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Eric, présidait à cette église

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dès l'an 934, et était aussi chancelier de Louis d'Outremer en 942.

4~ • Achard, occupait déjà ce siège en 948 , si le décret que lui attribuent MM. de Sainte -Marthe est en effet de lui. Ondit encore de lui plusieurs choses, depuis l'an 949 jusqu'en 967, qui semble être le temps de sa mort.

48. Widric, succéda à Achard environ l'an 970, selon la chronique de Langres, et mourut en 980.

49. Bruno de Rouci, parent du roi Loihaire , fut élevé sur ce siège par la faveur de ce prince en 980, et reçu en cette qualité par le clergé en 981. La chronique de Langre» en parle comme d'un prélat accompli.

Il prit en particulier un grand soin de la réforme des monastères de l'Ordre de Saint-Benoit, qui se trouvaient dans son diocèse. Il assista en 991 au concile île Reims, et à celui de Langres en 1008 : il mourut, ce semble, vers l'an 1014 ou ioi5, avec la réputation soutenue d'un saint évèque.

50. Lambert, issu d'une illustre famille de cette ville, et orné aussi d'une vertu peu commune, fut d'abord prévôt de cette église, sur le siège épiscopal de laquelle on l'éleva après la mort de Bruno, en 1016.

Il assista peu après son sacre, selon les uns, et en 1025, selon d'autres, a l'assemblée des prélats et îles grands de Bourgogne, tenue à Verdun-sur-Saoïie. Il est aussi nommé dans plusieurs autres actes et assemblées depuis l'an 1016 jusqu'en io3o, et mourut en io3i, selon plusieurs chroniques.

5i. Richard, quoique digne de l'é piscopat et nommé par le roi, ne tint ce siège que quelques mois , en conséquence de l'opposition uu peuple : on dit même qu'il fut empoisonné.

5a. Hugues, fils du comte de Breteuib nommé à cet évôcbé par le roi en io32, y lit d'abord quelque bien; mais ia suite fut si dissemblable à ces commencemens, qu'il mérita d'être déposé dans, un concile assemblé à Reims en ioUj, où il s'était porté

d'adord pour accusateur de l'abbé de Bultaric. Ayant donné dans la suite des marques éclatantes de pénitence, il fut restitué dans la dignité épiscopale par le pape Léon IX, qu'il avait suivi à Rome. Il mourut pendant son retour, épuisé par les jeûnes et autres exercices de pénitence.

53. Hardouin , fut mis en la place de Hugues en io5o, et sacré en présence de Léon par Halir.ard, archevêque de Lyon. Il assista au couronnement iln roi Philippe en 1060, et mourut en io65, selon plusieurs.

54. Rainaril, désigné aussi indifféremment par le nom île Hugues, issu de t'illustre famille îles comtes de Bar-sur-Seine, prit possession de cette église sur la fin de io65. Les écrivains de son temps parlent de lui en termes fort honorables. Il confirma, de concertavec le duc deBourgogne, les privilèges du monastère lie Saint-Bénigne en 1066, et donna à perpétuité l'église de Sainte-Colombe située ilan« le comté de Tonnerre , avec ses appartenances , aux moines de cette ville, en 1068. Il leur confia aussi le soin de la paroisse de Bar-sur-Seine, fondée puises parens; mais dans la suite, ses mauvaises façons envers ces moines le firent excommunier par Alexandre II. Revenu à soi cependant, il obtint son absolution à la sollicita tion de leur abbé. Il se trouva en 1070 à l'assemblée des grands de Bourgogne. La lettre des clercs de Cambrai à ceux île Reims, de l'an 1076, fait son éloge, quoique le traitant d'imposteur, parce qu'elle lait, voir qu'il était fort opposé a leur vulicencieuse. Il assista en 1077 au concile d'Autun, à celui de Meaux, et à celui de Saintes en 1080. Il souscrivit dans un autre concile de Meaux, en 1082, à. ileux actes en faveur du monastère de Montinendel. II mourut après vingt an nées d'épiscopat, le 3 ou 5 avril io8.5. '

55. Robert Ier, de la famille royale de Bourgogne, élevé sur ce siège après la mort de Rainard, comme le plus capable de succéder à sa vertu,

ainsi qu'a sa dignité. Il est difficile d'exprimer les biens spirituels et temporels qu'il lit aux monastères de son diocèse. Il était aussi plein d'affection pour saint Bruno , fondateur des chartreux, décédé de son temps en 1 101. Il assista en 1104 au concile de Troyes. Enfin, après avoir longtemps gouverné cette église d'une manière singulièrement édifiante, il mourut aussi saintement au mois d'octobre 11 10.

56. Joceran , aussi nommé Gauceran, Gosscran, Josseran et Jourand, était chanoine de Mâcon, lorsqu'il fut élevé sur ce siège ; mais on en i«more le temps précis,et on ne trouve rien à son sujet avant l'an in3, qu'il concourut à la réforme des chanoines de saint Etienne de Dijon. Il assista en in5 au concile de Tournus. Il confirma, de concert avec l'archevêque de Lyon , la fondation de l'abbaye de Clairvaux, selon le désir de saint Bernard, en 1121. Il enga-

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58. Guillaume Ier, était abbé de Visesise, lorsqu'il fut fait évêque de '. Langres , dans les premiers jours d'août 11 36, et mourut en 11 38, dit le P. Mabillon, et en cette même année n36, selon Jean de Colombe, qui cite pour son sentiment la chronique de Saint-Bénigne.

59. Godefroi ou Gotefioi , vu les difficultés qui se formèrent sur son élection , ne fut paisible possesseur de cette église qu'eu 1139. Il était parent de saint Bernard , aussi sage que noble, et l'un de ceux qui suivirent le saint dans la solitude de Clairvaux, d'où il fut tiré pour être placé sur ce siège. On ne voit rien de grand clans sa vie que les vertus dont il donna o'incontestables preuves dans son voyage de la Terre-Sainte en 1146, d'où il revint en 1148. Il assista au concile de Baugency, en n5i, et fut fait légat du saint-siège, prés de Louis, roi ue France, en 1 162. Enfin après en avoir, quoiqu'avec

gea, dit le même saint Bernard, dans beaucoup de peine , obtenu la pe

un plein synode tenu à Langres ; il engagea, disons-nous, en na5, Garnier abbé de Saint-Etienne de Dijon, à abdiquer son abbaye en faveur vies chanoines réguliers, et en pourvut, le propre jour de Pâques , Herbert , homme d'un rare mérite. Peu après, pensant plus sérieusement que jamais à son propre salut, il abdiqua le gouvernement épiscopal, le 10 octobre de cette même année, et se retira auprès de ses chanoines réguliers de

mission du pape Alexandre III, il abdiqua révèché, et retourna dans son monastère de Clairvaux en n63, où il se fit une cellule tout près ée celle de saint Bernard, et y passa de cette vie à une meilleure en 1 164, dit la chronique de Clairvaux.

60. Gaultier, fils de Hugues II, duc de Bourgogne, fut élevé sur ce siège après l'abdication de Godefroi en 1 163. Ce fut lui qui obtint du duc de Bourgogne le comté de Langres, an-

Dijon, entre les bras desquels il mou- nexé alors, c'est-à-dire en 1 179, à son

rut le 17 avril 1126. évèché. On ne voit pas cependant

57. Guille >ce ou Willence, fils de sur quel fondement les clironologis-

Fulun, seigneur de Gréneté ou de tes de la maison de France disent

Salins, avait été archidiacre, et était qu'il jouit le premier de cette coiu-

doven de cette église lorsqu'il en de- té-pairie, ni comment il a pu en trois

vint évêque après l'abdication de Jou- mois environ de cette année 1 179, qui

rand en 1 ia5 , et tint son synode en 1 126. Il assista au sacre de Louis -le- Gros en 1129. Il fit beaucoup de choses, toutes pour le bien de son diocèse, jusqu'à sa mort arrivée en 11 36, le 3 août, selon le nécrologe 8e Lansnes, et le i« du même mois, selon celui de Saint-Bénigne, conforme en cela à la chronique de Langres.

fut celle de sa mort , abdiquer sou évèché, se retirera la Chartreuse, et y prendre l'habit.

61. Manassès ou Manassère, fils de Guy, comte de Bar-sur-Seine, était doyen de Langres, lorsqu'il en fut fait évêque en 1 179. Il se fit entre lui et Hugues, duc cie Bourgogne, plusieurs arrangernens , depuis son en-

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trée dans cet évêché jusqu'en l'an nfrS. Il prit la croix avec Philippe, roi de France , et Hugues , duc de Bourgogne, en 1190, alla avec eux en Syrie, d'où il revint peu après, et mourut en 1 193.

62. Garnier oaGarnère de Rochefort, succéda à Manassès en 119^.

Louéd'ahord parle pape Innocent III sur la sagesse de son gouvernement, il fut dans la suite sévèrement repris par ce pontife, qui prononça même contre lui une sentence de suspens, tant par rapport au temporel, qu'eu é.anl au spirituel de cet évêché. Il parait qu'il suivit le conseil du pape en se retirant à Clairvaux, où il mourut.

63. Hilduin , aussi appelé Hoduin et Ailduin, Mis de Laurent, seigneur de Yandeuvre en Champagne, était doyen de Langres, lorsqu'eniin il iut revêtu des dépouilles de Garnier, qu'il ne cessa île poursuivre jusqu'à ce que celui-ci abdiqua, et qu'il tut élu en sa place en 1200.

Il panât que ce siège était vacant en i2o3; mais on ne sait si ce fut par la mort ou l'abdication d'Hilduin.

64. Robert II de Chàtillon, d'abord trésorier, ensuite doyen de cette église, en devint évêque après la mort ou l'abdication d'Hilduin. Il est fait mention de lui en cette qualité dans diverses charries des années 120 j, 1205, 1206, 1207 et 1208, De son temps, Galon, évêque de Damas, a| porta à Langres 1- chef de saint Mammès, martyr.

65. Guillaume Ier de Joinville, oncle de Sire île Joinville, historien de la vie de saint Louis, succéda à Robert dans !e cours de l'année 1208. Ce fut de son temps, qu'en 1211, quatre docteuis de la faculté de Paris jetèrent les tondemens delà congrégation du Yal-dcs-Ecoliers ; il leur donna, en 1 2 1 5 , les mêmes règles qui s'observaient à Saint-Victor de Paris. Il fut transféré à l'archevêché île Riims en

66. Hugues II de Montréal , allié aux ducs de Bourgogne, est déjà nomme évoque de Langres dans une

chartre de 1219. On dit qu'il assista, comme pair de France, au sacre de Louis VIII en 1224, et a celui de saint Louis en 1227. Le pape Grégoire LX lui écrivit en 1229 de se contenter de recevoir par procureurs l'hommage de Marguerite, reine de Sicile, pour le comté doTournus. Il acheta en 12^1 plusieurs maisons pour servir à l'établissement des frères-prêcheurs en cette ville, leur fit encore d'autres biens, et alla recevoir l'année suivante la récompense de ses bonnes œuvres.

67. Robert III de Térote, succéda à Hugues en 1232 La chronique de Langres fait de lui de grands éloges. Il fut transféré à Liège en 1240.

68. Hugues III. Il ne parait pas avec certitude qu'il ait présidé à cette église avant l'an 1244. La chronique de Langres en parle comme d'un ti èsvertueux prélat, mais Matthieu Paris ne s'en exprime pas si avantageusement. Il assista au concile de Lyon en 1245. Il prit la croix, suivit saint Louis, et mourutàDamièie en Egypte en 124S.

69. Gui Ier de Rochefort, succéda à Hugues. Le différend qu'il eut avec le seigneur Telicastre sur l'administration temporelle de son évêché, que lui avait confié son prédécesseur, fut terminé en i25o. Il confirma, en 1255, Un règlement de son chapitre, qui obligeait ceux des chanoines dont la prébende serait sacerdotale, de se faire ordonner tans l'année , mais ne leur imposait pas ce devoir avant qu'ils possédassent une de ces sortes de prébendes. La chronique de Langres place sa mort en

70. Gui II, fils du comte de Genève, parent du roi Philippe-le-Bel, et successeur de Gui de Rochefort, lit une chose utile au temporel de son diocèse : ce fut de faire rédiger dans ni. registre toutes les seigneuries qui devaient hommage a l'évêque de Langres. Il s'excusa, en 1268, d'assister au concile île Bclleville. Il s'expliqua] en 1270, sur les pouvoirs qu'il avait lionnes aux frères-prêcheurs et mineurs,

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no voulant pas que ceux-là s'étendissent sur les églises dépendantes de l'abbé de Saint -Etienne sans la permission de cet abbé, si ce n'était par rapport aux cas réservés à sa personne. Il persuada, en 1272, au roi Philippe de ne l'obliger pas d'aller à la guerre: Il assista en 1286 au concile de Màcon par son député, et mourut au commencement de 1291 ou 1292.

71. Jean Ier de Rochefort, recommandable surtout par sa compassion envers les misérables, fut mis en la place de Gui de Genève; mais il parait qu'il ne fut pas sacré avant le mois d'août 1296. Il assista par procureur au concile d'Ance en 1299, et mourut le 5 septembre i3o5.

72. Bertrand de Goz, fut transféré de l'église d'Agen à celle-ci en i3o5, et retourna peu après à sa première épouse.

73. Guillaume II de Durfort, était abbé de Moissac lorsqu'il fut placé sur ce siège par le pape Clément V, qui l'appela dans la suite au concile île Vienne, auquel il assista en effet en i3n. Il siégea à Paris entre les pairs de France dans la grande affaire du comté de Flandres en 1 3 1 5, et fut transféré environ l'an i3i6 à l'archevêché de Rouen.

74- Louis Ier, de l'illustre famille des comtes de Poitiers, devint évoque île Langres en i3i8, où il ne lit pas, dit-on, de merveilles; de sorte qu'on se réjouit fort à Langres, lorsqu'il fut tranféré à Metz en i325.

y5. Pierre de Rochefort, placé sur ce siège en i325, y présida d'autant moins de temps, qu'on eût souhaité l'avoir de plus longues années. Il mourut en 1329, ou au commencement de i33o.

76. Jean II, petit-fils du comte de Châlons-su.-Saone, présidait déjà à cette église en 1328, ayant reçu cette année les hommages de ses fondateurs. Il paraît être le premier qui se soit dit évèque de Langres par la grâce de Dieu et du saint-siège. Il passa île cet évêché à celui de Bâle, peut-être au commencement de i32Ô.

Koycz Bale.

77. Gui III Baudet, présidait à cette église en i336, lorsqu'il termina, j ar ordre du roi, un différend entre l'évêque de Paris et ses chanoines. Il assista en février LW7 à une assemblée consistoriale du Vatican, ce qui prouve son mérite distingué: il mourut à la iin de cette année ou au commencement de la suivante.

78. Jean III des Prez, élu, selon MM. de Sainte -Marthe, le 12 mai i3T8, prêta serment, en prenant possession de cette église, le 5 octobre suivant. Le catalogue des écrivains d'Artois lui attribue les Vies de Louis X, Charles IV et Philippe VI.

Le pape Clément VI, le transféra de cette église à celle de Tournay en

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