spectacles , c. i5, Lactance, Institutions ,
CIR CIRTE ou CIRTA , ville d'Afrique dans la Numidie , et capitale des États de Massinisse.
Elle était la métropole de toute la Numidie , à peu de distance du fleuve Ampsagas. La colonie des Sittiens y fut menée sous les auspices de Jules-César ; c'est pourquoi elle fut aussi nommée Julia. Ptolémée dit Cirta Julia , 1. 4 5 c. 3. Elle est nommée Circa Colonia dans l'Itinéraire d'Antonin , d'où vient le litre de Circensis Episcopus , qui se trouve dans la Notice épiscopale d'Afrique , et au lieu duquel d'autres exemplaires ont Cirtensis. Elle était donc le siège d'un évêché qu'occupait Petilien , Donatiste , contre lequel saint Augustin a écrit un livre. Aurélius Victor nous apprend qu'elle fut ensuite nommée Constantine , parce que Constantin la rétablit et l'embellit. Elle conserve encore aujourd'hui ce nom , et elle est la capitale de la seule province du même nom , à soixante lieues au sud-est d'Alger, et à dix-huit de la côte. On y trouve des restes d'antiquité, et le paysage des environs , diversifié par des vallées, des collines et des rivières , est fort agréable. Fortunatus, évèque de Constantine, se trouva à la conférence de Carthage. ( I. Jour., ch. i38, notic.
Conciles de Cirte en Numidie.
L'an 3o5, Secundus, primat de Numidie, assembla un concile à Cirte, au sujet des Libel-
CIS latiques, cest-à-due de ceux qui avaient livré les Ecritures Siùntes durant la persécution; et comme presque tous les évéques étaient coupables de ce crime, ils se le pardonnèrent mutuellement. (Regia etHard., tom. I.)
L'an 4i2, Silvain, primat de Numidie , saint Augustin et plusieurs autres évêques de cette province s'assemblèrent à Cirte , au sujet des Donatistes qui, ayant été confondus à la conférence de Cartilage , répandaient partout, pour couvrir leur honte, que les catholiques avaient corrompu le comte Marcellin , juge de la conférence , et qu'on ne leur avait pas même permis d'y parler. Les Pères du concile écrivirent une lettre aux Donatistes, que saint Augustin dicta, pour réfuter ces calomnies. Deux manuscrits du Vatican appellent ce concile concis lium xersense. Tous les autres l'appellent Concilium Zcilcnsc , de Zerte , qui est une ville épiscopale de Numidie , comme il paraît par la conférence de Cartilage. Le père Labbe l'appelle concile de Cirte, Cirtense. (Regia , tom. 4- Labb. , tom. 2.
Ilard., t. I.)
CIS, fils d'Abigabaon et de Maacha. (i. Par., 8, 3o.)
CIS , fils d'Abiel ou de Ner, et père de Saùl. ( i . Reg., 9, i ; et I. Prt;-.,8, 33.)
CIS, fils d'Abdi, Lévite, de la famille de Mérari. ( 2. Par. , !?.9, 12.)
CISCISSE , ville épiscopalc de
CIS i33
la première Cappadoce, au diocèse de Pont, sous la métropole de Césarée. Il en est fait mention dans toutes les Notices et dans les actes de quelques conciles.
On l'appelle aussi par abrégé Cisse. Nous connaissons deux de ses évêques ;