‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 155 sur 473 · L.10. H. 6. Marten. i« Thesaur.t · texte numérisé non relu

L.10. H. 6. Marten. i« Thesaur.t

Le cinquième , l'an 1080. {Gall.

christ, tom. 2, pag. 8o5.)

Le sixième, l'an 1088, en faveur de l'abbaye île Saint-Maixent. (Ibid. p.

Le septième, l'an 1093. (Ibid. p.

Le huitième, l'an 1098. (Labbe 10.

Hard. 6.)

Le neuvième, l'an U28. ( Gall.

christ, t. 2, pag. 999. Baluz. tom. 1. Miscellan.)

Le dixième, l'an 11 37, sur la discipline. (Marten. in Collect. t. 7.)

Le onzième, l'an ii4g- {Gall.

i/uist. tom. 2, pag. 91 1 .)

Le douzième, l'an iai5. (Ibidem, tom. 2, pag. 862.)

Le treizième, l'an 1255. Gérard de Malemort y publia une constitution de trente articles. Il y est dit, entr'.iutrcs , que les curés résideront continuellement dans leurs cures.

(R. 28. Lab. 11. Hard. 7.)

Le quatorzième, l'an 1260, pour s'opposer aux Tartares. ( Marten.

Collect. tom. 7.)

Le quinzième, l'an )2Ô>, sur le6 rits ecclésiastiques. (Lab. t. 11.)

Le seizième, l'an i58a ou i583, touchant la foi, les mœurs et la discipline. Antoine Le Prévôt de Sansac, archevêque de Bordeaux, y présida, et l'on y fit trente-six statuts.

Le premier entre dans un grand détail touchant les palliations dont on colore les faux contrats et les usures, et touchant les séminaires.

On y ordonne qu'ils seront bâtis le plus pies que faire se pourra de l'église cathédrale; qu'il y aura une chapelle où les ordinans s'assemble^ ront tous les jours pour y entendre la messe, et y faire l'oraison.

Le second regarde le choix des clercs qu'on y doit admettre, lequel dépendra de l^évèque.

Le sixième ordonne qne les séminaristes obéiront au supérieur et aux autres officiers du séminaire; qu'ils garderont le silence; qu'ils ne feront point d'actions immodestes ; qu'ils ne mangeront point hors le séminaire ; qu'ils ne sortiront point sans congé, ni sans compagnon, etc.

Le septième dit que les clercs doivent s'exercer à faire de petits discours et entretiens pendant l'heure du repas.

Le huitième est sur la correction que doivent faire les supérieurs.

Le neuvième traite de l'ordination et de l'emploi des clercs, après qu'ils sont sortis du séminaire. (R. 36.

Lab. i5. Hard. 10.)

Le dix-septième concile fut assemblé l'an 1624, par le cardinal François de Sourdis, archevêque de Bordeaux. On y publia vingt-deux ch;f-

DES ÉVECÏ3ÊS

pitres qui renferment quantité de canons.

Le premier chapitre traite de la profession de foi, et contient douze canons, dont les six premiers prescrivent une formule île foi aux bénéficier, prédicateurs , imprimeurs, précepteurs publics , maîtres d'école.

Le second chapitre est de la propagation de la foi, et renferme trois canons qui contiennent quelques règlemens touchant les prédicateurs.

Le troisième traite de l'office divin et des saintes reliques. Il y a dix canons, dont le troisième défend de dire des messes basses durant la grand' messe de paroisse, et ordonne de publier, tous les dimanches, le décret qui excommunie ceux qui manquent trois dimanches de suite à la messe de paroisse.

Le quatrième parle des fêtes, et contient quatre canons qui défendent les foires, les marchés, les danses et les outres abus qui ont coutume de se commettre ces jours-là.

Le cinquième traite des sacremens et renferme douze canons.

Le sixième est sur le sacrement de l'ordre en particulier, et renferme douze canons.

Le septième parle du mariage, et renferme sept canons, dont le premier prononce la peine de suspense contre les prêtres qui font des mariages entre «les personnes dont l'une est hérétique.

Le huitième parle des devoirs des évèques, en onze canons.

Le neuvième contient quinze canons sur les obligations des chanoines, et des chapitres des églises cathédrales et collégiales.

Le dixième renferme huit canons sur les pasteurs.

Le onzième traite de la résidence en six canons.

Le douzième traite de la prédication en onze canons.

Le treizième est sur la vie et la conduite des clercs, et renferme sept canons-

Le quatorzième parle en trois ca-

nons, de ceux qui doivent être promus aux bénéfices.

Le quinzième est sur la simonie et sur la confidence.il renferme quatre canons.

Le seizième est un article touchant les séminaires.

Le dix-septième parle des monastères, et contient cinq canons.

Le dix-huitième traite des prieurés et des chapelles, et renferme huit canons.

Le dix-neuvième est touchant les religieuses, et contient cinq canons.

Le vingtième traite des sépultures.

Il y a six canons.

Le vingt-unième est de la visite, en quatre canons.

Le vingt-deuxième traite du concile pro\incial, et des peines qu'il faut porter contre ceux qui n'observent pas les constitutions. Il renferme huit canons. {Lab. i5. Hard. 1 1.)

BOURGES, nommée en latin Biturigum ou Bituricce, et anciennement Avaricum, à cause de la petite rivière d'Avara ou Averra, ancienne, belle et grande ville de France, autrefois capitale du Berri, aujourd'hui chef-lieu du département du Cher, est située sur les rivières d'Auron et d'Yèvre , à cinquante -huit lieues de Paris.

C'était la métropole de la première Aquitaine, et la capitale de toutes les autres. Elle l'était aussi des Celtes.

Le diocèse de Bourges était plus étendu que la province; une grande partie du Bourbonnais en dépendait, et en particulier la ville nommée Bourbon-l'Archambault, pour la distinguer de Bourbon-Lancy au diocèse d'Autun.

Bourges fut long-temps une des plus importantes villes de France pour son siège achiépiscopal , son bureau des trésoriers de France, sa cour présidiale et son baillage , sa cour des aides, enfin sa célèbre académie, où se sont distingués dans tous les temps d'habiles jurisconsultes, tels qu'Alciat , Duarenus, Hottoman, Cujas, etc.

L'archevêque de Bourges s'attribuait trois sortes de juridictions,

CATALOGUE

une en qualité de patriarche ou de primat sur quatre archevêchés, savoir, Narbonne, Auch, Bordeaux et Toulouse, auxquels il faut joindre Alby, distrait depuis de cette métropole à certaines conditions que nous avons rapportées dar.s les archevêques de cette ville. Sa seconde juridiction est celle qu'il exerçait, en qualité de métropolitain, sur les évèchés de sa province, savoir, Clermont, Limoges, le Puy, Tulle et Saint-Flour. Il est bon d'observer que ce droit patriarchal ne subsistait plus depuis long-temps, et que particulièrement la métropole de Bordeaux avait secoué ce joug, par la faveur de Clément V, qui en avait été archevêque , et «lu roi d'Angleterre, dans les états duquel était cette ville, aussi-bien que les Aquitaines.

Il y avait dans la ville quatre collégiales, sei'ie paroisses, quatre abbayes et un grand nombre «le maisons religieuses de l'un et de l'autre sexe, dont les principales étaient le couvent des augustins, chef de la réforme des maisons qui composent la province de saint Guillaume, et celui des annonciades de sainte Jeanne, fondé en i5o3, le premier de son institut.

La cathédrale de saint Etienne, l'une des plus belles du royaume, et même un des plus beaux édifices gothiques de l'Europe, avait un chapitre composé de quatre dignités etde quarante chanoines. Aujourd'hui les chanoines sont au nombre de douze.

Il y a huit vicaires-généraux. L'archevêque jouissait de trente mille livres de revenu, et payait quatre mille trente-trois florins pour ses bulles à la cour de Rome. Le diocèse, qui contenait neuf cents paroisses ou succursales, partagées en neuf archidiaconés et vingt archiprêtrés, a actuellement cinquante-cinq cures et trois-cent-vingt-cinq succursales; il renferme en outre sept congrégations religieuses de uifférens ordres.

Evcques de Bourges.

i S;iint Ursin, que quelques-uns

prétendent avoir été envoyé dans les Gaules par les disciples des apôtres.

Grégoire de Tours est de ce sentiment dans son livre De gloriâ Confessorum, c. 80. Cependant il parait différer plus tard son arrivée à Bourges, à moins que par les disciples «les apôtres il n'entende ceux qui vivaient au milieu «lu troisième siècle-, ce qui pourrait bien être. Il avait dit de même en parlant «le saint Denis et de saint Saturnin, qu'ils avaient été envoyés en France par les «lisciples des apôtres ; et on a cru qu'il entendait par-là saint Clément, successeur de saint Pierre sur le siège de Rome. Cepenilant il marque positivement au premier livre de son histoire, qu'ils ne sont arrivés qu'au troisième siècle, sous l'empire de Dèce, qui ne commença à régner que l'an 249. H faut donc Ou que Grégoire de Tours ait rétracté dans son histoire ce qu'il avait ilit tians son livre De glorid Confessorum , ou que, par le nom «le Disciples des apôtres, il ait entendu les premiers papes ilans quelques siècles qu'ils aient vécu. Saint Ursin , après avoir érigé et gouverné l'église «le Bourges, mourut et fut enseveli en plain-champ, suivant la coutume alors de ne point enterrer dans les villes. Le lieu de sa sépulture s'étant effacé «le la mémoire «les hommes, et Dieu voulant qu'on rendit à son corps le culte qui lui était dû, ce saint apparut en songe à saint Germain, évêque de Paris, qui était venu à Bourges du temps de l'évêque Probien, et à l'abbé de Saint-Symphorien, et les avertit de mettre son corps «lans un lieu plus décent. Ils firent fouiller la terre où ils croyaient que le corps du saint reposait, et le trouvèrent entier sans aucune marque de corruption. On le transféra dans l'église de Saint-Symphorien auprès de l'autel, qui depuis a changé de nom, et fut appelée de saint Ursin. {Vide Fortun. in vltâ S. Gertn.)

Outre cette translation qu'on rapporte ,1 l'an 558, l'archevêque Phi-

DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE

lippe en lit une autre en 1239. On trouva écrit en grosses lettres sur le cercueil, ces paroles: C'est ici le corps du bienheureux Ursin, archevêque de Bourges. Philippe le renferma dans une châsse d'argent, qui fut mise sur l'autel la quatrième année tle son pontificat. Enfin sous Louis XI, roi de France, Jean Cœur, archevêque, et Jean, évêque d'Avranchcs, visitèrent cette châsse , et la trouvèrent dans le même état où Philippe l'avait laissée; mais en 1562, les calvinistes, sans toucher aux reliques, s'emparèrent de la châsse, et en emportèrent l'argent.

2. Saint Se vitien ou Sénécien, successeur de saint Ursin. On conjecture qu'il a siégé depuis 280 jusqu'en 296.

3. Saint Ethère, depuis 296 jusqu'en 307. Il est, dit-on, inhumé dans l'église de Sainte-Croix , qui a été la sépulture des premiers évéques de Bourges.

4- Saint Thécrète, à qui on donne vingt-trois ans d'épiscopat, depuis 307 jusqu'en 33o.

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