‹ Bibliothèque sacrée (volume 2)Chapitre 83 sur 171 · Nicéphore , au septième concile général · texte numérisé non relu

Nicéphore , au septième concile général

CLAPIERS ( François ) , seigneur de Yauvenargues , célèbre jurisconsulte du seizième siècle , était conseiller de la Chambre des comptes et Cour des Aides de Provence. Il en a recueilli les arrêts sous ce titre : Conclusiones et centuriœ causarum , à Lyon , eu 1589. Il est encore auteur d'un traité de Pro^nciœ Phocensis Comitibus , imprimé à Aix en Provence en i584» iii-S", et à Lyon, en 1616. (Moréri , édition de 1759.)

CLARENDON , ville et comté d'Angleterre. L'an 11 64, on y tint un concile ou conciliabule , dans lequel on établit des maximes conformes aux droits d'Angleterre , et contraires aux libertés de l'Église. Saint Thomas , archevêque de Cantorbéri , souscrivit à ces articles qu'on appelait coutumes royales , vaincu par les importunités des autres

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évêques et des grands du royaume ; mais il conçut ensuite une douleur si vive de sa complaisance , qu*il n'osa s'approcher du saint autel qu'il n'eût reçu l'absolution du pape Alexandre II.

(Baronius, à l'an ii64- Vilkins, Concil. Aiigl. , tom. i . )

CLARENINS , congrégation de l'Ordre de Saint-François. Elle a pris son nom de la Clarène , petite rivière de la Marche d'Ancône. Ange de Cordon , religieux de l'observance qui se joignit ensuite aux ermites célestins , se retira lorsqu'ils furent dispersés près de la rivière de Clarène , où il assembla quelques disciples dès l'an i3o2. Sa congrégation ne fut approuvée qu'en i3i7, après qu'il eut réfuté les calomnies de ses ennemis , et elle s'étendit beaucoup en Italie jusqu'à l'an 1472. Les clarenins, qui avaient été jusquelà sous la juridiction des Ordinaires , se partagèrent alors en deux partis. Les uns voulurent s'unir, et s'unirent en effet nux frères-mineurs; les autres s'obstinèrent à conserver le premier état; mais ceux-ci même furent contraints en i5io, par Jules 11, à s'incorporer avec les observantins ou avec les conventuels.

Ils jn'éférèrent les premiers , à qui ils s'unirent sans quitter leurs observances , et formèrent une province particulière. Enfin saint Pie v les supprima entièrement en i566, et voulut qu'ils fussent confondus avec les anciens profès de l'observance.

(Wading. ^Annal. /;»>ic?r.Hélyot,

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Histoire des Ord. monastiques , tom. 7, ch. 8.)

CLARIO ou CLARO , en latin Clarius (Isidore), naquit l'an 1495 dans le château de Chiavia, près de Bresse en Italie. Il fut d'abord religieux du Mont- Cassin , où il apprit les belleslettres , les langues grecque et hébraïque, l'Écriture-Sainte, et s'acquit une grande réputation par sa science et son éloquence.

Paul m lui donna l'évèclié de Fuligno dans l'Ombrie , qu'il {gouverna jusqu'à sa mort, arrivée le ?.8 mai i555. (domine il savait bien le grec et l'hébreu, il entreprit deux ouvrages considérables sur l'Écriture-Sainte ; l'un de réformer la version vulgate de toute la Bible; l'autre de faire des notes littérales sur les endroits qui pouvaient avoir ([uelque difliculté. Il assure qu'il a corrigé plus de huit mille passages. Ses notes sur l'ancien Testament sont la plupart tirées des annotations de Munster ; celles (ju'il a faites sur le nouveau sont plus morales. Il suit le sens du texte grec , et les explications des Pères grecs. On a donc de cet auteur, 1° une version de la Bible ; 2" un traité sur la correction du texte de la Vulgate , 3* des notes littérales sur les endroits difliciles de la Bible , dont la meilleure édition est de Venise , en 1564. 4" Schoîia in Canticmn canticorum. 5° In sermonem de monte, orotiones 69. 6* In Evnngeliiim Lucœ , orationes 69.

7" Orationes divers œ in épis t.

Pauli, etc. 8^ Discours de b jus-

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tification de riiomme et de la gloire , prononcés dans le concile de Trente , et ini])rimés dans les harangues de ce concile.

9" Discours des richesses et de la réunion de l'Église , à Milan , i54o. io° Une excellente traduction latine du livre de saint Nil , de christiana Philosophia , qui se trouve au tome g de VAmplissima coUectio des pères do m Martène et Durand. Clarius était un des plus savans hommes de son temps. Il écrivait nettement et avec une grande facilité. Ses, ouvrages sur la Bible sont des plus solides , des plus utiles et des plus érudits qui aient été faits en ce genre. (Le Mire , de Script, sœc. sexti-decimi. De Thou, Hist.^ lib. i6. Richard Simon , Histoire critique du vieux Testament. Dupin, Bibliothèque des Auteurs ecclésiastiques du seizième siècle , part. 5; et Table des Auteurs ecclésiastiques du même siècle , pag. 1067.)

CLARIUS , moine de Fleury, passa à l'abbaye de Saint-Pierre- Ic-Vif de Sens. Il assista au concile de Beauvais de l'an 1120 , comme député de Daimbert , archevêque de Sens , et d'Arnaud , abbé de Saint-Pierre. C'est ce Clarius qui est l'auteur de la chronique de Saint-Pierre-le- Vif à Sens. Il la commence en 44^ -, et la finit à la mort d'Arnaud son abbé. Le reste , c'està-dire depuis l'an 1 124 jusqu'en 1184, est d'une autre main.

(Dom Ceillier, Histoire des Au t.

sacrés et ecclésiastiques , t. 22, pag. 66.)

CLA CLARK ou CLERÏCUS (Samuel), Anglais très- versé dans les langues orientales, natif de Warwick , archi-imprimeur de l'Université d'Oxford, et préfet de la bibliothèque Bodleïenne.

Il vivait vers le milieu du dixseptième siècle, et a beaucoup contribué à la perfection de la Polvglotte d'Angleterre. Il prit un soin particulier de l'hébreu , du chaldaïque et du persan. Il est auteur de la traduction des Évangiles persans. Il avait dessein de donner un septième tome de la Polyglotte , et ce travail est fort avancé ; mais il l'a abandonné faute de libraire qui voulut le mettre au jour. Il devait y faire entrer le commentaire chrétien de Buxtorf sur les versions chaldaïques ; plusieurs versions arabes ; un autre targwn d'Esther, etc. Il a écrit Tractatus de Prosodid arabica , à Oxford, 1661. Il mourut en 166g.

( Walton , in Prolegom. )

CLARKE ( Samuel ) , habile docteur et savant philosophe anglais , naquit à jN'orwich , capitale de la province de Norfolck , le II octobre 1675, d'un père c[ui était alderman de cette ville.

Il étudia à Cambridge , où il fit paraître beaucoup de dispositions pour la philosophie , les mathématiques, la théologie, les belles-lettres et la critique. En 169g, Jean Moore , évêque de Norwick , le choisit pour sou chapelain, et le produisit à la cour, où il fut chapelain ordinaire du roi d'Angleterre. Il fut aussi docteur en tliéologie, mi-

CLA nistre de l'église de Saint-Jaines de Westminster , et maître de l'hôpital de Wigmore à Leicester. Il mourut le 17 mai 172g, dans sa cinquante - quatrième année. Outre sa langue naturelle, il possédait toute la délicatesse du grec et du latin , et était fort versé dans la critique. Il prêchait aussi avec honneur. C'était d'ailleurs un homme doux et communicatif , qui mérita l'estime des étrangers et de ses compatriotes ; un savant judicieux et éclairé, qui écrivait avec beaucoup de pureté , de précision et de clarté. Ses ouvrages sont écrits pour la plupart en anglais , et le plus grand nombre a été traduit en français. Ils ont tous été recueillis et publiés à Londres en 1 738 , en quatre volumes in-folio, qui renferment entre autres : 1" des Paraphrases sur les quatre Evan{;iles , avec le texte et des noies cri ti([ues. ^."Des discoursconcernant l'existence et les attributs de Dieu , les obligations de la religion naturelle, la vérité et la certitude de la révélation chrétienne , pour servir de réponse à Tlobbes, à Spinosa , à l'auteur des Oracles de la Raison, etc., contenus en seize sermons. Pierre Ricotier , ministre ou pasteur de l'église française de Menin , a traduit en français cet excellent ouvrage , qui a été réimprimé plusieurs fois avec des augmentations , et dont la meilleure édition est celle d'Amsterdam, eu 1727, trois volumes in-S". On y trouve un discours concernant la connexité des pro-

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