Pierre, se trouva au concile de Rome en ioi
i3. Azon , en 1037.
14. Richard, occupait le même siège en 1093. {Ilalia sacra , tom. 10 , col. 55 , nov. edit. )
CLAIR ou CLER (saint), abbé à Vienne en Daupiiiné , naquit au commencement du septième siècle en un lieu tpii porte maintenant son nom , sur le bord du Rhône, près de Vienne, du tem])s de Clotairc n. Il perdit son père en bas âge, et sa mère le mil dans le monastère de saint Ferréol , où il se distin{;ua de telle sorte entre (juat récents religieux qu'on y comptiit pour lors , (jue saint ( -ailold ,évèque de \ ienne , l'établit abbé de celui de Saint- Marcel. Il fut aussi chargé bientôt après de la direction de celui de Sainte-Rlandme, où sa mère s'était retirée dans la conqagnude vingt-quatre veuves coinine elle , et il gouverna l'un et l'autre avec autant de sagesse qui* d'exactitude. Il reçut le don des miracles et celui de prophétie .
qui lui fit prédire dans sa dernière maladie les ravages cpie les Sarrasins et les autres barbares de l'Afrique devaient faire dans le pays, sous le septième évèque, d'aprèscelui qui (jouvernait alors l'Église de Viemie. (rois jours a[>rès sa mort, sainte Hlaudinc
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lui apparut , et lui marqua le jour de sa mort. Il se fit aussitôt porter à l'église , où , étendu sur un cilice, il ne cessa de prier et de chanter les louanges de Dieu jusqu'au troisième jour qu'il rendit le dernier soupir en récitant le Psautier avec les religieux. Il fut environné d'une clarté extraordinaire à sa mort, et une odeur de même nature accompagna son corps jusqu'au tombeau, qu'il avait choisi dans réglise de sainte Blandine et de ses quarante-huit compagnons , martyrs. On croit c[u'il mourut le 1^' de janvier vers l'an 660. Sans parler des autres miracles qu'il fit après sa mort, un paralytique fut guéri à la vue de tout le monde en touchant son cercueil. Sa vie, écrite par un auteur très-sincère qui vivait cent ans après lui, se trouve dans Surius, Bollandus et le père Mabillon.
(Baillet, 1" janvier.)
CLAIR (saint) , prêtre et martyr en Vexin. On croit commuïiément qu'il y a eu deux Saints de ce nom sur la rivière d'Epte , dans le Vexin , au diocèse de Rouen. On dit que le premier était prêtre des idoles , et si âgé qu'il en avait perdu la vue , lorsque saint Nicaise vint prêcher dans le pays ; qu'il se convertit à sa prédication avec sainte Pienche ; qu'il recouvra la vue dans les eaux du Baptême ; et qu'après avoir rendu les derniers devoirs à saint Nicaise et à ses compagnons , qui furent martyrisés sur le bord de la rivière, il mourut lui-même pour
CLA la foi. On ajoute que son corps fut porté depuis ce temps , partie à Melun sur la Seine , partie à Pontoise dans l'église de Saint- Mellori. Le second saint Clair avait passé d'Angleterre , lieu de sa naissance, sur la côte de la Ea.sse-Normandie , au neuvième siècle , du temps de Charles-le- Chauve. Il fut fait prêtre à Coutances, et vint prêcher dans le Vexin , où il fut assassiné par les intrigues d'une femme dont il n'avait pas voulu seconder la passion. On célèbre sa fête le 4 de novembre , qu'on croit être le jour de sa mort. L'histoire de ce Saint ou de ces deux Saints, supposé qu'il y en ait eu deux de ce nom dans le Vexin , est extrêmement incertaine et obscure. (Baillet, 4 novembre.)
CLAIR (saint) , prêtre en Touraine, était né en Auvergne de parens riches et nobles au milieu du quatrième siècle. Il quitta tout ]>our servir Dieu sous la discipline de saint Martin , qui l'éleva à la prêtrise après l'avoir formé dans son monastère de Marmoutier. Au bout de quelques années, Clair bâtit un petit hospice pour lui assez près du monastère du saint évêque , et il y reçut plusieurs des frères qui voulurent s'y retirer. Il mourut quelques jours avant saint Martin, dont il avait toujours suivi les conseils et les exemples avec une grande exactitude. Saint Sulpice Sévère , qui avait été son ami et son compagnon dans le monastère de Saint-Martin, fit transporter son corps dans une
CL.V des éjjlises qu'il fit bâtir à Toulouse, où il s'était retiré. Il demanda des vers à saint Paulin pour orner le tombeau qu'il lui avait fait élever , et saint Paulin lui envoya trois épitaphes magnifiques qui contenaient les éloges de saint Clair. Le Martyrologe romain moderne marque sa fête au huitième jour de novembre. (Sulpicc Sévère , cL. 2$ de la Vie de saint Martin, et lettre 2. Saint Paulin , dans trois Lettres à Sévère Sulpice , et dans ses Épitaphes pour saint Clair. Kaillct, 8 novembre.)
CLAIR ou CLARS (saint) , d'Aquitaine, martyr, était Africain d'origine , et évèque régionnaire ou évèque des nations, c'est-àdire l'un de ces évèques apostoliques qui allaient prèciier partout où l'esprit de Dieu les poussait sans avoir aucun siège fixe.
Il vint en Aquitaine , où après avoir prêché dans le Limousin, le Périgord , l'Albigeois , il couronna son ministère par le martyre à Lcctoure , qui se glorifie d'avoir de ses reliques , aussi bien (jue Hordeaux , Ausch , Périgueux , Sarlat en Périgord , Limoges, Tulle, Cahors , Rhodez , Alby, Coulogne , bourgade entre Toulouse et Lectoure , et enfin Toulouse même. C'est tout ce que l'on ])eut dire de moins improbable touchant ce Saint , dont les actes ne sont point du tout certains. On peut les voir dans les l;ollandistes,au premier jour de juin. (Raillet, 4 nov.)
CLAIRE , vierge et mère des religieuses de Saint - François ,
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naquit à Assise en Ombrie l'an 1 193. Son père , Favorin Sciffo , était le soutien de la maison des Sciili et de celle desFiumi , deux des plus considérables du pays, soit pour les biens, soit pour la noblesse , et sa mère Hortolane se distinguait par sa rare piété. Prévenue de la Grâce dès ses plus tendres années , Claire avait l'humeur douce , l'esprit docile , le cœur droit et ennemi du déguisement, toutes les inclinations portées à la vertu. Elle aimait le jeûne , la prière , l'aumône , veillant le plus ([u'clle pouvait pour prier, et se retranchant de sa nourriture en faveur des pauvres. Ayant oui parler de la vie admirable que menait saint François d'Assise' , elle fut le trouver pour le consulter sur les moyens de se consacrer entièrement à Dieu.
Elle en reçut de grandes lumières , et il lui inspira le dessein de faire pour les personnes de son sexe ce que lui-même avait déjà commencé pour les liommes. Le 18 ihî mars , i\\x\ était le jour des Rameaux de l'an 121 2, elle reçut l'habit religieux , c'est-à-dire un sac serré d'une corde , des mains du saint patriarche , dans l'église de Notre-Da me-des-Anges, et ne put jamais être arrachée de l'autel du couvent des bénédictines de Saint-Paul , où elh; s'était réfugiée , malgré la violence que lui firent ses parens pour la tirer de cet asile. Une soeur de Claire , nommée Agnès , s'étant jointe à elle , saint François leur conseilla de se retirer
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dans une maison de la ville d'Assise , tenant à l'église de Saint-Daniien , qu'il avait fatt réparer ; et ce fut dans cette église que commença l'Ordre des religieuses de Saint-François , comme celui des religieux avait commencé dans l'église de la Portioncule. Il s'y forma bientôt une nombreuse communauté , dont saint François établit sainte Claire supérieure perpétuelle , avec la qualité d'abbesse. Ce lui fut un titre pour embrasser ce qu'il y avait de plus bas et de plus pénible dans le monastère.
Elle servait les sœurs à table , à l'infirmerie , partout où elles avaient besoin de secours. Elle porta la pauvreté jusqu'au point non-seulement de renoncer à tout revenu , mais encore d'interdire les grandes provisions , voulant qu'on se contentât du nécessaire pour chaque jour, et même qu'on n'apportât au monastère que des restes et des morceaux comme pour les autres pauvres mendia ns. Outre les pratiques qui lui étaient communes avec ses sœurs , comme de marcher toujours nu -pieds , salis socques , ni sandales, de coucher sur la dure, de jeûner toute l'année, hors le dimanche , de garder un silence perpétuel hors les devoirs indispensables de la nécessité ou de la charité ; elle portait alternativement deux cilices , dont l'un était de crin de cheval serré d'une corde de treize nœuds, et l'autre de peau de porc, dont les soies , coupées fort court , lui entraient continuellement com-
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me autant de pointes dans la chair.
Pendant le Carême ordinaire et celui de saint Martin , qui durait jusqu'à Noël, elle ne vivait que de pain et d'eau, et ne prenait rien les lundis, les mercredis et les vendredis. Elle fut plusieurs années sans avoir d'autre lit que la terre nue^ni d'autre chevet qu'un fagot de sarment ou un morceau de bois. Il coulait de ses paroles une onction qui gagnait les cœurs. Sa prière était toujours fervente , souvent trempée de larmes , et suivie de prodiges sur les corps et sur les âmes. Elle supporta avec une patience héroïque de grandes infirmités qui durèrent près de vingt-neuf ans. Étant sur le point de mourir, elle dicta, à l'imitation de son père saint François , un testament pour léguer à toutes ses filles spirituelles dans tous les âges , la pauvreté religieuse comme l'héritage propre de son Ordre. Elle mourut ensuitelc onzième d'août de l'an 1 253 , âgée de soixante ans environ , dont elle en avait passé près de c[uarante - deux dans la vie monastique. L'an 1255, le pape Alexandre iv la canonisa , et mit sa fête au 12 d'août. Son coi'ps repose dans une église d'Assise , qui fut dédiée en son nom l'an 1265. (Surius. Raillet , 12 d'août.)
CLAIRE ( Martin ) , jésuite , né à Saint-Valery en Picardie, l'an 161 2, entra dans la société en 1639, et s'y appliqua particulièrement aux belles - lettres ,
CLA qu'il enseigna avec honneur. Il mourut à La Flèche le 2.5 mai 1690 , et laissa , i « Hjnmi ecclesiastici novo cultu adornati , à Paris, chez Cramoisy , 1673, in-S". 2° Auctariimi novœ hjmnonim editionis , à Paris, 1674, in-S*». S** Hjmni ecclesiastici noi'O cullii adornati , ediiio secunda , accuratior , ^ allerâ parte auctior , à Par« f 1676 , in-i2, avec une dissertation de veni et propria. Hjmnorum ratione, où l'auteur examine si les hymnes ecclésiastiques doivent être en vers rimes, {f^oyez le Journal des Savans du 4 janvier 1677.)
iA^kl^^ k\^ Clarum-Fagctimi, abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin , de la congrégation d'Arouaise , fondée par Hugues , comte de Saint-Pol, l'an ii4o> à cinq lieues d'Amiens , près de Doulens et de Corbie. Elle fut brûlée par les Espagnols en 1 036.
{Galli'a christ. , tom. 10.)
CLAIRE-FONTAINE, Clarus- Fons y abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin, située dans un bourg du même nom , entre la forêt de Montfort et celle de Dourdan , au diocèse de Chartres. Elle fut fondée par Simon de Montfort en 1 100. Les chanoines réguliers l'ont possédée jusqu'en 1627, que les Augustins déchaussés s'y introduisirent.
Elle fut rendue par arrêt du parlement de 1640 aux chanoines réguliers de la congrégation de France ; mais quelques années après elle retourna aux Augustins déchaussés, qui l'occupèrent
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sans extinction du titre abbatial.
{Gallia christ. , t. 8, col. i3i5.)
CLAIRE-FONTAINE, abbaye de l'Ordre de Cîteaux , située dans la Franche-Comté , au diocèse de Besançon , bailliage d'Amont, siège de Vesoul. Elle était fille de Morimond , et fut fondée l'an 11 33. [Dictionn. wiii'erseL de la France.)
CLAIRE-FONTAINE. {Voyez
ViLLIERS-CoTTERETS.)
CLAIR-LIEU , ClaruS'Lociis, abbaye régulière de l'Ordre de Cîteaux, située dans la Lorraine, au bailliage français , à deux lieues de Nancy, diocèse do Toul.
l'Llle a été fondée ]>ar Alattliieu, duc de Lorraine , l'an 1 1 5i .
CLAIRMAKAIS ou CLERMA- RES , Claramoriscuni , al)baYC de l'Ordre de Cîteaux , dans l'Artois , diocèse de Saint-Omer.
Elle prend son nom des marécages où elle était située, à une petite lieue de Saint - Omcr.
Thierry , comte de Flandres, fonda cette abbaye vers l'an ii4o, et saint Rernard y mit pour ])rcmier abbé Geofroi ou (iodefroi, prieur de Clairvaux. L'abbé de Clairmerais avait séance aux Etats d'Artois. {Gall.
christ., tom. 3, col. 523.)
CLAIRTÉ - DIEU , Claritas- Dei , abbaye de l'Ordre de Cîteaux, en Touraine, au diocèse de Tours, près de Saint-Christophe , fondée vers le milieu du treizième siècle par Pierre , évêque de Wington en Angleterre.
CLAIRVAUX , Clarœvallense cœnobium , était une abbaye célèbre , chef d'Ordre en France ,
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dans la province de Champagne, à cinq lieues et dans le diocèse de Langres, près de la rivière d'Aube. Saint-Bernard y fut envoyé comme premier abbé l'an 1 1 15 par Etienne , abbé de Cîteaux. Tliibaud iv , comte de Champagne, la dota considérablement , mais n'en fut point le fondateur. Clairvaux était une fille de Cîteaux , élective et régulière. (Pierre de Celles , lib. 3, epist, 12. Nicolas Clairvaux , epist. 37 et 45. Sainte-Marthe , Gallia christ. , tom. 3, p. 253.
Voyez aussi VHistoire de Cîteaux y à l'an iii5 , ch. 2, n. 4.)
CLAMECI , petite ville qui fait partie du Nivernais , n'est célèbre que par son faubourg, que l'on nomme Bethléem, et qui était la résidence de l'évêque de Bethléem in partibus infideliiim. {V. AuxERKE et Bethléem.) CLANCULAIRE, Clancularius.
Les ClanculairesouOccultes, sont certains Anabaptistes qui croient qu'ils peuvent déguiser leur foi , et qu'il n'y a jamais d'obhgation de la confesser. On les appelle aussi hortulaires ou jardinaires ou frères jardiniers, parce qu'ils ne s'assemblent point dans les églises, mais dans leurs jardins.
(Floriniond de Raimond , liv. 2 , ch. i5, n. 3. Sander, hér. 196.)
CLANDESTIN , clandestinus.
Ce mot vient de clam, qui signifie à Y insu, en cachette, à la dérobée. Une chose clandestine est celle qui se fait secrètement et sans solennité, à l'insu de ceux auxquels la connaissance
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en appartient et contre la loi.
Les mariages clandestins sont ceux qui se font sans que le curé y soit présent et deux témoins avec lui. Ces sortes de mariages sont nuls depuis le concile de Trente. {Voyez Empêchemens de Mariage.)
CLANÉE ou CLANEUS , ville épiscopalpde la seconde Galatie, au diocèse de Pont , sous la métropole de Pessinonte , a eu les évêques suivans :
1. Salomon, au sixième concile général , où il professa la foi catholique.