‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 154 sur 473 · Arnauld Ier, siégeait en · texte numérisé non relu

Arnauld Ier, siégeait en

On l'appelait aussi Ace.

ai. Iselon, siégeait en 1024.

22. Godefroy II , fut ordonné à Blaye vers l'an 1027, et siégea jusqu'en 1043.

23. Archambauld, abbé de Saint- Maixent, siégeait en 1047. Il en est encore fait mention en 1059. II se retira dans son abbaye, où il signait encore Archevêque de saint JUaixent.

aj. Andron, dont la mort est marquée dans le nécrologe de l'église de Bordeaux au ier novembre. Il siégea très-peu de temps.

2.5. Goscelin ou Joscelin , de Partenay, de l'illustre famille de ce nom, en Poitou , assista, comme archevêque de Bordeaux, à l'assemblée des grands d'Aquitaine en 1059. Il parait qu'il a siégé jusqu'en 1088. Quant à ce qu'on dit qu'il était marié, c'est une fable qui n'a aucun fondement. On sait que Grégoire VII, sous lequel il vivait, n'était pas un homme à tolérer dans un archevêque un désordre qu'il réprimait dans les moindres clercs. Ce n'est donc point pour cette raison que les mâles de la famille de Partenay prennent le surnom d'archevêques, mais peutêtre parce qu'étant l'aîné il conserva

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le nom de sa famille lorsqu'il fut fait 1179. Nous archevêque.

26. Aimé, siégeait en 1090. Il tint un concile à Bordeaux en 1093. Il se trouva en 1095 au concile de Clermont, où Urbain II présida, et où on résolut la guerre contre les infidèles.

En 1096 son église fut solennellement consacrée par ce pape le ier mai , quoique l'anniversaire de la dédicace ne se fasse que le 21 avril, apparemment à cause de la fête des apôtres saint Philippe et saint Jacques, qui arrive le ier mai. Il mourut en 1101 ou 11 02.

27. Arnauld Géraldi, de Cabenac, élu en no3, siégea jusqu'en 1122.

28. Girard, évêque d'Angoulême et légat du saint-siége, jugea à propos de s'emparer du siège de Bordeaux, après la mort d'Arnauld, par la faveur de Guillaume, comte de Poitou et duc d'Aquitaine. Il s'attacha à l'antipape dît Anaclet. Voyez Évèques d'Angoulême.

20.Godefroi III de Loroux, auquel saint Bernard a écrit plusieurs lettres, siégeait en 1137. Il se trouva au concile de Reims sous Eugène III, en 1148, dans l'affaire de Gilbert de la Porrée, évêque de Poitiers.

Il mourut le 18 juillet n58.

3o. Raymond Ier, était évêque de Périeueux quand il fut élu archevêque de Bordeaux en n58. Il siégea fort peu de temps, et mourut l'année suivante.

3i. Hardouin, était doyen du Mans quand il fut élu pour succéder àRavmond en 1160. Il mourut trois ans après à Montpellier, où il accompagnait le pape Alexandre III.

32. Bertrand Ier, évêque de Lectoure, fut fait archevêque de Bordeaux en n63. Sa mort est marquée dans le nécrologe de cette façon :

XV. calend. januarii obiit Bertrandus archiepiscopus atque legatus.

33. Guillaume Ier, surnommé le Templier, était abbé de Rading en Angleterre , quand il fut élu archevêque enii73, en présence de Henri, roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine.

Il assista au concile de Latran en

norons l'année de sa mort, qui n'a pu être avant 1187.

34. Elie de Malmort, de l'illustre famille de ce nom , originaire du Limousin, monta sur le siège de Bordeaux vers 1188. Il fit les cérémonies du mariage de Louis, fils de Philippe - Auguste , avec Blanche, nièce du roi d'Angleterre, le ï3 mai 1200. Il mourut en 1206.

35. Guillaume II, élu en ) 207, mort en 1227. Les frères-mineurs furent appelés et reçus dans Bordeaux sous son pontificat.

36. Gérald de Malmort, parent d'Elie, doyen de Bordeaux, fut élu peu avant Noël en 1227. Saint Louis l'envoya en Angleterre comme son ambassadeur en 1228. Il se tint, l'année suivante, à Toulouse, un concile auquel Gérald assista. Il en assembla un lui-même en J238 à Coignac, où il fit des règlemens qui se trouvent dans le onzième tome des Conciles.

En 1245 il alla au concile général de Lyon, sous Innocent IV, et en 3 255 il en tint un particulier à Bordeaux, pour rétablir la discipline ecclésiastique. Il fit encore plusieurs règlemens dans celui de Ruffec, en 1258. Il paraît qu'il vivait encore l'année suivante au mois de janvier ou de février.

37. Pierre Ier, après une vacance d'environ trois ans, où le chapitre était partagé pour l'élection entre Fronton, archidiacre de Saintes, et Hugues, prieur des dominicains de la ville, fut nommé par le pape Urbain IV, le 23 mars 1261. Il était camérier et chapelain de ce pontife. Il mourut en 1269.

38. Simon de Rochechouart, fils d'Aimeric, vicomte de Rochechouart, et d'Adélaïde d'Availles, Limousine, frère d'un autre Aimeric, d'où sont descendus les vicomtes des Rochechouart et les seigneurs de Mortemar,fut élu après une longue vacance du siéçe, en 12-5, par Grégoire X, l'élection lui étant dévolue, comme il le dit lui-même dans ses lettres écrites de Beaucaire le 11 desnones de septembre. Pontif. an. I\. Il appela

DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE

en 1277 a Philippe-le-Hardi, roi de France, des injustices qui Ini avaient été faites et à son église par le sénéchal de Gascogne, le maire et les jurats de Bordeaux, et ils furent condamnés à restituer deux cents livres tournoises à Saint-Sevevin , et neuf mille à l'église de Bordeaux, pour los fruits qu'ils avaient usurpés le siège vacant, qui auraient dû être réservés à l'archevêque futur, cette église étant exempte du droit de régale. Simon mourut en 1279, * 'a ^n d'octobre. Le siège était encore vacant en 12S3. La même année, Philippe dit le Hardi confirma l'immunité «lu droit de régale, et la liberté des élections que Louis-le-Jeune avait accordées k la province de Bordeaux en 11.^7. Voyei Lopez, p. i^5.

3ç. Guillaume III, élu, dit-on, au commencement de décembre 1283.

On ne voit point qu'il ait fait aucune fonction épiscopale. Il faut qu'il n'ait point été ordonné, ou qu'il n'ait jamais pris possession.

4o. Henri Ier, surnommé de Genève, siégeait en 1289. Il eut de grands démêlés avec Gauthier, évêque de Poitiers.

4i. Boson de Salignac, siégeait en 1299. Quelques-uns prêter. dont qu'il passa au siège de Cominges , à la place de celui qui suit.

4». Bertrand II de Goût , fils de Bérald ou Bertrai d de Goût, écuyer, chevalier, seigneur de Villandrade au diocèse de Bordeaux, et frère d'Arnauld Garsia de Goût, comte de Lomagnc. Ce Bertrand était évèque de Cominges, et fort indisposé contre Philippe-le-Bel, parce que Charles de Valois, son frère, avait maltraité ses parens perdant !a guerre qu'il faisait aux Anglais, dont ils prenaient le parti : c'en fut assez k Boniface VIII, déjà brouillé avec ce prince, pour élever Bertrand aux dignités ecclésiastiques, et le transférer à Bordeaux en i3oo, ou, comme dit Bertrand Guidonis , en 1299. Le roi l'ayant fait venir k Paris en i3oa, il protesta , en présence du duc de Bourgogne et de plusieurs autres

seigneurs, pour lui et pour son église, qu'il n'était pas venu pour rendre hommage ou prêter serment de fidélité au roi de France; que ses prédécesseurs ne l'avaient jamais fait , qu'il ne le devait pas non plus, et qu'il demardait acte de sa protestation ; ce qui lui fut accordé.

Il visita tout son diocèse et les autres de sa province ; et il était encore dans le cours de ses visites, lorsqu'il apprit qu'il avait été élu pape le 5 juin , veille de la Pentecôte i3o5.

Tout le monde sait la part que Philippe-le-Bel eut à cette élection.

Bertrand retourna aussitôt k Bordeaux, et y publia le décret de sa nouvelle dignité le 22 juillet, dans son église cathédrale, en prenant le nom de Clément V. De là il alla k Lyon , et manda les cardinaux qui étaient en Italie. Il fut couronné dans l'église de Saint-Juste le dimanche après la fête de saint Martin d'hiver, 14 novembre, par Matthieu Rubeus des Ursins , cardinal de Saint -Marie inPorticâ. Philippele-Bel assista à cette cérémonie.

Voyez Clément V.

43. Arnauld de Canteloup, parent de Clément V, lui succéda en i3o5.

Ce fut en sa considération que ce pape exempta l'archevêché île Bordeaux de la primatie de Bourges. La même année, Arnauld fut fait cardinal.

44- Arnauld IV de Canteloup, neveu du précédent . lui succéda la même année i3o5. Il assista au concile général de Vienne en i3n , et mo' rut en i33î.

45. Pierre de Luk, succéda k Arnauld en i332, et mourut en i345.

l\f\. Amanève des Cases, mourut vers la fin de novembre i34b\

47. Bernard des Cases , frère du précédent, ne siégea que trois ou quatre ans.

48. Amanève II, ayant été fait archevêque par Clément M, on ne peut différer son pontificat au-delk de i352 , que ce pape mourut. Luimême paya le tribut k la nature en •36o.

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49. Philippe , siégeait au mois de 1427 , fit tomber la voûte de la nef

novembre i3o"o, et mourut l'année suivante.

5o. Élie II de Galignac, succéda , au mois de septembre i36i , à Philippe, nommé par Innocent VI. En 1374 Grégoire XI l'envoya en France et en Angleterre, pour empêcher les deux armées prêtes à en venir aux mains. Le siège était vacant en 1378.

5i. Guillaume IV, vers l'an 1:179, qu'on prétend avoir suivi le parti de Robert de Genève ou de ClémentVII, mais sans fondement. On a plusieurs actes qui montrent qu'il était attaché à Urbain VI-

52. Raimond II de Roqueis, d'une illustre famille de Bordeaux, siégeait en i3So.

53. François I" , archevêque de Bénévent, transféré au siège de Bordeaux par Urbain VI en i384 II paraît qu'il y eut deux archevêques de cette ville en i386. Plusieurs actes /nontrent que François, dont nous parlons, l'était en 1387 et même en i386, le 25 juillet, et d'autres monumens prouvent que Guillaume siégeait aussi la même année, le 5 novembre : l'un , savoir, Guillaume, tenait le parti du roi Charles ; l'autre celui de Richard, roi d'Angleterre, qui se prétendait aussi roi de France.

54' François II Hugotion , de la ville d'Urbin , dans le duché de ce nom, savant juriconsulte, était chanoine de la grande église de Bordeaux quand il fut fait archevêque à la fin de 1389, Par Boniface IX, qui avait été autrefois chanoine et sacristain de cette église, sous le nom de Pierre JTomacelle. Innocent VII le fit cardinal en i4o5. Il tâcha de persuader à Grégoire XII de renoncer au pontificat; mais, voyant son obstination, il l'abandonna, et vint en France pour travailler à l'union.

Il assista au concile de Pise en 1409, où Alexandre V fut élu pape. Enfin il mourut à Florence en 1412, le 12

flOflt.

55. David deMontferrand, siégeait le 16 novembre 1 4' 3. Uu tremblement de terre, qui arriva le a février

de sa cathédrale. David se trouvait encore sur le siège de Bordeaux le 3 avril i43o, et le 16 il était vacant.

56. B. Pierre, né dans le pays de Médoc, de parens très-pauvres, s'appliqua de bonne heure aux sciences et à la piété; et, ayant abandonné le troupeau qu'il menait paître, il vint à Bordeaux, où il apprit la grammaire et les humanités; ensuite il alla à Toulouse, où il se fit bachelier en droit canon. De retour à Bordeaux, il fut secrétaire de François II, qu'il accompagna au concile de Pise en i4°9> et qui lui donna, l'année d'après, un canonicat dans la cathédrale. Il voulut visiter les lieux saints, d'où étant revenu, on le fit curé de Boliac, et il gouverna cette paroisse avec tant de sagesse et de prudence, que les chanoines assemblés pour élire un évêque à la place de David, jetèrent les yeux sur lui et le choisirent. Il remplit tous les devoirs d'un bon pasteur. Les continuelles guerres entre la France et l'Angleterre avaient été cause de bien des maux. Il visita tout son diocèse pour y remédier. Il rebâtit plusieurs églises, en dota d'autres; charitable envers les pauvres, il instruisait les ignorans, il reprenait les pécheurs; jeûnant, veillant toujours, il portait, au milieu même de ses maladies, un cilice sur sa chair.

De son temps, la ville et la province de Bordeaux se soumirent à la France. Son grand âge l'obligea à se démettre de son évêché, qu'il remit a Alin, cardinal-légat , le 16 janvier i456. Il mourut l'année suivante en odeur de sainteté. Louis XI engagea le pape Sixte IV à travailler à sa canonisation , que la mort de ce roi a interrompue.

57. Biaise de Gréelle ou Régnier, sous-diacre du diocèse de Clermont, fut élu du vivant de Pierre, confirmé par le pape Calixte le 3 septembre i456, et ordonné dans l'abbaye de Saint-Denis près Paris, par Juvénal des Ursins, archevêque de Reims, assisté de Jean de Mailly, évêque de

DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE

Noyon et de Guillaume Chartier, évéque de Paris. Le roi Louis XI célébra à Bordeaux la solennité des noces de Magdeleine, sa sœur, avec le comte de Foix, en 1462; et la même année, 12 novembre, le parlement tint sa première séance, où Biaise fut reçu comme conseiller.

Pie II exempta le chapitre de sa juridiction épiscopale vers le même temps.

58. Arture, de l'illustre maison des Rohans, eut pour père Guillaume, baron de Montauban, chancelier de la reine de France, Isabelle de Bavière, et pour mère Bone de Milan, fille de Charles, prince-vicomte, qui avait épousé Béatrix d'Armagnac.

Arture suivit quelque temps les armées et la cour; mais, par une tâche flatterie, ayant été le principal auteur de la mort de Gilles, frère du duc, et seigneur de Chantocé, qui fut étranglé ou étouffé entre deux matelas, après qu'on eut essayé plusieurs fois de le faire mourir par le poison ou la faim, soit par esprit de pénitence, soit pour éviter le chàtimetf dû. à ce crime, il entra dans l'Orare des- Célestins, où il vécut religîeasement pendant quelques années. Louis XI qui l'aimait, aussibien que son frère Jean , maréchal de Bretagne et amiral de France , le tira bientôt de son monastère pour l'avoir auprès de lui, le lit élire archevêque de Bordeaux, et l'admit dans son conseil. Il prit possession de sou siège le 18 novembre 1467.

Il lit beaucoup de bien à son église, et mourut en 1478 à Paris, où il est inhumé chez les Célestins, dont il est regardé comme un des principaux bienfaiteurs.

5ç. André d'Espinay, noble Breton, était liis de Béatrix, sœur d'Arture , mariée à Richard, seigneur d'Espinay , grand - chambellan de Bretagne; il tut élu archevêque de Bordeaux le 10 avril 1478, à la recommandation du roi, et confirmé par Sixte IV, le premier octobre 1479. Le pape l'honora de la pourpre le 14 niai 1489. Charles VIII l'aima

beaucoup. Il accompagna ce priuce dans la conquête de Naples , et il se trouva à la célèbre bataille de Fornove en Italie, où les prètresprirent les armes ; Espinay,. la mitre en tête et revêtu de ses ornemens pontificaux, porta toujours la croix à coté du roi. Il était de son conseil, et en cette qualité il souscrivit le diplôme où ce prince s'engageait à maintenir les privilèges et les libertés de la Bretagne. André mourut a Paris le 10 novembre i5oo, et fut inhumé dans l'église des Célestins , proche la chapelle des ducs d'Orléans.

60. Jean II, de Foix, fils de Jean comte de Candale et de Benauge, captai de Buch, vicomte de Chàtillon, et de Catherine, fille de Gaston IV, comte de Foix, vicomte de Béarn, fut élu pour succéder à André, n'ayaat que dix-huit ans, en i5oi , à la recommandation du roi Louis XII, et con-firmé par Alexandre VI. Il exigea à son entrée une grosse somme d'argent des clercs, des abbés et des moines , et il n'épargna pas l'abbaye de Sainte-Croix, qui se croyait exempte de ces sortes il'exactions-, c'est pourquoi les prieur et religieux de ce monastère appellèrent de son ordonnance au pape , et signifièrent leur appel à Pierre Andron de Lanssac, abbé de Bourg, et vicaire-général de cet archevêque, le 3o octobre i5o3. Sous ce pontificat beaucoup de religieux et de religieuses s'établirent ii Bordeaux : les annonciades le 18 juillet i52i; les PP. de la Merci, les minimes en 1527, etc. Jean mourut a Cadillac, étant encore jeune, le 25 juin 1529.

Il avait fait rebâtir la voûte de la nef de son église, qui était tombée en i427> comme on le peut voir pai ses armes qui sont placées aux jointures.

61. Gabriel de Grammont, de l'illustre maison de ce nom dans le royaume de Navarre, eut pour père Roger, seigneur de Grammont, sénéchal d'Aquitaine, ambassadeur de Louis XII à Rome, et pour mère Léonore de Béarn. Elu à la pluralité

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le 14 juillet 1529, après le concordat de François Ier avec Léon X, il paraît que cette élection ne fut point confirmée, et que Charles, frère de Gabriel, fut nommé peu après en i53o, sm't que Gabriel fût fait cardinal le 19 décembre, soit qu'il se soit démis en faveur de son frère.

Gabriel fut le seul de sa famille qu'on appliqua à l'étude des belles-lettres; aussi fut-il chargé de beaucoup de négociations, dont il s'acquitta avec honneur : à Rome, où Clément VII le lit cardinal; en Angleterre, auprès d'Henri VIII, pour faire une alliance entre les Français et les Anglais; en Espagne, vers Charles V pour la délivrance de François 1er et de ses «•nfans. Ce fut encore lui qui lit le mariage d'Henri, duc d'Orléans, avec Catherine de Médicis, nièce du pape. Il mourut enfin au château de Baume, près tle Toulouse, le 26 mai i534, et fut inhumé dans l'église de Bidache, diocèse de Bayonne, où est la sépulture de sa famille.

62. Charles de Grammont, frère aîné de Gabriel. Il prit d'abord le parti de l'Eglise, et après avoir administré les évéchés de Conserans et d'Ayre, il fut placé, en i53o , sur le siège de Bordeaux, où il exerça l'une et l'autre juridiction, étant gouverneur d'Aquitaine, sous les vice-rois Odet de Fuix de Lautrec, et Henri d'Albret, roi de Navarre. Cet archevêque lit faire le chœur de sa cathédrale, tel qu'on le voit aujourd'hui.

Il mourut en i5^4 • Son corps fut apporté à Bidache, lieu de la sépulture de ses ancêtres.

63. Jean III du Bellay, dont nous avons déjà parlé dans les évêques de Bayonne, n'oblint le siège de Bordeaux que comme administrateur, le 25 janvier j 544* --' se démit tle son siège en i553 en faveur du suivant. 64> François III de Mauny, évêque île Saint Brieu, en i553, transféré à Bordeaux par une bulle du pape du 4 novembre, qui ne fut présentée au chapitre que le 26 avril i554, lit son entrée dans la ville le 11 novembre, ou il fut harangué par le célèbre Mi-

OGUE

chel Montaigne, qui en était maire.

Il mourut en i558.

65. Jean III du Belley, cardinal d'Ostie, par la voie du regrès (1), revint à sa première église, après la mort de François. Il n'y demeura pas longtemps, car il mourut deux ans après à Rome en i56o, et fut inhumé dans l'église de la Sainte-Trinité au Mont- Pineius.

66. Antoine, prévôt de Sansac, nommé par le roi, et confirmé par le pape, prit possession le 18 mars i56o, et fut consacré l'année suivante au mois de juin, l'année commençant à Pàque. Antoine se trouva aux états de Blois en 1577. Il tint un concile provincial en i5o2 à Bordeaux, pour s'opposer aux nouvelles hérésies, pour rétablir la discipline, et corriger les mœurs du clergé et du peuple. Il établit un séminaire, conformément aux décrets du concile de Trente, et il mourut le 17 octobre 1.591.

57. François IV d'Escoublcau de Sourdis, fils de François, marquis d'Allyre, seigneur de Sourdis, chevalier des Ordres du roi, et lieutenant pour le roi du pays Chartrain, et d'Isabelle de la Bouidaisière , fut tait cardinal le 3 mars 1598, nommé archevêque de Bordeaux par Henri IV, et confirmé par Clément VIII, après une longue vacance de ce siège. Il prit possession par procureur le 8 janvier 1600. Il porta processionnellement le Saint - Sacrement, à son entrée solennelle, le 12 mars de la même année. Sous son pontilicat les minimes, les feuillans, les carmes déchaussés, les capucins, les ursulines et les religieuses appelées de Notre-Dame, ou furent introduits dans la ville, ou bâtirent des maisons plus commodes; les jésuites eurent deux maisons, l'une des profès, l'autre des novices; les religieux de Sainte -Croix prirent la réforme de Saint-Maur, et on bâtit la célè-

(1) On entend par regrès , en matière canonique, la révocation de la renonciation à un bénéfice. Voyei RtGRts.

DES É VÉCUES DE FRANCE

bro chartreuse, dédiée à !a sainte Viorne. Le pieux prélat aida de ses biens à faire tous ces ouvrages; ce qui ne l'empêcha pas d'assister son peuple dans une famine qui désola la ville et la province de Bordeaux en 1622. Il écrivit , étant alors à Rome, à son grand-vicaire, de faire venir tous les blés qui pouvaient être à Livourne où à Saint-Émilien, et de les distribuer surtout aux pauvres honteux, estimant faire un grand gain de devenir pauvre lui-même pour enrichir et soulager ceux qui étaient dans le besoin. Il se trouva en i6o5 à l'élection du pape Léon XI et de Paul V, en 1607. Le 17 avril il baptisa le second fils d'Henri IV, qui fut duc d'Orléans, et l'année suivante il consacra l'église îles Feuillans de la rue Saint-Honoré. Il était à Paris en 1610, lorsqu'Henri IV fut assassiné : à la première nouvelle qu'il en eut, il accourut au Louvre, et lui trouvant encore de la chaleur et du mouvement dans le sang, il lui donna l'absolution sous condition. Il tint un concile de sa province à Bordeaux sur la discipline de l'Eglise et la réformation des mœurs. Enfin il mourut âgé de cinquante-trois ans dans sa ville archiépiscopale en 1628 , et fut inhumé dans la belle église qu'il avait fait bâtir aux chartreux.

60. Henri II d'Escoubleau , troisième frère de François, conseiller d'état, abbé de Sainte-Croix de Bordeaux, de Sauve-Majeure, de Royaumont, d'Airvar et de Saint-Jovin de T.larne en Poitou , commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit, était évèque de La Rochelle , lorsqu'à la mort de son frère il fut nommé pour remplir le siège de Bordeaux, où il lit son entrée sans bruit et sans pompe, mais avec la simplicité qui sied si bien à un ministre de Jésus-Christ.

Il accompagna le roi Louis XIII au s'ièiie de La Rochelle, et en Italie à celui de Suze. Il mourut à Paris où il était venu pour l'assemblée du clergé , le 18 juin 164.5 , âgé de cinquante un ans. Son corps fut inhu-

mé dans l'église de Jouy, et les é\«qnes assemblés lui firent un magnifique service.

69. Henri III de Béthune, de l'ancienne maison des seigneurs de Béthune en Artois, fils de Philippe, comte de Celles et de Charrost en Berry, et de Catherine Le Bouthillier de Senlis, naquit à Rome an mois d'août, lorsque son père y était ambassadeur pour Henri IV, auprès de Clément V11I. Il fut tenu sur les fonts de baptême par le cardinal Aldobrandini, et Léonore Ursine, duchesse de Sforce.il fut fait en 1610 aumônier du duc d'Orléans, et eut plusieurs abbayes. Le voi Louis XIII le nomma à l'évèché de Bayonne le ier octobre 1626, puis à celui de La Rochelle, pour lequel il fut ordonné le 6 janvier i63o, et d'où i! fut transféré à Bordeaux par Louis XIV le 20 novembre 1646. Il eut l'honneur de recevoir ce prince dans cette ville en i65o. Il mourut le 11 de mai 1680, âgé de soixante-seize ans, et fut inhumé dans l'église de Saint-André.

Il donna sa bibliothèque et son cœur aux jésuites.

70. Louis d'Anglure de Bourlemont, auditeur de Rote en cour de Rome pendant vingt- deux ans, fut nommé par le roi le 6 septembre 1680, après qu'il eut refusé l'évèché de Tournai etdeLavaur. et qu'il eut été désigné évèque de Fiéjus et de Carcassonne , évéché pour lequel il avait été ordonné à Rome en 1679. Il mourut à Bordeaux âgé de soixantedix ans, le 9 novembre 1697.

71. Armand rie Bezons, frère du maréchal de ce nom, était évèque d'Aire quand le roi Je nomma à Bordeaux, le 29 mars 1698. Il fût transféré ,1 Rouen.

72. Elie - François de Voyer de Paulmy u'Argenson. abbé de Pruilly , au diocèse «le Tours, et de Relecq, au diocèse rie Léon, fut d'abord évèque de Dol, puis archevêque d'Embrun, et enfin de Bordeaux depuia l'an 1719 jusqu'en 1729.

73. François-Honoré Casaubon de Maniban, depuis 1729 jusqu'en i-t3

74. Louis-Jacques d'Audibert de Lussan, sacré le 22 avril \j.\l\.(Gall.

Christ, tom. 2, pag. 785.)

7.5. Ferdinand- Maximilien Mériade de Rohan-Guemenée, sacré en 1770, tranféré à l'archevêché de Cambrai en 1781.

76. Jérôme-Marie Champion de Cicé, sacré évêque de Rodez en 1770, transféré à Bonieaux en 1781, démissionnaire en 1801.

77. Charles -François d'Avian du Bois de Sansay, sacré le 3 janvier 1790 archevêque de Vienne, transféré à Bordeaux en 1 802, mort sur le siège en 1826.

78. Jean-Louis-Anne-Magdelaine Letébvre de Cheverus, sacré évèque de Baltimore en 1810, nommé évèque deMontauban en 182J, transféré à l'archevêché de Bordeaux en 1826.

Conciles de Bordeaux.

lie premier fut tenu l'an 385, sous le pontilicat du pape Sirice , et l'épiscopat de Saint-Delphin. Les priscillianistes, et surtout Instantius et Salvianus y furent condamnés. ( R.

Le second, l'an 1068, en faveur de l'abbaye de la Trinité de Vendôme.

(Martenne, in Thés. lom.!\.)

Le troisième, l'an 1078, sur la discipline. (Hard. seul, tom. 6.)

Le quatrième, l'an 1079. Bérenger

s'y expliqua sur sa croyance. (R. 26.

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