‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 291 sur 473 · François-E!ie de Voyer d'Ar · texte numérisé non relu

François-E!ie de Voyer d'Ar

genson , frère du garde des sceaux , doyen du chapitre de saint Germain de Paris, fut nommé par le roi évêque de Dol le 16 avril 1702. Il porta la parole pour les Etats de Bretagne le 14 janvier 170J. Il fut transféré à Embrun le 12 janvier 171.5, et de-làù Bordeaux l'an 1719, au mois d'avril.

80. Jean-François-Gabriel deHennin-Liétard, d'une noble Luniile d'Artois, grand-vicaire de Chalons-sur- Saône, fut fait évêque d'Alais au mois de janvier 171J, et transféré à Embrun au mois de novembre 1719. Il prit possession le 28 juin 1722, et siégea jusqu'en 1724.

8i.Pierre-Guérin deTencin, sacré le 2 juillet 1724.

82. Bernardin-François Fouquet, ancien agent général du clergé, sacré le 8 janvier 1741. (Gall. Christ.

tom. 3, nov. edit. pag. io5i et suiv.)

83. Pierre-Louis de Leyssin, né à Aoste en Dauphiné en 1724, sacré le 5 juillet 1767, mort en 1801 à Nuremberg. C'est le dernier archevêque d'Embrun.

Conciles d' Embrun.

Le premier se tint l'an 688, sous Emérite évêque de cette ville. (Gall.

Christ., t. 3, p. io6j.)

Le second, l'an 1159. On y ré^la un partage de biens entre Arnauld, évêque ne Kice en Provence, et son chapitre. (Gall. Chr., t. 3, p. 1073.)

Le troisième, l'an 1248, sous l'archevêque Humbert. (Ibid. p. 1079.)

Le quatrième, l'an 1289.

Le cinquième, l'an 1290. On 7 défend de donner la tonsure cléricale à quiconque n'est pas né d'un mariage légitime; et l'on y ordonne des prières particulières atlire pendant la messe paroissiale ou conventuelle, immédiatement après le Pater, pour demander la comersion des ravisseurs des biens de l'Eglise. Aussitôt qu'on avait dit, sed libéra nos à malo, le piètre célébrant commençait : Deus in adjutorium meum intende, etc.

Kyrie eleison, et puis trois oraisons.

(Martenne, thesaur., t. 4, pag- 210.)

Le sixième, l'an 1 583, sous l'arche ■

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vêque Guillaume VIII. (GaL. Christ., t. 3, p. 1095.)

Le septième, l'an 1610, sous l'archevêque Honoré du Laurens. Quelques-uns veulent que ce concile se soit tenu àGrasse. (GaLl. Christ., t. 3, p. 1096.)

Le huitième et dernier, l'an 1727.

M.deTencin, archevêque d'Embrun, et depuis cardinal, le convoqua à l'occasion d'une instruction pastorale de M. de Soannen , évêque de Senez, publiée le 28 août 1726. Le concile, composé de dix- huit évêques, quatre de la province d'Embrun et dix des provinces voisines, condamna l'instruction pastorale comme téméraire, scandaleuse, séditieuse, injurieuse à l'Eglise, aux évêques, à l'autorité royale, schismatique , remplie d'erreurs et fomentant des hérésies.

Pour la personne de M. de Senez, le concile ordonna qu'il demeurerait suspendu de tout pouvoir et juridiction épiscopale , et de tout exercice de l'ordre, tant épiscopal que sacerdotal. (Concil. Ebredun, in-l\°. Ebreduni et Parisiis 1728.

EVREUX, ville de la haute Normandie, avec évêché sufïragant de l'archevêché de Rouen. On l'appelait du temps de Jules César, JVLcdiolanum AulercoTum, Eburovicum; quelque temps après on a dit civitas Ebroïcorum , et ensuite Ebroïca , Ebroïcœ, Ebroœ , etc. Cette ville est située à vingt-cinq lieues de Paris, dans une assez belle vallée , formée de coteaux au nord et au midi , et arrosée des eaux de la rivière d'Yon qui se partage en trois bras avant d'entrer dans la ville. C'est aujourd'huile chef-lieu de préfecture du département de l'Eure. Elle commerce en draperie, toiles et grains; elle a des fabriques de velours, de coton et de coutil. On y recueille aussi du cidre.

La cathédrale, dédiée à la sainte Vierge, peut être mise au rang des plus belles églises de France. Elle est bâtie en forme de croix, soutenue par seize piliers de chaque côté, et on voit au milieu un dôme octo-

gone qu'on appelle lanterne, soutenu par quatre piliers. C'est Louis XI qui fit faire cet ouvrage par les soins du cardinal Balue, alors évêque d'Évreux. Trente-un chanoines composaient son chapitre. On n'en compte plus que neuf. Il y avait encore quatre vicaires établis en différer s temps, pour suppléer à l'olfice du chanoine semainier en cas de maladie ou d'absence. Il y avait outre cela quarante-cinq chapelains qui devaient assistera l'office, et qui avaient part aux distributions manuelles , à l'exception d'un petit nombre.

Le diocèse, qui date du troisième siècle, comprend aujourd'hui le département de l'Eure. Il avait cinq cent cinquante paroisses, quatorze abbayes, plus de trente prieurés, des collégiales et des chapelles en assez grand nombre. Maintenant on y compte trente-six cures , cinq cent quatre succursales, et trente-deux vicariats. Quant aux congrégations religieuses, elles ont six établissemens qui renferment trois cent soixante-six religieuses de dilférens ordres, dont un grand nombre desservent les hôpitaux.

L'évêque d'Evreux jouissait de vingt mille livres de revenu, et payait deux mille cinq cents florins de taxe pour ses bulles à la cour de Rome. (G. chri., nov. éd. t. 11 , p.56.| et suiv.)

Evêques d'Evreux.

1. Saint Taurin. Le faux Adéodat le fait évêque d'Evreux sous le pontificat du pape saint Clément, qui l'avait envoyé dans les Gaules; mais les critiques les plus habiles et les plus modérés regardent son ouvrage comme supposé et d'un imposteur.

Saint Taurin n'a siégé que vers l'an 412, selon Le Brasseur, dans son Histoire civile et ecclésiastique du comté d'Evreux , imprimée à Paris, en 1722.

2. Saint Gaud , ordonné par Germain, évêque de Rouen, est mort en 491. Le nom de saint Gaud est marqué en divers martyrologes au 3i de janvier.

DES ÉVÈCHÊS

3. Maurusion , succéda à saint G Liud qui l'avait désigné son successeur. Il assista au premier concile d'Orléans en 5 1 1 , et mourut, comme l'on croit, l'année suivante.

4. Licinius ou Lucinius, dont queïques-uns font deux évèques différens, souscrivit aux conciles d'Orléans des années 533 et 549.

5. Ferrocinctus, souscrivit au concile de Paris de l'an 557 > sans nommer l'église dont il était évêque. Le P. le Cointe croit que c'était de celle d'Evreux, (ad ann. 55y, p. 3j.)

6. Viator, leva le corps de saint Taurin, qui avait été trouvé par saint Landulfe.

7. Saint Landulfe, trouva le corps de saint Taurin avant d'être évêque, et succéda à Viator.

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