‹ Bibliothèque sacrée (volume 2)Chapitre 84 sur 171 · XA · texte numérisé non relu

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phéties de l'ancien Testament, et de leur application à Jésus- Christ , etc. C'est une réponse aux fondemens des prophéties par Collins. 3° Trois essais pratiques sur le Baptême , la Confirmation et la Pénitence, avec des exhortationsà la jeunesse, etc.

4" Lettre à M. Dodwel, où l'on répond à tous les argumens c[u'il a employés dans son discours en forme de lettres contre l'immortalité de l'àme , et où l'on expose le jugement des Pères sur cette matière. 5" Quatre autres lettres pour servir de réponse à l'auteur des Fiemarques sur \i\ lettre écrite à ^l. Dodwel , et des réflexions sur le livre de Toland, intitulé : Aniyntor , on Défense de la lu'e de Milton. 6° Uccueils d'écrits entre feu M. Leibnitz et le docteur (>larke, en 17 16 et 17 17, sur la ])hilosophie naturelle, la religion, rtc. On y a ajouté des lettres écrites à Monsieur Clarke sur la liberté et la nécessité, par un gentilhomme de l'Lniversité de Cand)ridge, avec les réponses du docteur Clarke. 7" Dix-sept Sermons sur divers sujets intéressans. H" Le dogme de la Trinité tel cpi'il est:

enseigné dans l'Iùriture , ouvrage divisé en trois parties, où tous les textes du nouveau l'estamentquise rapportent.» celt»; doctrine, et les principaux pas- Siiges de la liturgie de l'Lglise anglicane , sont recueillis , comparésetexpli(jués. 9" Lettre écrite au docteur Wels sur ses remarques. 10" Réplique aux objections faites par Robert Nelton et

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par un auteur anonyme au traité intitulé, le Dogme de la Trinité tel qiiil est enseigné dans V Écriture , ou la Doctrine de VEcriture sur la Trinité. 1 1° Trois lettres écrites à un ecclésiastique de la province. 12° Sermons au sujet d'une fondation d'une école de charité , prêché le 28 avril 1 725 , dans l'église de Saint -James de Westminster.

i3<» La physique de M. Rohaut, traduite en latin et enrichie de notes de M. Newton et de M. Clarke , qui en est le traducteur. i4° Observations sur la seconde défense du docteur Waterland. i5° Le Plaidoyer modeste continué , ou Réponse au même sur la Trinité. 16" Lettre à M. R. N., sur son argument sur l'Écriture. 17° Lettre à Fauteur de la doctrine véritable de l'Écriture sur la tradition , continuée et justifiée. 18" Des Sermons. 19** Une explication du Catéchisme de l'Église , etc.

M. Hoadley , évèque de Winchester , a mis à la tête du Recueil des ouvrages de M. Clarke une préface où il donne un abrégé de la vie de l'auteur , l'histoire de ses ouvrages et son caractère.On peut consulter cette préface , de même que le Journal des Savans , 1709, 171 1, I7i3, 1 7 1 4 , 1 7 1 7 , 1 72 1 , et le Mercure de France, novembre 1729.

CLARO ou CLARUS ( Julius) , natif d'Alexandrie en Italie, était fils de Louis Claro , célèbre jurisconsulte, et fut lui-même fort habile dans la jurisprudence ci- -ilc Pt canonique. Philippe 11 y

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roi d'Espa[';)e , l'ayant choisi pour être du conseil d'Italie, iî mourut à Carthage le i3 avril 1575. On a de lui : 1° Opéra juridica. 2" Receptarum. senten— tiarwn opéra omnia. 3° Volumen in quo omnium criminum materia sub acceptis senteiitiis copiosissime tractatur. Il y a plusieurs éditions de ces ouvrages :

celle de Francfort , de 1 636 , est très-estimée. (Denys-Simon , Biblioth. des Aut. de Droit.)

CLARTÉ, claritas. La clarté, par rapport à la résurrection future, sera une qualité surnaturelle qui rejaillira de l'a me sur le corps du bienheureux , et qui le rendra clair , lumineux , transparent comme un crystal trèspur : cette qualité brillera particulièrement sur le visage du bienheureux , et sur les organes de son corps qui auront souffert pour Dieu.

CL AUBERGE (Jean), savant professeur de philosophie et de théologie à Duisbourg , naquit à Solingen le 24 février 1622 , et mourut le 3i janvier i665. On a publié tous ses ouvrages en deux volumes iu-4°, à Amsterdam, en 1691. Le meilleur de tous est une excellente logique intitulée, Logica vêtus et nova. (Henri Christian Hennius , J^ie de Ciauberge, mise au-devant de ses ouvrages. )

CLAUDE , empereur Romain , dont il est parlé en quelques endroits de l'Écriture, succéda à CaïusCaligula l'an 4 1, et mourut l'an 54 de Jésus-Christ. Il donna H Agrippa toute la Judée, et à

CLA îîérode son iVère le rovainiio de Chalcide. Il confirma aux juifs d'Alexandrie le droit de bourgeoisie , et les maintint partout dans l'exercice de leur religion. Ce fut vers la quatrième année de son règne f[u'arriva la famine prédite par le prophète Agabus. L'an 9 aussi de son règne , et 49 de Jésus-Christ, il fit chasser les juifs et les chrétiens de Rome, (^c/., 1 1, 28, et 18, 2.)

CLAUDE (saint), martyr à Rome, et compagnon de sainte Nicostrate, Castore , Victorin et Symphorien , était géùlicr. Saint Nicostrate le convertit et le fit baptiser chez lui avec sa femme Symphrose et ses deux fils Félix et Félicissime, dont l'un était hydropif[ue, l'autn; couvert d'ulcères , mais qui furent guéris j)ar le baptême. Saint Claude souflVit le même martyre que ses compagnons. {T'ojcz C.vsTouE et Nicostrate. ) ^

CLAUDE (saint) , frère desaint Astère et de saint Néon , martyrs en Cilicie, était natif comme eux de la ville d'I^ge ou J-^gée en Cilicie. Leurs ])ère et mère, qui les avaient élevés dans la religion chrétienne, étant morts, ils se virent à la discrétion d'une bellemère , qui, pour se maintenir dans la possession de leurs biens dont elle s'était emparée , les déféra comme chrétiens. Ils furent arrêtés par ordre du magistrat ; et lorsque Lysias, proconsul de Cilicie, faisant la visite de la province , vint à f]ge au mois d'août de l'an 285, on les lui présenta avec les autres qui é-

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taieiit prisonniers pour rnusc de christianisme. Claude fut interrogé comme l'aîné des trois frères, et battu de verges pour sa généreuse réponse. On le pendit ensuite au chevalet , et on lui mit le feu sous les pieds. On lui coupa la chair des talons jxir petits morceaux, et on les lui présenta à dei»ii-grillés devant le nez et la bouciic. On le déchira avec des ongles de fer, des pointes de pots cassés , et l'on appliqua des torches ardentes sur ses jilaies. Claude souffrit tout sans se phiindre , en disant que c'était autant de moyens pour sauver son àme, et qu'il ronqjtait pour un grand profit d'endurer et de mourir pour ,lésns-Clirist.

Astère, le second des frères, fn l'interrogé ensuite; et comme il ne répondit pas avec un moindres courage ([ue Claude , on lui serra les cotes, on le déchira avec les pâtes et les ongles de fer ; ou lui mit des charbons ardens sous les |)ieds; on le frappa de verges et de nerfs de i)nnuls, mais tonjours inutilement. Néon confessa et soutfrit d(î même. Ils furent ensuite condamnés tous le<» trois à être crucifiés hors de la ville, et jetés en proie aux oiseaux.

C'est ainsi qu'ils consommèrent leur martyre le 23 d'août d»,- l'an 285. Leurs actes proconsulaires , c'est-à-dire tirés du grefie des proconsuls ou gouverneurs de la province, sont très-authentiques, et traduits du grer original. Baronius, Surius et dom Thierry Ruinart les ont publiés ; le premier dans ses Annales ù l'an 1 1.

285; le seconl dans soTi Recueil des vies des Saints; le troisième parmi les Actes sincères des martyrs. (Baillet, 23 août.)

CLAUDE (saint), évèque de Besançon , puis abbé de Condat, autrement St.-Ouyan-de-Joux , aujourd'hui Saint-Claude, était de Tillustre famille qui reçut en fief de l'abbaye d'Agaune , dans le dixième siècle, la seigneurie de Salins , dont elle a pris le nom à la suite, et qui était la plus noble de la province. Il commença de bonne heure à partager tout son temps entre l'étude , la prière , les œuvres de charité et les bons entretiens. A l'âge de vingt ans il fut fait chanoine de la cathédrale de Besançon , et il remplit tous les devoirs de cet état avec la plus édifiante exactitude. Une mangeait pour l'ordinaire qu'une fois le jour, hors les dimanches et les fêtes, et il joignait les veilles aux jeûnes, aussi bien que l'humilité et toutes les autres vertus qui firent penser à lui pour le siège épiscopal de Besançon , après la mort de l'évêque Gervais. Il se retira chez ses parenspour éviter le coup , et il ne l'évita pas. Mais il est très-difiicile de fixer le temps précis de son épiscopat.

Les uns le placent depuis 683 j usqu'en 690 , et les autres depuis 686 jusqu'en 693 inclus. Cependant , tout le monde convient qu'il se démit de l'épiscopat après sept ans de siège , pour retourner à sa chère abbaye de Saint-Ouyan-dc-Joux, où il fut un modèle de retraite, do péni-

CLA tenco et d'IiUniililé jusqu'à sa.

mort, arrivée Tan 696, selon le père Mabillon et les auteurs de la nouvelle édition du GalUa christiana. M. Dunod croit qu'il fut en même temps archevêque de Besançon et abbé de Saint- Ouyan , comme firent plusieurs autres saints prélats , entre autres saint Rémi et Aurélien , archevêques de Lyon et abbés de Saint-Ouyan dans le neuvième siècle. Le père Chifflet, qui ne pense pas qu'il ait été abbé de Saint-Ouyan et archevêque de Besançon en même temps, le fait vivre jusqu'en 703. Son corps fut déposé dans l'église de St.-Ouyan où il demeura caché en terre jusqu'à l'an 1243 qu'il fut découvert, et transféré dans une châsse d'argent , où il se conserve encore aujourd'hui. Son culte est devenu si célèbre depuis ce temps à l'abbaye de St.-Ouyan , qu'elle a pris le nom de Saint-Claude avec la ville qui s'y est formée , et qu'on y va de tout côté. On fait sa fête le 6 de juin. C'est tout ce que l'on peut dire déplus plausible de'saint Claude , dont on n'a écrit la vie que dans le douzième siècle, c'est-à-dire cinq cents ans depuis sa mort. (Henschenius. Dom Mabillon, dans les Actes Bénéd. Le père Chifflet , dans ses Illustraliones Claudianœ , qui se trouvent dans Bollandus au 6 de juin. Baillet , Vies des Saints , 6 juin. M. Dunod , Histoire de V Église de Besancon , pag. 65. )

CLAUDE (sainte) , vierge et martyre , l'une des sept vierges

CLA qui furent martyilsées avec saint Théodote d'Ancyre, en Galatie.

Ployez Théodote.

CLAUDE D'ESPENCE. Vojez

ESPEXCE.

CLAUDE DE S AINCTES . Voj .

Saixctes,

CLAUDE, évêque de Turin , était originaire d'Espagne, où il fut mis, dans sa jeunesse, sous la discipline de Fe'lix , évèque d'Urgel. Il passa en France quelque temps avant la mort de Cliarlemagne, servit dans la cour de Louis-le-Débonnairc eu qualité de prêtre du palais , et fut chargé ensuite du soin de l'école que Charlemagne y avait établie.

Louis-le-Débonnaire le nomma à l'évêché de Turin , où , par un zèle outré pour la réforme des abus qui s'étaient glissés dans le culte des images, il alla jus(ju'à effacer, briser et oter toutes les images et toutes les croix des églises de sa juridiction ; faisant même, par divers écrits, l'apologie de sa conduite , qu'il soutint avechauteur jusqu'à sa mort, arrivée avant celle de Louis-le- Débonnaire, et par consé([uent avant l'an S-jo , (jui fut J'année de la mort de cet Enqjoreur. Les écrits de Claude de Turin sont ; 1" Un commentaire sur la Genèse , divisé en trois livres , et composéen8i4- 2" Un sur l'Exode, divisé en quatre livres, et écrit en 821. 3" Un sur le Lévitique , en 823. 4° l^«^* commentaires sur le livre de Ruth ; un sur l'Évangile de saint Matthieu, qu'il dédia en 81 5 à Juste , abbé de Charroux ; un sur toutes les

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Épitres de saint Paul. Il écrivit aussi contre le culte des saintes images et contre les pèlerinages, s'éloignant en ces deux points de l'esprit et de la discipline de l'Eglise.De tous ces ouvrages, on n'a rendu public que son Commentaire sur VEpltre aux Galales , inqDrimé dans le quatorzième tome de la Bibliothèque de> Pères, à Lyon, en 1677; un fragment de sa Préface sur saint Matthieu , qu'Ussérius a fait imprimer dans son Recueil des Lettres hy bernoises , croyant par erreur que Claude de Turin était Écossais d'origine. Dom Mabillon a donné dans ses AnaU'ite.s la préface du Commentaire sur le Lévitique , avec le commencement et la fin de l'ouvrage, et de suite la préface du Commentaire sur l'Épître aux Éphésiens, avec les premières lignes de cet ouvrag(\ Ce Père dit avoir vu dans la biblii^thèque de 1 1 cathédrale de Laon un manuscrit du Commentaire sur saint Matthieu; qu'il avait en main le Commentaire sur le Lévitique, et que l'on trouvait dans la bibliothèque de Fleury le Commentaire sur les Éjiîtres de saint Paul, en deux volumes. On attribue encore à Claude de Turin une chronologie selon l'hélireu , depuis le commencement du monde jusqu'à l'an 8i.f ' tîH*^ *^^^ imprimée dans le premier tome de la Bibliothèque des manuscrits du père Labbe. Tnthème cite d'autres ouvrages sous le nom de Claude de Turin; mais il l'a confondu avec Claude Clé-

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Jiient , Ecossais. (Mabillon , in Annleclis , pag. 90 et suiv. Doin Ce illier , Hist. des Auteurs sacr.

eteccl., t. 18, p. 572 et suiv.)

CLAUDE (Jean) , ministre de Charenton , l'un des plus savans Iio mines de la religion in étendue réformée dans le seizième siècle , naquit l'an 1619 à Sauvetat dans l'Agénois. François Claude son père, ministre protestant, l'éJeva avec beaucoup de soin, et lui inspira le goût des belleslettres et de la théologie. Après avoir aciievé ses études à Montauban , il fut reçu ministre en 1645, et exerça d'abord son ministère à la Treyue. Il enseigna ensuite à Nîmes pendant huit ans ; mais le ministère lui ayant été interdit dans tout le Languedoc par arrêt du conseil, il vint à Paris pour tâcher de faire lever celte défense. C'est dans ce voya- 5;e qu'il commença une Réponse au livre de la Perpétuité de la foi touchant l'Eucharistie. Claude , ne pouvant rien obtenir de la cour, alla à Montauban , dont il fut ministre. Quatre ans après, le Pioi lui donna ordre d'en sortir : il revint à Paris, et fut ministre de Charenton depuis 1666 jusqu'à la révocation de l'édit de Nantes en i685 : alors il se réfujfia en Hollande, où le prince d'Orange lui donna une pension.

Il mourut à La Haye le i3 janvier 1687. On a de lui plusieurs ouvrages; savoir : i'» Réponse aux deux traités intitulés : la Pcrp^'Uiilé de la foi de V Eglise {■nlholicfue touclwnt V F.ucharislic, it)66, et plusieurs fois réiiu-

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primée depuis. 2" Réponse au père Nouet, jésuite, qui avait écrit contre lui sur le même sujet , à Amsterdam , 1668. 3° Une autre réponse en deux volumes in-S", en 169 1 , au grand ouvrage de la Perpétuité de la foi de l'Église catholique touchant l'Eucharistie, défendue par M. Nicole. 4** Un sermon prononcé à Charenton sur le trentième verset du chapitre 4 ^^ l'épître de saint Paul aux Éphésiens : Nolite contristare spiritum sancturti Deiy etc. 5° Défense de la Réformation , ou Réponse au livre de M. Nicole , intitulé : Préjugés légitimes contre les calvinistes , en 1678. 6" Cinq Sermons sur la Parabole des noces , contenue dans le chapitre 22 de l'Évangile selon saint Matthieu, en 1675.

7° Une Lettre touchant l'épiscopat, en 1680. 8^ L'examen de soi-même pour se bien préparer à la communion , en 1682. g^'Un sermon prononcé à Charenton , sur la section cinquante-troisième du catéchisme. 10° Une Réponse au livre de M. Bossuet, intitulé : Conférence avec Monsieur Claude , ministre de Charenton ,' i683. 11° Considérations sur les Lettres circulaires de l'assemblée du clergé de France, et une réponse à ces mêmes lettres. 12° Les Plaintes des protestans cruellement opprimés dans le royaume de France , en 1686 et en 1713. M. Claude a toujours été regardé comme le chef et l'âme de son parti en France. Il avait une éloquence mâle et vigoureuse , un slyh

exact et serré , beaucoup d'éi utlition, et une adresse admirable à mettre en œuvre toutes les finesses de la logique. On convient aussi qu'il était intègre et irréprochable dans ses mœurs.

Heureux si ces lalens et ces bonnes qualités eussent été consacrés à la défense de la véritable foil {Vojcz sa vie, écrite par M. de La Devoize. )

CLAUDE (Saint-), ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît , située dans la Franche- Comté et dans la ville qui j)orte son nom. Elle fut fondée dans un lieu du Mont-Jura , nommé Condat , au confluent de l'Alière et de la brienne, entre de liautes montagnes et d'affreux piécipices,àsixlieuesde(ienève.

Les deux frères saint R(jmain et saint Lupicien en jetèrent les fondemens au commencement du cin(|uième siècle , })ar leur demeure dans cette solitude , dans laquelle ils attirèrent un grand nombre de solitaires comme eux , qui y vécurent épars dans des cellules séparées. Saint Oyan [Augcnus) les ayant rassemblés , leur fit end)rasser la vie céuobitique , et fut proprement le premier abbé de ce célèbre monastère , qui prit son nom quelque tenqjs après sa mort, arrivée en 5io. Les reliques de saint Claude, qui, après en avoir été élu abbé au septième siècle , fut élevé à la dignité d'évèque de Besançon , et qui y mourut après avoir abdiqué l'épiscopat , firent changer de nom au douîième siècle à cette abbaye , qui

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prit alors le nom de Saint- Claude. La règle de saint Benoît y a été observée ; mais le relâchement s'y était introduit depuis qu'on avait établi l'usage, au milieu du seizième siècle , d'exiger des preuves d'une ancienne noblesse de tous les religieux qui y étaient reçus. Il y avait vingt-quatre places monachales , outre les oflices claustraux qui étaient très-considérables. Ils furent sécularisés et réduits au nombre de vingt chanoines , ([ui faisaient les mêmes preuves de noblesse pour être reçus. L'abbaye a été érigée en évêché, après diversesdiflicultés, en 174'- l^ll<-* était auparavant du diocèse de Lyon, et l'abbé jouissait de grands priviléjji (l)om Vaisselte, Gi'oi^raj>h. ///.' to/i(/iic, etc., tom. 8, pag. i32.)

CLAUDIA ou CLAUDIE , dame romaine , convertie par saint Paul. ( ?.. Timoth., 4 , o.i .)

CLAUDIA , une des sept villes de Mélitène , dans l'.Vrménie Mineure, (jui furent renversées au treizième sièch*. Ptoléméo la met surrEuplirate,el dit (ju'rljt; appartenait à la préfecture Lavincienne. Marins Niger veuf qu'elles'appelleaujourd'lmi(7^.slanicna. (Cependant la situation de l'une paraît un peu dilférentc de l'autre. Quoi ([u'ilen soit , on vante lK'aucouj> les monastères tle Modick et de Barsunia , <|ui sont aux environs de (Claudia , dont voici deux évêques :

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