Jean IV de Arceis , d'abord
évèque de Mende, ensuite de
fut transféré de ce dernier siège à celui-ci en janvier 1 344' selon les actes consistoriaux. Il mourut le i3 août i34j.
80. Hugues IV de Pomare , était président de la chambre des comptes , lorsqu'il fut élu évèque de Langres en i344-Onne voit d'autres preuves qu'il fut sacré , queparles fondations du collège de Cambrai, à Paris.
Il mourut en i345, et fut inhumé dans l'église de Sainte-Geneviève.
81. Guillaume III, fils d'Aymar, comte de Poitiers, était prieur de la Charité-sur-Loire, lorsqu'il devint évèque de Langres en 1346. Il se justifia en i354 de l'accusation intentée contre lui, comme s'il eût été criminel de lèse-majesté, et le roi ordonna que son temporel lui fût rendu. Il assista, comme pair de France, au sacre de Charles V en i364, et mourut en »3jf .
82. Bernard de là Tour d'Auvergne, était abbé de Tournus, lorsqu'il fut placé sur ce siège en i374- H se trouva au sacre de Charles VI, en i38o. Il fut admis au conseil - privé du roi environ l'an i386. Il fit assez de présens à sa cathédrale pour engager le chapitre à lui faire à l'avenir cinq anniversaires. Il assista a l'élévation du corps de saint Louis
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
en 1392. Il lit son testament le 12 ja/n ier de l'année suivante, par lequel il établit pour héritier universel, Gui, son neveu, et lit plusieurs legs à son chapitre, ainsi qu'aux monastères de Tournus et de Silviniat.
11 mourut quatre jours après.
83. Louis II, lils de Robert Ier, duc de Bar, fut transféré de l'évêché de Poitiers à celui-ci en 1395, et créé ' cardinal le 21 décembre 1397. Il tint e 111404,, un grand synode, danslequel il fit plusieurs statuts très-utiles. Il assista, comme ambassadeur c!e Charles VI, roi de France, au concile de Pise , dans lequel le pape Alexandre V changea son titre de cardinaldiacre de sainte Agathe, en relui de prêtre de la Basilique des douze apôtres; ce qui jusqu'alors ne s'était pas encore fait, dit Ciaconins. Il passa, en i4i3, à l'évêché de Chàlons-sur- Marne par permutation avec Charles de Poitiers.
84- Charles de Poitiers, lils île Charles, seigneur de Valéry et de Clérieu, passa, comme on vient de dire, du siège île Chàlous à celui-ci, en i4«2. Il vint à Lyon sacrer l'archevêque Amédée par ordre du concile de Constance, en 1416. Il fit des sta- Xuts synodauxen 1421, entre lesquels il s'en trouve un qui défeud de graver des croix sur les tombes exposées à être foulées aux pieds. On le \ it toujours très-attaché aux ducs de Bourgogne. Il mourut le 7 décembre 1433.;
85. Jean V Gobillon, ne fut point sacré, et mourut environ l'an 1436, d'une maladie que lui causèrent apparemment les chicanes de son compétiteur.
86. Philippe de Vienne, fils de Jacques, seigneur de Buffet et de Longwy, pourvu de cet évêchéparlo protection du prince et la faveur du pape Eugène, n'en fut paisible possesseur, dit la chronique de Lflngres, qu'en i4?)8, auquel temps il se qualifia de duc et pair de France. Il tint son synode en i44'> dans lequel il renouvela les anciens statuts, auxquels il en ajouta quelques nouveaux très-
utiles, et confirma le tout dans un nouveau synode en i^5i. L'archidiacre de Dijon ayant troublé, en i44°> le chapitre de Saint-Etienne dans la possession d'une juridiction comme épiscopale, Philippe accommoda ce différend, et confirma le chapitre dans ses droits. Il mourut à Dijon en i452.
87. Jean VI d'Auxy ou d'Aussy, d'abord boursier au collège des Cholets à Paris, puis célèbre professeur, en théologie, ensuite confesseur et grand-aumônier du roi Charles VII, fut élu à cet évêché par le chapitre, en vue de son rare mérite , et sacré en 14.12. Il mourut deux ans après.
88. Gui IV, fils d'Etienne Bernard, dit Moreau , collecteur général des impôts, intendant et conseiller de la reine, épouse de Charles VII, d'abord archidiacre de Tours, abbé de Saint- Remi de Reims, maître des requêtes, par l'abdication de son oncle l'archevêque de Tours, l'un îles ambassadeurs envoyés par Charles VII pour reconnaître le pape Nicolas V et engager l'antipape Félix à abdiquer la papauté , fut enfin élu à cet évêché par le chapitre en j45?»> et sacré l'année suivante. Personne ne tint si exactement que lui les synodes, et ne fut si diligent sur la régie du temporel. Il rendit de continuels services à. son église et à sa ville épiscopale. L'affaire de l'église de Saint- Etienne qu'avait accommodée Philippe de Vienne s'étant réveillée en i|55, fut de nouveau décidée, par les soins de Gui, en faveur des chanoines, aux requêtes du palais, et la sentence confirmée par la grand- chambre. Il fut créé chancelier de l'Ordre de Saint -Michel , lorsque le roi établit cet ordre en 1469, et mourut le 28 avril 1481.
89. Jean VII , fils de Pierre d'Amboise, seigneur de Chaumont, avait été vice-roi et gouverneur des deux Bourgognes, et était évèque de Maillezais (ville alors épiscopale dans Je PoitouJ, lorsqu'il fut transféré à ce siège en 1481. Il mérita dans la suite le titre de père de la patrie, de pro-
320 CATALOGUE
tecteur de l'Église, d'amateur de la justice et de nourricier des pauvres.
IL lut lait garde-des-sceaux de Bourgogne, le a3 octobre 1 4^3, avec six mille livres d'appointement. Il confirma, en 1487, les privilèges de la chartreuse de Lunigniat, lit des statuts synodaux en 149°, abdiqua en faveur de son neveu en i4°7> et mourut le 28 mai 1498.
90. Jean VIII, neveu du précédent, devint évèque de Langres par l'abdication de son oncle, le 3 décembre 14971 et ne fut en rien inférieur a ses vertus. Il lui survécut peu, étant mort le 23 octobre i5i2.
91. Michel Boudet, fils de Jean, garde du trésor royal de Bretagne, avait été conseiller- clerc au parlement de Paris en 1477, président aux requêtes en i5o8, aumônier de la
reine, chanoine et doyen de cette église, lorsqu'il en fut élu évèque en i5ia. La chronique de Langres en fait un éloge des plus complets. Dijon, assiégée de son temps par cent quarante-cinq mille hommes, fut délivrée par un singulier secours du ciel et l'adresse de Louis de la Ti émouille, en i5i3. Il assista en qualité de pair de France au sacre de François Ier en i5i4, à ses lits de justice eu i523 et i527, et en cette dernière année au concile de sa province par ses procureurs. Le parlement avait décidé en i52Ô, qu'en qualité de pair de France, il devait clans les cérémonies avoir le pas sur l'archevêque de Lyon.
92. Ciaude, fils de Philippe deLongwy, seigneur de Cayne, de Givry et de Long-Pierre, avait déjà gouverné plusieurs églises, comme évèque ou administrateur, lorsque le pape Clément VIII le créa cardinal du titre de sainte Agnès. Il assista à la pompe funèbre de François Ier, en i547, et peu après au sacre de Henri II, qui lit son entrée solennelle à Lanures l'année suivante. Il avait été transféré, disent MM. de Sainte- Marthe, à celui-ci en i53o, et il mourut à Mussei , âgé de quatre-vingts ans, le 8 août i56i.
93. Jacques, paraît avoir été un bâtard du duc de Beaupréau, o»de Cliarles de Bourbon, prince de la Koche-sur-Yon, et confié dans son enfance à un paysan nommé Helvis. Il fut désigné évèque de Langres, en i5t)2.Vignier dit qu'il n'v vint jamais, et qu'il mourut en i565. On cite deux actes de lui, sous Je titre d'évêqueduc de Langres, l'un de l'an i563, l'autre de i568. Il mourut à Beaupré près d'Angers.
94. Pierre II de Gondy, fils d'Antoine, seigneur du Perron , nommé par la cour, et intronisé avec pompe en cette église en i565 , selon la chronique de Langres, fut transféré à celle de Paris en 1570.
95. Cliarles II, fils de Jacques de Pérusse , seigneur d'Escars, de Juillac et de Ségure , était évèque de Poitiers, lorsqu'il fut transféré à cette église en 1571, selon la chronique de Langres, en 1574, selon MM. de Sainte-Marthe, et en 1569, selon le nouvel éditeur de l'Histoire généalogique et chronologique des grands officiers de la couronne. Ce qui est certain, c'est qu'il ne prit possession en personne que le 4 juillet 1574. Il reçut à Langres Henri, duc d'Anjou , à son retour de Pologne , l'accompagna à Reims , et fit l'office de pair de France à son sacre en 1573. Il assista aux états de Blois en 1576. Ce fut environ ce temps qu'on tenta la première fois de mettre un évèque à Dijon. Il reprit l'administration de l'é«lise de Poitiers en 1578, et la quitta de nouveau eu 1 582. Il fut fait com mandeur du nouvel Ordre du Saint- Esprit en 1579. I' ass'sta aux étatsgénéraux du royaume en i588. Il avait été surpris dans une maladie par les calvinistes, et leur avait accordé un temple dans le faubourg de Langres en 161 4; mais il se rétracta avant que ce bâtiment fût achevé. Il mourut cette même année.
96. Sébastien, fils de Sébastien Zamet , Italien , baron de Murât et de Bill y, naturalisé Français en i58i, était abbé de Saint -Juli.ic , diocèse de Meaux , lorsqu'il fut désigné . et
DES ÉVÊCHÉS
ensuite sacré évêque de ce diocèse.
Il prit possession de cette église par procureur le 28 juillet i6i5, et en personne le 3o octobre suivant. Il avait assisté cette même année k l'assemblée du clergé île France k Paris.
On recommença de son temps à prendre les moyens d'ériger la chapelle royale de Dijon en é\èché; Sébastien y avait même donné les mains; mais la chose ne réussit pas encore cette fois. Le registre de l'église de La n grès fait de cet évoque, qui mourut k Mussey le 2 février i655, un éloge des plus capables d'inspirer pour lui une singulière estime.
97. Louis III Barbier , dit de la Rivière , fut élevé sur ce siège en i655, et sacré le 2 janvier i656. Il avait été désigné cardinal en 1648; mais cela n'eut point de suite. Il eut en :668, Charles Maurice Le Tellier pour coadjuteur, mais ce ne fut que pour quelques jours, celui-ci ayant été presqu'aussitôt admis coadjuteur de Reims. Louis mourut à Paris le 3o janvier 1670.
98. Louis -Marie IV Armand, fils de Guillaume, marquis de Gordes , chevalier des ordres du roi, capitaine des gardes écossaises, était abbé de Rote et de Saint-Vincent de Senlis, chanoine et comte de Lyon, pre- 1 ier aumônier de la reine Marie- Thérèse, et fut sacré évêque-duc de Langres le 3o novembre 1671. Il mourut à Paris (où il avait assisté à l'assemblée du clergé de France) le 21 novembre 1695, âgé de quatre-vingtdix ans.
99. François, fils de Jacques, comte de Clermont-Tonnerre, était abbé de Théonille, diocèse de Laon, vicairegénéral de l'évêque de Noyon , son oncle paternel, aumônier du roi depuis l'an 1693, lorsqu'il fut désigné évêque de Langres le 24 décembre 1695. Il fut sacré le 14 octobre suivant. 11 assista à l'assemblée du clergé en 1701, et y harangua dans Ja première session. Il se trouva en semblables assemblées en 1707, 1710 et 1715, et mourut dans son diocèse le 12 mars 17 a4-
DE FRANCE. 3a 1
loo. Pierre III, fils de Louis de Fardai! lan de Gondrin , «lue d'Antin, etc., fut d'abord chanoine de Paris , et du nombre des capitulans de Strasbourg, abbé d'Arremar en 1711, et de Lire en 1713, prit le bonnet de docteur en théologie à Paris le 6 juillet 1718, et fut sacré évêque-duc de Langres le 27 décembre 1724. Il prit séance au parlement le 22 janvier 1725, fut aggrégé comme' honoraire k l'académie des inscriptions le 3o juin suivant, et député la même année à l'assemblée du clergé, tenue à Paris la même année, à la fin de laquelle il harangua le roi, au nom du même clergé.
101. Gilbert de Montmorin de Saint- Hérem de la Chassaigne, fils de Joseph-Gaspard de Montmorin de Saint- Hérem de la Chassaigne, d'abord cornette-blanche, du régiment -colonel, et père de huit enfans, puis évêque d'Aire, fut nommé coadjuteur de son père à l'évéché d'Aire en 1722, et à l'évêché de Langres au mois de juillet 1734. Il avait été sacré évêque de Syiîon le 7 novembre 1723.
102. César-Guillaume de la Luzerne, né à Paris en 1734, sacré le 3o octobre 1770, donna sa démission en 1802, fut nommé de nouveau à Langres lors du rétablissement de ce siège en 1817, et fut fait cardinal à la même époque. Il est mort à Paris en 1821. On a de lui plusieurs excellens ouvrages.
io3. Gilbert-Paul Arragonnèsd'Orcet, né à Clermont le i3 décembre 1762, sacré k Paris le z5 janvier 1824, ci-devant vicaire-général de Clermont.
Conciles de Langres.
Le premier se tint l'an 83o : Albéric, évêque de Langres, y confirma la donation qu'il avait faite au monastère de Saint-Pierre de Bézuencis.
(Lab. 7. Hard. 4.)
Le second, l'an 859 : on y fit seize statuts qui fuient lus et insérés dans le concile de Toul ou Savonières, qui fut tenu quelques jours après. Les six
CATALOGUE
premier* sont les six du concile Je Valence sur la prédestination.
Le troisième, l'an 1077 ou 1080, contre les investitures des biens ecclésiastiques par les séculiers. (Lab.