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époux , jusqu'à la mort de ce prince , qui arriva au mois de novembre de l'au 5ii , et qui iut suivie de la retraite de la Reine auprès du tombeau de saint Martin de Tours , pour y vivre dans les pratiques de la piété chrétienne. Elle fut obligée de venir à Paris pour rétablir la paix entre les Rois ses fils Clodomir, Childebert et Clolaire. Clodomir étant mort, elle se vit chargée de l'éducation des trois fils qu'il laissa. Mais Childebert et Clotaire ayant conspiré leur perte , firent prier la Reine de les leur envoyer , sous prétexte qu'ils voulaient les placer sur le trône de leur père. Quand ils les eurent eu leur disposition, ils envoyèrent présenter à la Reine une épée nue et des ciseaux pour lui donner le choix de la mort ou de la tonsure de ses petit-fils. Elle répondit , tout hors d'elle - même , qu'elle aimait mieux voir ses petits -fils morts que de les voir moines et privés de la couronne de leur père. Cette ])arole coûta la vie à deux de ses lils , et l'obligea de retourner à Tours où elle passa ses jours dans la prière , la pénitence et les œuvres de charité. Elle mourut en 537 ou 540 , ou 543 , ou 548, ou 549, ou enfin 555. Son corps fut apporté à Paris , et enterré auprès de celui de Clovis son mari , dans l'église de Saint -Pierre et de Saint -Paul, qu'on appelle aujourd'hui de Sainte-Geneviève , que le prince avait commencée, et qu'elle avait achevée. On rapporte plusieurs miracles opérés
CLO à son tomljeau, qui firent expo^ ser son corps à la vénération des fidèles. Il a été renfermé dans une châsse d'argent que l'onavait coutume de porter avec celle de sainte Geneviève dans les processions générales de la ville , et il s'y est conservé jusque vers le milieu du dix-huitième siècle, excepté la tète et quelques ossemens qui se trouvaient partagés entre l'abbaye du Trésor , qui était un monastère de religieuses dépendant des Vaux de Cernay, au diocèse de Rouen , les Prémontrés deValsery au diocèse de Soissous , et les chanoines d'Andely, petite ville du Yexin normand, à sept ou huit lieues de Rouen. Le Martyrologe romain moderne fait mention de sainte Clo tilde au troisième jour de juin, d'autres au I "^ septembre , où elle est appelée sainte Rhotilde. Sa vie se trouve dans l'histoire de Grégoire de Tours , rapportée dans les Bollandistes , avec les remarcfues de Henschénius. Dom Luc d'Achéry et doniMabillon en ont publié uiie vie à part dans les Actes des Saints Bénédictins.
(Baillet, 3 juin.)
CLOTURE , clausura. Nous prenons ici le mot de clôture pour l'obligation des religieux et des religieuses de ne point sortir de leurs monastères, et de n'y introduire personne qu'à certaines conditions que nous allons expliquer dans cet article. La clôture , prise en ce sens , n'est pas moins ancienne que l'état religieux , puisqu'aussitôt qu'il y a eu des personnes qui se sont
eugagées à garder la coutineuce, on leur a ordonné la clôture plus ou moins étroite , comme un moyen nécessaire pour se conserver purs à l'abri des dangers inséparables du commerce du monde. Saint Basile défend aux moines et aux vierges de sortir du monastère sans nécessité et hors les temps marqués pour cela. Saint Césaire détend absolument à ces dernières de sortir de leurs monastères jusqu'à la mort. (Basil. , delnsdt. monacli.
Césarius , in Reguld ad Virg. , cap. I. )
De la Clôture des religieux en particulier.
La clôture des religieux les oblige non pas à demeurer toute leur vie dans les monastères sans en sortir, excepté dans des cas
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extraordinaires comme les religieuses , mais i°k n'en point sortir sans raison , ni sans permission du supérieur ; 2.° à n'y introduire aucune personne du sexe. Il y a depuis long-temps une défense générale aux filles et aux femmes d'entrer dans des monastères d'hommes , comme il paraît par la bulle de Pie v , du 24 octobre i566 , et par celle deGrégoirexni,dui3juin i575, dans lesquelles ces deux papes prononcent excommunication contre les filles et les femmes , de quelque rang qu'elles puissent être , qui , sous prétexte de quelques induits apostoliques , entrent dans les monastères d'hommes. Grégoire xiu prononce la même peine contre les religieux qui les admettent sous ce prétexte. ( Voyez Pontas, au mot Excommunication.)