‹ Bibliothèque sacrée (volume 2)Chapitre 98 sur 171 · Etienne Kerovan, nommé par la reine Elizabetli , etc · texte numérisé non relu

Etienne Kerovan, nommé par la reine Elizabetli , etc

CLOPPER (Nicolas) , chanoine régulier d'Eyndhove , dans les Pays-Bas , vers la fin du quinzième siècle , est un auteur absolument inconnu aux l^ibliothécaires de tout genre , sans en excepter les ecclésiastiques , les historiques et les nationaux. Le seul ouvrage que l'on connaisse de sa façon est une chronique ou histoire universelle, intitulée : Florariiis te.wporwn. On ne saurait dire si cet ouvrage a jamais été imprimé , parce que les deux seuls auteurs qui l'indiquent ne le disent pas. Le premier de ces auteurs est celui de la Chronique anonyme allemande de Cologne, imprimée en cette ville , chez Jean Hoelhoif, en 1489, 1490, 1494 et 1499 ' i'î-fol. Le second est Pierre Scrivérius, professeur de Leyde , qui l'indique en ces ternies dans sa Lmirc-crans voov

Laurens Coster, p. 87. Nicolaus Clopper, Caminnich tôt Eindhoi>en, anno 1472 , in florario ternporum , sans s'expliquer plus au long. ( Prosper Marchand , Dictionn. hist. , tom. i , pag. 193. )

CLOS. On nomme clos les héritages renfermés par une enceinte de murs ou de haies. En général , il est libre à tous propriétaires d'enclore et de fermer son héritage soit de haies, de fossés ou de murs ; mais dans ([uelques coutumes, comme dans celle d'Amiens , art. 196 , il fallait une permission du seigneur. Cette permission était aussi nécessaire pour la clôture des héritages enclavés dans les capitaineries royales. ( Voyez le Code des chasses , et M. Denisart , au mot Clos.)

CLOTERIUS ou CLOTTERIUS ( Anastase ) , capucin allemand du dix-septième siècle, se rendit recommandable par la pureté de ses mœurs. 11 fut prédicateur, maître des novices , gardien et définiteur de la province Romaine. On a de lui : i ° de Sacris ritibus , secimdUni morem sanctœ romance Ecclesiœ, à Cologne, 1688. 2° Thymiama devotionis, 1674- M. Dupin , que nous avons cité à l'article de Cloterius , rapporte les titres de ces ouvrages en français. Le P. Jean de Saint- Antoine les rapporte en latin, sans dire , ni l'un ni l'autre , en quelle langue ils ont été écrits.

Au reste, il paraît que M. Dupin s'est trompé, i** en nommant CXoter'ms Jlnanie au lieu d' Anastase; 2" en fixant l'impression du

premier ouvrage de cet auteur à l'année 1684 , au lieu de 1688 ; et celle du second ouvrage à Tannée 1675, au lieu de 1674- L^ père Jean de Saint-Antoine , Biblioth. iiniv. francise. , toin. i , pag. 60. )

CLOTILDE (sainte) , reine de France, Chrotildis et Chrodtchildis , était fille de Chilperic , frère de Gondebaud , roi des Bourguignons , qui la retint auprès de lui après avoir fait mourir Chilperic , son père , sa mère et deux de ses frères. L'esprit, la douceur, la beauté , toutes les rares qualités de Clotilde , lui firent une réputation qui passa jusqu'à Clovis , roi des Français, qui la demanda en maria|;e à Gondebaud, et qui l'épousa, l'an 493 , à Soissons. La nouvelle épouse qui était chrétienne , et qui n'avait consenti à son mariage avec Clovis qu'à condition qu'il se ferait chrétien lui-même, le fit souvenir avant toutes c hoses de sa promesse ; et en atten-^ dant qu'il l'accomplît , elle sut adoucir son humeur naturellement farouche , et prendre un ascendant sur son esprit, dont elle n'usa que pour accorder des grâces et répandre des bienfaits sur tout le monde. Les pauvres en particulier y avaient la meilleure part , se montrant plus accessible aux plus indigens et aux plus misérables. Elle jeûnait cependant, elle pleurait, elle priait et faisait prier de tout côté pour la conversion de son mari, qui, sans se convertir encore, permit que l'on baplisàt le pre-

mier fruit de son mariage. L'enfant mourut aussitôt après le baptême, et Clotilde supporta cette épreuve avec les reproches de son mari sans le moindre murmure. Elle eut un second fils nommé Clodomir , qu'elle fit encore baptiser , et qui tomba peu de temps après dangereusement malade. Elle obtint sa guérison d'une manière miraculeuse, qui calma la colère de Clovis , indigné de ce second accident , mais i\\i\ ne le convertit pas encore. Sa conversion n'arriva qu'après la victoire inespérée qu'il remporta sur les Suèves et les Bavarois ])rès de Strasbourg.

Ses troupes ayant pris la fuite dans une bataille sanglante (ju'il avait livrée à ces jieuples, et courant riscpie de tond^er lui-même entre les mains de ses ennemis, il eut inutilement recours à ses dieux. Il leva ensuite les yeux au ciel , et promit de reconnaître le Dieu de Clotilde , et de se faire baptiser, s'il lui donnait la victoire. Aussitôt les choses ciiangèrent de face; les fuyards se rallièrent et défirent les ennemis. Clotilde, avertie de ces heureuses dispositions du Roi son époux , en fit rendre de solennelles actions de grâces à Dieu par tous les catholiques du royaume, et se hâta de le faire instruire et baptiser par saint Rémi , évêque de Reims. Depuis ce précieux moment , Clotilde n'eut plus qu'un même esprit et un même cœur, que les mêmes sentimens et les mêmes exercices de piété avec le Roi son

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