‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 324 sur 473 · Garobaud ou Guartaud, aussi nommé Gairbaud · texte numérisé non relu

Garobaud ou Guartaud, aussi nommé Gairbaud

28. Eron , présidait à cette église au plus tard en 686, et mourut, selon le P. Le Cointe, environ l'an 713.

29. Astérie, ou mieux Eustorge, devint évèque de Langres en 713.

30. Betni : on ne sait pas certainement s'il fut évêque de Langres, mais il paraît assuré qu'il fut élevé sur le siège de Rouen en 755, et céda la place aux légitimes évêrjues de Langres.

3i. Vandraire, aussi nommé Vandare , Yarrdrère et Vanclarie, gouvernait, dit-on , cette église, sous Pépin et Cliarlemagne.

32. Chédroalde ou Chéroalde, est ici placé par plusieurs auteurs, et en particulier par le P. Le Cointe; mais il est omis par d'autres autorités respectables.

33. Herulfe, aussi nommé Hariolfe, Eitulfe et Artulfe, succéda, selon plusieurs, à Vaudraire, et fut envoyé par Cliarlemagne au concile de Latran, célébré en 769, pour les saintes images. Peu après il se retira au monastère d'Elwrangen, qu'il avait fait bâtir.

34- Arwulfe, évêque de Langres par la résignation d'Herulte, son frère, se retira en 780 dans un prieuré qu'il avait bâti en Souabe , et y transféra une partie des reliques de saint Bénigne. Il est inhumé avec son frère au monastère d'Elwrangen.

35. Waldric, aussi nommé Gualdric, Valdric, Vidric et Baldric, pré-

aidait à cette église dès l'an 780, selon Vignier, et nuême dès l'an 778, selon d'autres. D'autres le retranchent du nombre «les évêques de Langres.

36. Begon, nommé aussi Belton , Balton, Beccon, Becton, Bicton et Berton, doit, selon Rovère, être seulement reconnu sous le nom de Begon, et regardé, selon Vignier, comme successeur de Waldric.

37. Albéric, bien digne de cette place, fut élevé sur le siège de Langres, après la mort de Betton en 820, selon la chronique de Vignier. Il lit pendant toute sa vie beaucoup de bien aux monastères. On tint dans son temps un concile à Langres, en 83o, et il assista à ceux de Metz et de Thionville en 835. Il mourut le 21 décembre 838.

38 Teutbauld, successeur d' Albéric, à la mort de celui-ci, souscrivit au concile de Chiersy, célébré en 849, au second de Soissons, en 853, et au second de Verberies, au mois d'août (le la même année. Il mourut certainement avant l'an 859, peutêtre en 856 ou 857.

39. Isaac, assista, comme évèque de Langres , au concile célébré en cette ville en 859, dans lequel on lit seize statuts, et a celui de Savonièrës, dans lequel on interdit toute prétention sur l'évéché de Langres à Anschaire, et on confirma les statuts dont on vient de parler. Il souscrivit aux canons du second concile de Toussy en 860, et assista à celui de Pistres, transféré à Soissons en 862, ainsi qu'a<i troisième de Soissons en 866. Il se trouva encore la même année au concile de Verberies, à celui de Pistres en 869, et souscrivit en 871, dans le concile deDouzy, à l'acte île soumission d'Hincmar de Laon.

Il était aussi au concile de Chàlonssur-Saône en 875. Enhn il mourut plein de bonnes œuvres en 880, selon la chronique de Langres.

4or Geilon, élevé sur ce siège après le décès d'Isaac, obtint de l'empereur, qu'il était allé trouvera Schelcstadt en 887, les secours qu'il lui de-

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manda pour achever lô bâtiment de

son église , qu'il avait déjà rétablie en grande partie. La chronique de saint Bénigne semble lixer sa mort à l'an 891.

4l- Teutbaud II, sacré par le pape Etienne, à la prière du clergé et du peuple, s'acquitta de son mieux, eu égard aux obstacles qui s'y opposèrent, des devoirs de sa charge. Il envoya des députés au concile de Châlons-sm-Saône en 894; mais il n'était pas encore paisible possesseur de son église, et ne le fut jamais, quoique le pape Formose eût ordonné à son compétiteur de lui céder cette place : les fauteurs de celui-ci au contraire poussèrent l'animosité contre Teutbaud jusqu'à chercher à le faire mourir; au moins lui crevèrentils les yeux. Ils furent excommuniés derechef par le pape; mais cette censure ne rendit pas le sort de notre évêque plus heureux, et il mourut peu après , consumé de chagrins et de douleurs.

!\'i. Agrin, compétiteur et successeur du précédent, avait déjà fait des actes de juridiction dans cette église en 889; enfin, malgré l'opposition de plusieurs, il succéda paisiblement à Teutbaud après la mort de celui-ci.

Il est rappelé dans plusieurs actes, depuis l'an 901 jusqu'en 908, comme évêque de Langres. Il transféra , avant de quitter cet évêché, le corps d'Isaac, son prédécesseur, de Reims à Saint-Bénigne de Dijon; enfin, abdiquant en esprit de pénitence la dignité épiscopale, il se fit religieux dans le monastèrede Saint-Bénigne en 910 ou 9(1, et mourut deux ans après.

43. Warnère ou Garnère, autrement Walncre , succéda à Agrin en 912, et mourut en 923 , selon la chronique de Langres.

44- Gotzelin, autrement Gosselin et Gosselme, successeur de Warnère, fut aussi-bien que son prédécesseur trèsattaché au monastère de Saint-Bénigne. Il obtint plusieurs grâcesdu roi Rodolphe, eu 926, et mourut en 931.

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